INDRIDASON Arnaldur---LA VOIX---LA FEMME EN VERT---L'HOMME DU LAC---HIVER ARCTIQUE

14/06/2010 16:00 par livresentete

INDRIDASON Arnaldur :

LA VOIX : Ed. Métaillé. Noir, Fr. 330 pages. 2002-2007
Un très bon polar. Excellent suspense. Sujet bien traité. Bon style.
……..Et ça se passe en Islande. Belle découverte.


LA FEMME EN VERT, Éd. Métaillé, 2006, 298 pages.

Bon suspense, bon polar, bonne intrigue. Le père est violent, bat sa femme au moindre regard, les enfants sont soumis et terrorisés. Que de drames, de souffrances au-dessus de ce qu’on peut imaginer de la part d’un humain qui lui-même avait eu une enfance difficile. C’est lent mais bien mené. La violence engendre la violence. GiL


LA CITÉ DES JARRES,

L’HOMME DU LAC, Éditions Métailié, 2008, 348 pages

Indridason maîtrise très bien l’art du polar : enquête bien menée, indices à la petite cuillère, époque datant de relations politiques entre la Hollande et l’Allemagne de l’est, atmosphère bien adaptée au mystère en milieu nordique et isolé.
Résumé du livre
« A la suite des tremblements de terre qui ont eu lieu en Islande en juin 2000, le lac de Kleifarvatn se vide peu à peu. Une géologue chargée de mesurer le niveau de l'eau découvre sur le fond asséché un squelette lesté par un émetteur radio portant des inscriptions en caractère cyrillique à demi effacéefs. La police est envoyée sur les lieux, Erlendur et son équipe se voient chargés de l'enquête, ce qui les mène à s'intéresser aux disparitions non élucidées ayant eu lieu au cours des années 1960 en Islande. Les investigations s'orientent bientôt vers les ambassades ou délégations des pays de l'ex-bloc communiste. Les trois policiers sont amenés à rencontrer d'anciens étudiants islandais qui avaient obtenu des bourses de l'Allemagne de l'Est dans les années 1950 et qui ont tous rapporté la douloureuse expérience d'un système qui, pour faire le bonheur du peuple, jugeait nécessaire de le surveiller constamment. Peu à peu, Erlendur, Elinborg et Sigurdur Oli remontent la piste de l'homme du lac dont ils finiront par découvrir le terrible secret »

« Par Mikaël Demets
‘La Dame du lac’ de Chandler avait sa place au panthéon du roman noir, il faudra désormais compter avec ‘L’Homme du lac’ d’Indridason. Moins lugubre que son précédent ouvrage ‘La Voix’ - puisqu’ici, ô miracle, le soleil estival apparaît pour réchauffer le lecteur - ce roman reste dans la droite veine des enquêtes d’Erlendur. Toujours fasciné par les disparitions, le commissaire taciturne prend en charge une affaire complètement hors du temps, puisqu’il s’agit cette fois d’un squelette vieux de 40 ans. Si les intrigues d’Arnaldur Indridason possèdent toujours un lien très fort avec le passé et la mémoire, révélant une Islande beaucoup plus torturée que celle des publicités touristiques, celle-ci va plus loin, sortant du carcan insulaire pour raconter la Stasi, la peur, la haine, la vengeance et le traumatisme silencieux d’une île que l’on croyait à l’écart de ces histoires d’espionnage.
Récit à deux voix, celle du présent et l’autre, mystérieuse, surgie du passé, ‘L’Homme du lac’ impressionne par la tension dramatique palpable qu’il dégage, et ce malgré l’absence totale d’effets : l’enquête dure presque un an (!), et l’on n’assiste à aucune course-poursuite ni échange de coups de feu. Quant à l’écriture d’Indridason, elle est sèche, froide. Elle raconte la cruauté impitoyable de l’histoire, les blessures qui ne se referment jamais avec une telle simplicité que la puissance tragique de ces destins est décuplée. Certes policier, le roman de l’Islandais ne se réduit pas à ce créneau, et marque par le soin apporté aux personnages, très fouillés. L’amplitude majestueuse qui se dégage de ces lignes, alliée à la force de l’écriture et à la richesse de l’intrigue fait de cet ‘Homme du lac’ un chef-d’oeuvre pénétrant, dont la présence subsiste longtemps après la dernière page. »
source :www.evene.fr


HIVER ARCTIQUE, Métaillé, 2009, 334 pages
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Résumé
"Le corps d'un petit garçon était couché dans la neige lorsque la voiture d'Erlendur est arrivée au pied de l'immeuble de banlieue, en cette fin d'après-midi glaciale de Reykjavik. II avait douze ans, rêvait de forêts, ses parents avaient divorcé et sa mère venait de Thaïlande, son grand frère avait du mal à accepter un pays aussi froid. Le commissaire Erlendur et son équipe n'ont aucun indice et vont explorer tous les préjugés qu'éveille la présence croissante d'émigrés dans une société fermée. Erlendur est pressé de voir cette enquête aboutir, il néglige ses autres affaires, bouscule cette femme qui pleure au téléphone et manque de philosophie lorsque ses enfants s'obstinent à exiger de lui des explications sur sa vie qu'il n'a aucune envie de donner. La résolution surprenante de ce crime ne sortira pas Erlendur de son pessimisme sur ses contemporains. Dans cet impressionnant dernier roman, Indridason surprend en nous plongeant dans un monde à la Simenon. Il a reçu pour ce livre et pour la troisième fois le prix Clé de Verre du roman noir scandinave."

EVERETT Percival---GLYPHE

14/06/2010 15:49 par livresentete

EVERETT Percival……….. GLYPHE, Actes Sud, 2008, 300 pages

 
"Dans une atmosphère délirante, le nouveau roman de Percival Everett relève d'un exercice de style brillant. A travers 'Glyphe', l'auteur prête sa voix à un bébé, mais pas n'importe lequel : un bébé dont le QI est tellement élevé qu'il en vient à filer des complexes à tout le monde. Alors, quoi de plus effrayant pour l'intelligentsia de constater qu'un poupon de quelques mois peut mettre en péril son autorité intellectuelle ancestrale. Avec une jubilation non dissimulée, Percival Everett s'amuse à mettre à mal le système élitiste et prétentiard d'un certain milieu universitaire, réussissant subtilement la confrontation du comique à l'érudition. Chacun en prend pour son grade : les psychiatres passent pour des fous à lier, les philosophes pour des illuminés - avec une mention spéciale au personnage de Roland Barthes qui, noyé dans un narcissisme poussé à son paroxysme, transpire le ridicule et la bouffonnerie. 'Glyphe' est aussi un roman protéiforme qui conjugue avec brio les genres les plus improbables. Polar décalé, essai philosophique sur le langage et l'écriture, le livre se présente sous la forme d'un manuel de bébé-écrivain de génie, à l'aube de sa création. Page après page, au rythme des multiples kidnappings, on suit la pensée de cet être muet qui se refuse à se corrompre par la parole. Dans un monde où les personnes dignes d'intérêt se limitent à un singe cobaye rencontré dans un laboratoire scientifique et à une mère aimante, seule à comprendre qu'au-delà du monstre d'intelligence, existe tout simplement un petit être humain. Jouissif.
Résumé du livre
L'autobiographie d'un bébé surdoué qui décide de renoncer au langage articulé pour écrire, sidère et manipule ses parents avant de devenir l'objet de la convoitise générale et de passer de mains en mains, victime d'enlèvements successifs orchestrés par des scientifiques, des agents du Pentagone ou des prêtres en mal d'exorcismes ."

Quelle belle découverte !!! L’auteur analyse notre société moderne à travers les yeux d’un bébé de dix-huit mois qui déjà sait lire et écrire mais ne parle pas. Il refuse de parler.
C’est un roman d’une grande qualité d’écriture. Les spécialistes américains veulent évidemment s’approprier ce bébé exceptionnel qui a un regard philosophique sur les gens et leurs névroses. Ce roman dénote une grande culture linguistique, littéraire, philosophique. C’est le miroir de nos possibilités et de nos limites. C’est un « must » pour moi. GiL

MAMIKONIAN AUDOIN Sophie---La danse des obèses

14/06/2010 15:44 par livresentete

Sophie Audoin-MAMIKONIAN
LA DANSE DES OBÈSES
Source : www.fnac.com
Le Mot de l'éditeur : "La danse des obèses"
Un serial killer qui cuisine (et tue) avec la virtuosité d’un toqué trois étoiles, un suspense macabre aussi raffiné que cruel : tel est le « festin » concocté par une romancière à l’imagination… insatiable.
Dans la même journée, le capitaine Philippe Heart tombe amoureux – alors qu’il n’y croyait plus – et se trouve chargé de l’affaire la plus tordue de sa carrière : une série de meurtres atroces qui ne touchent que… des obèses. Apparemment, aucun rapport entre son histoire d’amour naissante et la disparition de ces cinq hommes. En réalité, lui comme la belle Elena sont partie prenante de la vengeance mise en œuvre par l’ « obèse killer ». Particulièrement manipulateur et pervers, celui-ci choisit des victimes tout sauf innocentes et sa cruauté n’a d’égale que l’inventivité de ses crimes et la minutie de psychopathe avec lesquelles il les met en scène. Pour remonter sa piste, Heart devra accepter d’entrer dans un jeu macabre dont il ignore toutes les règles.

"Très beau livre, un suspens jusqu'à la fin du livre ! Au fur et à mesure du roman, elle nous incite à croire à des coupables et ce n'est qu'à la fin que l'on se rend compte que l'on s'est trompé sur toute la ligne !!! Très exaltant !!! à lire absolument !!! A QUAND SON PROCHAIN LIVRE ???"

Ce roman du genre thriller est absolument renversant par ses péripéties, revirements subits de situation et toutes ses horreurs. GiL

MICHAUD Andrée---LAZY BIRD

14/06/2010 15:37 par livresentete

MICHAUD Andrée. A.

LAZY BIRD, Québec Amérique, 2009, 414 pages.

"Dès les premières pages de Lazy Bird, dernier roman d’Andrée A. Michaud, l’amateur de polars et de films noirs a presque envie de soupirer de satisfaction tant il se sent dans son élément: éclairs zébrant le ciel, appels mystérieux d’une certaine «Misty» au milieu de la nuit, meurtres se succédant à une cadence alarmante devant un corps de police complètement dépassé… Tous les éléments sont en place pour une balade de première classe dans un authentique polar, où Bob Richard, animateur de nuit à la petite station WZCZ de Solitary Mountain, aura fort à faire pour échapper à la folle meurtrière qui semble lancée à ses trousses. "
Le voyage américain
"Andrée A. Michaud poursuit dans Lazy Bird un voyage américain entamé avec Mirror Lake (prix Ringuet 2007). En plus d’installer son histoire dans une ville imaginaire du Vermont, elle multiplie les clins d’œil à un vieux film de Clint Eastwood, Play Misty for me, où il interprétait un animateur radio harcelé par une femme dangereusement possessive, film qui l’a beaucoup marquée. À l’instar d’Eastwood, Bob Richard anime une émission où le jazz règne en maître, ce qui fait de Lazy Bird un roman émaillé de références musicales, à commencer par la fameuse «Lazy Bird» du titre — air célèbre de John Coltrane: «C’était un autre des défis du roman. J’aime le jazz, mais je ne suis pas une connaisseuse, ce qui m’a obligée à faire beaucoup de recherches. J’ai écumé la collection de l’homme de ma vie, un mordu de jazz. Je me préparais comme si j’allais animer moi-même mes émissions.» La musique des Doors aussi résonnera dans la tête du lecteur, lors d’un orage particulièrement mémorable…
De la nuit profonde de Solitary Mountain
jaillira aussi Lazy, une adolescente perturbée à laquelle Bob Richard finira par s’attacher plus que de raison. Avec son éternelle chique de Bazooka, ses ongles noirs et sa drôle de façon de marcher, un bras battant la mesure comme un balancier pendant que l’autre reste tout raide, ce personnage de jeune fille entièrement nouveau dans son œuvre
s’est fortement imposé à l’imaginaire de l’écrivaine: «Cette petite bonne femme-là est apparue un jour dans ma tête et j’ai tout de suite vu son potentiel. Je m’y suis énormément attachée. J’aurais bien aimé la ramener dans un autre de mes livres. Mais la logique du roman me menait ailleurs.»


C’est un roman du genre roman thriller, d’une d’écriture exceptionnelle, d’une imagination fertile à vous donner des palpitations. Les personnages, comme dans MILLÉNIUM de Stieg Larsson, sont attachants, authentiques et on les excuse de tous les écarts de conduite qu’ils commettent. GiL

MANKELL Henning---TEA BAG---LE CERVEAU DE KENNEDY---LA LIONNE BLANCHE---LE FILS DU VENT---LES CHAUSSURES ITALIENNES---LES CHIENS DE RIGA---

14/06/2010 15:29 par livresentete

MANKELL Henning :

LES CHIENS DE RIGA , Éd. Seuil Policiers, 2003.

Intéressant. Bien mené. Totalitarisme en Lettonie. Contrôle extrême de la population lettone par les Russes + La Mafia. J’ai aimé.

LE FILS DU VENT, Seuil, 2004, 346 pages

« Vers 1875 un jeune amateur de collection d'insectes arrive en Afrique australe dans le désert du Kalahari pour rechercher un spécimen rare. En fait ce qu'il découvre c'est un jeune noir orphelin, il décide de le ramener avec lui en Suède pour prouver à ces compatriotes (dits civilisés) qu'il existe bien des races à peau noire. Pendant la traversée tous ses efforts tendront à ce que l'enfant qu'il a surnommé Daniel oublie son passé mais qui n'a qu'un rêve c'est-à-dire marcher sur l'eau pour retourner chez les siens pour pouvoir communiquer avec ses parents morts. Recueilli chez les uns et les autres il ne trouve pas sa place jusqu'au jour où il rencontre Sanna, une attardée mentale et l'entraîne dans sa fuite pour rejoindre ses ancêtres mais ils se font rattraper, grâce à Sanna. Il tombe gravement malade et dans son délire habité par la vengeance, il entre en contact avec les esprits de ses parents qui le motivent dans ses efforts pour rentrer en Afrique.

Mon avis: J'ai lu ce livre comme un conte mais avec beaucoup d'attention et j'ai ressenti la souffrance de cet enfant. Je me pose la question, pourquoi cette exhibition des noirs à cette époque par des gens qui les prenaient pour des animaux? »
« Ce n'est pas un policier, bien qu'il y ait un meurtre au début de l'histoire. On suit surtout le garçon et son père adoptif: Le voyage à travers la Suède, où jamais on n'a vu d'enfant noir, les réactions des habitants, le délire (entomologique) du père, la détresse du petit qui revoit sans cesse ses parents en rêve, deux mondes totalement différents, une barrière infranchissable. »
source :www.ratsdebiblio.net


LE CERVEAU DE KENNEDY, roman, Seuil, 2009, 390 pages

• ZOOM
Le cerveau de Kennedy Henning Mankell


Automne 2004. Louise Cantor quitte son chantier de fouilles du Péloponnèse pour rentrer en Suède. Impatiente de revoir son fils, elle le trouve mort dans son appartement de Stockholm. Qui a tué Henrik? Pas un instant Louise ne veut croire que son fils unique se soit suicidé. Avec l’énergie du désespoir et une obstination d’archéologue, elle va tenter de reconstituer, fragment par fragment, les dernières années d’une vie brutalement interrompue. Secondée par Aron, le père d’Henrik, qu’elle est allée chercher au fin fond de l’Australie, Louise découvre que son fils avait une vie secrète, émaillée d’inquiétantes zones d’ombre. Pourquoi Henrik s’intéressait-il tant au cerveau du président Kennedy, disparu lors de son autopsie? Pourquoi avait-il un appartement clandestin à Barcelone? D’où provenaient les grosses sommes d’argent dont il disposait? Que faisait-il au Mozambique dans un mouroir pour malades atteints du sida? Quand Aron disparaît brusquement sans laisser de traces, Louise comprend qu’elle est aux prises avec des forces occultes qui la dépassent.Au bord du gouffre mais plus déterminée que jamais, elle se laisse conduire par ses pas jusqu’au coeur de l’Afrique. Une vérité effroyable l’y attend.
À travers ce thriller palpitant et lucide, Henning Mankell exprime sa colère contre le cynisme du monde occidental face au lent naufrage d’un continent rongé par le sida.


AUX ÉDITIONS DU SEUIL :

COMÉDIA INFANTIL, 2003, COL. POINTS, # P1324

TEA-BAG, ROMAN, 2007, # P1887, Seuil, 2007, 330 pages.
Résumé du livre
« Tea-Bag, jeune Nigériane, traverse l'Europe à pied, persuadée que tout là-haut, en Suède, une porte s'ouvrira pour elle. Tania, venue de Smolensk, a franchi la Baltique à la rame, portée par le même espoir. Leyla est arrivée d'Iran alors qu'elle était enfant. Ensemble elles se démènent pour survivre dans une banlieue de Göteborg. Pendant, ce temps, le célèbre auteur Jesper Humlon, qui attend l'inspiration en surveillant son bronzage et le cours de ses actions en Bourse, tente d'échapper à la tyrannie de sa petite ami et de sa mère. Le jour où sa trajectoire croise celle de Tea-Bag, Tania et Leyla, c'est le choc. Il découvre l'existence d'une Suède inconnue, clandestine, comme un double 'en négatif' de la Suède officielle, laquelle ignore tout de la première. Aussitôt il envisage de détourner cette expérience à ses propres fins. Mais les jeunes filles n'ont pas dit leur dernier mot... «
Source :www.evene.fr


Dans ce roman de Mankell, comédie et tragédie s’entrecroisent et produisent un effet surprenant sur nos conceptions face aux migrants clandestins spécialement pour les femmes. C’est cotoyer une réalité qui nous dérange socialement parfois grave, dérisoire et engagée. Cette histoire pleine de personnages, de rebondissements, de larmes est un fait du XX1ème siécle et non un conte inspiré. C’est un véritable hommage à ces humains sans papiers, sans visage, sans domicile. J’ai beaucoup aimé la lecture de ce roman. GiL


PROFONDEURS, ROMAN, 2008, #P2068111111

MEUTRIERS SANS VISAGE, COL. POINTS POLICIERS, 1994, # P1122

LA LIONNE BLANCHE, 2004, #P1306
Résumé du livre
Scanie, avril 1992. Louise Akerblom, agente immobilière et jeune mère de famille, disparaît dans des conditions mystérieuses. Pendant ce temps, en Afrique du Sud, un groupe d'Afrikaners fanatiques prépare avec soin un attentat contre une importante figure politique. Quelques jours plus tard, le corps de Louise, le front troué d'une balle, est repêché dans un puits. L'inspecteur Wallander et son équipe enquêtent. Mais le passé de la victime est limpide et les recherches piétinent. C'est alors que les policiers découvrent près des lieux du crime le doigt tranché d'un homme noir. Y aurait-il un lien entre la réalité quotidienne de la province suédoise et la lutte politique sanglante qui se déchaîne à un autre bout du monde ?
Un bon roman de Mankell. GiL


L’HOMME QUI SOURIAIT, 2005, #P1451

LE GUERIER SOLITAIRE, 1999, #P792

LA CINQUIÈME FEMME, 200, #P877

LES MORTS DE LA SAINT-JEAN, 2001, #P971

LA MURAILLE INVISIBLE, 2002, #P1081

AVANT LE GEL, 2005, #P1539

LE RETOUR DU PROFESSEUR DE DANSE, 2006, #P1678 ou Points, 2007

LES CHAUSSURES ITALIENNES, Seuil, 2009, 340 pages

Présentation de l'éditeur
« A soixante-six ans, Fredrik Welin vit reclus depuis une décennie sur une île de la Baltique avec pour seule compagnie un chat et un chien et pour seules visites celles du facteur de l’archipel. Depuis qu’une tragique erreur a brisé sa carrière de chirurgien, il s’est isolé des hommes. Pour se prouver qu’il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et s’y immerge chaque matin. Au solstice d’hiver, cette routine est interrompue par l’intrusion d’Harriet, la femme qu’il a aimée et abandonnée quarante ans plus tôt. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient juste de recommencer.
Le temps de deux solstices d’hiver et d’un superbe solstice d’été, dans un espace compris entre une maison, une île, une forêt, une caravane, Mankell nous révèle une facette peu connue de son talent avec ce récit sobre, intime, vibrant, sur les hommes et les femmes, la solitude et la peur, l’amour et la rédemption. »
Seuil, 08/10/2009 352 p ISBN 9782020944656

Un médecin à la retraite pour des raisons professionnelles reçoit la visite de quatre femmes de façon consécutive qui vont bouleverser sa quiétude et lui apporter aussi quelques bonheurs. Bon style, sujet intéressant et touchant. Un roman insulaire et non un roman policier qui ne nous laisse pas indifférents car dans la vie tout peut nous arriver selon des circonstances hors de notre contrôle. GiL

KATZENBACH John---L'ANALYSTE

14/06/2010 15:18 par livresentete

KATZENBACH John
L’ANALYSTE, Presses de la Cité, 2002, 501 pages
« Le jour de son 53° anniversaire, la vie, jusque là si paisible du docteur Starks, va basculer dans le chaos du fait d'une mysterieuse lettre lui souhaitant la bienvenue au premier de sa mort. Le psychanalyste se retrouve subitement entrainé dans un jeu de piste morbide, concocté par un certain Rumplestilskin (du nom d'un mauvais genie dans un conte de Grimm), dont les regles sont simples : Il dispose de deux semaines pour identifier Monsieur R en usant de ses talents d'analyste ... Mais s'il échoue, une personne de sa famille mourra, ou il devra metre fin à ses jours ...
C'est donc une course contre la montre qui s'engage pour cet homme si ordinaire et si tranquille ... Un jeu de piste haletant dont personne de sortira indemne, pas même le lecteur !!

Et c'est là que réside tout le génie de Katzenbach ... Il a choisi comme héros un homme tout à fait ordinaire, un monsieur-tout-le-monde auquel le lecteur ne cesse de s'identifier ... Un cinquantenaire bercé par sa routine quotidienne que rien ne prédisposait à devenir un homme traqué.
D'autant que le jeu est morbide; Il cache un fort desir de vengeance d'un homme prêt à tout pour parvenir à ses fins :
Une plainte à l'encontre du docteur sera deposée à l'ordre des medecins pour abus sexuel sur une patiente , ses comptes bancaires seront vidés les uns apres les autres, son appartement sera cambriolé, et l'un de ses patients ira même jusqu'à se suicider ; Une incroyable machination pour qu'il accepte enfin de se donner la mort ...
Acculé dans ses derniers retranchements, le docteur va alors simuler sa propre mort, afin de renaitre sous une nouvelle identité qui lui permettra de découvrir qui est en realité Rumplestilskin et de mettre au point sa vengeance.
Au travers de son analyste, Katzenbach nous entraine dans les meandres de la pensée humaine ;Jusqu'ou peut-on aller pour assouvir sa soif de vengeance ?
Ce livre , tout en jeu de miroir ("Rickie est ici, Rickie est par là, mais vous ne le trouverez pas") est d'un suspense haletant.
C'est aussi un veritable jeu de piste pour le lecteur qui va tenter de dechiffrer en vain les enigmes de Monsieur R .
La lecture est facilitée par une écriture fluide et tres plaisante qui nous empeche de poser livre jusqu'au denouement.
Autrement dit un roman machiavelique, une intrigue savemment orchestrée, le tout servi par une écriture des plus remarquables.
Un chef d'oeuvre du genre !!!! »

BOUCHARD Gérard---MISTOUK

14/06/2010 15:09 par livresentete

BOUCHARD Gérard
MISTOUK, BORÉAL Compact, 2009, 502 pages, plus un glossaire.
Le grand roman de l’américanité québécoise.
Commentaire sur le livre MISTOUK


"Il y a plusieurs façons de faire revivre l’histoire. Gérard Bouchard s’est acquis une réputation internationale pour ses travaux savants portant sur la société québécoise. Fondateur du projet Balsac, ce vaste fichier généalogique de la population du Québec, il recevait il y a deux ans le Prix du Gouverneur général pour Genèse des nations et cultures du Nouveau Monde. Aujourd’hui, Gérard Bouchard a voulu incarner la société qui fait l’objet de ses études depuis de nombreuses années dans un grand roman historique. Depuis l’arrivée en Saguenay des premiers colons originaires de Charlevoix jusqu’à la Grande Guerre, Gérard Bouchard nous raconte l’histoire des Tremblay de Mistouk, et surtout celle du fils aîné, Méo, le géant, celui qui incarnait tous leurs espoirs, toutes leurs forces vives. Mêlant légende et vérité historique, c’est toute une société que Gérard Bouchard fait revivre, sa parole, ses mentalités, ses craintes, ses rêves, son courage. Il nous en donne, contrairement à ce qu’on en a véhiculé, non pas l’image d’une société étouffée sous le poids du souvenir et du clergé, mais au contraire celle d’une société en ébullition, passionnée par son avenir, où tout était possible et qui était chez elle partout en Amérique. Mais surtout, Mistouk est la rencontre de personnages inoubliables.
J’ai beaucoup aimé me plonger dans la vie de Méo, ce personnage original physiquement et socialement. Grâce à Méo on est plongé dans la vie du Saguenay fin X1Xsc.-début XXsc. avec la colonisation, la politique gouvernementale de l’époque, l’influence de l’Église , la vie et la misère des gens, l’attrait des États-Unis et de ses usines, les affres de la Première Guerre mondiale. "


Méo mène une vie de solitaire, prend des risques, côtoie les Amérindiens, part souvent en voyage. C’est un être qui se cherche, qui prend des risques : c’ est un être très instinctif, courageux et instable. Les personnages de ce roman sont authentiques par leur vécu, leurs croyances, leur cheminement.


Ce roman est un grand roman, un beau chant de la terre, notre histoire, une partie de chacun de nous, nos racines mêmes. À lire sans faute.GiL

DÉSALLIERS François---L'HOMME-CAFÉ

14/06/2010 15:03 par livresentete

DÉSALLIERS François

L’HOMME-CAFÉ, roman, Québec Amérique, 2004, 352 pages
Résumé du livre
« A quarante ans, Jean-Marie Lacombe quitte sa famille pour s'installer au café Mollo. Il y dessine son environnement et élabore des stratégies pour y rester le plus longtemps possible. Deux mois passent, sans que les employés ne se doutent de quoi que ce soit. Mais, lorsque le patron du café Luigi et son fils Tony, s'aperçoivent de cet état de siège, ils flairent la bonne affaire. Cherchant à tirer profit de cet étrange personnage, ils font de Jean-Marie la nouvelle attraction de la ville : l'homme-café. »
Source : www.evene.fr
« Au-dela de l’anecdote, L’Homme-café est un roman où l’on se pose les questions les plus fondamentales qui soient sur la vie, la mort, l’absurdité de l’existence…
L’homme-café, est à la fois fable, conte et récit épique, met en scène une galerie de personnages colorés et attachants qui élaborent, à petites touches tantôt graves, tantôt baroques, tantôt corrosives, une fascinante et subtile réflexion sur la solitude, la création, la responsabilité et la famille. »


Ce roman est un grand roman. C’est un roman doux-amer qui a la densité à la fois de Cervantès, Kafka et Henry Miller : on y retrouve de la fabulation, de la profondeur philosophique et de la sensualité. L’écriture est souple et suave. C’est une très belle découverte. Je veux lire d’autres romans de cet auteur qui a de grandes qualités d’écriture. GiL

MEUNIER Stéfani-et je te demanderai la mer

14/06/2010 14:58 par livresentete

Et je te demanderai la mer
Stéfani Meunier - Éditions du Boréal, 2008, 184 pages. 22,95 $
Le Club - 16 octobre
Présentation de l’éditeur :
Après avoir quitté sa femme et son fils, Dan fait l’acquisition d’un motel. Il voit arriver un jour deux êtres étonnants : une femme marquée par la vie et manifestement sous l’emprise de l’alcool, et son fils, à peine un adolescent, pour qui Dan se prend d’une soudaine affection. Entre l’homme et le garçon se tisse une profonde complicité au fil d’étonnantes conversations sur les monstres marins : mégalodons, requins pèlerins et autres créatures étranges qui hantent la zone crépusculaire de nos océans. Bientôt, toutefois, ces nouveaux clients apporteront beaucoup plus à Dan que le lot de malheur qu’il avait d’abord pris pour leur seul bagage.
Avec ce nouveau roman, Stéfani Meunier franchit une étape majeure dans sa carrière d’écrivain. Jamais encore n’avait-elle été si à l’aise dans le développement d’un récit. Jamais n’avait-elle réussi, avec l’économie de moyens qui caractérise son écriture, à donner vie à des personnages si nuancés, si vrais. Des personnages qu’elle ne juge jamais, mais qui déploient tranquillement sous nos yeux toute leur humanité. Malgré la retenue de son style, on ne peut véritablement parler de minimalisme au sujet de Stéfani Meunier, car elle n’a jamais peur de faire appel à l’émotion. Mais il s’agit d’une émotion qui n’est jamais facile, toujours dosée avec une extraordinaire maîtrise.
Dans Et je te demanderai la mer, elle se permet même quelques digressions, luxe suprême du romancier. Si elle semble parfois s’éloigner du fil de son récit, nous la suivons quand même, enchantés par le pur art de la narration, par le charme irrésistible de ses personnages.

BENNET ALAN --LA REINE DES LECTRICES

14/06/2010 14:53 par livresentete



BENNET Alan

LA REINE DES LECTRICES, Ed. Denoel, 2007, 173 pages
Résumé du livre
Que se passe-t-il lorsque la reine d'Angleterre, par le plus grand des hasards, se découvre une passion pour la lecture ? Du valet de chambre au prince Philip, tout Buckingham grince des dents tandis que la royale passion littéraire sème la pagaille en bousculant le protocole.
Que se passerait-il outre-Manche si, par le plus grand des hasards, Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d'un coup, plus rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?
C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les soeurs Brontë, le sulfureux Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'oeil implacable d'Elizabeth, cependant que le monde empesé et so british de Buckingham Palace s'inquiète : du valet de chambre au prince Philip, d'aucuns grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l'implacable protocole de la maison Windsor.
C'est en maître de l'humour décalé qu'Alan Bennett a concocté cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.

Petit bijou de l’humour anglais. La lecture rapproche la reine de son personnel immédiat mais dérange le protocole. J’ai beaucoup aimé. GiL