CHATTAM Maxime---MALRONCE
12/06/2010 15:09 par livresentete
DICKNER Nicolas :
NIKOLSKI, Alto, 2005, 321 pages
« Nikolski, c'est l'histoire de 3 personnages qui, au préalable, n'ont rien en commun, mais dont les vies vont quand même s'entrecouper. Premièrement, il y a le libraire blasé qui retrouve un vieux cadeau que son père absent lui a envoyé un jour; deuxièmement, il y a Joyce, jeune fille de la Côte-Nord qui rêve de quitter son trou et de devenir pirate, comme ses ancêtres, et finalement, il y a Noah, nomade par sa mère, qui décide de quitter les Prairies canadiennes pour venir étudier à Montréal. Je vous jure qu'il y a un lien qui relie ces personnes!
"Le livre est absolument génial! Les critiques dans les journaux ont été dithyrambiques à son sujet ces derniers mois. L'écriture est belle, fluide, drôle. L'histoire est intelligente et les personnages sont juste assez désillusionnés et juste assez rêveurs. On va et vient entre des villages de pêcheurs, les grandes plaines canadiennes, les Caraïbes et le marché Jean-Talon. C'est merveilleux! On est loin des livres qui tournent autour du simple Plateau-Mont-Royal. Il n'y a que la fin qui tombe ou arrive un peu vite. On aurait aimé que la boucle soit un peu plus bouclée ou étoffée. »
TARMAC, ALTO, 2009, 268 pages
Une capacité croissante à tolérer l’étrange.
Une capacité croissante "Imaginez. Si vous saviez quand et comment le monde se terminait, qu’en feriez-vous? C’est la prémisse de Tarmac, le second roman de Nicolas Dickner. Depuis les années 80, le monde que nous connaissions n’existe plus et nous ne le savions même pas. Il s’est éteint durant l’été 1989. Ou le 17 juillet 2001. Dans tous les cas, l’apocalypse a commencé au Japon ou dans une Lada à Rivière-du-Loup. (Nous avons vu plus étrange, il y a eu George W. Bush).
Acceptez. Qu’il soit improbable ou carrément impossible, il faut se laisser pénétrer par l’univers de Tarmac car l’invraisemblable fait partie de nos vies. C’est l’anecdote que l’on raconte à la fin de notre journée, c’est à la fois une guerre qui n’en finit plus à l’autre bout du monde et une roche entrée dans notre soulier au 24e étage d’une tour à bureau. C’est rencontrer l’amour de sa vie et le plus grand imbécile qui soit. La théorie de l’évolution a ses ratés. Tarmac, c’est un peu L’éducation sentimentale de Flaubert, avec un ou deux zombies. (Nous avons vécu plus étrange, il y a eu la saison du Canadiens).
Foncez. L’étrange est votre ami. Pas besoin d’un mijoté d’elfes avec une sauce freudienne pour apprécier l’étrange. Tarmac se l’approprie par ses personnages colorés dans un monde si près de la réalité. Une collection de soupes ramens côtoie la chute du mur de Berlin. Rapport subtil des bouleversements historiques qui ont marqué à la fois la fin du 20e siècle et les personnes qui les ont vécus, Tarmac met l’emphase sur l’absurde qui les habite. Combien pour un morceau du mur? (Nous avons lu plus étrange, il y a eu La triste fin du petit enfant huître).
Écoutez. Dickner nous invite à dévaler les pages de son roman grâce à un rythme effréné soutenu par une verve précise. Grâce à un ton juste et une retenue évitant les longues descriptions, il réussit à garder le lecteur en haleine sans le perdre, quelque part entre New York et Seattle. Chaque chapitre (et il n’en fait pas l’économie) est précédé d’un titre révélateur et ponctué d’une chute frappante. Dickner est peut-être l’enfant illégitime de Margaret Atwood et de Boris Vian. (Nous avons entendu plus étrange, il y a Normand L’Amour).
Découvrez. Que les scientifiques me crucifient, il n’y a pas qu’une réalité. Ou du moins, pas qu’une version de celle-ci. Le mythe de la fin du monde nous parle de révélation et Dickner s’en inspire pour son roman. L’apocalypse selon Saint-Kerouac. Tarmac devient la fresque majestueuse d’un univers social et culturel foisonnant. Peinte par Picasso, évidemment. (Nous avons vu plus étrange, il y a eu la mode fluo)."
Un roman à lire sans faute pour son style, son originalité et son contenu. GiL
IZZO, Jean-Claude
TOTAL KHÉOPS, Gallimard, Série noire, 1995, 284 pages, # 2370
Total Kheops est le premier volet des aventures de l’inspecteur Montale. Et on comprend le choc qu’ont du éprouver les lecteurs marseillais à la découverte de ce livre. Marseille, longtemps montré du doigt, détrônait la capitale et ses arrondissements si chers à Léo Malet. La cité phocéenne, dans toute sa réalité, sa diversité, sa complexité, est enfin dévoilée, loin des « pagnolades » et autre folklore… Du vieux port aux quartiers Nord, des maffieux à tendance nazie aux enfants perdus trop mal sortis du Panier, la ville est scrutée sans complaisance mais avec amour et respect.
Loin du whodunit, Total Kheops développe la logique du noir à tendance hard-boiled. Prenant comme prétexte une sombre histoire de succession maffieuse qui se conclut à coup de flingue, J C Izzo promène son héros dans la ville mais aussi, et surtout, dans ses souvenirs, ses déceptions et ses regrets. A chacun de ses pas, devant chaque façade délabrée ou en rénovation, au seuil de chaque ruelle, à l’ombre des platanes de la place des Sept Coins, Montale se souvient et les images de son passé assaillent son esprit et minent son moral.
Mais, ces souvenirs d’immigré italien, J.C. Izzo n’en vaut aucun de joyeux, ni même de léger. Il les choisit tous au rayon du malheur, marqués par le sceau de l’échec ou de la mort. Tant et si bien qu’au fil des pages, face à tant de malheur, la tristesse et avec elle l’humanisme ne peut qu’envahir le lecteur.
Certains reprochent à J.C. Izzo d’avoir développé, dans ses trois polars, une philosophie de cabanon, en référence au fait que Montale ne retrouve la quiétude qu’une fois regagné son cabanon du fond du Goulde.
Reproche fondé ou non? A chacun de juger. Toujours est-il, qu’il convient de remarquer qu’il attribue au bien et au mal des territoires géographiques résultant de l’évolution historique.
Le bien aurait été chassé de la ville et plus particulièrement de ses plus vieux quartiers, au fil du temps, au rythme où grandissait Montale, pour n’avoir plus comme refuge qu’un vieux cabanon en front de mer.
Simplification abusive d’une réalité beaucoup plus complexe? Peut-être, mais simplification qui fonctionne à merveille dans ce genre de littérature.
J’ai apprécié la lecture de ce roman genre polar-policier surtout pour son écriture et son contexte qui est la ville de Marseille. GiL
CHOURMO, Gallimard, Série noire, 1996, # 2422, 314 pages
Montale a eu une jeunesse de fils d'immigrés italiens. Il a grandi dans le « panier chez les chiens des quais » parmi les siens, parmi ceux qu'on appelait les nabos. Alors son entrée dans la vie, il l'a faite en compagnie de Manu et Ugo, avec en tête des idées du genre : « L'argent volé, c'est de l'argent gagné ». Seulement voilà, avec de telles idées c'était inévitable: un jour « Manu a tiré » et « une page s'était tournée brutalement ».
Montale s'engage dans la coloniale puis, à son retour, il devient flic… avant de démissionner et de partir se réfugier dans son cabanon.
Parce que « Le monde était devenu comme nous, sans destination »
Le monde est devenu opaque, quasiment indéchiffrable. La solidarité de classe, la lutte de classe, l'affrontement avec le patronat, autant de réalités qui se sont brouillées dans la conscience des hommes. La crise économique a eu raison des solidarités, des appartenances à une classe. Maintenant il n'existe plus que les Français et les autres. Et au cas où la réalité socio-économique marseillaise ne suffirait pas à brouiller les consciences, les événements mondiaux se chargent de parachever le travail. A l'Est, l'idéal s'est pitoyablement effondré pendant que sur l'autre rive de la méditerranée s'épanouit l'intégrisme religieux et que les idées fascistes gangrènent le monde ouvrie
Montale n'est plus dans la police, il n'a plus de raison de monter dans les quartiers Nord, de s'immerger dans la misère et le désespoir, il peut vivre paisiblement dans son cabanon, loin de tout mais près de ceux qu'il aime : Fonfon et Honorine. Il peut détacher sa barque et partir à la pêche….
Pourtant il devra revenir dans les quartiers Nord.
Gélou, sa cousine, qu'il n'a pas revue depuis une éternité, débarque chez lui un beau matin. Son fils a disparu. Il avait rencontré, pendant les vacances, une jeune fille dont il était très amoureux. Peut-être l'a-t-il rejoint ?… Elle s'appelle Naïma, elle habite Marseille, les quartiers Nord.
Après une brève hésitation, Montale accepte de partir à la recherche de Guitou. A peine met-il les pieds dans les quartiers Nord qu'il assiste à l'exécution d'une ancienne connaissance, un éducateur de rue
Et les cadavres s'accumulent autour de lui.
La recherche de Guitou l'entraîne aux marges de la cité, aussi bien celles qui jaillissent de la misère et du désœuvrement que celles qui descendent de la « finance ». Il se heurte à des militants islamistes plus ou moins manipulés, des flics véreux travaillant, en sous-main, pour le compte de l'extrême droite et à la maffia, organisation invisible dont on ne devine l'existence que par la présence de ses tueurs à gages.
SOLEA, Gallimard, Série noire, #2500, 1998, 250 pages
Montale a eu une jeunesse de fils d'immigrés italiens. Il a grandi dans le « panier chez les chiens des quais » parmi les siens, parmi ceux qu'on appelait les nabos. Alors son entrée dans la vie, il l'a faite en compagnie de Manu et Ugo, avec en tête des idées du genre : « L'argent volé, c'est de l'argent gagné ». Seulement voilà, avec de telles idées c'était inévitable: un jour « Manu a tiré » et « une page s'était tournée brutalement ».
Montale s'engage dans la coloniale puis, à son retour, il devient flic… avant de démissionner et de partir se réfugier dans son cabanon.
Parce que « Le monde était devenu comme nous, sans destination »
Le monde est devenu opaque, quasiment indéchiffrable. La solidarité de classe, la lutte de classe, l'affrontement avec le patronat, autant de réalités qui se sont brouillées dans la conscience des hommes. La crise économique a eu raison des solidarités, des appartenances à une classe. Maintenant il n'existe plus que les Français et les autres. Et au cas où la réalité socio-économique marseillaise ne suffirait pas à brouiller les consciences, les événements mondiaux se chargent de parachever le travail. A l'Est, l'idéal s'est pitoyablement effondré pendant que sur l'autre rive de la méditerranée s'épanouit l'intégrisme religieux et que les idées fascistes gangrènent le monde ouvrier
Voilà deux ans que Babette Bellini vit à Rome et enquête sur les activités de la maffia et plus précisément sur ces activités dans le Sud de la France. Mais un jour les cadavres de ses amis s'amoncellent autour d'elle. Avec cette dédicace : « cadeau pour mademoiselle Bellini. A plus tard. »
Sa traque avait commencé.
Alors elle n'a pas d'autre choix que de fuir et de se réfugier dans un hameau des Cévennes.
Les tueurs savent que la journaliste est une amie de Montale et en déduisent qu'elle a fait appel à son aide. Alors ils décident de faire pression sur cet ancien flic pour qu'il collabore avec eux.
Seulement voilà, Montale n'est pas homme à trahir ses amis et à prêter main forte à la Maffia.
Un soir il rencontre une jeune femme dans un bar. Ils passent la nuit ensemble et décident de se revoir le lendemain.
Lorsque Montale arrive au domicile de la jeune femme, la police est là. La femme a été sauvagement assassinée.
Montale reçoit un coup de fil : soit, il livre Babette, soit tous ses amis connaîtront le même sort que son amante.
PANCOL KATHERINE
LES YEUX JAUNES DES CROCODILES,
Avis de la Fnac : "Les yeux jaunes des crocodiles"
Lors d' un dîner, Iris prétend qu'elle écrit. Entraînée par son mensonge, elle persuade sa soeur Joséphine, historienne, d'écrire un livre, qu'elle signera. Le destin de chaque soeur va basculer... Marylise, libraire à la Fnac Avignon Tout récemment divorcée Josephine doit jongler entre son job au CNRS, ses enfants, sa relation complexe avec un ex-mari parti monter une ferme de crocodiles en Afrique.Un roman incisif et juste! Aurélie, libraire à la Fnac Bordeaux Lac Histoires d'amour, de couples, de mensonges, de trahisons, d'argent, de rêves, de réussite…Une chronique familiale pleine d'humour; des personnages attachants.Pour tout ceux qui ont aimé Ensemble c'est tout. Isabelle, libraire à la Fnac Cergy
Le Mot de l'éditeur : "Les yeux jaunes des crocodiles"
Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles.
Ce roman parle des hommes.
Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être.
Ce roman est l'histoire d'un mensonge. Mais aussi une histoire d'amours, d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves.
Ce roman est plein de rires et de larmes.
Ce roman, c'est la vie.
Ce roman reflète une société moderne en changement. Les personnages changent, les rôles changent, les circontances de la vie changent les êtres. Ce roman est l’histoire d’une famille qui vit des bouleversements qui d’une façon leur permettent d’évoluer sinon de s’adapter. Roman très touchant. À lire si la vie vous intéresse. GiL
LA VALSE LENTE DES TORTUES, Albin Michel, 2008, 700 pages.
Mot de l'éditeur sur "La valse lente des tortues" de Katherine Pancol
Qu’un crocodile aux yeux jaunes ait ou non dévoré son mari Antoine, disparu au Kenya, Joséphine s’en moque désormais. Elle a quitté Courbevoie pour un immeuble huppé de Passy, grâce à l’argent de son best seller, celui que sa sœur Iris avait tenté de s’attribuer, payant cruellement son imposture dans une clinique pour dépressifs. Libre, toujours timide et insatisfaite, attentive cependant à la comédie cocasse, étrange et parfois hostile que lui offrent ses nouveaux voisins, Joséphine semble à la recherche de ce grand amour qui ne vient pas. Elle veille sur sa fille Zoé, adolescente attachante et tourmentée et observe les succès de son ambitieuse aînée Hortense, qui se lance à Londres dans une carrière de styliste à la mode.
Joséphine ignore tout de la violence du monde, jusqu’au jour où une série de meurtres vient détruire la sérénité bourgeoise de son quartier. Elle-même, prise pour une autre sans doute, échappe de peu à une agression. La présence de Philippe, son beau-frère, qui l’aime et la désire, peut lui faire oublier ces horreurs. Impossible d’oublier ce baiser, le soir du réveillon de Noël, qui l’a chavirée. Le bonheur est en vue, à condition d’éliminer l’inquiétant Lefloc-Pinel, son voisin d’immeuble, un élégant banquier dont le charme cache bien trop de turpitudes.
Autour de l’irrésistible et discrète Joséphine, gravite une fois encore tout un monde de séducteurs, de salauds, de tricheurs et autant d’êtres bons et généreux. Comme dans la vie.
Source. www.fnac.com
Roman très intéressant, bien construit avec une écriture très intelligente et touchante. Le personnage principal , Joséphine, vit dans un immeuble avec une clientèle complètement éclatée. J’ai beaucoup apprécié la lecture de ce roman qui agit sur nous comme un aimant révélateur de l’humain et passionnant. GiL
TESSON Sylvain
UNE VIE ÀCOUCHER DEHORS, Gallimard, 2009, 196 pages
Editions Gallimard, 12/03/2009 208 p ISBN : 9782070124664
Tag(s) : Littérature francophone - Nouvelle - Rentrée littéraire hiver 2009
« En Sibérie, dans les glens écossais, les criques de l’Égée ou les montagnes de Géorgie, les héros de ces quinze nouvelles ne devraient jamais oublier que les lois du destin et les
Quinze nouvelles qui nous portent à réfléchir aux aléas que la vie nous réserve peu importe notre condition humaine. GiL
PETIT TRAITÉ SUR L’IMMENSITÉ DU MONDE, Éd, de la LOUPE, 2006, 167 PAGES
Résumé du livre
Pour ralentir la fuite du temps, Sylvain Tesson parcourt le monde à pied, à cheval, à vélo ou en canot. Dans les steppes d'Asie centrale, au Tibet, dans les forêts françaises ou à Paris, il marche, chevauche, mais escalade aussi les monuments à mains nues. Pour mieux embrasser la terre, il passe une nuit au sommet de Notre-Dame de Paris, bivouaque dans un arbre ou sous un pont, recourt aux cabanes. Cet amoureux des reliefs poursuit le merveilleux et l'enchantement. Dans nos sociétés de communication, Sylvain Tesson en appelle à un nouveau nomadisme, à un vagabondage joyeux.
La critique [evene]
Le ‘Petit traité sur l’immensité du monde’ porte bien son nom et son paradoxe. Sans être didactique ni abstraitement philosophique, la voix singulière de Sylvain Tesson épouse ces dimensions faramineuses et nous en apprend beaucoup. Pas sur les voyages comme nous, profanes, les pratiquons, mais sur ceux qui durent plusieurs mois, "by fair means", autrement dit sans moteur ! Sylvain Tesson rend hommage à tous les "baladins du monde occidental" auxquels il s’identifie. Il dissèque la philosophie du "wanderer", du nomade par excellence, à contre-courant de notre mode de vie. Avec force références artistiques et anecdotes issues de ses propres voyages en tant que journaliste notamment, l’auteur restitue ce parfum d’aventure au ralenti, pourrait-on dire, pour celui dont la vie se résume à cheminer. Tout coule de source dans cet essai loin de clopiner. Le lecteur se laisse emporter par ce flot de pensées, de réflexions et d’exemples originaux et véridiques. Le sens de la formule n’échappe jamais à Sylvain Tesson, conteur hors pair. Joli condensé d’expérience(s).
STRELECKY John P.
LE WHY CAFÉ, Le dauphin blanc, 2009, 154 pages
Description « Pour fuir le stress et la pression au travail et dans la vie quotidienne, John prend la route pour quelques jours de vacances. Retardé par un accident, il se voit contraint de modifier son itinéraire et d'emprunter un chemin inconnu et isolé sur lequel il se perd. Contre toute attente, alors qu'il est sur le point de manquer d'essence et qu'il est affamé, il aboutit à un café au milieu de nulle part et dans lequel il fait la connaissance de trois personnes qui l'amèneront à réfléchir sur la vie d'un point de vue différent. Mais surtout, il découvre sur le menu du café trois questions qui le porteront à réévaluer sa propre existence: Pourquoi êtes-vous ici? Craignez-vous la mort? Etes-vous pleinement épanoui?
De discussion en discussion, de réflexion en réflexion, l'homme voit sa vision de la vie se trans-former. Lorsqu'il quitte le café, tard dans la nuit, il sait qu'il ne sera plus jamais le même homme et que sa vie vient de prendre un tournant majeur. Best seller international vendu à plus de 300,000 exemplaires et traduit en 18 langues, Le Why café est une histoire au sujet des occasions que l'on trouve à la croisée des chemins. Ce livre, véritable phénomène international de l'édition, inspirera les lecteurs qui, dans la foulée du per-sonnage principal, partiront eux aussi à la découverte d'eux-mêmes et transformeront leur propre existence. » Source: www.livresquebecois.com/livre
Livre sur le développement personnel. Intéressant, bien fait. Se lit facilement et peut être utile aux personnes qui se questionnent sur leur vie, leur destin, qui se remmettent en question face à la routine et à la réalité de leur vie, qui ont besoin de faire le point.GiL
DEUILS CANNIBALES ET MÉLANCOLIQUES, 2000, Éditions Trois
Catherine Mavrikakis est devenue un écrivain incontournable dans le paysage québécois depuis son roman Bay City, récom-pensé par le Grand Prix de la Ville de Montréal en 2008. Ce qu’on sait peut-être moins d’elle c’est qu’avant d’être ainsi recon-nue, elle comptait déjà à son actif quelques essais et cinq autres romans, dont Deuils cannibales et mélancoliques, publié en 2000 aux Éditions Trois. Ce premier roman n’avait pas rejoint un large public mais avait toutefois connu une sortie percutante grâce au critique littéraire Robert Lévesque - autrefois du journal Le Devoir- qui avait alors dit de l’auteur de ce roman qu’elle était le premier écrivain à l’avoir autant séduit depuis Hubert Aquin. Un hommage exceptionnel venant de ce critique reconnu pour son niveau d’exigence très élévé. D’autre part, Pierre Thibault, l’ancien directeur du journal Ici avait également salué ce livre comme « chef-d’oeuvre ».
Le livre était resté introuvable depuis sa parution en 2000, mais après le succès de Bay City, l’éditeur actuel de Catherine Mavri-kakis, Héliotropis, a jugé bon de rééditer Deuils cannibales et mélancoliques, au grand plaisir de ceux qui avaient déjà décou-vert son talent exceptionnel. Ce livre peut fasciner ou, au contraire, entraîner un refus viscéral parce qu’il tire le lecteur vers des lieux intérieurs arides où il ne veut pas séjourner, ne serait-ce que le temps d’une lecture. On entre dans Deuils cannibales et mélancoliques comme dans un cinéma sombre, pour y voir un film sombre, réalisé par un cinéaste lui aussi sombre, mais plein de courage devant des réalités froides et dures et doté de plus d’un rare talent d’écriture. Et il en faut du courage pour aborder les thèmes favoris de Catherine Mavrikakis, la difficulté de communiquer ce qu’on est et la solitude qui en découle, et, dans le cas particulier de ce livre, la mort. La mort, uniquement la mort, celle de proches, d’amis sidéens qui, les uns après les autres, quit-tent prématurément la vie et dont le départ impose une brutale rupture des amitiés. Les deuils dont parlent le titre sont ceux qui rongent de l’intérieur les survivants et les marquent d’une tristesse profonde qui ne les quittera plus. Étonnamment, tous ces amis morts portent un prénom identique, « Hervé », par allusion, et peut-être en hommage, à Hervé Guibert, l’écrivain français lui aussi mort du sida il y a quelques années.
Deuils cannibales et mélancoliques est un court roman, composé de très courts chapitres écrits dans un style essentiel, minima-liste, ce qui aide à atténuer la dureté du sujet traité. Qu’on aime ou pas, il faut reconnaître que Catherine Mavrikakis est dotée d’une voix exceptionnellement forte et courageuse, ce qui devrait faire d’elle un des écrivains les plus remarquables de la littéra-ture francophone contemporaine. Une forte personnalité littéraire, à recommander aux lecteurs qui recherchent la présence d’un livre et d’un auteur de grand caractère.
Agathe Crevier, Lavaltrie, Québec.
LE CERCLE CELTIQUE, Gallimard, 1998 ...Un roman genre policier de Björn LARSSON *****
« C’est un roman maritime autant que policier, puisque tout se passe à bord du Rustica, un voilier parti en plein hiver des pays nordiques, pour naviguer autour des côtes écossaises à la re-cherche d’un mystère, celui du cercle celtique évoqué par un navigateur finlandais, mort dans des circonstances étranges. L’atmosphère confinée du bateau est particulièrement adaptée à une intrigue policière, tandis que les paysages maritimes superbement décrits apportent le souffle du grand large. Quelle est donc cette malédiction qui semble peser sur MacDuff et Mary, amoureux en fuite, poursuivis par-delà les mers, menacés par la survivance de rites meur-triers ? L’évocation de cette errance maritime est d’autant plus convaincante que l’auteur est lui-même un marin émérite qui a pas mal bourlingué sur les côtes d’Écosse, du pays de Galles et de Bretagne. »
Source :www.fnac.com
Un roman d’aventure passionnant par son histoire, ses sources bien documentées, ses personnages. C’est un récit détaillé d’aventures autour des nombreuses îles nordiques de l’Écosse surtout. Le personnage principal et narrateur et son ami Torben nous entraînent dans une enquête maritime et mystique , digne d’un roman ancien, sur les traces de druides et grands-prêtres celtiques. Roman captivant dont le récit a pour but de protéger les amis de l’auteur en révélant cette histoire compromettante. L’auteur nous prend à témoin et nous fait partager la menace qui pèse sur lui et qu’en nous la révélant le protège d’une ven-geance possible. Une lecture agréable à base historique et mystique. GiL
ELLORY R.J.
SEUL LE SILENCE, Éd. Sonatine, 495 pages
« Joseph Vaughan, écrivain à succès, tient en joue un tueur en série, dans l’ombre duquel il vit depuis bientôt trente ans. Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps horrible-ment mutilé d’une fillette assassinée. La première victime d’une longue série qui laissera longtemps la police impuissante. Des années plus tard, lorsque l’affaire semble enfin élucidée, Joseph décide de chan-ger de vie et de s’installer à New York pour oublier les séquelles de cette histoire qui l’a touché de trop près. Lorsqu’il comprend que le tueur est toujours à l’oeuvre, il n’a d’autre solution pour échapper à ses démons, alors que les cadavres d’enfants se multiplient, que de reprendre une enquête qui le hante afin de démasquer le vrai coupable, dont l’identité ne sera révélée que dans les toutes dernières pages.
Plus encore qu’un roman de serial killer à la mécanique parfaite et au suspense constant, Seul le silence marque une date dans l’histoire du thriller. Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, sans concession aucune, R. J.Ellory évoque autant William Styron que Norman Mailer par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu’il met en jeu. »
Source : bibliosurf.com
Roman d’une écriture remarquable par son style, son contenu, les émotions et les réflexions intérieures intenses. Ce roman est plus qu’un polar, un thriller par son sujet, c’est un grand livre qui vibre par son style à l’image d’un Carlos Ruiz ZAFON. GiL
MALRONCE, tome2, nov. 2009, Albin Michel
Résumé du livre
« Il faut imaginer un monde où la nature a repris le pouvoir, où les adultes sont redevenus sauva-ges et les enfants se sont assemblés en bandes pour survivre, où chaque promenade est une expédi-tion, chaque jour passé, un exploit. Un monde recouvert par un océan de forêts, peuplé de créatu-res fabuleuses, traversé de courants étranges, d'énergies nouvelles. Un monde nouveau où trois adolescents tentent de déjouer les pièges d'une mystérieuse reine, acharnée à leur perte : Malron-ce. »
Source :ww.evene.fr
« Découvrez cet Autre-Monde Après un tome 1 ("L'Alliance Des Trois") très réussi, Maxime Chattam nous fait retrouver Matt, Ambre et Tobias dans ce "Malronce" très réussi et même supérieur, second volet de la saga "Autre-Monde". Ce n'est vraiment pas écrit pour le même lectoriat que la 'Trilogie du Mal', "La Promesse Des Ténèbres" ou "Le Sang Du Temps" (et les autres) ; ici, c'est vraiment destiné aux adolescents. Mais ça n'empêche pas le résultat d'être superbement bien écrit.
J'ai cependant trouvé l'ensemble un peu trop court, 400 pages en tout et pour tout, on aurait vraiment préféré une centaine de pages de plus. Consolation : la mise en pages ahurissante de stupidité du pre-mier tome (3/4 de page utilisé pour le texte, une belle marge en haut de la page qui fait vraiment négligé, et augmentait inutilement le nombre de pages du tome 1) a ici été réparée : le texte est sur l'ensemble des pages. La taille des caractères est aussi nettement plus grosse que pour les autres romans de Chattam, ce qui me laisse à penser que si le roman fait 400 pages, c'est vrai-ment de justesse, et qu'avec une taille de caractères plus sobre, il en ferait moins. Bref, l'épaisseur du roman est décevante.
Mais l'histoire, et c'est le plus important, est excellente ! Entre rencontre avec un peuple de Pans vivant dans une forêt immense et dangereuse, les Kloro-panphylles (ou peuple-Gaïa, allusion de plus à "La Théorie Gaïa") et tout le segment chez les Cyniks de la reine Malronce, ce second tome regorge de grands passages, de suspense et de tension. Avec aussi de l'humour (le tout est, je le redis, plutôt destiné aux ados) et peu de violence. Ce n'est pas le même Chattam que "Prédateurs". Un Chattam comme reposé, ici, libéré des contraintes de documentation essentielles à la rédaction de ses thrillers. Com-me il l'a dit en interview, pour "Autre-Monde", il a juste à s'asseoir devant sa machine/son ordinateur/sa feuille blanche (peu importe son procédé d'écritu-re) et de laisser son imagination prendre le dessus. En un mot, il se fait plai-sir. Et nous aussi !
MAXIME CHATTTAM
LE SANG DU TEMPS, Éd. Michel Lafon.
En résumé : Le sang du temps
« Pour avoir surpris un secret, Marion doit se cacher au Mont-Saint-Michel. Dans l'atmosphère hivernale du rocher battu par les tempêtes, elle découvre, parmi les livres de l'abbaye, le récit d'une affaire de meurtres d'enfants au Caire en 1928. Une lecture qui va la mettre encore plus en danger. Par l'auteur de L'âme du mal, révélation du thriller français. »
Avis de la Fnac : Le sang du temps
« Après des études de criminologie, Maxime Chattam a renouvelé le genre du thriller avec maestria dans sa trilogie L’Âme du mal, In Tenebris et Maléfices. Dans Le Sang du temps, il noue deux intrigues sans rapport apparent pour bâtir un thriller impitoyable, entre présent et passé. Le présent, c’est l’automne 2005 : Marion quitte Paris dans l’urgence et se réfugie au Mont-Saint-Michel par l’intermédiaire de la DST, où elle est accueillie par une communauté reli-gieuse et où très vite elle se sent espionnée… Le passé, c’est un certain mois de mars 1928, en Egypte, lorsqu’on retrouve des enfants au corps meurtris dans des nécropoles de l’agglomé-ration du Caire… Serait-ce là l’oeuvre de la Goule monstrueuse des Mille et une nuits ? La ru-meur circule, même si le détective Matheson n’y croit pas… Entre ces deux époques, entre ces deux régions géographiques, un seul trait d’union : le sang du temps, celui qui coule en lettres de lave sur les pages de ce cauchemardesque roman, qu’on ne lâche plus une fois ouvert »
Source: www.fnac.com
Un excellent Chattam. De l’action, des frissons, un voyage à travers les époques, de l’histoire, une recherche trépidante, un roman brillant et intelligent. Je suis un inconditionnel de Chattam. À lire si vous correspondez à ces critères. GiL…
Maxime CHATTAM: UN MAÎTRE DU ROMAN GENRE THRILLER
La saga "Autre-Monde" pourrait très bien devenir son Grand Oeuvre. »
Source :www.critiqueslibres.com
Je suis plutôt d’accord avec ce commentaire car AUTRE-MONDE est une saga complètement différente des romans précédents de Chattam. Auparavant ces romans étaient ordinairement des romans du genre thriller, horreur, grands frissons. Ce qui n’est pas le cas avec cette nouvelle saga qui est plus du genre fantastique-fiction même féérie.L’écriture y est toujours aussi mordante, efficace. C’est une vision possi-ble de l’avenir de notre planète qui par sa fragilité peut se transformer et accueillir des populations en mode de survie. C’est un bouleversement majeur de la planète qui fait que chacun se doit de sauver sa peau et la morale n’a plus sa place car la survie revient au plus fort, aux puissants comme au début de notre civilisation. Bonne lecture. GiL