STEVENS Shane---AU-DELÀ DU MAL
12/06/2010 14:56 par livresentete
STEVENS Shane
AU- DELÀ DU MAL, ÉD. SONATINE, 2009, 757 PAGES,
« Le « Citizen Kane » du roman de serial killer
Après plus de vingt-cinq ans de malédiction éditoriale, nous avons le plaisir de vous présenter pour la première fois en langue française Au-delà du mal, de Shane Stevens, l’un des livres fondateurs du roman de serial killer, avec Le Dahlia noir de James Ellroy et Le Silence des agneaux, de Thomas Harris.
À 10 ans, Thomas Bishop est placé en institut psychiatrique après avoir assassiné sa mère. Il s’en échappe quinze ans plus tard il entame un périple meurtrier parti-culièrement atroce à travers les États-Unis. Très vite, une chasse à l’homme s’organise : la police, la pres-se et la mafia sont aux trousses de cet assassin hors norme, remarquablement intelligent, méticuleux et amoral. Les destins croisés des protagonistes, en particulier celui d’Adam Kenton, journaliste dangereuse-ment proche du meurtrier, dévoilent un inquiétant jeu de miroir, jusqu’au captivant dénouement.
À l’instar d’un Hannibal Lecter, Thomas Bishop est l’une des plus grandes figures du mal enfantées par la littérature contemporaine, un « héros » terrifiant pour lequel on ne peut s’empêcher d’éprouver, malgré tout, une vive sympathie. Au-delà du mal, épopée brutale et dantesque, romantique et violente, à l’intri-gue fascinante, constitue un récit sans égal sur la façon dont on fabrique un monstre et sur les noirceurs de l’âme humaine. D’un réalisme cru, presque documentaire, cet ouvrage, hanté par la figure de Caryl Chessman, n’est pas sans évoquer Le Chant du bourreau de Norman Mailer et De sang-froid de Truman Capote. Un roman dérangeant, raffiné et intense.
Shane Stevens (probable pseudonyme) est né à New York en 1941. Il a écrit cinq romans entre 1966 et 1981 avant de disparaître dans l’anonymat. On ne sait pas grand-chose d’autre de lui »
Source : www.bibliosurf.com
« Thomas Bishop n’était pas un monstre diabolique venu d’une autre planète, mais un enfant martyrisé avec une telle brutalité que son esprit avait fini par trouver refuge dans la démence la plus complète « Page 744
« …il apprendrait à connaître l’homme aussi bien que le monstre. Pour finir, il brosserait avec brio le por-trait d’un homme assailli par des démons, d’un homme qui ressemblait aux autres hommes et n’était pourtant pas comme eux, d’un homme, enfin, qui tuait non pas de sang-froid, mais par démence. »…désespérément seul…solitude infinie…paranoïa mégalomane… »page 756.
Ce roman est un chef d’oeuvre par son intensité, son style incomparable, son intensité, son souffle soute-nu, sa psychanalyse insoutenable car un être d’une telle souffrance dépend de la psychiâtrie, de la démen-ce. L’auteur rejoint les grands maîtres de roman « genre thriller ». À lire sans faute pour son contenu, ses grands frissons et par son humanisme même dérangée. GiL
RASH RON---UN PIED AU PARADIS
12/06/2010 14:51 par livresentete
UN PIED AU PARADIS, Éd. DU MASQUE, 2009, 261 PAGES
« Une vraie belle découverte que Ron Rash et son roman Un pied au paradis. Étrange titre d’ailleurs pour un roman noir, très noir, en forme de polar, mais dans lequel la résolution du crime n’est pas le pivot central.
Nous sommes dans les Appalaches, dans les années 50. Les paysans travaillent dur une terre aride, et sont en sursis. Une compagnie électrique rachète une à une toutes les terres pour construire un barrage et inonder à terme le comté. Chacun s’accommode comme il peut de cette perspective.
L’histoire, racontée de différents points de vue, s’ouvre avec Alexander, le shérif, un des rares habitants à avoir fait des études. Holland Winchester, un héros de la Seconde Guerre mondiale, un peu déboussolé depuis son retour disparaît sans laisser de traces. Sa mère est persuadée qu’il a été tué. Alexander va mener l’enquête, à sa manière, désabusée mais tenace. Ses soupçons se portent rapidement sur les voisins d’Holland, Amy et surtout son mari Billy. Il a l'intuition qu'un lien msytérieux unit ces trois-là...
Les éléments sont en place pour une véritable tragédie familiale et rurale : un drame de l’amour, de la jalousie et de la filiation chez des gens simples que Ron Rash décrit à merveille, tout comme la nature âpre et rude qui les entoure.
L’histoire est racontée en 5 chapitres, du point de vue des personnages principaux, le shérif et son adjoint ou-vrant et clôturant le récit. Seul Holland n’a pas la parole… Chaque récit adopte le langage et le phrasé de ses personnages.
C’est un roman vraiment formidable, ancré dans une époque et un lieu, l’Amérique rurale, mais qui a une por-tée véritablement universelle dans les sentiments qui animent les personnages. Un beau fleuron de la littératu-re sudiste, à qui la traduction semble faire honneur. »
Source :www.bibliobs.com
Roman très intéressant par son contenu mais aussi par son contexte : les Appalaches. C’est intéressant de s’ap-proprier la vie de ces gens vivant dans les montagnes, dépendant des rivières, parmi les grands arbres et une nature à dominer ou à apprivoiser. Les personnages ont un passé, un présent et très peu d’avenir sauf leur as-cendance et leur descendance. Les relations entre les gens sont discrètes, occasionnelles, commodes, sociales ou religieuses, rien de plus. Chacun se mêle de ses affaires et en espère autant des autres.
Nous sommes témoins du drame et presque complices car nous savons. À chaque chapitre un personnage se dévoile, se met à nu en toute familiarité. J’ai trouvé étrange le titre UN PIED AU PARADIS car nous cô-toyons la solitude et parfois la misère. Une belle écriture et une histoire touchante bien que noire. GiL
NOTHOMB AMÉLIE---LE VOYAGE D'HIVER
12/06/2010 14:48 par livresentete
Amélie NOTHOMB
LE VOYAGE D’HIVER, Albin Michel, 2009, 131 pages
Résumé du livre
'Il n'y a pas d'échec amoureux.' Zoïle s'apprête à se faire exploser dans un avion. Dans l'aéroport, dans l'attente, il raconte... l'amour, la femme, les raisons de son geste...
La critique [evene] par Thomas Flamerion
« Trois fois rien : c'est à peu près ce que l'on trouve dans le dernier voyage d'Amélie Nothomb. Un rien de démagogie, quand l'écrivain assène quelques sentences réductrices sur le courage du kamikaze. Un rien de caricature, lorsqu'elle renvoie la complexité de l'autisme au génie d'une écrivain attardée qui se cure le nez et engloutit voracement de la nourriture. Un rien de manichéisme dans sa réflexion improba-ble sur la haine et l'amour, ramenée à la relation stérile entre un électricien et une secrétaire particulière trop dévouée à sa cause pour baisser sa garde... Et quel que soit l'art de la tournure - un peu éculé - de la fabuliste, ses fadaises trouvent dans la brièveté du texte leur ultime vanité. Parce que l'on voudrait bien croire à l'invraisemblable - c'est une des vertus de la bonne littérature - si Amélie Nothomb prenait le temps de creuser les questions qu'elle effleure. Si elle ne se contentait pas de détourner l'impact du 11 Septembre dans un conte aux accents faussement dickensiens qui assimile la misère affective aux dérives terroristes. Parce que quand, chez d'autres, la provocation fait mouche, chez Nothomb on reste consterné devant l'accumulation de raccourcis qui ne mènent nulle part. Sans parler de la scène où ses ennuyeux personnages qui ont ingéré des champignons hallucinogènes brûlent leurs dernières cartouches de crédibilité... Pire, Amélie Nothomb nous refait le coup de la marque du destin en piochant dans son Robert des noms propres. On lui saurait gré de cette pointe d'érudition si elle n'accentuait les carences de sa dialectique, qui sous des traits grand-guignolesques hésite entre lieux communs et mauvais goût. »
« Un nouvel opus disons moyen... Mais l'humour ravageur de notre 'Folie Belge' nous laisse ravis ! » Un lecteur.
Le Point - Jean-Paul Enthoven (13 août 2009) « Le millésime Nothomb 2009, qui se déguste en moins d'une heure, a un arrière-goût de champignons hallucinogènes, de sucs givrés et de ravissants délires. »
Lire - Delphine Peras (Septembre 2009) « Si 'Le Voyage d'hiver', titre emprunté à Schubert, n'est pas un grand cru 'nothombien', c'est une fantaisie originale dont l'étrange saveur ne se dissipe pas de sitôt. «
Les + Le style d'Amélie Nothomb est toujours aussi agréable. Le début nous entraîne dans une nouvelle folie :un attentat. L'imaginaire d'Amélie Nothomb a comme toujours aucune limite et nous plonge dans des pages quelques fois surprenantes. Un peu d'auto-dérision de l'auteure lorsqu'elle évoque les couvertures de romans. Les - Il ne se passe rien, en dehors des 20 premières pages, tout le reste est assez fade. Le passage merveilleux sur les champignons hallucinogènes, ne fait halluciner que les personnages, le lecteur ne voit rien, car rien n\'est décrit. Incohérence sur la fin, on ne peut pas transporter un liquide dans un avion
Personnellement je ne suis pas d’accord avec ces commentaires car j’ai bien aimé ce monde irréel mais probable où nous entraîne Nothomb. Ce roman frappe par son mordant, son humour caustique, sa vision des relations humaines. L’amour et l’amitié se confondent et on ne sait plus à qui s’identifier. J’ai aimé. GiL
CHAPUIS Bernard---LE RÊVE ENTOURÉ D'EAU
12/06/2010 14:43 par livresentete
CHAPUIS Bernard
LE RÊVE ENTOURÉ D’EAU, Éd, Stock, 2009, 394 pages
Avis de Iana « Charmeur et loufoque ! Quatre célibataires au grand coeur deviennent famille de remplacement de quatre enfants rendus orphelins par le crash du Boeing de la TWA. Bichot (archiviste dans un cabinet juridique) nous présente Talbeau (avocat international et pourvoyeur de fonds), Luca (photographe de charme et me-nuisier) et Valentine (figure de mère à la Mary Poppins). Le narrateur, Bichot avec la complicité de son chat Aramis, nous entraîne avec grâce et calme dans cette histoire foisonnante. Tout ce petit monde se retrouve au gré des saisons pour partager des repas, des moments précieux et transmettre… Des objets surgissent du passé raconté : la selle du cavalier du Brahmapoutre, la tacouba d’Ahamed, le matsu des Kotani et le lit Er-nest Boiceau. S’ensuivent des "chasses au trésor", prétextes à des voyages tribulations du Cap Ferret au Lac Léman, en passant par le désert de sable du Ténéré et la mer intérieure du Japon. L'essence même du ro-man : une vraie fiction dans laquelle on se laisse embarquer avec délectation. On vit, on rit, on s'émeut... C'est un hymne à la vie, à l'amitié, à la générosité, une bouffée d'air. En prime c'est très bien écrit, dans une langue élégante mais jamais pesante. Je me suis régalée »
Source :www.evene.fr
Lecture agréable. Personnages décontractés n’ayant pas de problème d’argent voire fortunés. Ils choisissent au jour le jour leurs projets, leurs amours, les responsabilités de la vie. Pour eux revoir une amie au Japon ou effectuer une fouille dans le désert n’est qu’une question de choix ou de priorité . Le style coule comme de l’eau de fontaine parfois de chute : le vocabulaire est recherché et précis. Une bonne lecture. GiL
BENACQUISTA Tonino---MALAVITA
12/06/2010 14:41 par livresentete
Tonino BENACQUISTA
MALAVITA, Gallimard, 2004, 314 pages
« Simple: Malavita est un super Benacquista avec un scénario béton au très bon dosage avec ce qu'il faut de suspens, d'intrigue, de psychologie, de sociologie et de rires pour former un équilibre parfait : un roman qui est un vrai régal.
Attention, Tonino B. veut que l'on parle de roman et c'est vrai que l'on n' est pas dans le polar, on est dans un roman doué d'un suspens certes mais aussi de descriptions psychologiques très fines des héros, mais aussi des relations de famille et des relations entre voisins, avec un sens pertinent de la description sociologique presque ethnologique des habitants d'un petit villa-ge de Normandie (à mourir de rire !!!!!!!!! cf : le barbecue entre voisins!!!!!!!!!! ).
Et puis il y a cette écriture qui coule et nous entraîne au fil des pages sans voir le temps passer et hop c'est déjà la fin, la chute , la grande surprise...Et on a qu'une envie, c'est de faire comme si on ne l'avait pas lu, juste pour recommencer !
Venez à cette rencontre parce que le livre en vaut largement le coup mais aussi car l'auteur To-nino Benacquista est un être adorable, on ne fait pas plus cool et gentil que ce grand écrivain. »
Source :www. comme-un-roman.com
Bon roman par son écriture, son histoire et ses personnages colorés. Malavita est un roman sur la pro-tection d’un mafioso et de sa famille qui a fournit des informations aux autorités judiciaires conduisant à l’incarcération de cinq chefs de clans de la Mafia à New York.
Chaque personnage de cette famille est capable de survivre et de se défendre soit par la douceur, l’in-telligence et sa combativité. Leur survie même dépend de leur capacité à réagir.
Ce roman est plein d’humour, de psychologie sociale, de réflexions sur les individus et les influences de leur milieu de vie. J’ai passé un très bon moment en faisant la lecture de MALAVITA. GiL
ENARD MATHIAS---LA PERFECETION DU TIR
12/06/2010 14:37 par livresentete
LA PERFECTION DU TIR, DE Mathias Enard, Actes Sud 2003,
« Tout est dans la concentration. Tout est dans la patience, le calme, la maîtrise du souffle. Les bons jours, un seul tir réussi - mais alors un tir parfait - suffit à lui donner la joie du travail accompli. Alors, le narrateur redescend de ce toit d'im-meuble où il s'était embusqué pour tuer - dans cette ville sans nom, de longue da-te livrée à la guerre civile -, et il rentre chez lui, retrouver sa mère à demi folle. Puis survient Myrna, une jeune fille de quinze ans embauchée pour "garder" la mère malade. Myrna dont la naissante féminité devient pour lui un objet de fasci-nation, un rêve d'amour - l'autre chemin vers la "perfection" ? Mathias Enard dé-crit avec une saisissante empathie la psyché de son héros, complexe et perturbée. Le réalisme et la paradoxale poésie de sa langue reflètent la cruauté d'un monde abandonné au mal, sans autre bonheur que l'excellence dans l'art d'imposer inexorablement la loi de la force. «
Source :fluctuat.net
UN SOLDAT TUEUR: ON OSE EN PARLER...
Roman d’une grande intensité d’écriture et le sujet en soi en bouleversant : un soldat qui perfectionne son adresse au tir en tirant sur des opposants, les ennemis d’en face.
Ce soldat vit avec sa mère folle, a été rejeté par son père, recherche l’amour mais en revient toujours à sa solitude. Sa seule compensation est dans la réussite de ses tirs et la reconnaissance de ses pairs. Roman dur mais émouvant : le mal de vivre, le manque d’estime de soi et le manque d’amour font de cet homme un être bafoué par la vie. Un grand roman malgré un sujet bouleversant. GiL
HAGE Rawi---PARFUM DE POUSSIÈRE---LE CAFARD
12/06/2010 14:33 par livresentete
HAGE Rawi………….PARFUM DE POUSSIÈRE,
« Alors qu'on annonce la parution de son deuxième roman quelque part cette an-née, le Montréalais d'origine libanaise Rawi Hage voit son Parfum de poussière, déjà couronné des prix McAuslan et Hugh MacLennan pour sa version originale anglaise, figurer parmi les finalistes du Prix des libraires 2008, après avoir été finaliste aux Prix du GG. Un succès initial éclatant et justifié - les deux ne vont pas toujours de pair - qui doit d'abord à la langue fougueuse et à l'indéniable sens du récit de son auteur, et auquel la très bonne traduction de Sophie Voillot n'a certainement pas nui. Que trouve-t-on dans ce pétaradant récit qui a pour décor le Beyrouth bombardé des années 80? De la violence, oui, de l'horreur, mais aussi beaucoup d'humour, les beautés et les limites de l'amitié, et des instants suspendus où la vie se cueille com-me un fruit rare. Le tout servi par un style effronté mais maîtrisé, qui permet à Hage d'embrasser cinq sujets dans la même phrase et de retomber pourtant sur ses pieds. Une trajectoire littéraire à suivre de près. Éd. Alto, 2008, 362
PARFUM DE POUSSIÈRE, Alto, 2007, 350 pages »
Description « Il pleut des bombes sur Beyrouth. Par légions de dix mille, les fléaux s’abattent sur cette ville déchirée par la guerre civile. Sous un soleil de plomb, on se livre une guerre sans merci pendant que les innocents se terrent dans les abris comme des rats. Bassam et Georges sont deux amis d’enfance qui ont grandi au milieu de cet enfer de gravats et de sang, dans l’écho assourdissant des détonations. Les deux voyous vivent de menus larcins jusqu’au jour où la dure réalité de la guerre vient les rattraper et les contraindre à un choix diffici-le: prendre les armes ou prendre la fuite. Tandis que Georges est séduit par les idéologies guer-rières de la milice, Bassam, de son côté, rêve de s’enfuir en Europe. Mais ceux qui partent ne re-viennent jamais… « Salué par la critique anglo-saxonne comme l’un des romans les plus puissants jamais écrit sur la réalité de la guerre, Parfum de poussière a révélé un écrivain doté d’un talent de conteur brut et d’une plume sauvage, hallucinée. Cru et fort comme un direct à l’estomac, ce premier roman dresse un portrait cinglant de l’absurdité de la violence qui n’est pas sans évoquer L’étranger de Camus, dont le spectre flotte sur ses pages, tachées par la poussière et le sang des hommes. » « Né à Beyrouth, au Liban, Rawi Hage a survécu à neuf ans de guerre civile. Il a immigré au Ca-nada en 1992. Il pratique avec succès l’écriture, les arts visuels, le commentaire politique et le métier de curateur. Son travail a remporté plusieurs prix. »
Ce que nos libraires en pensent Dans cette oeuvre magistrale, Rawi Hage nous plonge au coeur de la guerre civile du Liban. Mais Parfum de poussière représente bien plus qu’une simple chronique des affres de la guerre: on y plonge dans les méandres de la nature humaine. Une balade dans le quotidien d’une guerre, non pas sur un front distant entre deux armées distinctes, mais dans une guerre qui se déroule sur le pas de sa porte. Que l’on cherche à la fuir ou à l’investir, il n’y a aucun gagnant ni perdant, uni-quement des hommes et des femmes qui cherchent à survivre et qui tentent de donner un sens à une existence dont les repères s’estompent peu à peu. Écrit dans une langue crue mais poéti-que, ce roman de Rawi Hage est à la fois matière à réflexion et portrait d’un monde déchiré. Une oeuvre qui traversera l’épreuve du temps. » Une oeuvre magistrale qui va nous marquer. GiL David Murray, Monet ….source: www.livresquebecois.com
LE CAFARD, octobre 2009, 306 pages, Rawi HAGE
« Montréal en hiver. Les rues sont désertes, livrées à un froid mordant. Dans un parc, un homme se pend à une branche pour tenter de mettre un terme à sa vie d’insecte. Il échoue. On l’oblige à entreprendre une thérapie avec une psychologue pleine de bonnes intentions à qui il livre malgré lui une confession de vo-leur solitaire, révélant peu à peu son enfance, ses rêves, l’espoir et la haine qui l’habitent, et comment sa soeur le transforma en cafard…
Ce récit sans concessions, porté par un humour noir et un puissant souffle lyrique, confirme que l’auteur de Parfum de poussière (Prix des libraires du Québec, prix IMPAC Dublin) figure parmi les plus grands écrivains de sa génération.Le cafard instille dans l’esprit du lecteur son doux venin, altère sa perception de l’âme hu-maine et illumine les ténèbres de notre époque d’une bien étrange lumière.Traduit de l’anglais (Canada) par Sophie Voillot
Rawi Hage Né à Beyrouth, au Liban, Rawi Hage a vécu aux États-Unis puis a immigré à Mon-tréal en 1992, où il vit toujours. Il pratique avec succès l’écriture, les arts visuels, le commentaire politique et le métier de curateur en plus de participer à des expo-sitions solos et collectives. Il a fait une remarquable entrée sur la scène littéraire mondiale avec Parfum de poussière (De Niro’s Game), publié dans une vingtaine de pays, finaliste à de nombreux prix, récipiendaire, entre autres, du Prix des libraires du Québec 2008, du prix IMPAC Dublin 2008 en plus de remporter le Combat des livres de la radio de Radio-Canada en 2009. Salué unanimement par la critique, Le cafard, (Cockroach) a été finaliste au Prix littéraire du Gouverneur général du Canada et au prix Scotiabank Giller.
Quelques échos :« Parmi les qualités qui font à la fois de Rawi Hage un auteur im-mense, et du Cafard une lecture aussi essentielle que Parfum de poussière, citons la fraîcheur, l’audace, un lyrisme à vous tordre les tripes, une profonde intelligen-ce, un sens aigu de l’histoire et une vision politique subversive, auxquels s’ajou-tent la pudeur des émotions et une compassion sans compromis. »The Globe and Mail source: editionsalta.com/catalogue/cafard
« On retrouve dans Le cafard l’intérêt caractéristique de [Rawi] Hage pour les losers, les dépossédés, les tourmentés, les désespérés de l’existence… Dans un roman em-preint d’humour noir et de dérision pour la somme de souffrance que tolère la société contemporaine, Hage dissèque le vécu des immigrants avec une grande justesse et une bonne dose d’audace. »London Free Press
Roman d’une grande intensité. L’action se déroule à Montréal. Des immigrants tentent de s’intégrer dans un pays à l’opposé des leurs à tous les points de vue. Le personnage principal est arabe , son amie et maîtresse est Iranienne. Tous tentent de survivre dans des conditions difficiles de travail, de climat, de conflits entre eux. Ce roman est remarquable par son sujet et par son écriture profonde et vive. Le contexte est difficile et la survie de chacun dépend des autres. Un grand roman. GiL
HAENEL Yannick---Yan karski
12/06/2010 14:27 par livresentete
HAENEL Yannick
JAN KARSKI, Gallimard, 2009, 186 pages
Résumé du livre
« Varsovie, 1942. La Pologne est dévastée par les nazis et les soviétiques. Jan Karski est un messager de la Résistance polonaise auprès du gouvernement en exil à Londres. Il rencontre deux hommes qui le font entrer clandestinement dans le ghetto, afin qu'il dise aux Alliés ce qu'il a vu, et qu'il prévienne que les juifs d'Europe sont en train d'être exterminés. Jan Karski traverse l'Europe en guerre, alerte les Anglais, et rencontre le président Roosevelt en Amérique. Trente-cinq ans plus tard, il raconte sa mission de l'épo-que dans 'Shoah', le grand film de Claude Lanzmann. Ce livre, avec les moyens du documentaire, puis de la fiction, raconte la vie de cet aventurier qui fut aussi un Juste. «
« Laborieuse, la première partie se transforme en épreuve universitaire d'analyse et ne parvient jamais à justifier l'engagement de l'auteur dans sa direction. Quant à la seconde partie, difficile de ne pas s'interro-ger sur sa redondance, elle qui reprend l'épopée de Karski. Une mise en place pénible pour plonger dans la fiction "intuitive" d'Haenel, véritable coeur de ce roman. Esthétisant le désespoir, l'auteur entame une variation autour de la figure du messager, dénonçant l'immobilisme des Alliés et le combat d'un Juste. Mais traîne dans cette mise en scène de la réalité une âpre trahison. Pas question de remettre en cause l'absolue liberté de l'écrivain qui s'en donne à coeur joie et invente les pensées d'un homme à bout, terré dans le silence, atterré par celui du "monde libre". Si le message est louable, le sujet toujours aussi brû-lant de son urgence, si même 'Jan Karski' pose une foule de questions, une seule revient, lancinante et terrible : et si Yannick Haenel ne se contentait pas, finalement, d'écarter la parole du témoin pour s'oc-troyer la sagesse du sophiste et l'artifice du sentiment, annulant l'éloquence fondamentale du silence forcé de celui qui a tenté, en vain, de parler. »Source.www.evene.net
Les deux premiers chapitres de ce roman nous rappellent en détails tous les événements qui ont provo-qué la deuxième guerre mondiale : l’occupation de la Pologne par l’Allemagne donc les nazis sous le do-mination d’Hitler et la complicité de la Russie dans ce conflit.
Le troisième chapitre nous démontre les démarches de JAN KARSKI auprès des gouvernements britan-niques et américains , sous le règne du président Roosevelt, pour les prévenir que les Juifs d’Europe sont en train d’être exterminés.
La question la plus importante qui suit est : »Pourquoi les Alliés ont-ils laissé faire l’extermination des Juifs d’Europe ? »
La réponse pourrait être que ni les Européens ni les Américains ne voulaient accueillir les Juifs dans leur pays respectif.
A lire sans faute si vous voulez une fois pour toutes connaître les aléas de la deuxième guerre mondiale. J’ai enfin eu des réponses possibles et pertinentes à ces questions. GiL
MAKINE Andrëi---LE CRIME D'OLGA ARBÉLINA---LA MUSIQUE D'UNE VIE
12/06/2010 14:23 par livresentete
Le crime d'Olga Arbélina
Par Catherine Argand (Lire), publié le 01/03/1998
« Olga Arbélina n'est qu'un nom tracé sur une pierre tombale, celui d'une princesse morte dans les années 60, celui d'une criminelle. Olga Arbélina, du nom de son époux un jour parti, est surtout une survivante de la révolution soviétique, née avec le siècle et réfugiée avec son fils hémophile près de Paris, au sein d'une communauté russe vieillissante et atone comme un matin de neige. Dans ce village de l'après-guerre français où seules les variations du ciel et des saisons apportent l'improbable, Olga vit hantée par le caractère irrémédiable de sa vie. Solitaire, renfermée, elle ira jusqu'à connaître la folie la plus sombre et la plus profonde, jusqu'à devenir étrangère à elle-même et à son propre fils. Toute la beauté de ce roman d'une facture très classique est là. Dans cette lente observation, entrecoupée d'événements blessants, d'un temps qui passe et ne passe pas et jamais plus ne s'accomplit. Dans ce crescendo somnambulique d'un crime bien plus grand que le meurtre... Après que son précédent livre, Le testament français, a obtenu le prix Goncourt, Andreï Makine réitère sa recherche du temps perdu. Une recherche singulière, éminemment proustienne, affranchie de la morale et des préoccupations confuses concernant l'écriture moderne. Provoquant, troublant, ciselé dans une langue presque froide mais sans cesse altéré par la profondeur des tourments, Le crime d'Olga Arbélina commence avec ces mots éternels et qui résonnent au long du récit:
«Qu'as-tu fait de moi! Qu'as-tu fait de moi!»
Source :www.lespress.fr
Dans ce roman on sent toute l’intensité de l’âme russe, sa culture, son climat et la complexité de sa culture. Ce roman est d’une grande profondeur psychologique et d’une écriture magistrale. On risque parfois de s’égarer, de mélanger le temporel et l’intérieur émotionnel de l’héroïne. L’histoire est ambigue, double, énigmatique et trouble. C’est l’histoire d’une princesse russe déchue, abandonnée par son mari, vivant avec son fils adolescent hémophile dans le domaine du couple désuni.
On entre dans la complexité relationnelle de la mère et du fils suivi par un ancien médecin de guerre.
« Une maison accolée au mur d’in bâtiment sombre, à moitié habité, une nuit d’hiver, l’isolement infini, et tout au fond de cette solitude, une chambre, la vie silencieuse du feu. Et ce couple, une femme plongée dans un sommeil plus indéfectible qu’une léthagie, un adolescent aux gestes lents, au regard ébloui, lui-même surpris par la sorcellerie de son crime…Une mère et son fils. « Je suis donc folle… »» page 208.
GiL
LA MUSIQUE D’UNE VIE, Seuil, 2001, 127 pages
Résumé du livre
« Dans le dernier wagon d'un train se dirigeant vers Moscou, un pianiste, Alexeï Berg, raconte au narrateur la musique de son existence. Il devait donner un concert le 24 mai 1941 mais celui-ci n'a pas eu lieu et Alexeï a du prendre la fuite.
La critique [evene]
par M.A.
C'est la vie d'un pianiste russe. Un futur virtuose, sans doute. Mais son destin sera tout autre. Le communisme, la guerre contre l'Allemagne : les cartes sont redistribuées. Malgré cela la musique est présente tout au long de l'histoire, même si on ne la voit pas : on la ressent, on l'entend. Elle est dans chacun des mots d'Andreï Makine, dans son style si beau, si noble, à l'image de la Russie, où il est né : il en écrit le visage sublime avec des mots français.
Les pages fondent sous les yeux, on savoure, l'histoire a à peine commencé qu'elle est déjà terminée, on s'est fait avoir, comme d'habitude, on n'a pas vu le temps passer, on a beau se dire cette fois je vais lire lentement, on s'est laissé entraîner dans cette musique d'une vie, ce destin triste et fier, comme savent l'être les destins russes, avant de se rendre compte que non, on ne pourra pas la faire durer, cette musique, elle va se finir, quoiqu'on fasse. Et on termine la dernière page à regret, avec un peu du fatalisme russe, parce que la fin est inéluctable, le point final est là pour vous le rappeler, mais c'est sûr, vous le savez déjà au fond de vous, vous la réécouterez, cette musique. «
HARPER Lee---NE TIREZ PAS SUR L'OISEAU MOQUEUR
12/06/2010 14:15 par livresentete
LEE Harper
NE TIREZ PAS SUR L’OISEAU MOQUEUR
Résumé du livre
Dans une petite ville d'Alabama au moment de la Grande Dépression Atticus Finch élève seul ses deux en-fants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort. Tout en situant son histoire en Alabama à une épo-que bien précise, Harper Lee a écrit un roman universel sur l'enfance confrontée aux préjugés, au mensonge, à la bigoterie et au mal. Racontée avec beaucoup de drôlerie, cet ouvrage tient du conte, de la court story et du roman initiatique. Publié en 1960 - au coeur de la lutte pour les droits civiques -, il connut un grand succès et reçut le prix Pulitzer en 1961.
Source : evene.fr
« Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur »: Un livre culte « En 1935, lors de la Grande Dépression, dans une petite ville d'Alabama, vit Atti-cus Finch - homme intègre - qui élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Cet avocat est alors commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. A travers le regard d'une jeune enfant, la réalité du sud profond nous est offert sans concession ! Des personnages attachants que l'on n'a pas envie de quitter ! Une réalité abordée de façon totalement innovante ... Je vous invite à le découvrir. »
Source.www.critiqueslibres.com
« Le roman très fort, l’écriture est simple et directe, teintée d’humour, comme le regard de Scout. Les personnages sont attachants et nous les découvrons à travers le regard de l’enfant, au fur et à mesure qu’elle grandit, que les incidents lui révè-lent leur véritable personnalité, leurs mesquineries et leurs grandeurs, leur com-plexité secrète au-delà des apparences,. Je crois que c’est là l’essentiel du roman car, comme l’apprend Atticus à Scout et Jem : on ne connaît vraiment un homme que lorsqu’on se met dans sa peau. »
Source :www.critiqueslibres.com
Un roman universel qui touche par son contenu, ses personnages spécialement les enfants qui sont un élément clé de ce roman. Un roman qui nous rejoint, nous at-teint peu importe notre culture, notre milieu, notre âge dans un style à couper le souffle par son rythme, sa force, ses dialogues. Le racisme en est le sujet et la tolé-rance l’aboutissement. GiL
