GRANGÉ Jean-Christophe---LA FORÊT DES MÂNES---LA LIGNE NOIRE---LE VOL DES CIGOGNES---LES RIVIÈRES POURPRES---LE CONCILE DE PIERRE---L'EMPIRE DES LOUPS---LE SERMENT DES LIMBES---MISERERE---
08/06/2010 13:34 par livresentete
LA FORÊT DES MÂNES, Albin Michel, 2009, 507 pages
Présentation de l'éditeur
« A Paris, Jeanne Korowa, brillante juge d’instruction à la vie affective désastreuse, enquête avec François Taine sur une série de meurtres particulièrement sauvages : démembrements, cannibalisme, mises en scène macabres…
"Trois plantureuses Vénus atrocement dévorées, trois tableaux sanglants entre rituel et folie. Abusant de son autorité, Jeanne fait installer des micros dans le cabinet d’Antoine Féraud, le psychanalyste qui reçoit chaque semaine son ex-petit ami, et tombe par hasard sur une séance étrange où un père révèle les pulsions sanguinaires de son fils autiste et son passage à l’acte".
"Autisme, fécondité, préhistoire : trois pistes qui mèneront Jeanne au Nicaragua, au Guatemala, puis dans les marais argentins. Au terme de sa quête, dans la forêt des Mânes, elle découvrira une vérité qu’on aurait préféré ne jamais connaître. »
La Forêt des Mânes
"Le 8ème roman de Jean-Christophe Grangé s'intitule La Forêt des Mânes. Il est paru le 3 septembre 2009 aux éditions Albin Michel, soit presque un an jour pour jour après Miserere.
Il s'agit de la conclusion de ce que Jean-Christophe Grangé avait à une époque considéré comme "trilogie" sur les origines du Mal, initiée avec La Ligne Noire et Le Serment des Limbes. Ce roman constituera une remontée vers le Mal préhistorique à travers une histoire contemporaine, qui mettra en jeu une "cassure" dans l'évolution humaine qui a conduit à faire de l'Homme la seule espèce capable de tuer pour le plaisir. "
Le résumé du roman est le suivant :
« Jeanne Korowa, juge d’instruction au TGI de Nanterre, soupçonne son petit ami, Thomas, de la tromper. Abusant de son autorité, elle place sur écoute le psychanalyste de Thomas pour écouter ses séances et connaître la vérité...
Recevant chaque soir ces enregistrements, elle se prend au jeu et écoute les séances de tous les patients. Jusqu’à surprendre un mystérieux visiteur, à l’accent espagnol, dont le fils autiste subit de terribles crises, peut-être meurtrières...
Jeanne ne va pas tarder à comprendre que ce fils est sans doute le tueur cannibale qui terrifie Paris et sur lequel enquête son voisin de bureau, François Taine.
Malheureusement, elle ne peut parler de ses écoutes illégales à personne...
Après la mort de Taine, Jeanne va prendre l’enquête en main, totalement hors-la-loi. L’aventure la mènera au Nicaragua, au Guatemala puis au fond des lagunes d’Argentine, sur la piste d’un traumatisme préhistorique qui pourrait révéler l’origine de la violence chez l’homme. »Source : www.rivieres.pourpres.free.fr
Un autre roman du genre thriller de Jean-Christophe Grangé très réussi. Les principaux personnages sont une jeune juge d’instruction à la vie affective désastreuse déterminée à trouver la vérité et un déséquilibré qui a souffert dans son enfance, souffre de sa condition extrême dont il est victime et qui fait souffrir pour survivre. Un sujet dément, des personnages troubles et une héroïne dont le courage est à la hauteur de son intelligence et de son instinct de survie. Frissons garantis sur un sujet palpitant. GiL
GRANGÉ Jean-Christophe :
LA LIGNE NOIRE, Albin Michel, 2004,506 pages.
Un thriller……..un serial killer…….Bonne écriture, beau style, bonne profondeur, bon rythme d’écriture, super suspense. Les cheveux m’ont souvent dressé sur la tête….
Épouvantable, effrayant. Je n’ai jamais lu quelque chose d’aussi sordide : meurtres, mutilations, démence meurtrière.
Bien écrit, bien mené, d’une intelligence démoniaque. Pour coeur solide seulement ou de préférence « pas de cœur « . J’ai eu des crampe en le lisant. Pour lecteurs de thriller averti.
LE VOL DES CIGOGNES, 1994
Premier roman de Jean-Christophe Grangé, Le Vol des Cigognes lui a été inspiré par "Voyages d'automne" (1991), un reportage sur le suivi par satellites de la migration des cigognes.
Ce polar mouvementé et sanglant nous entraîne aux quatre coins du monde. Jean-Christophe Grangé alterne les descriptions très réalistes des pays traversés et les scènes d'action, tout en conservant comme fil conducteur une intrigue captivante et effrayante.
Source :www.rivieres.pourpres.free.fr
Résumé du livre
Un ornithologue suisse est retrouvé mort d'une crise cardiaque... dans un nid de cigognes. Malgré cette disparition, Louis, l'étudiant qu'il avait engagé, décide d'assumer seul la mission prévue : suivre la migration des cigognes jusqu'en Afrique, afin de découvrir pourquoi nombre d'entre elles ont disparu durant la saison précédente... Parmi les Tsiganes de Bulgarie, dans les territoire occupés par Israël, puis en Afrique, Louis court d'énigme en énigme et d'horreur en horreur : observateurs d'oiseaux massacrés, cadavres d'enfants mutilés dans un laboratoire... Les souvenirs confus de son propre passé - ses mains portent des cicatrices de brûlures depuis un mystérieux accident - se mêlent bientôt à l'enquête. Et c'est au coeur de l'Inde, à Calcutta, que surgira l'effroyable vérité...
LES RIVIÈRES POURPRES, 1998
Second roman de Jean-Christophe Grangé, Les Rivières Pourpres nous entraîne au cœur d'une petite université de l'Isère qui renferme un terrible secret.
Comme dans Le Vol des Cigognes, Jean-Christophe Grangé maintient encore une fois un suspense constant tout au long de son roman, tenant le lecteur en haleine grâce à des personnages ambigus, des décors criants de vérité et des rebondissements incessants.
Niémans, l'ex-gloire de l'antigang, et Abdouf, 1'inspecteur au passé de voyou, croyaient tout connaître de la violence et de la mort. Pour des flics comme eux, c'est le pain quotidien. Mais ils vont rencontrer pire encore. Des corps mutilés, torturés, en position de foetus dans un monde minéral et glacé. Une mise en scène macabre signée "Les Rivières pourpres". Secte satanique ou gang de tueurs fous ? Sondant les abîmes du passé, les deux enquêteurs vont de découvertes hallucinantes en révélations terrifiantes. La vérité qui les attend dépasse l'imagination. Jean-Christophe Grangé nous la dévoile peu à peu avec un art subtil du suspense qui nous tient de bout en bout sans qu'on puisse s'en évader
Source :www.livre.fnac.com
LE CONCILE DE PIERRE, 2000
Troisième roman de Jean-Christophe Grangé, Le Concile de Pierre transporte ses lecteurs aux frontières du fantastique, tout en conservant la recette qui a fait le succès des deux premiers romans de l'écrivain : le suspense est haletant, l'intrigue riche en rebondissements et les personnages particulièrements fouillés.
ictime durant son enfance d'une atroce agression, Diane Thiberge, éthologue, farouche de caractère et experte en arts martiaux, croit avoir enfin trouvé l'équilibre et une raison de vivre quand elle adopte un enfant thaïlandais de 5 ans, Liu-San. Mais Liu-San, rebaptisé Lucien, ressort cliniquement mort d'un accident sur le périphérique.
Commence alors une enquête hallucinante avec une série de meurtres barbares et Diane comprend que l'accident était un attentat prodigieusement combiné et minuté.
Après le Vol des cigognes et Les Rivières pourpres, le nouveau thriller de JC Grangé nous entraîne dans un suspense haletant à la limite du paranormal et du fantastique.
Source :www.livre.fnac.com
L’EMPIRE DES LOUPS, 2003
Le 4ème roman de Jean-Christophe Grangé, intitulé L'Empire des Loups, est paru le 8 janvier 2003 chez Albin-Michel, deux ans et demi après Le Concile de Pierre.
Jean-Christophe Grangé avait commencé à parler de ce roman tant attendu dans différentes interviews il y a plus d'un an. L'auteur avait alors annoncé que ce polar se déroulerait dans Paris, et aurait pour sujet la Mafia turque. Le roman devait également traiter de la géographie du cerveau (la possibilité de localiser l'activité de certaines zones du cerveau, comme l'emplacement des cinq sens), thème que Jean-Christophe Grangé avait déjà abordé sous la forme d'un reportage en 1995.
La revue de presse de Radio France "L'Empire des loups" est dans la veine des "Rivières pourpres", noir et haletant. Ne vous avisez pas d'en lire ne serait-ce qu'un petit chapitre, si vous avez une urgence ... "L'Empire des loups" tient toutes ses promesses. L'auteur, amateur de sang et d'histoires fantasmagoriques, nous entraîne cette fois au coeur de la communauté turque parisienne. Paul Nerteaux, jeune flic, enquête sur une série de meurtres insoutenables ... Pour l'aider dans son enquête, le bleu fait appel à un ancien flic au passé sulfureux : Jean-Louis Schiffer. Ce duo, comme celui des "Rivières pourpres", va faire équipe pour un véritable voyage au bout de l'enfer. (Nathalie Dupuis, Elle, 27/01/2003)
Résumé du livre
Un chassé croisé sanglant, plein de bruits et de fureur, où proies et prédateurs, manipulés et manipulateurs se confondent. Un thriller 'à la Grangé' qui combine polar scientifique, polar classique et suspense politique dans un cocktail de terreur époustouflant. Un roman noir dans la veine des 'Rivières Pourpres'
LE SERMENT DES LIMBES, ROMAN, Albin Michel, 2007, 652 pages.
Q auteurs orchestrent la décomposition des corps des victimes et s'appuient sur la symbolique satanique.
Les meurtriers ont un point en commun : ils ont tous, des années plus tôt, frolé la mort et vécu une «Near Death Experience».
Peu à peu, une vérité stupéfiante se révèle : ces tueurs sont des «miraculés du Diable» et agissent pour lui.
Mathieu saura-t-il préserver sa vie, ses choix, dans cette enquête qui le confronte à la réalité du Diable ?
Source :www.livre.fnac.com
Très bon thriller! L’éternel combat entre le Bien et le Mal. Très bien mené, intelligent mais Ô combien morbide. Meurtres démoniaques, corps en décomposition morbide, enquêtes diaboliques, personnages désaxés, déments. Pour personnes averties et aimant les Grands Frissons.
MISERERE, Albin Michel, 2008, 524 pages
Excellent roman genre thriller. Du suspense du commencement à fa fin. Des personnages attachants, des personnages perfides et cruels. Jean-Christophe Grangé a un style d’écriture qui coule, des descriptions précises, des informations historiques, musicales et scientifiques étonnantes. C’est un grand maître du roman thriller avec une très grande qualité d’écriture. Dans ce roman d’horreur l’auteur accorde un rôle important aux enfants abusés et maltraités. À lire sans faute si vous avez le cœur solide.GiL
« Ce sont des enfants. Ils ont la pureté des diamants les plus parfaits.Aucune ombre. Aucune inclusion. Aucune faille. Mais leur pureté est celle du MAL. »
« Etrange assassinat d’un chef de chorale d’origine chilienne dans l’église arménienne de Paris. Disparitions de plusieurs enfants de chœur. Série de meurtres opérée selon un protocole macabre : perforation inexplicable des tympans, inscriptions tirées du « Miserere » d’Allegri, mystérieuses traces de pas autour des cadavres : pointure 36… Pour mener l’enquête, deux flics « border line » comme les aime Grangé : Kasdan, le vieux briscard à la retraite, et Volo le toxico, beau comme une rock star. Origines arménienne et russe. Deux hommes intelligents, acharnés, hantés par leur passé. Du pur Grangé, complexe, tourmenté, baroque. Un de ses meilleurs thrillers, peut-être le plus inquiétant, qui mêle enfance, torture (des bourreaux nazis aux bourreaux chiliens), expérimentations scientifiques ultimes et musique… »
Source :www.fnac.com
Février, de Lisa Moore — Une oeuvre majeure
« L’Ocean Ranger, la plus grande plateforme de forage semi-submersible du monde, était secouée par une violente tempête sur les grands bancs de Terre-Neuve. Le lendemain de cette Saint-Valentin maudite, 84 membres de l’équipe, dont 56 Terre-Neuviens, mouraient, engloutis par les flots.
L’enquête concluait plus tard que le renversement et les pertes de vie avaient été causés par un enchaînement d’événements provoqués par la coïncidence d’une violente tempête, d’une conception inadéquate et de l’absence d’intervention humaine expérimentée…
« Ces hommes ont risqué leur vie, on leur avait dit qu’ils ne couraient pas de risque. Ce fut choquant et éprouvant pour leurs proches. Les gens sont encore bouleversés par cet événement. Quand j’ai commencé mes recherches, j’ai vu qu’il y avait très peu de matière sur le sujet. J’ai voulu écrire cette histoire pour cette raison, pour que jamais on n’oublie», explique l’auteure, de passage à Montréal le 15 février dernier, vingt-huit ans après la tragédie.
L’événement qui sert de toile de fond à Février, son quatrième ouvrage, publié au Boréal dans une brillante traduction de Dominique Fortier, s’est produit le 14 février 1982.
Comme dans Alligator, son précédent livre, paru en 2006, les sens entremêlés atteignent leur apogée à chacune des pages, à travers l’infime détail des choses. Février fait frissonner parce que les bourrasques du vent et l’odeur de l’eau de l’Atlantique y sont perceptibles, au même titre que le cri des victimes et le désespoir des survivants s’y font entendre.
Moore écrit comme elle aurait peint un tableau. La couleur des objets ou celle de la lumière paraît évidente dans ses descriptions. D’abord pour cette qualité d’écriture, puis pour le rappel historique de la tragédie de l’Ocean Ranger, cette œuvre maritime créée en partie dans la maison de campagne de l’auteure est un œuvre majeure, de celles qui restent longtemps suspendues aux pensées existentielles des plus fins lecteurs.
Source :www.ruefrontenac.com, Claudia Larochelle
Un roman fondamental, imposant par son écriture intense, ses personnages plus que réels disons touchants et authentiques et un style à couper le souffle comme une rafale. Un roman à lire, à ne pas manquer. GiL
TROIS CARRÉS ROUGES SUR FOND NOIR, Folio policier # 49 ou Série noire # 2218
Résumé
" - Vous savez, on peut mêler l'histoire de la criminalité à celle de la peinture.
Au début, on peignait comme on tue, à main nue. L'art brut, on pourrait dire... L'instinct avant la technique. Ensuite est intervenu l'outil, le bâton, le pinceau. Un beau jour, on s'est mis à peindre au couteau. Regardez le travail d'un jack l'éventreur... Et puis on a inventé le pistolet. Peindre au pistolet apportait quelque chose de définitif et radical. Et maintenant, à l'ère terroriste, on peint à la bombe, dans la ville, dans le métro.
Le graffiti anonyme qui saute au coin de la rue... "
Source :www.renaud-bray.com
Bon roman du genre polar. Le drame se déroule dans le milieu des vernissages, des expositons de peinture et le personnage principal n’est pas un policier ou un détective mais la victime elle-même. Roman bien rythmé avec un style recouvert de peinture, d’artistes de l’époque des Objectivistes. GiL
UN JARDIN DANS LES APPALACHES, Rivages 2008,
520 pages
« Barbara Kingsolver vivait en Arizona une région chaude et aride depuis de longues années quand elle a décidé de s'installer dans les Appalaches avec son mari et ses deux filles. Ce changement de résidence correspond à leur désir de changement de vie et à une prise de conscience qu'on peut qualifier d'écologique, même s'il me semble que le mot n'est jamais prononcé dans ce document.
Dans leur nouvelle région ils vont profiter de vraies saisons, et ils réaliseront leur souhait de vivre de leurs terres, de produire ce qu'ils vont manger, de devenir des loca-vores. Persuadés que la terre va à sa perte si les ressources tel le pétrole sont sur-exploitées pour le transport des denrées alimentaires, ils ont décidé de ne plus acheter aucun produit dont la provenance excède une heure de route de leur habitation.
C'est de cette expérience, menée au fil des mois, que Barbara Kingsolver fait le récit, avec une pointe d'humour et beaucoup de conviction, elle explique les raisons de ce choix et les conséquences sur l'économie des ménages. C'est très clair et très intéressant, c'est plein de bon sens. Steven Hopp son époux participe à cette entreprise en ajoutant des réflexions de son cru documentées et chiffrées, et sa fille aînée Camille, plus particulièrement intéressée par la diététique consacre des chapitres à des recettes de cuisine.
J'ai beaucoup aimé lire ce témoignage. Il ne me laisse pas indifférente car je participe moi-même depuis pas mal d'année à cet effort de me nourrir de produits principalement locaux. Cela m'est assez facile puisque je vis dans une région de production de fruits et légumes. Je pense que cela doit être plus difficile pour un habitant d'une grande ville. Barbara Kingsolver et son mari chiffrent l'économie de pétrole qui pourrait être réalisée si chacun suivait en partie leur exemple : "Si chaque citoyen américain consommait chaque semaine un repas (quel qu'il soit) composé de viandes et légumes produits localement de façon biologique, la consommation de pétrole du pays serait réduite de plus de 1,1 millions de barils de pétrole par semaine". C'est bien sûr énorme et important de le dire... ( mais qu'en est-il de tous ces vols touristiques qui parcourent la planète en tous sens chaque jour... Peut-on seulement encore faire machine arrière dans pleins de domaines?)
Parce qu'il faut reconnaître que manger "local" ne suffit certainement pas à changer la face du monde. Manger "bio local" déjà plus, oui... mais les exploitations biologiques ne se trouvent pas partout (de plus ces produits ont un surcoût qui pénalise les familles moins favorisées) et je ne partage pas l'estime de Barbara Kingsolver quant à la majorité des exploitants agricoles, surtout mes voisins. Alors que les plantations génétiquement modifiées, soumises à un moratoire recommandant qu'elles ne soient plus exploitées sans certaines précautions, elles sont en nette augmentation et peu contrôlées dans mon département et j'ai déjà abordé le problème des pesticides répandus sur les cultures de fruits et légumes qui poussent sous mes fenêtres.
On peut faire comme les Kingsolver et planter la totalité de son alimentation végétales, élever des bêtes pour les abattre... Mais il faut du temps beaucoup, de l'argent pas mal, un dos en béton et une sensibilité moindre. Je n'ai pas partagé la totalité des points de vue de l'auteure, même si sa démarche est louable.
Mais malgré tout c'est vraiment très intéressant et amusant de lire ce livre et je le recommande à tous ceux qui veulent savoir ce que contiennent vraiment leurs assiettes et à quoi ils pourront imputer leur santé ou leurs maladies à l'avenir. »
Source : www.ratsdebiblio.com
Très intéressant ce récit qu’est UN JARDIN DANS LES APPALACHES. On y découvre les avantages de se nourrir local, régional ou du moins les produits de son pays plutôt que de consommer des produits hors saisons qui nous viennent des quatre coins du monde et qui au niveau environnemental ont exigé une quantité considérable d’énergie fossile. L’auteure soulève également des questions comme « faut-il consommer biologique, devenir végétariens même si la plupart de ces produits nous viennent de Californie » alors que nous avons de bons produits du jardin locaux de bonne qualité mais qui ne sont pas certifiés bio. Très bonnes références sur les différents modes d’alimentation possibles. Si l’alimentation et l’environnement vous interpèlent, je vous recommande ce livre. GiL
SERNA Enrique
QUAND JE SERAI ROI, Métaillé, 2009, 263 pages
Enrique Serna
Traduit de l’espagnol par François Gaudry Métailié, 2009 264 p ISBN 978-2-86424-675-6
« Soit un gosse de douze ans, misérable, surnommé le Nopal, qui inhale de la colle et lave les pare-brise aux feux rouges, et sa petite bande de copains aussi fêlés et mal lotis que lui. Soit le riche propriétaire d’une station de radio qui organise un concours d’“enfants héros” – lesquels, pour être sélectionnés et gagner un million de pesos, doivent s’être distingués par un comportement héroïque lors de circonstances dangereuses ou tragiques. Soit encore Marquitos, le fils du directeur de la station de radio, adolescent abruti qui s’amuse, avec le fusil paternel, à descendre les pauvres qui passent dans la rue et finit par en tuer un. D’autres encore, dont des flics pourris jusqu’à la moelle, des intellectuels déchirés entre leur foi révolutionnaire et leur carte de crédit. On agite le tout et on a un extraordinaire roman carnavalesque, grimaçant et féroce, sur la société mexicaine – et universelle – contemporaine. Toutes les variations de la méchanceté humaine sont au rendez-vous dès lors que l’argent pointe son nez. Personne n’est épargné, l’humour est grinçant, la charge féroce, l’horreur et le rire sont de la partie. Le tout dans un style brillant, pour faire de la réalité sociale une matière romanesque puissante, sans jamais tomber dans un réalisme édifiant.
Né en 1959, Enrique Serna a fait des études de lettres. Romancier, essayiste, chroniqueur, il connaît un vif succès au Mexique, son œuvre est traduite en plusieurs langues et a été saluée par García Márquez. En France ont été publiés un recueil de nouvelles, Amours d’occasion (Atelier du Gué), et un roman, La Peur des bêtes (Points Seuil). Enrique Serna vit à Barcelone. » source : bibliosurf.com
« Troisième ouvrage du mexicain Enrique Serna, après le recueil de nouvelles Amours d’occasion et le roman La peur des bêtes, à être publié en France, Quand je serai roi tient à la fois du roman noir, de la critique sociale et de l’autopsie de l’âme humaine. L’auteur s’est ici montré très ambitieux tant du point de vue de son projet romanesque que de l’écriture pure. Véritable roman choral traversé par autant d’archétypes constituant le Mexique vu par le romancier, l’ouvrage peut faire figure d’OVNI ou d’objet littéraire difficilement saisissable. »source :www.bibliosurf.com
Roman dur, noir, d’un réalisme outrageant. Je ne connaissais pas beaucoup la réalité sociale mexicaine mais là je pourrais aussi bien pu me retrouver à New York, Calcutta, Rio de Janeiro, toutes capitales aux prises avec des phénomènes sociaux copier-coller tant on y retrouve les mêmes fléaux : la pauvreté mais aussi la misère, la brutalité mais aussi une violence excessive, un manque d’amour mais aussi le rejet des autres.
Roman d’une écriture à différents temps et même à rebours ce qui peut porter à confusion. Le contenu est intéressant, celui des jeunes pré-adolescents à la merci des adultes et de la misère, le style est direct sans fioritures, du réalisme dans les mots, dans les émotions et dans les actes du quotidien. À lire pour toutes ces raisons. GiL
"On éprouve dans sa chair l'appartenance de classe lorsqu'on est enfant d'ouvrier.." "Il me fut plus facile d'écrire sur la honte sexuelle que sur la honte sociale."
J'ai beaucoup apprécié le récit de l'auteur sur sa honte sexuelle et de sa honte sociale. Je reconnais l'authenticité de cette tentative d'échapper à sa condition familiale et sociale en embrassant une carrière totalement différente des moyens du milieu familial et des conditions de son milieu de naissance. Un témoignage bouleversant d'un homme qui revit son cheminement de carrière, les préjugés de son milieu et de la société en général. À lire sans faute. GiL
source: www.telerama.fr