GUILLAUME DE FONCLARE---DANS MA PEAU
10/06/2010 14:23 par livresentete
DE FONCLARE Guillaume
DANS MA PEAU, Récit, Stock, 2010, 117 pages
Récit
« On pourrait dire simplement de ce texte qu'il est poignant et remarquablement écrit, mots aimables pour inviter les lec-teurs à acheter le livre. Une fois celui-ci refermé, que chacun aura lu d'une traite, ces mots ne sonnent effectivement pas faux. Mais ils semblent trop banals, trop convenus. Guillaume de Fonclare souffre de l'une de ces maladies dites orphelines, qui rend son corps douloureux et atteint sa mobilité. On le sait parce qu'il nous le dit, sans se plaindre ni le cacher. Directeur de l'Historial de la Grande Guerre, créé à Péronne au seuil des années 1990, il contribue à faire de cet espace un lieu non seulement de mémoire, mais de compréhension de cette guerre de 1914-1918, qui fit plus de dix millions de morts. La souffrance qui mord quotidiennement Guillaume de Fonclare, il tente, sinon de la discipliner, du moins de la relativiser à l'aune de celle qui fut la trop fidèle compagne de ces millions d'hommes, tués « au champ d'honneur », broyés par le feu, la peur et, aussi, la connerie militaire. ?Si ce livre est bouleversant, c'est parce qu'il est aussi la parole d'un homme à l'écoute de toutes ces voix tues, étouffées par la terre de la Somme qui n'en finit pas de vomir sa mitraille. Il est comme ces mots qui s'échangèrent, sans doute, au fond d'une tranchée, comme ceux qu'on s'entend prononcer à soi-même pour donner du son à ce qui envahit l'esprit. « Fermez le ban », aurait-on dit en 1914. Lisez ce livre, dira-t-on aujourd'hui : une leçon de dignité et un magnifique hommage à la vie. »
Source : www.telerama.fr
Récit touchant voire bouleversant par son actualité, la mise à nu de sa pénible situation tant physique que psychologie. Une belle leçon de positivisme. À lire sans faute si l’humain t’intéresse. GiL
CAINE Alex--MÉTIER: INFILTRATEUR---MA VIE PARMI LES CRIMINELS
09/06/2010 15:22 par livresentete
Description du livre
"À vingt et un ans, Alex Caine s’enrôle dans l’armée américaine et devient le chef d’une escouade spéciale au Vietnam. Appréhendé ensuite pour une affaire de drogue à Vancouver, il passe un an et demi dans un pénitencier fédéral. À sa sortie de prison, certaines circonstances l’amènent à travailler comme agent secret pour des forces policières. Sa mission : infiltrer des organisations criminelles. Habitué des milieux interlopes, son calme et son esprit vif vont l’amener à gérer les situations les plus dangereuses et à s’insinuer au coeur des triades asiatiques, de la mafia russe, du Ku Klux Klan, des Bandidos et des Hells Angels. Thriller autobiographique à sensations fortes, ce livre relate l’épopée d’un infiltrateur québécois qui a joué un rôle majeur sur la scène criminelle internationale. "
source:www.editons-homme.com
Très bon roman autobiographique du genre polar. L’auteur raconte de façon très honnête sa vie et son métier d’infiltrateur au sein d’organisations criminelles de l’Amérique du nord tels HELLS ANGELS, BANDITOS et même d’Europe et d’Asie…Bon style, personnage authentique qui nous relate sa carrière dans une écriture à l’emporte-pièce, incisive et mordante de réalisme. Un bon roman policier.GiL
ZAFON Carlos Ruiz---LE JEU DE L'ANGE
09/06/2010 14:52 par livresentete
LE JEU DE L’ANGE,Robert Laffont, 2009, 537 pages
« Barcelone, années 1920. David Martin, 17 ans, travaille au journal La Voie de l'industrie. Son existence bascule un soir de crise au journal : il faut trouver de toute urgence un remplaçant au feuilletoniste dominical. Sur les conseils de Pedro Vidal, chroniqueur à ses heures, David est choisi. Son feuilleton rencontre un immense succès et, pour la première fois, David est payé pour ce qu'il aime le plus au monde : écrire. En plein succès, David accepte l'offre de deux éditeurs peu scrupuleux : produire à un rythme effréné des feuilletons sous pseudonyme. Mais après quelques années, à bout de force, David va renoncer. Ses éditeurs lui accordent alors neuf mois pour écrire son propre roman. Celui-ci, boudé par la critique et sabordé par les éditeurs, est un échec. David est d'autant plus désespéré que la jeune fille dont il est amoureux depuis toujours – et à laquelle le livre est secrètement dédié – va épouser Pedro Vidal. Son ami libraire, Sempere, choisit ce moment pour l'emmener au Cimetière des livres oubliés, où David dépose le sien. Puis arrive une offre extraordinaire : un éditeur parisien, Corelli, lui propose, moyennant cent mille francs, une fortune, de créer un texte fondateur, sorte de nouvelle Bible. Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique du meurtre se met en place autour de David. En vendant sa liberté d'écrivain, aurait-il vendu son âme au diable ? »
Source : www.evene.fr
L' avis [des lecteurs]
Avis de rock30
« C'est vrai que 'Le Jeu de l'ange" n'est effectivement pas la suite de 'L'Ombre du vent', mais certains détails subsistent. On a souvent tendance à vouloir que l'auteur, après un premier livre, poursuive sur sa lancée et ne nous déçoive pas. Pourtant, l'écriture est toujours aussi belle, les rappels de 'L'Ombre du vent' sont sympathiques, mais cette nouvelle intrigue vaut à elle seule les félicitations du jury. Je trouve pour ma part que ce livre est passionnant, tant par l'histoire que par le style, et que l'auteur nous tient en haleine du début à la fin. Bien sûr, il faut accepter rapidement l'idée que la trame se joue dans le fantastique, et aussi digérer la noirceur diabolique, voire écœurante à force de répétition, surtout dans la deuxième moitié de l'ouvrage. Mais bon, je suis âme à me satisfaire du marché conclu, pour peu que l'écriture soit belle, et elle l'est ! L'intrigue aurait pu connaître à mon sens une pointe de gaïté et d'humour supplémentaire. Barcelone y est encore une fois décrite admirablement. Zafon est-il un être torturé de l'intérieur ? Très bonne lecture un peu en dessous de 'L'Ombre du vent' cependant. »
Roman d’une grande écriture, style souple mais mordant, une belle profondeur de réflexion sur l’humain, les abus des êtres supérieurs et la détrese des victimes de la vie.
Ce roman aurait pu être écrit dans n’importe pays, l’humain y est universel et la quête de l’amour y est omniprésente ainsi que le mal de vivre de chacun.
Chaque être est confronté à son passé. Nous sommes dès notre naissance subordonnés aux êtres que nous rencontrons, qui nous propulsent dans une voie qui devient la nôtre à notre insu. Notre vie est interreliée à celle des autres pour le bien ou le mal que nous en retirons. Un grand roman d’un grand auteur. Le monde de l’écriture, la vie des auteurs, des écrivains est passionnante . Tout mène à l’écriture, au besoin d’écrire, à laisser une trace de soi. GiL
ZAFON Carlos Ruiz---L'OMBRE DU VENT
09/06/2010 14:45 par livresentete
ZAFON Carlos Ruiz :
L’OMBRE DU VENT, roman, Grasset, 2004, 524 pages.
"Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, « ville des prodiges » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours.
Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville » : L’Ombre du Vent.
Avec ce tableau historique, roman d’apprentissage évoquant les émois de l’adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l’Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s’emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafón mêle inextricablement la littérature et la vie."
source: www.evene.fr
Excellent polar du genre thriller. Bien écrit, bonne intrigue, bien menée et cela jusqu’à la fin. Une œuvre de maître du suspense. Un roman de la trempe de Fred Vargas. Intelligent, subtil. Personnages troublants et attachants. La vie est plus forte que les passions. J’ai noté quarante fois le mot « ombre » dans le texte. À lire sans faute. Un must.GiL
ZAFON Carlos Ruiz :
MANKELL Henning---LES CHAUSSURES ITALIENNES
09/06/2010 14:31 par livresentete
Présentation de l'éditeur
« A soixante-six ans, Fredrik Welin vit reclus depuis une décennie sur une île de la Baltique avec pour seule compagnie un chat et un chien et pour seules visites celles du facteur de l’archipel. Depuis qu’une tragique erreur a brisé sa carrière de chirurgien, il s’est isolé des hommes. Pour se prouver qu’il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et s’y immerge chaque matin. Au solstice d’hiver, cette routine est interrompue par l’intrusion d’Harriet, la femme qu’il a aimée et abandonnée quarante ans plus tôt. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient juste de recommencer.
Le temps de deux solstices d’hiver et d’un superbe solstice d’été, dans un espace compris entre une maison, une île, une forêt, une caravane, Mankell nous révèle une facette peu connue de son talent avec ce récit sobre, intime, vibrant, sur les hommes et les femmes, la solitude et la peur, l’amour et la rédemption. »
Source :www.bibliosurf.com
Un médecin à la retraite pour des raisons professionnelles reçoit la visite de quatre femmes de façon consécutive qui vont bouleverser sa quiétude et lui apporter aussi quelques bonheurs. Bon style, sujet intéressant et touchant. Un roman insulaire et non un roman policier qui ne nous laisse pas indifférents car dans la vie tout peut nous arriver selon des circonstances hors de notre contrôle. GiL
SELBY Hubert---LE DÉMON---LAST EXIT TO BROOKLYN
08/06/2010 19:35 par livresentete
Marc Gibot, Libération.
Avis de la Fnac : Le démon
« Peut-on imaginer Don Juan marié, époux fidèle et père de famille comblé ? Harry White est une sorte de Don Juan américain. Ce qu’il aime, ce sont les femmes mariées dont il a lui aussi un sacré catalogue. À part cela, il ne présente rien de particulier, c’est un jeune homme séduisant qui vit encore chez ses parents, un cadre supérieur efficace, promis à une brillante carrière. Mais un jour, cédant aux pressions de son entourage, il épouse Linda, une collègue de travail. Et c’est le début d’une descente en enfer. Les relations extra conjugales perdent même pour lui tout leur attrait. Au bout d’un certain temps, il découvre que le vol lui apporte un peu d’adrénaline mais très vite il lui en faut davantage pour satisfaire son démon intérieur. La progression irréversible vers le mal absolu donne une force incroyable à cette étrange version d’un Don Juan revu par un “Céline” américain. »
Le Mot de l'éditeur : Le démon
" Le Démon est un chef-d'œuvre. De loin le plus accompli des romans de Selby. Pour un monsieur qui a reçu une éducation classique, c'est l'œuvre parfaite. Avec des scènes familiales absolument magnifiques. Et cette tension déchirante, à l'intérieur... Le mouvement dramatique doit aboutir là où il aboutit à la fin du livre. Pas une page de plus. C'est splendide, achevé... Le Démon, c'est le Don Juan de Mozart, le seul que je connaisse parfaitement. Et le cri de Don Juan, au bout, n'est pas un cri de détresse, attention ! C'est " Merde ", jusqu'au bout ! Avec ça, d'un point de vue stylistique, Selby reste très classique : mais dans ce cadre classique, ce qu'il raconte est terriblement nouveau. Ça fait du Démon un roman fabuleux, tellement fort.. "
Marc Gibot, Libération
Source :www.fnac.com/livres
« ..Harry restait prisonnier de sa solitude et du désespoir où le plongeait la honte …» page 333
LE DÉMON est un grand roman. Son sujet est fort, le personnage est absolu, le milieu aisé et convenable. Harry est habité par un désespoir sans bornes, le mal est une seconde nature et le poursuit. Il est à l’écoute de ses instincts, de ses besoins. Il est sa propre victime. Le style est intense, le personnage touchant ; nul ne reste indifférent à sa douleur intérieure qui le ronge comme un cancer. GiL
LAST EXIT TO BROOKLYN « L’auteur s’attache à décrire dans ce roman les « pauvres diables » de Brooklyn ; ces malheureux expriment leur mal-être à travers la violence et ne trouvent plaisir que dans le sexe et la drogue. L’ensemble peut paraître décousu car on passe de l’histoire d’un individu à celle d’un autre. Leur point commun ? Ils habitent le même immeuble insalubre, le même quartier sordide et fréquentent les mêmes lieux de perdition ! La description des maux de notre société n’a rien d’original, mais la façon de Selby est unique. Selby n’est pas juge, n’offre pas de solutions mais présente, sans indulgence, une facette de l’homme peu glorieuse. Certaines images, certains mots pourront heurter les âmes sensibles, mais lire Selby fait maintenant partie de mes plaisirs ! » Source :www.bibliosurf.com Ce roman relate la vie à New-York-Brooklyn dans les années 1960 qui sont des années à la dure : violence chez les jeunes, conflits entre les syndicats et les travailleurs en usine, relations violentes des couples hétéros et gays, une image sans équivoque de la vie dans une époque bouleversée. Le style est remarquable, les personnages plus que réels et dérangeants même chez les jeunes ; une Amérique dont la vie est une menace quotidienne. Ce roman est une desription réaliste de la misère, de la pauvreté des sous-classes. GiL
PELLETIER Jean-Jacques---LE BIEN DES AUTRES T.1-T2
08/06/2010 19:15 par livresentete
LE BIEN DES AUTRES, Éd. À lire , 2003
Tome 1, 806 pages
Le Bien des autres (Les Gestionnaires de l'Apocalypse -3)
Prix 2004 du Roman policier de Saint-Pacôme
Jean-Jacques Pelletier
Jean-Jacques Pelletier Pendant qu'au Québec l'Église de la Réconciliation Universelle recrute secrètement des personnalités influentes, à Ottawa, un nouveau parti politique, l'Alliance progressiste-libérale et démocratique, veut prendre le pouvoir afin de maintenir l'unité du pays et de garantir la sécurité du territoire. Or, au Québec, la campagne électorale est marquée par une violence ethnique et linguistique sans précédent, ce qui fait craindre le pire à la population et fournit de l'eau au moulin de l'APLD. Après une pause, les attentats reprennent, encore plus violents. Le GANG renaît de ses cendres, de nouveaux groupes radicaux surgissent et le jeu des représailles et contre-représailles gagne en intensité. Au même moment, Unité-Québec revendique ouvertement la partition de la province et le Partitionist, en éditorial, réclame qu'Ottawa protège les minorités du Québec. Le Bien des autres : Source : www.alire.com
(Meilleur polar québécois)
Le Bien des autres -1
807 pages,
Le Bien des autres -2
651 pages
À la tête de son Unité spéciale d'intervention, l'inspecteur-chef Théberge enquête sur le vandalisme et les attentats qui se multiplient à Montréal et dans le Québec tout entier. Mais comment lutter contre ce qui ressemble à un dérapage généralisé - et amplifié par des médias qui s'en donnent à coeur joie ! - de la société civile et des institutions démocratiques québécoises ?
Avec la collaboration réticente de Pascale Devereaux, une reporter télé, Théberge tente de découvrir ce qui se cache derrière cette dégradation fulgurante du climat social. Cependant, sa tâche est d'autant plus ardue qu'il ne peut plus compter sur les ressources de l'Institut, car après la défaite subie dans L'Argent du monde, le Consortium a décidé de se débarrasser pour de bon de F !
Pour sa part, Reginald Sinclair, le chef de l'APLD, aux commandes du pays depuis peu, agit de façon à débarrasser définitivement le pays du « cancer national-sécessionniste » tout en organisant à son chalet un « sommet de l'amitié », sorte de rencontre privée pendant laquelle se retrouveront les principaux chefs d'État de la planète...
Quels intérêts stratégiques globaux sont donc en jeu derrière les agissements de l'APLD et quel sort son chef a-t-il prévu pour le Québec, qui est sur le point de sombrer dans la guerre civile ?
L'inspecteur-chef Théberge, aidé par les « survivants » de l'Institut, pourra-t-il arrêter la nouvelle spirale de violence et démasquer les complots qui l'inspirent ? Se pourrait-il que l'on assiste à la mort programmée du Québec ?
C'est dans les rues de Montréal, mais aussi de Paris, New York, Drummondville et Londres - de même qu'au château de Xaviera Heldreth, en Bavière - que se joueront les derniers actes de ce drame.
Un thriller extrêmement inquiétant sur fond de contrôle des médias,
de manipulation des foules et de détournement des institutions démocratiques.
BAKKER Gerbrand---LÀ-HAUT, TOUT EST CALME
08/06/2010 19:03 par livresentete
BAKKER Gerbrand
LÀ-HAUT, TOUT EST CALME, Gallimard, 2009, 350 pages
Résumé du livre « Helmer van Wonderen vit et travaille sur la ferme familiale depuis trente-cinq ans, quand, un jour, sans raison apparente, il décide d'installer son vieux père au premier étage. Tout en s'occupant de la ferme et du père grabataire, il est plein de colère à l'égard de ce dernier. Puis tout s'accélère le jour où il reçoit une lettre signée d'un nom oublié depuis longtemps : Riet était non seulement la fiancée de son frère jumeau Henk, mais aussi à l'origine de son accident mortel, à l'âge de 20 ans. Riet lui demande de l'aide, car elle a des difficultés avec son fils, Henk. L'arrivée de cet adolescent changera totalement la donne. «
Source :www.evene.fr
Roman dont le personnage principal vit sur la ferme paternelle avec son père agonisant.
Roman au rythme lent, personnel, intense. Helmer revoit son passé, revit les moments importants de sa vie tel la mort de son jumeau, de sa mère. Il repense à sa relation avec son père dont il a pris la chambre et qu’il a déménagé au second étage.
Roman d’une belle écriture. GiL
KELLERMAN Jesse---LES VISAGES
08/06/2010 18:54 par livresentete
KELLERMAN Jesse
LES VISAGES, Sonatine, 2009, 471 pages
Présentation de l'éditeur« Un thriller qui s’empare de votre esprit et vous laisse à la fin complètement stupéfait. L’art de Jesse Kellerman est tel qu’on pourrait presque parler d’autohypnose. » The New York Times
« Une écriture remarquable, une tension maximale, un roman obsédant. Le meilleur thriller de l’année. » The Guardian
Le premier roman de Jesse Kellerman : un thriller différent, hypnotique, obsédant.
« “Au début, je me suis mal comporté.” « Voici comment le très talentueux Jesse Kellerman commence son roman, et dès le début vous êtes emporté. Je ne vous ferai pas un long résumé du livre, d’autres s’y emploieront, voici l’histoire, brièvement : un jeune amateur d’art nommé Ethan Muller essaie d’en savoir plus sur une série de tableaux exceptionnels après la disparition de leur auteur, Victor Cracke, un artiste reclus. Les problèmes commencent lorsqu’un flic à la retraite reconnaît dans l’un des portraits un enfant disparu quarante ans plus tôt. C’est le début d’une spirale infernale pour Ethan, qui va peu à peu perdre tout contrôle de l’affaire.
« Oui, ce livre est passionnant et mystérieux, mais ce qui fait vraiment la différence entre Kellerman et tous les autres auteurs de thrillers, c’est son style. Pour le dire simplement, c’est un magnifique écrivain. Il a la capacité de rendre immédiatement crédible toute situation, chaque scène sonne profondément authentique, ce qui n’est guère monnaie courante dans la fiction contemporaine. « J’aime les livres dans lesquels des meurtres non élucidés du passé finissent par remonter à la surface. Le terrain d’investigation s’étend ici sur quatre décennies, et la liste des victimes continue à s’allonger. Jesse Kellerman resserre lentement autour de nos gorges un nœud coulant qui finit littéralement par nous couper le souffle. « Allez, cessez maintenant de perdre votre temps à lire ma prose. Si vous n’avez pas encore lu Jesse Kellerman, ne perdez pas une seconde. Plus vite vous découvrirez son œuvre, mieux ce sera. On ne rencontre pas tous les jours un talent de cette ampleur. »
Jesse Kellerman est né en 1978. Il est le fils des écrivains Jonathan et Faye Kellerman. Les Visages est son premier roman publié en France.
Source : www.bibliosurf.com
LES VISAGES est un roman d’une grande qualité d’écriture; le texte coule et nous entraîne dans un drame qui nous prend à témoin de la vie d’un être au don de peintre exceptionnel mais dont la vie entière est rejet et drame intime. Ce roman qualifié du genre thiller ne nous décrit pas les horreurs habituelles de ce genre de roman mais la vie intime de la vie d’un être baffoué par la vie et la société. Ce roman n’est pas un amuse-gueule mais un mets principal qui se déguste, se digère à mesure de son déroulement, nous rassasie par l’intensité de ce drame psychologique. Un roman à la hauteur d’un lecteur averti. GiL
BRESSANT Marc---LA CITERNE
08/06/2010 16:39 par livresentete
Résumé du livre
« Appelé à faire son service en Algérie comme tous ceux de sa génération, le sous-lieutenant Werner est affecté en 1960 dans un coin de montagne avec mission d'y maintenir l'ordre et d'en assurer l'administration. Depuis 1954, la mort par ici a inlassablement frappé. L'armée française a multiplié les opérations, interdit des zones immenses, regroupé la population dans des camps, sans réussir à extirper les rebelles qui bénéficient désormais de la complicité active de la population. Dans le fortin où Werner s'installe, vivent trente harkis hors d'âge, un médecin passionné de botanique et un instituteur arabe qui fait apprendre 'Le Dormeur du val' à ses élèves. Tous les trois n'ont guère plus de 20 ans. Ils vont affronter ensemble, malgré tout ce qui les sépare, la folie qui se déchaîne autour d'eux. «
Source :www.evene.fr
« Dans ce coin montagneux de l'Algérie, coups de main des rebelles et ratissages musclés de l'armée française se succèdent depuis 1954.
Il n'est pas jusqu'à la vieille citerne, source immémoriale de la vie dans la vallée, qui ne soit devenue un symbole de la mort omniprésente. Quand le sous-lieutenant Werner débarque dans ces parages en 1960, les autorités considèrent que la contrée est pacifiée. Appelé comme tous ceux de sa génération à faire son service militaire en Algérie, il se voit donner instruction d'administrer les villages et d'y faire régner l'ordre.
Installé dans un fortin que protègent trente harkis hors d'âge, Werner s'efforce de remplir sa mission, sans illusion ni faiblesse. De loin en loin, il descend reprendre souffle dans la ville la plus proche où rien apparemment n'a changé, hors de rares attentats vite classés. Arrive le moment où Français et Algériens se décident enfin à ouvrir en Suisse de discrètes négociations de paix. Jusqu'alors Werner avait appliqué la politique officielle.
Désormais, tranche-t-il, ce qui se passe sur le terrain ne changera rien à l'issue du conflit. Qu'on arrête donc de s'entretuer ! Tandis que le carnage se poursuit alentour, une étrange trêve va s'instaurer dans la vallée. Traversé de personnages inoubliables, La Citerne offre une vision de l'intérieur, dure, ironique et grave, des ultimes convulsions du drame algérien. Au fil des pages, le roman s'élargit en une parabole sur la folie des hommes et le devoir de résistance face aux logiques meurtrières. »
Source :www.decitre.fr
Ce roman nous transporte en Algérie à l’époque des conflits avec la France sous De Gaulle dans les années 1954-62 dans ce que nous appelons la Guerre d’Algérie. La France occupe l’Algérie depuis cent trente années, a essayé de la coloniser, de l’occuper, de la franciser et surtout d’y imposer la culture française.
L’Algérie a été antérieurement occupé par les Romains sous Jules Cesar, par Alexandre Legrand, par les Arabes qui à tour de rôle ont laissé leurs traces dans la culture algérienne mais jamais l’Algérie n’a été complètement soumise et colonisée. Cette guerre qui est surtout celle de l’occupant nous montre un peuple qui refuse une soumission totale surtout par les peuples d’origine comme les Berbères qui occupent le dessert et résistent à l’envahisseur.
Ce grand roman nous brosse un tableau réaliste de l’occupation française en Algérie par une armée de soldats qui souvent manquent d’expérience, qui viennent y faire leur service militaire obligatoire ou comme certains généraux qui imbus de pouvoir ignorent la réalité du peuple algérien au détriment de leurs intérêts personnels.
Ce roman dénote une grande qualité d’écriture, de réflexion sur une guerre par intérêt, nous en fait une description intime de l’âme des Algériens encore aux prises par un envahisseur intéressé par ses richesses naturelles. L’auteur nous présente des personnages authentiques tant français qu’autochtones qui se voient imposer une vie sous régime militaire. Le roman nous amène dans l’intimité des personnages au pouvoir, des relations avec ceux qui y sont déjà en place. GiL
