LEMIEUX Jean ---LA MARCHE DU FOU et autres
12/06/2010 13:30 par livresentete
EVANS Nicholas, LE CERCLE DES LOUPS, Albin Michel, 1998, 492 pages
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Roman polar
Le Mot de l'éditeur : Le cercle des loups
« Les loups sont revenus… Avec eux, la haine ancestrale des habitants du Montana. Helen Ross, chargée de protéger ces prédateurs, va devenir la proie des ranchers. Buck Calder sera son pire ennemi. Son fils, Luke, est prêt à tout pour la sauver. Et sauver les loups. Un grand roman, une histoire d’amour où l’homme joue son destin face à la nature et aux forces qui l’animent. Après l’immense succès de L’homme qui murmurait à l’oreille des che-vaux, le nouveau best-seller de Nicholas Evans. »
Source : www.fnac.com
Ce roman présente un conflit qui éclate après l’introduction de loups alpha dans le parc de Yellowstone. Les loups, qui sont protégés par la loi au grand ahurisse-ment des fermiers et producteurs bovins, se reproduisent outre-mesure et se rap-prochent des fermes lors de disette. Des spécialistes du Ministère des Terres et Forêts doivent intervenir dans ce conflit.
Une zoologiste se voit attribuer la tâche de demeurer sur place pour faire une analyse approfondie de la situation. Évidemment elle est plus ou moins bienve-nue par les producteurs de bovins. Elle doit faire face à la brutalité et agressivité ouverte d’un leader qui est sans retenue contre la cohabitation avec les loups.
Roman très intéressant par son contenu, son contexte et son déroulement. Éco-nomie versus écologie et problèmes environnementaux est un sujet très délicat voire chaud à débattre. Ce roman le fait de façon très réaliste. Il y a aussi le conflit entre les hommes au pouvoir, la défense des animaux par une femme de carrière en situation d’autorité. GiL
PAMUK Orhan :
MON NOM EST ROUGE, Gallimard, 2001, 568 pages.
Résumé du livre
Istanbul, en cet hiver 1591, est sous la neige. Mais un cadavre, le crâne fracassé, nous parle depuis le puits où il a été jeté. Il connaît son assassin, de même que les raisons du meurtre dont il a été victime : un complot contre l'Empire ottoman, sa culture, ses traditions et sa peinture. Car les miniaturistes de l'atelier du Sultan, dont il faisait partie, sont chargés d'illustrer un livre à la manière italienne... Ce roman nous plonge dans l'univers de l'Empire ottoman de la fin du XVIe siècle. Une réflexion sur la confrontation entre Occident et Orient sous-tend cette trame policière, elle-même doublée d'une intrigue amoureuse.
Istambul 1591. Monde des arts, des peintres, spécialement des miniaturistes, calligraphes. Le monde des Arts en Islam. Code restreint des peintres. Monde bouleversant, presque esclavagistes des artistes. Monde musulman avec ses règles rigides. Influence de l’Iran, de la culture ottomane.
NEIGE, roman, Gallimard, 2005.
Résumé du livre
Le jeune poète turc Ka quitte son exil allemand pour se rendre à Kars, petite ville provinciale endormie de l'Anatolie. Pour le compte d'un journal d'Istanbul, il accepte d'enquêter sur le cas de plusieurs jeunes femmes portant le foulard qui se sont suicidées après avoir été soumises à des pressions. Il désire aussi retrouver Ipeck, ancienne camarade de faculté fraîchement divorcée.
Après de longues années plutôt stériles passées en Allemagne, se rend à Kars dans une région périphérique de Turquie, près de la frontière arménienne, pour enquêter sur une "épidémie" de suicides de jeunes filles voilées qui n'acceptent pas les contraintes laïques interdisant le voile dans les écoles et à l'Université. Il découvre dans la ville, peu à peu bloquée par d'imposantes chutes de neige, les tensions créées par les élections municipales imminentes que devraient remporter les partis religieux. Il y retrouve aussi une jeune femme jadis aimée, Ipek qui vient de divorcer, et avec qui il veut renouer.
Il rencontre diverses personnalités comme Muhtar, l'ancien mari d'Ipek candidat timoré du parti religieux, ou Saadettin Efendi, un responsable musulman charismatique avec qui il débat de religion et de laïcité avant d'assister à l'assassinat du directeur de l'École normale hostile au port du voile dans son institution et son témoignage est recueilli par la police. Ka prend des notes sur tout cela et compose des poèmes inspirés par la situation et par ses états d'âme qui approchent un certain mysticisme qu'exprime une méditation sur les cristaux de neige à la fois uniques et pourtant de structure semblable : il projette de regrouper ses poèmes sous le titre emblématique de "Neige".
Le conflit entre les courants de pensée passe à travers d'autres personnages comme Kadife, la sœur d'Ipek, qui défend le port du voile ou Necip, un jeune étudiant d'école religieuse qui cherche à approfondir, en parlant avec Ka, son rapport à l'islam, ou encore le militant clandestin et terroriste Lazuli. La tragédie se produit quand Zaim, le chef d'une petite troupe d'acteurs militants kémalistes, transforme la représentation d'une pièce engagée, à la gloire de la modernité, en coup d'Etat. Les armes des acteurs tirent de vraies balles et tuent plusieurs spectateurs islamistes qui conspuaient le spectacle. La police et l'armée amplifient ce "coup d'Etat d'opérette" en profitant de l'isolement de la ville, et multiplient massacres et arrestations tandis que les victimes essaient maladroitement de dépasser leurs différends pour transmettre à l'Occident, par l'intermédiaire de Ka, une proclamation condamnant le coup de force.
Les voies de communication se libèrent finalement et Ka, menacé pour son manque de conviction religieuse - qui passe pour de l'athéisme aux yeux de certains -, et pour sa participation indirecte aux événements, quitte la ville sous protection militaire en ayant échoué, malgré un début de liaison intime, à convaincre Ipek de partir avec lui car elle estime qu'il a livré un responsable islamiste.
Le narrateur nous apprend que, quelques années plus tard, Ka, qui continuait à rêver d'une réconciliation avec Ipek, sera abattu dans une rue de Francfort-sur-le-Main, en Allemagne, sans que l'on sache par qui.
Roman turc. Histoire de religion, de militaires, de femmes portant le voile, de leur suicide. Politique changeante, pushlt. Élégant mais long à lire. Trame sombre. Histoire de meurtres, de vengeance…
OVALDÉ Véronique
CE QUE JE SAIS DE VÉRA CANDIDA, Éd. De l’Olivier, 2009, 292 pages
Résumé du livre
« Quelque part dans une Amérique du Sud imaginaire, trois femmes d'une même lignée semblent promises au même destin : enfanter une fille et ne pouvoir jamais révéler le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Elles sont toutes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Parmi elles, seule Vera Candida ose penser qu'un destin, cela se brise. Elle fuit l'île de Vatapuna dès sa quinzième année et part pour Lahomeria, où elle rêve d'une vie sans passé. Un certain Itxaga, journaliste à L' Indépendant, va grandement bouleverser cet espoir. «
Source :www.evene.fr
La critique [evene]
par Emilie Vitel
Etonnante, Véronique Ovaldé, qui de livre en livre saute audacieusement d'un univers à l'autre. Après s'être brillamment essayée au polar dans 'Et mon coeur transparent', où elle mêlait avec subtilité intrigue et sentiments, c'est aux confins de l'Amérique latine qu'elle nous embarque dans 'Ce que je sais de Vera Candida'. Un roman brut, trivial, qui dévoile sans fard l'indignité humaine. Ici, les personnages évoluent dans des contrées préservées et portent des prénoms homériques mais subissent de plein fouet la cruauté du monde moderne. Enfants de viols, enfants d'incestes... Débarrassée de son halo d'exceptionnel, la progéniture apparaît sous son vrai visage, celui d'un fardeau qui scelle le sort de ses aînées. » source :www. evene.fre
« Ce que je sais de Vera Ovaldé » est un grand roman enveloppé de fable, de légende, d’un imaginaire tellement réaliste qu’il nous atteint en plein cœur, nous prend à témoin de ce drame qu’est la vie de ces trois femmes dont le pays est indéfini.
Un ton d’une vitalité bouversante, un rythme affolant et une écriture enchantée. Cette fable a une portée universelle : l’histoire de trois femmes, trois générations avec leurs hommes et leurs enfants plus précisément des filles au destin ambigu.GiL
ET MON CŒUR TRANSPARENT, Éd. De l’Olivier, 2008, 233 pages
« Sait-on jamais avec qui l’on vit ?
Lancelot ne cesse de se heurter à cette question depuis que sa femme, Irina Rubinstein, a été victime d’un accident qui l’a précipitée au fond de la rivière Omoko. Déjà ébranlé par sa mort, il va immédiatement vivre un second « Très Grand Choc Supplémentaire » en découvrant quels mystères entourent cette disparition.
Un à un se dévoilent les secrets que sa femme avait pris soin de lui cacher. Devant la révélation qu’il existe bel et bien une autre Irina, inconnue de lui, il ne lui reste qu’à mener l’enquête et élucider cette énigme : que faisait Irina,ce jour-là, à Catano, au volant d’une voiture qui ne leur appartenait pas et dont le coffre contenait des objets pour le moins suspects…
De livre en livre Véronique Ovaldé a bâti son univers, qu’elle habite par sa fantaisie et son goût pour le merveilleux. Avec Et mon coeur transparent »
Source :www.bibliosurf.com
BiblioMan(u) - le Mai 2008
Le roman d’Ovaldé est vraiment bien, vraiment très très bien. Un peu fâchée avec la littérature ces derniers temps, c’est vraiment (encore !) le genre de bouquin qui vous réconcilie d’un coup, qui donne (...)
Telerama n° 3032 - 23 février 2008. Par Christine Ferniot
Et mon coeur transparent est un roman enchanteur placé sous le double signe de Verlaine et de Boris Vian. Un pied dans la réalité, l’autre dans la fantaisie.
L’Humanité du 31 janvier 2008. Par Pascal Jourdana
Confirmons-le : si Véronique Ovaldé a un sens remarquable du merveilleux, elle excelle surtout comme exploratrice des sentiments de l’être humain, mobiles et aux infinies variations.
Libération : jeudi 31 janvier 2008. Par PHILIPPE LANÇON
Faire de chagrin légèreté, c’est une raison d’écrire. La violence frappe, l’imagination ouvre, la délicatesse emporte : on peut enfin se sentir comme Lancelot « démuni et comblé ». Pour la première fois dans un roman de Véronique Ovaldé, le cinquième, c’est le cœur d’un homme qui fuit.
Roman au rythme lent, posé, on passe d’une surprise à l’autre en même temps que le personnage principal dévoile des faits concernant sa femme décédée. Style qui coule. GiL
LA PRISONNIÈRE, Édition Grasset, 1999, 330 pages.
OUFKIR Malika et Michèle FITOUSSI
On aurait pu ajouter à ce titre : et sa famille. C’est une histoire d’horreur qui nous révèle une fois de plus que « la réalité dépasse souvent la fiction. ».
Cette histoire se déroule au Maroc sous le règne du roi Hassan 11, le despote.
Malika dès sa tendre enfance est placée au palais pour tenir compagnie à la fille adorée de Hassan 11. La famille Oufkir a des liens étroits avec le roi dont le général Oufkir est un des hommes clés du régime.
Un tentative d’assassinat est tentée contre le roi Hassan 11 et l’un des responsables est le général Oufkir. Dès lors celui-ci est assassiné et le sort de sa famille en est désormais jeté.
« Les enfants Oufkir, six gamins et leur mère vont vivre vingt années d’emprisonnement dans les geôles marocaines »
Les membres de la famille Oufkir vont payer cher la trahison du général.
Malika déclare : »J’ai le sentiment d’être emmurée vivante, comme au Moyen Âge, et je me retiens pour ne pas hurler ».
Elle ajoute : » …j’ai haï le despote qu’il est devenu le jour où il a commencé à nous persécuter ».
« Je croyais qu’il existait des limites à la souffrance humaine. A Bir-Jdid, j’appris que non ».
« Enfermés nuit et jour, séparés, maltraités, rien ne nous rattachait plus à notre ancienne vie ».
« La faim humilie, la faim avilit. La faim vous fait oublier votre famille, vos amis, vos valeurs. La faim vous transforme en monstre. Nous avions toujours faim ».
Le roi Hassan 11 pendant vingt ans reste impitoyable, insensible au sort inhumain des membres de cette famille et des deux servantes qui ont voulu volontairement les suivre et partager leur horrible sort.
Le style de ce roman est direct, corrosif, efficace, tranchant, émouvant , imprégné d’un grand respect face à ce douloureux récit.GiL
OUELLETTE Francine :
LE GRAND BLANC, Libre Expression, 1993, 890 pages.
Quel plaisir de lire ce roman!! Personnages profonds. Belle spiritualité. L’amitié, la haine, la dure vie du Nord. Un monde marginal plein d’émotions et de tendresse.
FEU, Libre Expression, 2004, 3 tomes
LA RIVIÈRE PROFANÉE, 2004, 567 PAGES
Feu : La rivière profanée
(Libre Expression, 2004, 576 pages)
Je suis sous le charme et sous le choc!!!
Quatrième de couverture : "Contrairement à son cousin Parole-Facile, grand orateur, Loup-Curieux, fier Ouendat, se méfie des "hommes à la robe" imposés par les Français. À ses yeux et à ceux des femmes, dont la belle Aonetta qu'ils cherchent tous les deux à conquérir, ils sont de malfaisants sorciers. Mais comment se débarrasser de ces missionnaires sans nuire à l'alliance établie avec les Français et qui leur confère la suprématie sur leurs ennemis? Des mains de Lynx-des-Neiges, un partenaire chasseur, Loup-Curieux reçoit un talisman sous la forme d'une petite tortue de pierre. Ce puissant oki épargnera-t-il son peuple de la tourmente et de la maladie, peut-être amenée par les étrangers? C'est dans la Nouvelle-France naissante, au début du XVIIe siècle, que prend place "Feu, la rivière profanée", et nous ramène à l'extraordinaire réseau de transport qu'étaient les rivières, depuis des millénaires."
Cette histoire n'est pas "que" ça! C'est bien davantage! Une histoire vivante et vibrante sur la vie des peuples d'Ici... Ceux qui étaient là avant nous. J'ai été bouleversée par ce récit, ces hommes et ces femmes, pacifiques, sensés, organisés, aimant et appréciant la vie, la terre, la rivière... Ces humains plus grands que nature qui savaient vivre et aimer, qui avaient des coutumes, des lois, des traditions ancestrales, une spiritualité hors du commun et un respect de la vie plus grand que tout ce que nous pouvons imaginer. J'ai été bouleversée par la façon dont les Français ont pris possession d'eux, de leurs Terres, de leurs vies, de leurs coutumes, de leur spiritualité. Ces Français qui ont imposé leur façon de vivre, qui ont détruit pour s'établir! J'ai été bouleversée par la disparition de ces tribus! J'ai été bouleversée de constater que les sauvages ne sont pas toujours ceux qu'on pense!
J'avoue qu'après la lecture de ce livre, mon sentiment était différent lorsque je suis allée marcher dans le vieux Québec. Voir les noms des sites indiens mentionnés dans mon roman me gonflait le coeur, mais voir les noms de ces Français envahisseurs me le tordait! C'était particulier comme émotion! Pendant mon séjour à Québec, j'ai passé près d'aller visiter un site Huron Wendat (tribu de fiers guerriers à la base de ce roman) et je regrette de ne pas y être allée, disons que nous avons manqué de temps, ce sera partie remise, mais j'aurais vraiment aimé le visiter pendant que j'étais en plein "dedans"!
Je recommande ce livre à ceux qui veulent en savoir plus sur ces peuples d'Ici... à ceux qui aiment les histoires ancestrales mais j'avoue que ça remet les idées en place à certains niveaux!!!
SENÉCAL Patrick :
Patrick Senécal est né à Drummondville en 1967. Bachelier en études françaises de l’Université de Montréal; il enseigne la littérature, le cinéma, le théâtre au CÉGEP de Drummondville.
Il publie en 1994 son premier roman d’horreur 5150 rue des Ormes, suivi un an plus tard par le Passager, autre roman au suspense insoutenable.
LE PASSAGER, 1995, Guy Saint-Jean, 1995
ALISS, BEAUPORT, À lire , Romans 039, 2000
SUR LE SEUIL, roman genre Thriller, 1998, Éd. À lire, 428 pages.
Vous aimez le roman du genre thriller, les grands frissons à la Stephen King, vous allez être servis! SUR LE SEUIL, ça c’est du thriller….et du québécois !!
Tous les ingrédients y sont présents : obsession, démence, ésotérisme, haine, prêtre, messe noire, folie collective, science versus religion, mal versus bien, du sang à la puissance 3, de la folie dérapante, de l’horreur à l’état pur.
On a tourné un film basé sur ce roman. Avis aux intéressés : à voir un 31 octobre.
5150, RUE DES ORMES, ÉD. A LIRE, 2001, 367 pages, roman du genre horreur,
un thriller.
Un jeune étudiant se promène en bicyclette. Il fait un chute, se rend à la maison la plus proche pour demander de l’aide : 5150 rue des Ormes.
Il rentre, personne, monte l’escalier, ouvre une porte de chambre et y trouve un homme ensanglanté. Son cauchemar va commencer.
Il est séquestré par les occupants et va connaître toute l’horreur des activités du propriétaire de cette maison; il est confiné dans une chambre mais par l’odeur nauséabonde qui se dégage de la maison, il se doute de quels rituels il peut s’agir.
Roman bien écrit, bien construit, d’une grande intensité psychologique, dramatique
où se rejoignent l’horreur, la démence et l’obsession d’une vie : rendre la JUSTICE.
« Trouver la force de lui parler, sinon il va me tuer…Je commence à me relever péniblement e j’ouvre la bouche pour parler, mais je vois soudain les yeux de Beaulieu. des yeux atomiques, nucléaires, radioactifs, qui me rendent muet d’effroi. »
SEPT COMME DANS SETTEUR, Éd. De La Bagnole, Collection Gazoline, 2007, 79 pages et une annexe éducative.
Roman d’horreur, de grands frissons pour ENFANTS.
Sous l’emprise du Bonhomme Setteur, le père Noël enlève des enfants, le Lapin de Pâques les mord et la Fée des dents leur arrache toutes les dents.
Bonne écriture avec un langage et vocabulaire adaptés aux enfants. Il y a des notes au bas des pages pour le vocabulaire plus recherché.
Bon récit, bon style, un texte qui coule bien et très descriptif.
Le contexte donne le frisson mais les enfants ne feront pas de cauchemars en compagnie de Dom et Nat qui sont de vrais héros enfants. Pour les enfants qui aiment avoir de gros frissons. Du bon Patrick SENÉCAL adapté pour enfants .
LES SEPT JOURS DU TALION, Lévis, À lire, Romans 059, 2002
Illustration : Jacques Lamontagne Il s'appelle Bruno Hamel, il a trente-huit ans et il est chirurgien. Avec sa petite famille ¬ Sylvie, sa conjointe, et Jasmine, sa fille de sept ans ¬, il habite Drummondville et, comme tous les gens heureux, il n'a pas vraiment d'histoire. Jusqu'à ce que Jasmine, par un bel après-midi d'automne, soit violée et assassinée.
Dès lors, l'univers de la famille Hamel bascule. Mais lorsque la police arrête le meurtrier, un terrible projet germe dans l'esprit enténébré de Bruno : il va s'emparer du monstre et lui faire payer ce qu'il a fait à sa petite fille.
Le jour de la comparution du meurtrier, Hamel, qui a minutieusement préparé son coup, kidnappe le monstre, puis transmet aux autorités policières un message laconique : celui qui a violé et tué sa petite fille va souffrir pendant sept jours, après quoi il sera exécuté. Ensuite seulement, lui-même se rendra.
Les Sept Jours du talion : un suspense d'une rare intensité dont personne ¬ et surtout pas le lecteur ! ¬ ne sort indemne.
ONORIA, Lévis, À lire, roman, Romans 076, 2002
LE VIDE, éditeur À lire, 2007, 642 pages, une brique.
Super roman du genre thriller : un must. Des frissons garantis. Un montage démoniaque. Le désespoir poussé à l’extrême, la souffrance non assouvie de l’humain malade de l’âme, de désespoir, ruminant une vengeance extrême du genre humain.
Trois hommes, un milliardaire blasé, un psychologue désaxé, un sergent détective dépassé par la vie. Leurs destins s’entremêlent, se nouent, se tissent dans un filet dont seule la douleur et la mort en est l’aboutissement.
Patrick SENÉCAL est un maître de l’épouvante, de la détresse humaine qui mène à la vengeance, à l’homme démoniaque. La haine de l’homme poussée à l’extrême. La folie qui guette l’homme qui souffre de l’intérieur. La souffrance qui devient de la démence.
HELL.COM, 2009, 556 PAGES, ÉD. À LIRE
Roman magistral d’une extrême violence. Je suis resté sans mot, sans voix. Tout y est poussé à l’extrême : la richesse, la violence, le contrôle, la dépravation, l’esclavage sexuel, la haine de l’humain. Dieu est dans l’homme comme le Diable y est aussi. Seul l’amour peut le sauver. L’HORREUR EST HUMAINE. GiL
Avec Hell.com, Patrick Senécal propose une vision de l’horreur.
Il plonge tête baissée dans les zones abjectes de la psyché humaine, s'appesantit sans scrupules sur ses travers les plus horribles. Ne semble en ressortir qu'une fois un livre terminé. Et en entrevue, après ce séjour en enfer, on s'étonne de trouver un auteur si affable, si souriant.
Patrick Senécal le reconnaît. Pour lui, l'écriture est une sorte d'exorcisme des aspects les plus sombres de l'humanité. Son dernier-né, Hell.com, publié aux Éditions Alire, ne fait pas exception. En fait, Patrick Senécal dit que c'est peut-être le roman le plus sombre qu'il ait écrit jusqu'ici. Bienvenue dans le monde malicieux des humains.
Car Hell.com, c'est en effet l'histoire d'un humain, milliardaire, soit, mais humain tout de même. Un père de famille qui se prend au jeu d'un site Internet incitant à la pornographie, puis à la violence gratuite.
«Moi, je trouvais qu'il y avait un peu d'espoir dans ce roman, mais ça fait deux personnes qui me disent que c'est mon roman le plus noir», convient-il. Si la rédemption vient aux individus dans cette histoire de décadence, elle n'atteint pas la société. «Oui, c'est vrai que la vision de nos élites véhiculée dans ce livre est vraiment déprimante.»
Des horreurs qui existent vraiment
Surpuissant, adepte des clubs d'échangistes, revenu de tout et légèrement blasé de la vie, Daniel Saul, le héros de Hell.com, est tenté de prouver qu'il peut appartenir à une caste plus privilégiée encore. C'est à l'occasion d'une rencontre d'affaires avec un ancien collègue du collège qu'il apprend l'existence d'Hell.com, un site Internet exploité par la mafia, à travers lequel, moyennant quelque 500 000 $, on a accès à des vendettas, à des tuyaux sur des paris truqués, à des drogues, mais aussi à des sites de torture et de mutilation, voire à des meurtres en direct, auxquels les membres sont d'ailleurs invités à participer. Une version Internet des snuff movies en somme. Ces horreurs, Patrick Senécal est persuadé qu'elles existent vraiment. Et il dit ne pas croire le FBI qui affirme n'avoir jamais eu de ces snuff movies entre les mains. Dans son roman, il a cependant regroupé tous ces «services» dans un seul site Internet, Hell.com, une sorte de version informatique et contemporaine de l'enfer...
«Je suis convaincu qu'existe la possibilité de voir des gens se faire torturer sur Internet», dit-il, citant un policier ayant récemment affirmé, lors d'une émission de télévision, s'occuper de sites spécialisés dans les scènes de violence sur des enfants de moins de trois ans. «Je n'oserais même pas mettre ça dans un livre!», dit Senécal.
«Ce que j'ai imaginé, c'est qu'Internet puisse permettre d'organiser le mal, le vice, le péché, pour rester dans les symboles religieux que j'utilise tout au long du roman. C'est ça l'enfer, dans le fond, une rencontre organisée du mal. J'aimais qu'Internet soit le nouvel enfer possible. [Même si] ça peut être le paradis aussi», ajoute-t-il.
En fait, l'enfer, dans le roman de Senécal, c'est dans l'humain qu'il se trouve, dans la tentation qui le tenaille d'aller toujours plus loin, dans la violence gratuite par exemple. Mais cet enfer n'en serait pas un si on n'était du même souffle convié à y mettre un terme, à trouver des limites, comme Daniel Saul qui réalise l'ampleur des dégâts d'Hell.com dans sa vie quand son fils adolescent se met à s'intéresser aux mêmes activités que lui...
«Peu importe que le paradis ou l'enfer existent, il faut sauver notre âme. C'est une responsabilité individuelle: il faut laisser du bien derrière nous», dit Senécal. En entrevue, il admet que ses romans ont pris une tournure plus «morale» au moment où il est devenu père, lui qui a deux enfants. En effet, dans Hell.com, il espère confronter le lecteur à ses propres limites, comme s'il lui posait inlassablement la question: et vous, jusqu'où iriez-vous?
«Oui, le lecteur qui lit cela se confronte à ses propres limites. Je voulais qu'il puisse suivre Daniel Saul assez longtemps. C'est pour cela qu'il y a beaucoup de sexe au début. Si Daniel Saul avait été attiré par la violence dès le début, on aurait dit: c'est un malade. Mais la sexualité, c'est quelque chose dont tout le monde a envie», dit-il.
Selon Senécal, on vit d'ailleurs dans une société où la normalité est considérée comme terriblement ennuyante et où l'excès est de plus en plus valorisé, tant dans les sports extrêmes que dans divers comportements sexuels. Il cite à ce sujet sa conjointe, psychologue, qui lui rapporte des cas de jeunes filles incitées par leurs chums à participer à des partouzes de groupe, par exemple. «Même les gars se sentent parfois incités par les autres à avoir ce genre de comportements. Alors qu'ils ne sont pas tout à fait sûrs d'en avoir envie», dit-il.
Est-ce le voyeurisme des lecteurs qui fait que les livres de Patrick Senécal ont la cote? Sans doute un peu. Mais le lecteur n'aurait sans doute pas le courage d'aller jusqu'au bout dans l'horreur qui lui est ainsi offerte s'il n'y avait pas quelqu'un, quelque part, dans le livre, disposé à la faire reculer, pour lui permettre de garder la tête juste au-dessus de l'eau.
***
Hell.com
Patrick Senécal
Éditions Alire
La marche du fou
Jacques Robitaille, alias Le Fou, est un jeune historien nationaliste. Il travaille à son mémoire de maîtrise quand il décide de changer le cours de sa trop tranquille existence. Il décide de tout vendre et de partir.
D’abord à Bangkok, une ville où tout est différent. Là, il se confronte à lui-même et remet en doute ses certitudes. Il se laisse entraîner par une passion amoureuse. La vie le surprend et l’étonne enfin. Mais les déplacements de Jacques Robitaille ne s’arrêteront pas à l’univers voluptueux de Paradise Bungalow. Son voyage intérieur prendra bien des avenues. N’est-ce pas ce qu’il souhaitait ?
Jacques Robitaille n’aura jamais si bien porté le nom de sa jeunesse: le Fou. Tout comme aux échecs, le Fou a une marche particulière : la diagonale. Il ne peut avancer ou reculer sans faire un pas de côté. Et dans tout apprentissage, il faut bien des détours pour arriver au but. Un roman sur la quête de la vie.
On a dit...
« La force d'évocation de l'auteur permet une forme simple, sans surcharge, avec un minimum de mots pourtant recherchés et sonnant comme la musique. L'histoire est solidement construite et alimentée d'une progression constante, un peu à l'image du cheminement que vit la personne centrale. De plus, le récit à la qualité d'être imprévisible. »
Marie-Pierre Bouchard, Accès Laurentides
LA LUNE ROUGE,
La lune rouge
Jean Lemieux
Collection Adulte
Format de poche
ISBN : 978-2-89651-116-7
Format : 10,8 x 17,8
Thèmes : policier, intrigue, enquête
La lune rouge
Jeune médecin aux Îles-de-la-Madeleine, François Robidoux doit se rendre chaque mois au dispensaire de l'île d'Entrée. Cette fois, coincé dans cette île sauvage et mystérieuse où chaque habitant semble porter un secret, François Robidoux se voit mêlé à deux meurtres. De peur d'être accusé, il accumule les mensonges et s'enfonce de plus en plus. Lorsque l'enquête policière sera complétée, quand les liens étranges qui unissent les habitants de l'île d'Entrée auront été mis à jour, François Robidoux sera devenu un autre homme.
La lune rouge est une passionnante enquête policière dans laquelle se profilent des personnages singuliers et troublants. Mais c'est aussi, sur un ton parfois léger, parfois grave, une fascinante étude de mœurs, tissée d'observations sur la vie, l'amour, la mort. Un roman qui se laisse dévorer !
On a dit...
« Le roman de Lemieux, La lune rouge, est cette chose rare dans nos lettres: un récit qui comporte une intrigue policière vraisemblable, bien conduite, et qu'on lit avec passion. En une seule soirée, pour savoir comment ça va finir. »
Gilles Marcotte, L'actualité
« Avec ce premier roman, étonnamment maîtrisé, original et très ingénieusement construit, Jean Lemieux vient ajouter son nom à la trop courte liste des auteurs de romans policiers québécois. »
Marie-Claude Fortin, Voir
Commentaires de nos lecteurs
26 mai, 2009 - 11:46 — Martin
Je ne m'attendais pas à ce genre de roman. Un milieu inconnu, des personnages intriguants et différents et une intrigue policière soutenue et crédible. J'ai vraiment adoré ça. Je le conseille
ON FINIT TOUJOURS PAR PAYER
On finit toujours par payer
Jean Lemieux
Collection Adulte
Format de poche
ISBN : 978-2-89651-118-1
Thèmes : suspense, policier, meurtre, enquête policière
On finit toujours par payer
Par une nuit pluvieuse d’octobre, la belle Rosalie Richard, fille d’un pêcheur de crabes, disparaît derrière un bar de Cap-aux-Meules, aux Îles-de-la-Madeleine. On retrouve son corps nu dans un endroit désert, les mains liées et le cou brisé, des coquillages répandus sur le ventre. Pour le sergent André Surprenant, il est évident que le cadavre n’a pas été abandonné dans ce lieu de façon fortuite. Psychopathe ou non, le meurtrier s’est livré à une mise en scène.
Dans cet univers clos et venteux, André Surprenant cherche à percer les secrets des habitants de l’île. Ses méthodes peu orthodoxes l’amèneront à des conclusions imprévues. On finit toujours par payer est une intrigue policière passionnante et méticuleusement tissée, au ton parfois sombre mais souvent humoristique. Un récit parsemé de réflexions sur l’amour, la vie, la mort et la maladie mentale. Un tableau à la fois léger et grave, peuplé de personnages attachants et réalistes. Un polar qui captivera le lecteur jusqu’à la dernière page !
On a dit...
« L'octobre brumeux et humide suinte entre les pages meurtrières de ce roman qui nous fait rêver d'une littérature policière qui, à l'instar des plus grands (Hammet, Ellroy, Japrisot...), se sert à merveille du genre pour nous faire plonger au coeur des âmes et des lieux les plus noirs de nos existences. »
MIchel Vézina, Ici
« Romancier sensible tant à la vie de ses personnages qu'aux humeurs du temps, styliste à l'Écriture vive et capable de fines touches d'humour, Lemieux nous offre, à n'en pas douter, l'un des meilleurs polars québécois de ces dernières années. »
Stanley Péan, Le Libraire
Commentaires de nos lecteurs
26 mai, 2009 - 11:44 — Pierre
Je connaissais pas cet auteur et j'ai été agréablement surpris. C'est l'un des meilleurs romans policiers québécois que j'ai lu. L'intrigue se tient, c'est bien écrit et ça tient en haleine jusqu'au bout. Merci monsieur Lemieux!
LE MORT DU CHEMIN DES ARSÈNE, La courte échelle, 2009, 452 pages
La courte échelle lance Le mort du chemin des Arsène de Jean Lemieux
Une deuxième enquête pour le sergent-détective Surprenant
Drame aux Îles-de-la-Madeleine. Meurtre ou suicide ? Dans cet archipel isolé, chaque secret en cache un autre…
Montréal, 23 septembre 2009 - Lauréat des Prix France-Québec/Philippe Rossillon et Arthur-Ellis en 2004 pour son roman On finit toujours par payer, Jean Lemieux s’est taillé une place de choix sur la scène de la littérature québécoise. Cet automne, le revoici avec le polar Le mort du chemin des Arsène, une deuxième enquête de son personnage, le sergent-détective Surprenant.
« Une fois de plus, l’écrivain nous plonge dans le huis clos des Îles-de-la-Madeleine et nous entraîne dans une intrigue fascinante. Le détective Surprenant mettra tout en œuvre pour résoudre le mystère autour du Madelinot Romain Leblanc, un violoneux au sommet de sa gloire retrouvé mort dans sa maison. Sur fond de musique traditionnelle, Lemieux nous livre un polar psychologique rempli de rebondissements où le suspense garde le lecteur en haleine jusqu’à la fin. »
Jean Lemieux dit son son roman « Par rapport à la première enquête de Surprenant, la narration est plus ambitieuse et fait appel à plusieurs points de vue. J’ai voulu plonger plus avant dans la psychologie des personnages. J’ai abordé des thèmes très personnels, les relations familiales, les ressorts de la création artistique, l’ironie du destin, la solitude devant la mort. Même si le roman policier est, par essence, un genre dramatique, j’ai voulu faire de ce roman un livre agréable, ludique, semé de scènes où éclatent l’humour et la joie de vivre des insulaires. »
Jean Lemieux est un auteur de grand talent. Il a un style très imagé qui coule allègrement et nous plonge dans une lecture suave et poignante. « Le mort du chemin des Arsène » est un roman très réussi qui nous fait nous questionner continuellement, nous dévoilant les éléments du drame un grain à la fois. Un bon polar psychologique et social québécois. GiL
Le mort du chemin des Arsène
Alors qu’il s’apprête à quitter son poste aux Îles-de-la-Madeleine, le sergent-détective André Surprenant doit mener une dernière enquête. Le cadavre d’un homme a été retrouvé dans sa maison de L’Étang-du-Nord. Une carabine est posée sur ses jambes, les portes sont verrouillées ; tout porte à croire qu’il s’est suicidé. Mais pourquoi Romain Leblanc, musicien au sommet de sa gloire, grand tombeur de femmes, riche propriétaire depuis un récent héritage, se serait-il enlevé la vie ?
Surprenant est sceptique. Plongé en pleine tourmente dans sa vie personnelle, il tente de comprendre ce Romain Leblanc à qui tout semblait sourire. Quels fantômes ses recherches feront-elles resurgir du passé ? Au fil de son enquête, André Surprenant découvre peu à peu que dans cet archipel isolé, battu par les vagues et le vent, chaque secret en cache un autre…
Ce que l’auteur a dit de son roman :
Le mort du chemin des Arsène est un roman policier centré sur le meurtre de Romain Leblanc, un virtuose du violon des Îles-de-la-Madeleine. Au-delà de l’élucidation du crime, le livre raconte le parcours du sergent-détective Surprenant, qui s’apprête à quitter l’archipel moins d’un an après les événements relatés dans On finit toujours par payer. Le roman est campé dans l’univers de la musique traditionnelle et de la chanson. La musique, au sens large, est au cœur de l’intrigue, tant par la place qu’elle occupe dans la vie des principaux protagonistes que dans celle de Surprenant. Sur le plan social, le roman se situe à l’interface de deux sociétés, les Madelinots « de souche » et les gens d’en dehors.
Par rapport à la première enquête de Surprenant, la narration est plus ambitieuse et fait appel à plusieurs points de vue. J’ai voulu plonger plus avant dans la psychologie des personnages. J’ai abordé des thèmes très personnels, les relations familiales, les ressorts de la création artistique, l’ironie du destin, la solitude devant la mort. Même si le roman policier est, par essence, un genre dramatique, j’ai voulu faire de ce roman un livre agréable, ludique, semé de scènes où éclatent l’humour et la joie de vivre des insulaires.
Tristan EGOLF - Kornwolf : le Démon de Blue Ball
Dans la Pennsylvanie profonde peuplée d’amish rigoristes et d’une middle class rétrograde, ressurgit le démon de Blue Ball, bête mystérieuse qui jadis ravagea la région. A nouveau, des incendies, meurtres et dévastations diverses mettent le pays sens dessus dessous. Le démon de Blue Ball, caméléon doué d’ubiquité ou nouvel avatar du loup-garou, est un responsable tout désigné. Loup-garou ? Risquons une définition : créature mi homme, mi bête, érotomane à la peau translucide néanmoins parsemée de scrofules qui parcourt de grandes distances à la vitesse de l’éclair pour assouvir des pulsions meurtrières les nuits de pleine lune. Ouf ! La bête, dont les premières apparitions datent du Moyen âge, s’abrite de la lumière des périodes de haute civilisation dans des refuges troglodytes et ressurgit dans les phases de violence et d’obscurantisme. La population ravagée par la fureur et la crainte lui prête vite le visage d’Éphraïm Bontrager, jeune membre de la communauté amish, muet légèrement débile qui porte les stigmates de la créature (voir ci-dessus) En réalité une pure victime des névroses collectives et du corset asphyxiant des règles amish. Des hordes gorgées de Budweiser, armées de faux et de marteaux se livrent à une chasse à l’homme pleine de fracas et de haine. Éphraïm échappe à la curée. Dans cette société décomposée, seuls les parias méritent d’être sauvés.
Ce livre est-il une pure fantasmagorie ou l’allégorie d’une Amérique profonde et de ses poches d’inculture et d’arriération ? Tout est ouvert. Chacun lira ce qu’il voudra. Il faut parfois attaquer le récit à la pioche mais quand on atteint le point d’incandescence, quel bonheur ! Des approximations dans la construction du récit et quelques provocations inutiles - simples péchés de jeunesse - sont peu de choses à côté du souffle du démiurge, marque des grands écrivains trop rarement rencontrée.
Tristan Egolf, jeune Américain « découvert » en France par Patrick Modiano dans des circonstances romanesques, aura été l’éphémère auteur de deux livres dont le baroque-flamboyant Seigneur des porcheries. Il s’est suicidé il y a quelques années à l’âge de 27 ans. Une grande perte pour la littérature contemporaine. Il est difficile d’écarter l’idée que la puissance de l’écrivain a trouvé un écho dans la fragilité de sa vie.
Edouard BERLET
Kornwolf : Le Démon de Blue Ball, Gallimard, 2009
COBEN Harlan :
INNOCENT, 531 PAGES, ED. FERYANE, 2005-06
Livre écrit en GROS CARACTÈRES. Excellent suspense. Rien n’est jamais évident. Tout ce qui est possible d’arriver à n’importe qui. C’est un polar .
« Un ami en danger.
Une bagarre qui dégénère. Un accident. A vingt ans, Matt Hunter est devenu un assassin. Treize ans plus tard, il mène enfin une vie paisible avec la femme qu'il aime, Olivia, enceinte de leur premier entant. Et puis un jour, sur son portable, il reçoit une vidéo d'Olivia dans une chambre d'hôtel en compagnie d'un inconnu. Le cauchemar recommence. »
source.www.decotre.fr/livres
PROMETS-MOI, 2007.
Mot de l'éditeur sur "Promets-moi" de Harlan Coben
Myron Bolitar a fait une promesse.
Celle d'être là pour Aimée, la fille d'une amie.
N'importe où, n'importe quand.
Quelques jours plus tard, l'adolescente disparaît.
Myron est la dernière personne à l'avoir vue...
Fugue ? Enlèvement ?
Myron mène l'enquête, pour prouver son innocence, mais aussi parce qu'il a promis aux parents d'Aimée de retrouver leur fille.
Et une promesse est une promesse...
«Grâce à une écriture et une intrigue (toujours) excellentes, il nous fait passer (encore) une nuit blanche !»
Delphine Peras - Lire
«On est entraîné dès la première phrase du roman. Harlan Coben est passé maître dans l'art de l'intrigue et ses personnages sont denses et attachants.»
Bon suspense. Bien mené. Bonne traduction. Bonne intelligence des faits. Facile. Polar style populaire……américain.
NE LE DIS À PERSONNE,ROMAN, roman, polar, 2002, BELFOND,354 PAGES.
L'avis de la Fnac sur "Ne le dis à personne..." de Harlan Coben
Cela commence par une idylle. David est pédiatre, marié à Elizabeth qu’il connaît depuis l’enfance. Ils ont pris l’habitude de se rendre régulièrement en pèlerinage sur les rives du lac Charmaine, là où ils ont échangé leur premier baiser à l’âge de douze ans. Mais le jour où Elizabeth est assassinée par un serial killer, la vie de David bascule. Il a beau s’investir à fond dans son travail, il reste inconsolable. Jusqu’au jour où il reçoit d’un inconnu un e-mail, puis une séquence vidéo sur laquelle il reconnaît sa femme sans aucun doute possible, Elizabeth qui lui demande pardon. Pourtant elle est morte, son propre père officier de police a formellement identifié le corps huit ans auparavant. Une quête angoissante commence alors que de nouvelles victimes apparaissent. Harlan Coben est le seul à avoir cumulé les trois prix les plus prestigieux récompensant le roman policier aux États-Unis.
Bon polar. Surprises jusqu’à la fin. Drame bien mené quoique que le style soit bien ordinaire. Le punch final est de taille et pour cela ce roman mérite d’être lu.GiL
DANS LA VIE MIEUX VAUT S’ATTENDRE AU PIRE
DANS LES BOIS, 03/2008
RUPTURE DE CONTRAT
de Harlan Coben
Myron Bolitar est un ex-joueur de basket et ex-agent du FBI (drôle de combinaison, soit dit en passant) reconverti en agent sportif. Sur fond de négociations de contrats, il se retrouve à enquêter sur la disparition de Kathy, 18 mois auparavant. Celle-ci était la copine de son meilleur joueur, mais également la soeur de Jessica son ex-copine à lui. Par ailleurs, le père des deux jeunes filles vient de mourir après s’être fait agresser dans la rue … coïncidence ?
Une bonne intrigue, dans laquelle plane perpétuellement le doute : Kathy est-elle morte ou a-t-elle seulement disparu ? On apprécie les quelques “effets” consistant à suggérer que l’enquêteur a son idée, mais sans préciser d’avantage de quoi il s’agit ; ceci afin de maintenir le suspens avant la résolution finale, qui d’ailleurs n’a rien à envier aux polars anglais classiques : grande réunion de tous les protagonistes pour le grand moment où le coupable se trahira ou se dénoncera.
DISPARU À JAMAIS
UNE CHANCE DE TROP
TEMPS MORT
de Harlan Coben
Myron Bolitar est cette fois chargé de surveiller l’étoile montante du basket féminin, Brenda Slaughter, car elle a fait l’objet de menaces. La mère de Brenda a disparu lorsque celle-ci avait 5 ans et Myron pense que cette disparition et les menaces qui pèsent sur Brenda sont liées.
Probablement le meilleur Bolitar de ceux que j’ai lus : en plus d’une bonne intrigue, il y a la franche déconnade de Myron et Win ; les répliques sont tellement bien lancées qu’on n’y croit pas … mais on rigole bien !
BALLE DE MATCH
de Harlan Coben
La suite des aventures de Myron Bolitar, dans le milieu de tennis cette fois. Il s’agit à présent de découvrir qui a assassiné Valérie Simson, ex-enfant prodige du tennis.
Mafia et compagnie, un bon rythme, une bonne intrigue, pas le meilleur de la série, mais ça se laisse lire.
Pas encore lu. GiL
JUSTE UN REGARD
de Harlan Coben
pff une intrigue compliquée, vous voulez vraiment un résumé ?
Bon, allons-y : Grace a eu un accident lors d’un concert 15 ans auparavant. Elle a rencontré son mari alors qu’elle était convalescente. Un jour, elle reçoit une photo qui semble ancienne sur laquelle une jeune fille a le visage tracé d’une croix ; à côté de la jeune fille se trouve notamment son mari. Et voilà que celui-ci disparaît après avoir passé un coup de fil étrange. Nous on sait, parce que la caméra change parfois de point de vue, que le mari a été tué de sang froid par un tueur professionnel. Mais Grace, elle, ne le sait pas et est prête à tout pour retrouver son mari. En gros voilà…
Alors, c’est un thriller, un vrai de vrai, où on s’attend à ce que le méchant nous saute dessus chaque fois qu’on tourne une page. Et ça, j’aime pas, je préfère les polars où on sait d’emblée ce qu’a fait le méchant, et éventuellement qui il est ; après, le plaisir consiste à suivre le flic chargé de l’enquête (Kurt Wallander par exemple) et de découvrir comment il va comprendre ce que nous savons déjà. Là, j’avais toujours l’impression de me faire manipuler, que l’auteur gardait dans sa manche les infos qui auraient fichu en l’air le suspens.
Un excellent polar de COBEN. La formule y est excellente : l’intrigue, les personnages, les événements qui finalement sont les maîtres de bal. On est bousculé par les informations qui nous arrivent de toutes parts, nos idées s’entremêlent, les personnages sont impénétrables, la fin magistrale, insoupçonnée, renversante. À lire sans faute si vous êtes amateurs de polar. Un 5* bien mérité. GiL
RUPTURE DE CONTRAT, Pocket thriller, 2004, 348 pages
Rupture de contrat
(Pocket, 2004, 348 pages)
Myron Bolitar, ex-basketteur et ex-agent du FBI, est devenu agent sportif. Il se bat dans ce monde de requins pour protéger ses poulains, notamment sa nouvelle recrue très prometteuse, Christian Steele. Quand celui-ci lui avoue avoir reçu un magazine pornographique, rempli de publicité pour lignes roses, avec sur l'une d'elle la photo de sa fiancée, disparue mystérieusement dix-huit mois plus tôt, et que le père de celle-ci vient d'être victime d'un crime crapuleux trois jours plus tôt, Myron ne croit plus aux coïncidences.
Il est amené a recotoyer la soeur de la victime, la belle Jessica, qui fut la femme de sa vie jusqu'à quatre ans auparavant, et avec son aide et celle de Win, meilleur ami au gabarit trompeur de crevette mais champion en arts martiaux (bien pratique pour neutraliser tous les méchants), ils reprennent l'enquête.
Un bon polar, bien construit, qui se laisse lire très facilement. Impossible à lâcher, le but de ce genre de littérature est donc atteint. L'auteur place avec soin ses fausses pistes et ses indices.
BALLE DE MATCH, Fleuve Noir, 2004,309 pages.
Harlan Coben
Balle de match
(Pocket, 2005, 405 pages)
Résumé : Myron Bolitar, ancienne star de basket et ancien agent du FBI, est devenu agent sportif. Valérie Simpson, anciennement star du tennis, tente à plusieurs reprises de le joindre, sans succès, et elle est bientôt assassinée. Son meurtre a eu lieu en pleine foule, et pourtant, personne n'a vu le meurtrier. Myron va vouloir le retrouver.
Mon avis : Une affaire de meurtre qui est bien menée. Dès le départ, on est intrigué par la réaction de certains personnages, qui à priori n'ont rien à voir avec le meurtre. On va de surprise en surprise, et c'est vraiment agréable. Avec une bonne pointe d'humour. J'ai adoré l'ami de Myron qui est la preuve même que l'habit ne fait pas le moine. Pas mal du tout, je poursuivrai sans doute avec cet auteur.
Myron Bolitar est aussi tenace et déterminé que jamais. Grâce à son ami Win il peut pénétrer dans n’importe quel milieu pour avoir accès aux informations indispensables à son enquête. Les deux amis sont de beaux personnages sympathiques et crédibles. Un autre bon polar d’Harlan Coben. GiL
UN AUTEUR DE GRANDS SUJETS… DE SUJETS AUDACIEUX À CONNAÎTRE…
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TEULÉ Jean
DARLING
Darling (Pocket, 2007, 242 pages)
« Catherine, fille de paysans vit dans une ferme avec son père, sa mère et ses deux frères. Ambiance glauque dès le début, "ça gueule", ça s'insulte, les enfants bossent à la ferme comme des esclaves. La violence est à la fois verbale et physique. Catherine aspire pourtant au bonheur : pour elle, cela restera une quête impossible si elle devient "paysanne". Un jour, elle quittera cet enfer à domicile.
En attendant, par la fenêtre de sa chambre, elle voit la nationale, elle entend les ca-mions qui la transportent loin de son quotidien. Un jour, elle partira d'ici : elle grim-pera dans le camion d'un de ces routiers et se mariera avec l'un d'eux. Elle se procure une CB et commence à côtoyer les routiers via la radio. Mais Catherine comme prénom ça craint, elle choisit un prénom plus accrocheur pour entrer "en scène" : Darling est née (inspiré par une chanson de Roch Voisine). Ensuite, on l'accompagne vers son nouveau des-tin. Elle rencontre Roméo, un routier avec qui elle va se marier (elle est enceinte!). Et là l'enfer de la ferme fait place à l'enfer conjugal. La maltraitance, la déchéance, la violence, la cruauté au delà de ce qu'on peut imaginer. Et pourtant n'oubliez pas la quê-te de Darling, elle veut le bonheur. Elle tombe mais se relève à chaque fois car elle veut réussir à être heureuse. Même si la route pour y parvenir est incroyablement féroce, rien ne pourra l'arrêter.
Assez dur de lire ce récit. Je l'ai lu en deux fois (abandonné et repris ces derniers jours dans une sorte de mini challenge personnel : je tente de reprendre mes lectures abandonnées et leur donne une dernière chance. Drôle d'idée et de remède pour une panne de lecture mais j'en ai terminé un déjà).
Il s'agit je crois d'une histoire vraie : "Darling" a raconté son histoire à Jean Teulé, qui l'a retranscrite . Je ne sais pas si c'est romancé ou arrangé.
J'ai vu également le film avec Marina Foïs (touchante et malheureusement crédible) et Guillaume Canet (méconnaissable en crapule infâme). »
JE, FRANÇOIS VILLON
Je, François Villon (Julliard, 2006, 415 pages)
"Je, François Villon" est une biographie historique de ce poète français du XVè siècle, qui nous a laissé des vers qui chantent quelque part dans nos têtes. (Entre autres, "La ballade des dames du temps jadis", reprise et chantée par Brassens).
Né le jour de la mort de Jeanne d'Arc sur le bûcher, de la mort de son père, pendu, il va très vite perdre également sa mère, accusée de vol, et enterrée vivante. Il sera alors recueilli et élevé par un chanoine plein de bonté Guillaume de Villon.
François sera poète, voleur, débauché, assassin, il sacrifiera horriblement l'amour de sa vie pour intégrer la terrible bande des Coquillards (surnommée aussi "Les écorcheurs), il survivra à l'emprisonnement et à la torture, avant finalement d'être banni de la ville de
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Paris, et de disparaître mystérieusement et à tout jamais sur une route de campagne.
Avec un style s'approchant du parlé moyenâgeux, avec des textes souvent très violents, très crus mais non dénués d'humour ou d'ironie, entrecoupés de ballades en vieux français (qui font "respirer" le lecteur), j'ai vécu intensément dans la peau de cet homme (tout est écrit à la première personne) cette période où on tue les voleuses en les enterrant vivantes pieds et poings liés, où d'autres sont emmurées, où on coupe les mains, les oreilles pour un rien, où on écartèle, on écorche... où les corps des morts du jour sont déterrés la nuit pour en faire du pâté...(!)... »
Roman très fort, très puissant, captivant, unique. GiL
LE MAGASIN DES SUICIDES
Le magasin des suicides (Julliard, 2007, 157 pages)
« Vous avez envie de vous suicider mais ne savez comment faire? Ou il vous manque quelque chose pour y arriver? Pas de soucis, le magasin de Jean Teulé a tout ce qu'il vous faut!
Bon, dit comme ça, c'est un peu dur, voire morbide... humour noir, quand tu nous tiens. Mais passé le premier effet pas très moral de l'idée, on se laisse vite bercer par l'hu-mour délirant qui se dégage à chaque page et on apprécie les ingénieuses trouvailles de l'auteur et de sa boutique bizarre.
Mishima et Lucrèce Tuvache sont les heureux gestionnaires de cet échoppe de la mort, et les fiers parents de Vincent, Marylin et Alan, bien que ce dernier leur cause des soucis parce que bon, il se sent bien et aime la vie, ça fait tache au milieu d'un magasin du suicide. Plein d'outils à la disposition du futur mort, des conseils personnalisés, des petites astuces pour réussir son coup... Jean Teulé s'est lâché et ce qu'il propose est tout simplement hilarant (à condition bien sûr de pouvoir entrer dans le jeu d'un mar-chand de suicides, j'en conviens). On sent qu'il s'est offert un énorme plaisir à écrire ce livre, il se lâche complètement et ça part dans tous les sens. A lire pour rire et juste pour rire! »
LE MONTESPAN
Le Montespan (Pocket, 2009, 309 pages)
« Au temps du Roi Soleil, la vie de Louis-Henri de Montespan depuis sa rencontre avec celle qui sera l'amour de sa vie : la belle Athénaïs jusqu'à la mort de cette dernière.
"Il faut avoir une marque du sang échauffé, le cerveau modelé d'une autre manière que le commun des hommes, pour oser, dans cette universelle ruée vers la servitude la plus ram-pante, élever la tête au-dessus des dos courbés et accuser l'idole en face."
Louis XIV a détruit son ménage en jetant son dévolu sur son épouse : Françoise, le mar-quis de Montespan explose : Il s'est fait voler l'amour de sa vie! Envers et contre tous, il crie sa révolte, il est le symbole de l'homme qui s'oppose au despotisme. Une langue crue (mais qui fleure l'authenticité) au service d'un "roman-biographie-historique". Teu-lé nous montre ici sa maîtrise de la langue et son admiration pour cet homme qui ose se rebeller contre l'ordre établi, contre le "politiquement correct". En filigrane, la vie quotidienne de l'époque (bien renseignée), une histoire d'amour absolu mais avez-vous en-core besoin d'arguments pour vous jeter sur ce livre? »
Note : 5/5 (Doriane)
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« Vous connaissez certainement Mme de Montespan mais que savez-vous réellement de M.? Nous faire découvrir cet homme, le plus grand cocu de l'histoire comme il se nomme lui même, c'est le pari réussi qu'a mené Jean Teulé. L'amour rend fou c'est bien connu, alors au diable le pouvoir absolu au diable Louis XIV, lui qui lui a volé sa femme!
Il se rebelle, il assiège, il observe, il dérange et... provocant fait mettre des cornes de cerfs à son carrosse et le repeint en noir... etc.
La langue est imagée, vivante. C'est vraiment une excellente biographie romancé.
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Roman d’une grande qualité d’écriture. Le personnage est nature, le style est à la hauteur du personnage outré, l’auteur se surpasse par sa finesse et son audace. À lire sans faute. GiL
MANGEZ-LE SI VOUS VOULEZ, Julliard, 2009,129 pages
Mangez-le si vous voulez
« Alors là accrochez vous pour lire les 131 pages de barbarie, c'est une horreur je n'ai jamais lu de livre pareil. J'ai été écoeurée par ce linchage, c'est un livre horrible. Cet homme on l'a ferré comme un cheval à en faire éclater ses talons, on l'a écartelé, cuit et mangé. Ce livre est indescriptible sur les horreurs que les gens peuvent commet-tre, cette foule m'a fait peur et le genre humain et tout à fait capable de recommen-cer. »
Note : 4/5 (Lisalor)
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« Ce livre est le récit d'un fait divers ayant réellement eu lieu. J'ai un avis un peu plus mitigé que Lisalor sur ce livre. Certes ce qui y est écrit et décrit est tout sim-plement horrible et révoltant par contre je ne suis jamais réellement rentrée dans ce li-vre. Je n'ai pas eu le temps de m'attacher à Alain, le drame arrive trop vite. Du coup et au risque de vous paraître insensible, j'ose dire que je n'ai pas été touchée plus que cela par le crime collectif dont Alain de Moneys a été la victime.
Malgré ça il y a au-delà de ce fait divers dont la retranscription sous forme romanesque m'a laissé plutôt indifférente, une démonstration globalement complète des ressorts qui vont animer cette foule.
Pour moi, c'est un livre qui gagne à être lu au second degré. Bien que basé sur un fait divers historique, je rapprocherai plus ce livre de ses romans "Darling" ou "Le magasin des suicides" plutôt que de ses récits biographiques ("O Verlaine", "Je, François Vil-lon", "Raimbow pour Rimbaud", "Le Montespan").
C’est vrai que ce roman historique est dur et même épouvantable mais sait-on jusqu’où la race humaine peut aller dans sa déchéance. GiL