MAVRIKAKIS Catherine---DEUILS CANNIBALES ET MÉLANCOLIQUES---*****

08/08/2010 14:32 par livresentete

  • MAVRIKAKIS Catherine---DEUILS CANNIBALES ET MÉLANCOLIQUES---*****

    MAVRIKAKIS Catherine---DEUILS CANNIBALES ET MÉLANCOLIQUES---*****

    08/08/2010 14:32 par livresentete

DEUILS CANNIBALES ET MÉLANCOLIQUES, 2000, Éditons Trois, 200 pages.

Catherine Mavrikakis est devenue un écrivain incontournable dans le paysage québécois depuis son roman Bay City, récompensé par le Grand Prix de la Ville de Montréal en 2008. Ce qu’on sait peut-être moins d’elle c’est qu’avant d’être ainsi reconnue, elle comptait déjà à son actif quelques essais et cinq autres romans, dont Deuils cannibales et mélancoliques, publié en 2000 aux Éditions Trois. Ce premier roman n’avait pas rejoint un large public mais avait toutefois connu une sortie percutante grâce au critique littéraire Robert Lévesque - autrefois du journal Le Devoir- qui avait alors dit de l’auteur de ce roman qu’elle était le premier écrivain à l’avoir autant séduit depuis Hubert Aquin. Un hommage exceptionnel venant de ce critique reconnu pour son niveau d’exigence très élévé. D’autre part, Pierre Thibault, l’ancien directeur du journal Ici avait également salué ce livre comme « chef-d’œuvre ».

Le livre était resté introuvable depuis sa parution en 2000, mais après le succès de Bay City, l’éditeur actuel de Catherine Mavrikakis, Héliotropis, a jugé bon de rééditer Deuils cannibales et mélancoliques, au grand plaisir de ceux qui avaient déjà découvert son talent exceptionnel. Ce livre peut fasciner ou, au contraire, entraîner un refus viscéral parce qu’il tire le lecteur vers des lieux intérieurs arides où il ne veut pas séjourner, ne serait-ce que le temps d’une lecture. On entre dans Deuils cannibales et mélancoliques comme dans un cinéma sombre, pour y voir un film sombre, réalisé par un cinéaste lui aussi sombre, mais plein de courage devant des réalités froides et dures et doté de plus d’un rare talent d’écriture. Et il en faut du courage pour aborder les thèmes favoris de Catherine Mavrikakis, la difficulté de communiquer ce qu’on est et la solitude qui en découle, et, dans le cas particulier de ce livre, la mort. La mort, uniquement la mort, celle de proches, d’amis sidéens qui, les uns après les autres, quittent prématurément la vie et dont le départ impose une brutale rupture des amitiés. Les deuils dont parle le titre sont ceux qui rongent de l’intérieur les survivants et les marquent d’une tristesse profonde qui ne les quittera plus. Étonnamment, tous ces amis morts portent un prénom identique, « Hervé », par allusion, et peut-être en hommage, à Hervé Guibert, l’écrivain français lui aussi mort du sida il y a quelques années.

Deuils cannibales et mélancoliques est un court roman, composé de très courts chapitres écrits dans un style essentiel, minimaliste, ce qui aide à atténuer la dureté du sujet traité. Qu’on aime ou pas, il faut reconnaître que Catherine Mavrikakis est dotée d’une voix exceptionnellement forte et courageuse, ce qui devrait faire d’elle un des écrivains les plus remarquables de la littérature francophone contemporaine. Une forte personnalité littéraire, à recommander aux lecteurs qui recherchent la présence d’un livre et d’un auteur de grand caractère.
Agathe Crevier, Lavaltrie, Québec.

Ce livre bouleversant par son audace, sa franchise et surtout son sujet principal, la mort, nous amène à penser à ceux, que nous connaissions et aimions et qui sont morts , d’une façon plus personnelle et intense que la simple cérémonie et événements qui ont marqués leur mort. L’auteure nous confie ses réflexions personnelles et même passe aux aveux en nous relatant tous les morts qui ont partagés sa vie sans pudeur, sans retenue avec une grande persuasion.
« Le suicide ne me paraît ni lâche, ni courageux. Il est souvent tel que fut toute notre vie, et dans le cas de mon grand-père, son suicide fut un ratage et une saloperie de plus » page 58.
« Je veux des mots qui me fassent souffrir quand je parle de mes morts, des mots qui me fassent grincer des dents, qui me fassent mal, encore et toujours, des mots que je sente vains, des mots que je sente traîtres. Je refuse la parole anesthésiante. La parole qui console, la parole qui pardonne. » p. 76
Un sujet hors du commun par une auteure hors du commun. GiL

Roman canadien---BOYDEN Joseph---LE CHEMIN DES ÂMES---****

06/08/2010 23:44 par livresentete

  • Roman canadien---BOYDEN Joseph---LE CHEMIN DES ÂMES---****

    Roman canadien---BOYDEN Joseph---LE CHEMIN DES ÂMES---****

    06/08/2010 23:44 par livresentete

BOYDEN Joseph

LE CHEMIN DES ÂMES, Albin Michel, 2006, 389 pages

(Albin Michel, 2006, 391 pages)
« Il était une fois deux amis Elijah et Xavier deux indiens du peuple Cree qui étaient partis à la guerre là-bas en Europe dans les tranchées. Quelques années plus tard, en 1919, en Ontario, Niska une vieille indienne attend sur le quai d'une gare le retour d'Elijah l'ami de son neveu Xavier mort là-bas mais c'est bel et bien Xavier qui descend de ce train totalement méconnaissable et l'apparence d'un mourant. Durant les trois jours qu'il faut pour les ramener chez eux, chacun des deux plongent dans leurs souvenirs...
Dès le début, c'est une certitude, c'est du grand roman, le genre qui ne vous lâchera plus jusqu'à la fin et après. De l'enfer des tranchées aux forêts du Canada, le parcours de Xavier, Elijah et Niska est décrit avec talent et la tragédie qui se prépare devient de plus en plus palpable au fur et à mesure que les pages tournent. Mais loin de se révéler déprimant le récit devient une célébration de la vie et contient beaucoup d'espoir pour l'avenir. Ce sont effectivement les personnages qui portent ce roman et surtout l'impact que la guerre aura sur eux : la lente et terrifiante transformation d'Elijah et la décision que devra prendre son ami et frère, décision qui le hantera jusqu'au bout, tout cela dans l'ambiance apocalyptique de la guerre. Au départ, on peut se demander pourquoi l'auteur a mêlé également les souvenirs des rites, coutumes et croyances indiennes de Niska, considérée comme une femme aux pouvoirs mystiques, à ce drame mais plus on avance et plus on comprend qu'il y a un lien entre les deux récits et que les souvenirs de Niska ne sont pas anodins.
Un livre magnifique qui laisse présager que l'auteur est un futur grand » source :ww.ratsdebiblio.net


« Les trois personnages, Niska, Xavier, et Elijah sont très attachants, pleins de sagesse, et de qualités, mais aussi de défauts, et l'on ne peut que se sentir mortifié de voir comment la guerre a rendu ces deux soldats. En effet, alors qu'au début du récit, Xavier et Elijah sont les meilleurs amis du monde, le fait d'être des chasseurs et donc, par la suite de devenir des tireurs d'élite, va entraîner la gloire pour l'un deux, mais ainsi une rivalité qui les mènera à des évènements dramatiques. Elijah n'est à la guerre que pour tuer et Xavier se pose des questions quant à leur avenir à tous les deux, ensemble.
Les parties de chasse au Canada racontées par Xavier lors de son retour à la réserve sont très belles et également très réalistes.
Un roman bouleversant de réalité, très bien écrit, que l'on ne peut que recommander. » source :www.ratsdebiblio.com
« Un vrai coup de coeur! La guerre, l'amitié, les racines familiales et culturelles. Un récit à deux voix, d'un côté cette vie traditionnelle dans la forêt, les rites ancestraux qui permettent de vivre auprès de la nature, de l'autre cet enfer des tranchées, la folie des hommes. » Doriane

Un grand roman par son style, ses personnages typés ; un roman historique qui nous tient en haleine et même à en perdre haleine.
Je ne connais pas beaucoup de romans dont les personnages principaux sont des héros Amérindiens de la Baie de James du Canada. J’aime cette intrusion dans la vie des Amérindiens à travers plusieurs générations et particulièrement y découvrir le rôle capital qu’ils ont pu jouer dans l’armée canadienne durant la guerre mondiale  de 1914-19. À lire si l’histoire et l’humain vous intéressent. GiL

AZZEDDINE Saphia---CONFIDENCES À ALLAH *****

01/08/2010 14:12 par livresentete

  • AZZEDDINE Saphia---CONFIDENCES À ALLAH *****

    AZZEDDINE Saphia---CONFIDENCES À ALLAH *****

    01/08/2010 14:12 par livresentete

AZZEDDINE Saphia

CONFIDENCES À ALLAH, Éd. Léo Scheer, 2008, 145 pages. 


Roman : Confidences à Allah
« Premier roman de Saphia Azzedine, "Confidences à Allah" est un témoignage implacable sur l'oppression des femmes. Un cri de révolte, écris sous forme de monologue fiévreux, enragé et plein d'humour. Saphia Azzedine raconte sans détours l'histoire d'une jeune fille du Maghreb qui tente d'échapper à l'enfermement.
Jbara est une jeune musulmane des montagnes du Maghreb, qui vit avec ses parents, ses cinq frères et soeurs et ses brebis. Elle vit cloîtrée et "enfermée", réduite au rang de servante par un père ignorant et violent, dans sa bergerie. Elle se prostitue parfois en échange de quelque friandise et tente tant bien que mal de survivre au sein d'un clan familial qui la considère comme moins que rien. Jusqu'au jour où une valise, tombée d'un car de touristes américains, lui révèle un autre monde...

De manière crue, directe, poétique et parfois franchement drôle, Saphia Azzedine témoigne du désespoir, de la souffrance mais aussi de l'espoir de toutes ces femmes, que tout destine à la soumission. A travers le personnage de Jbara, elle se dresse devant les hommes et Allah lui-même pour pousser un cri de révolte, accouchement d'une sombre rage qui sommeil au fond d'elle. »source : www.generique.org


L’auteure s’adresse à Allah d’une façon très directe dans un style très franc et coloré.
Je trouve ce roman très audacieux car le personnage féminin tente de s’affirmer et dénonce la situation de la femme qui est qu’un simple objet entre les mains de tous hommes soit père, frère, fils de riche etc. Elle décrit sa vie comme elle la vit, à la dure et Allah en est le confident. Elle s’adresse à Allah dans son langage quotidien comme si elle s’adressait à une entité absente de sa vie mais présente pour tous les autres. Son malheur c’est sa condition de vie pitoyable, elle est la victime des tous les hommes qu’elle rencontre. Le style est tellement directe que parfois même si sa vie est dramatique on échappe un éclat de rire. À lire sans faute. Un bijou de franchise. GiL

À portée sociale---AUBENAS Florence---LE QUAI DE OUISTREHAM---

25/07/2010 20:26 par livresentete

  • À portée sociale---AUBENAS Florence---LE QUAI DE OUISTREHAM---

    À portée sociale---AUBENAS Florence---LE QUAI DE OUISTREHAM---

    25/07/2010 20:26 par livresentete

LE QUAI DE OUISTREHAM, Éd. De l’Olivier, 2010, 269 pages


« Lancé le 18 février à 50 000 exemplaires, le dernier livre de Florence Aubenas, Le Quai de Ouistreham, s’arrache dans les librairies et culmine au sommet du Top 20 Ipsos/Livres Hebdo des meilleures ventes de la semaine du 15 au 21 février. L’enquête originale de la journaliste du Nouvel Observateur sur la « France d’en bas » s’est déjà vendue à 210 000 exemplaires.
Reporter médiatisée et respectée, surtout après sa période de captivité en Irak, Florence Aubenas signe avec Le Quai de Ouistreham un récit saisissant sur la crise et le travail précaire. Sa méthode – se faire passer pour une chômeuse à Caen – fait sans doute grincer des dents les journalistes puristes, mais elle a le mérite de raconter la crise de l’intérieur, par-delà les chiffres assénés chaque jour aux JT de 20 heures.
Prenant un congé sabbatique en 2009, Florence Aubenas s’installe dans une chambre à Caen et s’inscrit au Pôle Emploi en gardant son prénom et son nom. Elle se trouve rapidement dirigée par son conseiller vers le secteur du ménage. La voilà femme de chambre dans les cabines des ferrys à Ouistreham, pendant 6 mois…

Le sujet de ce livre d’actualité, dont la communication médiatique a été savamment orchestrée (émissions télé, radio, bonnes feuilles…), passionne les lecteurs français, qui ont réservé un bel accueil au Quai de Ouistreham. Preuve que quand l’enquête apporte un angle nouveau, des sujets comme le chômage et le travail précaire intéressent. Pour en savoir plus, branchez-vous demain sur La Matinale de Canal + de 7h à 8h30. Ce vendredi 26 février, l’émission sera consacrée à l’emploi, et accueillera Florence Aubenas et Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’Emploi. »/
Source :www.lapageculture.com


Il faut le faire, aller sur le marché du travail particulièrement celui des personnes à statut précaire en majorité des femmes mais également de jeunes hommes qui n’ont pas le choix d’avoir des contrats de quelques heures par jour dans plusieurs entreprises pour survivre au rythme effréné de notre société. L’auteure relate au jour le jour toutes les démarches, entrevues, rencontres obligatoires de Pôle Emploi et des nombreux employeurs que ces travailleurs doivent faire sous peine de ne rien avoir à se mettre sous la dent.
Notre société encourage l’esclave payé au salaire minimum et même en-dessous à des personnes précaires qui vivent des difficultés financières, sociales et personnelles. Un beau tour de force de l’auteure pour nous démontrer que cette situation existe et même est dûe à un mauvais fonctionnement de notre système social et gouvernemental. Dans le style efficace d’un récit au jour le jour, l’auteure nous plonge dans une réalité qui nous semble être une fiction tellement elle est inhumaine. À lire sans faute. GiL

Une douceur*****---GARCIN Jérôme---L'ÉCUYER MIROBOLANT

22/07/2010 16:23 par livresentete

GARCIN Jérôme
L’ÉCUYER MIROBOLANT, Gallimard 2010, 179 pages
" En équitation comme dans l'armée, Etienne savait combien c'eût été vain de vouloir casser les rebelles, soumettre les acariâtres, et qu'il était impossible d'atteindre la légèreté par la force, le brillant parla colère.
Même les étalons les plus impérieux, il ne les avait pas combattus. Au contraire, il n'avait eu de cesse de vouloir les comprendre pour mieux s'en faire des alliés. Quel que fût le cheval, il n'aspirait qu'à se passer des aides. Il rêvait en effet de régner sans poids ni appuis, par le seul souffle de la botte, la caresse du cuir et la profondeur de l'assiette. Monter n'était plus alors une activité physique, c'était une pensée pure, un acte de foi. »www.libre.fnac.com

L'Ecuyer mirobolant, roman de Jérôme Garcin, Gallimard, 186p. 2010, 15€90
« Jérôme Garcin a tiré un roman de la vie de ce grand écuyer que fût Etienne Beudant(1863-1949) surnommé par le général Decarpentry "l'Ecuyer mirobolant" tant sa science des chevaux, son amour pour eux, sa façon de les apprivoiser, de les laisser vivre, de leur parler, de les caresser, de les monter sans jamais les brusquer, avec "légèreté", de faire corps avec eux, et surtout de se faire aimer d'eux au point que toutes figures de la noble équitation, ils les fassent sans effort, en s'amusant, dans une sorte d'irréalité naturelle. Le livre est rempli de douces explications, de mots écrits avec ferveur et tendresse, qu'un néophyte, qu'un passant inconnu qui ramasserait ce livre, peut comprendre, adhérer. Parmi tous les chevaux aimés, Vallerine(née à Guiche dans les Basses-Pyrénées) a une place à part, confiée par deux officiers hollandais qui avaient lu un petit traité d'équitation du capitaine Etienne Beudant, publié à Blida,en 1912, "Le Cheval d'amateur", elle s'avère être une jument douée dont Beudant tire d'extraordinaires figures. Je cite p.67 : "Chaque jour, il la longeait avant de la monter en simple mors de bridon. Il travaillait d'abord à l'assouplir, à relever sa tête un peu trop encapuchonnée, à libérer l'extension des épaules, se contentait de voltes, demi-voltes, reculers, poussait parfois jusqu'aux appuyers et au changement de pied au galop..."
L'étude, les réflexions, le style naturel d'un grand prosateur, font de ce livre une
petite merveille. Saumur, le Cadre Noir, les Lipizzans, les Anglo-arabes etc. le roman les évoque sans trop insister. L'important c'est l'itinéraire d'un homme qui a consacré par plaisir et passion, sa vie, son énergie à comprendre les chevaux.
Des pages aussi sur l'Algérie et le Maroc de l'époque, pleines de lumière,de calme, de certitude. Un autre monde.
Reste la "plus belle conquête de l'homme", que le livre fait connaître et aimer à ceux qui ne soupçonnaient pas son intelligence et ses capacités d'artiste.
Je ferai un léger reproche, les pages sur l'Exode de 40, sont superflues et inutiles, sauf que Vallerine s'y est perdue, comme tant d'autres. »
A lire.
Henry Zaphiratos source :www.lecturepourtous.blogspot.com

L’éducation par la douceur, par les vibrations du corps, la complicité de deux êtres en appentissage. Étienne misait sur la relation, le bien-être, le plaisir pour apprendre. Quelle belle vision de l’apprentissage, de l’éducation! Quelle belle leçon de vie d’enseignant et d’apprenant. À lire, le tout dans un style coulant, tout en douceur.Un roman sans violence, que de l’ humain . Excellent, j’ai beaucoup aimé. GiL

Roman poétique---EDDIE Christine---LES CARNETS DE DOUGLAS---

20/07/2010 22:08 par livresentete

  • Roman poétique---EDDIE Christine---LES CARNETS DE DOUGLAS---

    Roman poétique---EDDIE Christine---LES CARNETS DE DOUGLAS---

    20/07/2010 22:08 par livresentete

EDDIE Christine

LES CARNETS DE DOUGLAS, Éd.Alto, 2007, 199 pages


[ Littérature étrangère ]


Christine Eddie présente son roman: Les Carnets de Douglas




Née en France, Christine Eddie a grandi en Acadie avant de se poser au Québec. Elle a reçu le Prix Arcade au féminin (1995) et Concours de nouvelles XYZ (1998). Celle qui a écrit un livre pour la jeunesse, La Croisade de Cristale Carton fait avec Les Carnets de Douglas son entrée dans la littérature pour adultes.


Par Christine Eddie 2007/08/27
-----------------------------------------------------------------------------------
Les années cinquante. Romain Brady a 18 ans, une famille de parvenus qui n’entretient de relations que si elles sont publiques et une sœur cruelle. La vie lui sourit, il a la peur vissée au ventre et le moment venu, il soulève son sac de voyage et se met en marche. Il ne se retournera pas.

Le même jour, Éléna Tavernier fuit une maison pleine de sang et de fracas. Elle se réfugie dans un monastère avant de s’installer à Rivière-aux-Oies, le village bucolique et perdu aux alentours duquel les deux jeunes vont se découvrir et s’aimer.

Après, c’est une tout autre histoire dans laquelle Douglas Létourneau tient le premier rôle et où, en dépit des apparences et malgré les ragots, trois solitaires forment un clan inhabituel. L’un n’a jamais trouvé de trèfle à quatre feuilles. L’autre affronte son passé chaque fois qu’elle regarde son bras gauche. Le dernier traîne une ombre pesante derrière lui.

Les carnets que Douglas rédigera avec application sont une ode aux arbres, à la musique, à la poésie et à la fragile beauté du monde, seuls paravents qu’il a trouvés pour se protéger de la souffrance. Ce sont aussi, d’une certaine manière, des lettres d’amour.



CARNETS DE DOUGLAS (LES)
EDDIE, CHRISTINE
ALTO



Roman d’une écriture poétique et fabuleuse. Présentation sobre : chaque chapitre contient deux pages à peine. La communication avec le lecteur est directe, il est pris à témoin. La violence est à l’intérieur des êtres, rarement exprimée de façon violente e agressante. Certains personnages ont été victimes dans leur enfance mais ils sont devenus des marginaux, des solitaires avec un cœur de porcelaine. Ils préfèrent ne rien vivre plutôt que de cotoyer la violence.
Une gâterie d’une soirée ou d’un week wend. Une belle qualité d’écriture toute en souplesse même dans les moments critiques. GiL


Un lecteur : » Ce que je retiendrai de ce roman, ce sera surtout ce style sobre et poétique à la fois. Ces chapitres courts, cette atmosphère de cinéma, ces flashes. Un coup de coeur pour la plume de Christine Eddie! Elle a su dépeindre en taches de couleurs et d'émotions cet univers protégé qu'est ce village qui apparait figé dans une autre époque. J'ai beaucoup aimé ces personnages esquissés, desquels on ne dit pas tout mais dont les actes parlent pour eux. Malgré les épreuves, le ton reste doux, ça coule tout seul! J'entendais presque Mozart en musique de fond tout au long de ma leture. J'en aurais voulu plus, de ces moments... et j'aurais surtout voulu pouvoir lire les fameux carnets!!!

Et l'histoire? C'est, bien entendu, l'histoire de Romain et d'Éléna. Une belle et tragique histoire d'amour "comme dans les films". Mais c'est aussi une hymne à la nature, à la forêt et aux amours de toutes sortes. C'est aussi "l'après" Romain et Éléna. C'est aussi Rose, qui connaît son père par ses carnets et sa mère par son écorce. Le seul truc qui m'ait moins plu est la toute fin... j'ai trouvé ça un peu "facile" (ce n'est pas LE mot que je cherche... mais comme je ne le trouve pas, le fameux mot, celui-ci devra faire l'affaire!) mais ça n'a pas gâché mon plaisir de lecture.

J'ai été particulièrement touchée par le portrait de l'industrialisation qui ronge le village et les forêts. J'ai été très touchée par la visite à la cabane de Douglas, vers la fin du roman. Je me suis rappelée mon coin de pays du temps de mon enfance (qui n'est quand même pas si lointaine) et je regardais de quoi il a l'air maintenant... et je ne peux m'empêcher d'être nostalgique... Triste réalité... » source : www.mon coinlecture.over-blog.com

Société---MISTRY Rohinton---UNE SIMPLE HISTOIRE DE FAMILLE

20/07/2010 14:07 par livresentete

  • Société---MISTRY Rohinton---UNE SIMPLE HISTOIRE DE FAMILLE

    Société---MISTRY Rohinton---UNE SIMPLE HISTOIRE DE FAMILLE

    20/07/2010 14:07 par livresentete

UNE SIMPLE HISTOIRE DE FAMILLE, roman, Albin Michel, 2004, 487 pages.


« L'histoire commence avec Nariman, un homme au vécu douloureux qui se révélera bride par bride, ayant un petit accident il devra rester alité et deviendra une charge pour ses enfants, tout d'abord Jal et Coomy qui sont les enfants de sa femme décédée, Coomy qui tient son beau-père comme responsable du malheur et de la mort de sa mère fera tout pour ne pas le garder. Nariman se retrouve donc chez sa vrai fille, Roxanna, qui habite avec sa famille dans un petit deux pièces, une famille qui était heureuse avant l'arrivé de Nariman, mais le manque de place, le travail supplémentaire, les problèmes d'argent qu'amènent l'arriver de Nariman, provoquera bien des querelles au sien de la famille. Yezad, le mari de Roxanna, pour retrouver un peu de calme commencera à aller au temple du feu, et la religion sera pour lui le moyen de passer au travers des épreuves, au point où il deviendra fanatique et rendra sa famille malheureuse.
C'est la découverte de l'Inde à travers des gens ordinaires. »
Source : www.ratsdebiblio.net


« Sous les apparences des beaux immeubles de Bombay se cache parfois des vies difficiles et une misère humaine difficile à enrayer. Rohinton Mistry nous entraîne dans le sillage d'une famille parsi dont nous suivons l'évolution, le quotidien, les peines et les joies.Le moyen de s'immerger dans cette communauté aux traditions rigides, paraissant décalées à ceux qui n'en sont pas.En maniant le rire et les larmes comme il le fait, Rohinton Mistry offre une proximité bienvenue au lecteur qui pourrait rester en-dehors de ce mode de vie souvent mal compris, parce qu'il nous est étranger et que certaines de ces traditions nous paressent révoltantes.
Le visage de l'Inde, dans ce recueil, n'est pas des plus séduisants : luttes ethniques, misère, rivalités en tous genre, abandon social, corruption et j'en passe. A travers un roman, Rohinton Mistry dénonce une société qui va bien mal. Une misère qui fait froid dans le dos, on peut se demander par moments si Mistry n'en remet pas une couche, mais non, tout cela semble hélas bien conforme à la réalité et c'est encore plus triste. De quoi permettre un parallèle intéressant entre l'étouffement d'une famille parsie et la stagnation d'un pays qui se dit pourtant en pleine révolution (positive, évidemment...). Je reproche quelques longueurs à ce roman, une profusion de détails de temps en temps mais j'ai apprécié la manière de procéder de Mistry, cette dénonciation d'un pays, immense, à travers l'histoire de destins déchirés. »
(Sahkti)www.ratsdebiblio.net


Ce roman décrit non seulement une histoire de famille qui inclus plusieurs générations mais également une histoire de l’Inde multi culturelle et religieuse.GiL

Grands frissons---GRELLEY Julie---ANGES

12/07/2010 00:18 par livresentete

  • Grands frissons---GRELLEY Julie---ANGES

    Grands frissons---GRELLEY Julie---ANGES

    12/07/2010 00:18 par livresentete

 



ANGES, roman du genre thriller-frissons, Albin Michel, 2010, 186 pages
24 févr. 2010 Véronique Ménard
Avec son premier roman publié chez Albin Michel, Grelley plonge dans la folie et y amène le lecteur, qu'il le veuille ou non.



« Anges » n’est pas un livre spirituel. Ou plutôt si. Tellement spirituel qu’il renverse totalement la beauté de la foi, de l’humain, du monde actuel. C’est guidé par les écritures saintes que l’histoire s’écrit; une interprétation littérale - démoniaque - de la Bible. Offrant une écriture franche et concise, Grelley dépeint les tourments et psychoses d’une « délinquante sexuelle en liberté surveillée », fervente religieuse catholique, à la recherche de pureté, d’un ange.
Le livreL’histoire est celle de Colline Lelègre, trente-trois ans et ancienne mannequin, qui planifie son prochain enlèvement. Avec minutie et intelligence, Grelley voyage à travers l’esprit tordu et malade d’une psychose, de l’enfermement de la folie. Pour y arriver, les voix se multiplient. Une cacophonie de « je » se renvoient la balle; autrement, c’est le calme plat des cocktails anxiolytiques, neuroleptiques, somnifères et antidépresseurs. Le lecteur voyage entre une torpeur médicamentée et une schizophrénie stroboscopique. Un roman structuré en courts chapitres, soixante-cinq au total, qui tient le lecteur en haleine tout autant que dans le mystère, le dégoût et même parfois la confusion.
Entre le passé et le présentLa narration de Colline Lelègre se dédouble entre son passé et son présent. Jeune adolescente de quatorze ans, elle se fait repérer par une agence de mannequins. Son nom est vite changé pour Lynn, plus court, plus fashion. Elle fait une montée fulgurante sur les podiums et apparaît à la une des magazines. Nommée « face of the year 1988 », dégoûtée, elle fuit les caméras et le monde de la mode : Lynn redevient Colline. Elle s’engraisse, se tache les dents et se cicatrise le menton. Colline est vendeuse dans un magasin d’outils. Le récit du présent suit la quête psychotique de Colline qui est à la recherche d’une purification divine, d’un ange : « Seigneur, permets-moi de trouver un ange. Un ange qui serait à moi pour toujours. Et à qui Colline appartiendrait. Un ange qui n’aurait d’yeux que pour mon âme. Et caresserait mes cicatrices du bout de ses ailes. Un ange sans péché. Un ange sans désir. Un ange sans sexe. ».
L’écriture de Julie GrelleyGrelley saute de la première à la troisième personne dans une même phrase, elle impose une déroute qui suivra le lecteur tout au long du récit. Le livre pourtant espacé, laissant croire à une économie de l’écriture, offre tout le contraire; une écriture qui hante, qui transperce l’imaginaire et qui s’accroche à celui qui ose s’aventurer dans la psychose, dans la multiplication des voix. À la fin de cette lecture, on ne peut sortir du récit. Le tour de force de Grelley est de pénétrer les voix intérieures, nos voix intérieures, et d’y laisser sa marque, sa folie, son martyre machiavélique. »
source :littératurecontemportainesuite 101.fr


Présentation de l'éditeur
"Pour être sûr qu’un amour est véritable, il faut que le désir ait disparu. Et pour que le désir ait disparu, il faut que la beauté ait disparu…"
« Colline, trente-trois ans, cent dix kilos, employée modèle d’un magasin de bricolage, est en liberté conditionnelle. Il fut un temps où elle s’appelait Lynn, et défilait sur tous les podiums de haute couture. Avant qu’elle ne se décide à s’auto-détruire et à enlever de jeunes garçons, pour mieux les sacrifier à sa mission christique…
Parler avec la voix de la folie plutôt que parler de la folie, c’est le pari de ce premier roman sombre et violent, impeccablement mené, où l’on suit, le souffle coupé, une narratrice psychopathe à l’intelligence acérée, éprise d’absolu et de pureté, nous raconter sa quête désespérée d’êtres parfaits. » source :www.bibliosurf.com


Bon roman du genre thriller, d’une écriture posée, grandissante avec des retours dans le passé et l’intensité d’une folie effervescente. L’auteure plonge dans la folie et nous y entraîne tant par son écriture que par la psychose de son personnage multiple qui se parle à la troisième personne et porte plusieurs prénoms. Le meurtrier est-il plus dramatique et déstabilisant car il s’agit d’une femme qui mutile sa vie comme son corps et qui surtout s’attaque à de jeunes garçons pour en faire des « anges » ? À vous de juger.

 


 

 

 




 

INDO-CANADIEN---Neil BISSOONDATH---CARTES POSTALES DE L'ENFER

09/07/2010 15:40 par livresentete

  • INDO-CANADIEN---Neil BISSOONDATH---CARTES POSTALES DE L'ENFER

    INDO-CANADIEN---Neil BISSOONDATH---CARTES POSTALES DE L'ENFER

    09/07/2010 15:40 par livresentete

BISSOONDATH Neil

CARTES POSTALES DE L’ENFER

Résumé
« Alec est un homme d'affaires qui a créé sa petite entreprise. Il est collectionneur de voitures anciennes. Il est issu d'une famille modeste. Sa mère s'occupait de la maison, son père travaillait dans une usine d'automobiles en banlieue de Toronto.

Pour Alec, la vie est un tissu de mensonges qu'il se raconte à lui-même et qu'il répète aux autres. Il est convaincu de devoir son succès à sont talent, bien sûr, mais aussi au personnage qu'il s'est fabriqué: celui d'un homosexuel entretenant de nombreuses relations dans les milieux huppés dont est issue sa clientèle.

Pour Sumintra, ou Sue, comme elle se nomme elle-même, il est hors de question de faire mentir l'image que ses parents se font d'elle, même si elle s'est ménagé une vie parallèle, à l'abri de leur regard. Quand elle fait la connaissance d'Alec, leurs vies secrètes se rejoignent et ils se découvrent amoureux l'un de l'autre. Le problème, c'est que leurs vies publiques vont à l'encontre de ce qu'ils sont, de ce qu'ils désirent, et les poussent vers tout ce qu'ils redoutent.

Dans ce roman bref qui tient le lecteur en haleine jusqu'aux dernière lignes, Neil Bissoondath propose sur le mode intimiste une troublante réflexion sur l'identité, sur les différentes identités qui s'opposent en nous: celle que nous lègue notre famille, celle que veut nous imposer la société, celle pour laquelle nous sommes prêts à risquer notre vie. » source :www.librairiepantoute.com

Roman d’un bon style coulant, entraînant qui nous fait connaître deux réalités d’êtres marginaux qui n’auraient pas dû se rencontrer mais ainsi va la vie pour chacun de nous. Nous faisons des rencontres fortuites dont nous ne pouvons pas prévoir les conséquences. « Jamais je n’aurais pensé que les choses iraient si loin » « Je suis devenu le rôle que je vis « page 224.
J’ai aimé faire connaissance avec cette famille Indo-canadienne dans sa réalité de deux générations qui doivent faire face à une nouvelle société avec de nouvelles règles de vie. À lire…car nous sommes tous plus ou moins maîtres des différents rôles que nous jouons. GiL

Haiti---Dany LAFERRIÈRE---L'ÉNIGME DU RETOUR---et autres

07/07/2010 16:33 par livresentete

  • Haiti---Dany LAFERRIÈRE---L'ÉNIGME DU RETOUR---et autres

    Haiti---Dany LAFERRIÈRE---L'ÉNIGME DU RETOUR---et autres

    07/07/2010 16:33 par livresentete

L’ÉNIGME DU RETOUR, Boréal, 2009, 286 pages
Résumé du livre
Un matin, on téléphone à l'écrivain : son père vient de mourir. Son père qui, dans un parallèle saisissant, avait été exilé d'Haïti par le dictateur Papa Doc, comme lui, des années plus tard, l'avait été par son fils, le non moins dictatorial Bébé Doc. C'est l'occasion pour le narrateur d'un voyage initiatique à rebours. Il part d'abord vers le Nord, comme s'il voulait paradoxalement fuir son passé, puis gagne Haïti pour les funérailles de son père. Accompagné d'un neveu - qui porte le même nom que lui -, il parcourt son île natale...
La critique [evene]
par Thomas Flamerion
S'il avoue n'écrire que sur lui-même, Dany Laferrière ne s'était sans doute jamais confié avec une telle gravité. Bercé par les mots d'Aimé Césaire, l'écrivain installé à Montréal revient en Haïti après la mort de son père. L'occasion de renouer avec les images de l'enfance et de se confronter à la réalité brutale de l'île. Au rythme de ces émotions contrastées, Laferrière avance en terre inconnue sur des sentiers familiers. Pour dire le trouble qui l'assaille, les dommages irréparables et le salut de l'exil, les beautés naturelles et la misère, la peur et l'espoir, il coule une langue fluide et poétique. Une prose qui se libère de la rigidité de ses codes, se brise et se détache, à mesure que naissent les impressions. Emboîter le pas au poète martiniquais relevait de la gageure. Dany Laferrière trace son propre chemin en écho aux vers du 'Cahier d'un retour au pays natal' et avance sur la voie de la réconciliation intime entre ses racines et sa vie d'adulte expatrié, entre l'au-delà et l'ici-bas. Il use ses semelles à remonter le temps pour retrouver la mémoire, ce passé familial dont son présent s'est affranchi dans la solitude et l'oubli. Amis, parents, lieux, tous portent en eux la trace de ce père qui s'en est allé, mais aussi les stigmates des "régimes barbares". Alors l'introspection se double d'un regard sans détour sur une nation d'extrêmes, de croyances occultes et de vitalité créatrice. Mais quel que soit le poids de sa géographie, la force de 'L'Enigme du retour' tient à l'universalité de son discours. Laferrière y laisse libre cours à son inventivité, à son ambition féconde. Et quand le rythme hypnotique des mots résonne avec la profondeur du voyage, c'est un roman sublime qui jaillit. Un roman qui en dit long sur la condition humaine. » source :www.evene.fr
Roman d’une grande sincérité dans un style poétique. Dany Laferrière revit le décès de son père, son exil d’Haiti, sa nouvelle vie à Montréal, sa vocation d’écrivain. Il se doit à lui-même de retrouver ses origines, son pays sa mère. Roman touchant d’un écrivain qui a bouclé la boucle de sa vie. GiL

LAFERRIÈRE Dany :

COMMENT FAIRE L’AMOUR À UN NÈGRE SANS SE FATIGUER,

Enfin je l’ai lu. J’ai aimé, intéressant, quelque peu nombriliste mais touchant.
L’écrivain noir ou l’auteur fait l’éloge de la relation parfaite homme noir femme blanche.

ÉROSHIMA.

L’ODEUR DU CAFÉ.

LE GOÛT DES JEUNES FILLES., roman, vlb éditeur, 1992, 206 pages.

Sans doute le meilleur de ses romans. Intrigue sur intrigue. Ça roule sans cesse dans cette maison de prostituées où s’est réfugié notre jeune héros de 15 ans. « Les hommes nous divisent mais le malheur nous réunit « dit Miki l’une d’elle .

CETTE GRENADE DANS LA MAIN DU JEUNE NÈGRE EST-ELLE UNE ARME OU UN FRUIT ?

CHRONIQUE DE LA DÉRIVE DOUCE.

PAYS SANS CHAPEAU.

LA CHAIR DU MAÎTRE.

LE CHARME DES APRÈS-MIDI SANS FIN.

LE CRI DES OISEAUX FOUS.

J’ÉCRIS COMME JE VIS.

JE SUIS FATIGUÉ.

Roman intéressant. Faire connaissance avec l’écrivain, L’HOMME IMMIGRANT. Il a vécu à Port-au-Prince, Montréal, Miami. Il est toujours à la recherche de la vie, de lui-même. Il est plus qu’un écrivain, c’est un homme qui vit en homme. Aller voir……et vous comprendrez.

VERS LE SUD, Boréal, 2006, 251.

Roman intéressant basé sur le fait que les femmes blanches vont dans le sud pour avoir des relations avec les beaux jeunes noirs bien équipés et sensuels.