"""""HUMOUR---WESTLAKE Donald---MAUVAISESS NOUVELLES

04/11/2010 22:54 par livresentete

  • """""HUMOUR---WESTLAKE Donald---MAUVAISESS NOUVELLES

    04/11/2010 22:54 par livresentete

WESTLAKE Donald


MAUVAISES NOUVELLES, Ed. Rivages thriller, 2002, 278 pages

Présentation de l'éditeur
« John Dortmunder, l’homme qui a donné un nouveau sens au mot « récidiviste », est là, toujours aussi entreprenant, inoxydable, pitoyable. Cette fois, il est en quête d’un Indien mort depuis longtemps, et néanmoins kidnappé. Tout a commencé sur internet, par la faute d’Andy Kelp qui a fait la connaissance virtuelle, puis réelle, d’un maître manipulateur nommé Fitzroy Guilderpost et de ses associés, Irwin Gabel et Petite Plume. les trois acolytes ont fomenté un projet insensé et ils ont besoin de main d’oeuvre. C’est ainsi que Dortmunder se retrouve dans un cimetière de Long Island, muni d’une pelle, dans la boue jusqu’aux genoux. Et ce n’est pas une métaphore, plutôt un euphémisme. Est-il en train de creuser sa tombe, ou celle du lecteur déjà mort de rire ? Voilà, on pensait avoir un certain répit, mais les mauvaises nouvelles sont confirmées : Dortmunder est de retour. » source : ww.bibliosurf.com


Vous avez lu !
par Thierry Godefroid
« Dortmunder tome 10. Deux arnaqueurs vaguement intellos (Fitzroy et Irwin) montent un plan très futé visant à ramasser le tiers des bénéfices d’un casino géré par des tribus indiennes. Pour cela, ils ont besoin de pousser sur le devant de la scène une certaine "petite plume", la prétendue dernière descendante des Potaknobee… et d’échanger quelques cercueils dans un cimetière, afin que les tests ADN qui ne manqueront pas d’être demandés attestent de cette descendance. Kelp et Dortmunder sont donc embauchés pour ces basses besognes par Fitzroy et Irwin ; ces deux là se prennent vraiment pour des pros, et le mépris condescendant qu’ils servent à leurs prestataires va bien sûr leur revenir en pleine tronche, à plusieurs reprises.
On retrouve dans cette aventure toute la bande du génial serial looser John D., à savoir Andy Kelp, Tiny Bulcher, et Stan Murch, les deux premiers avec leur compagnes nouvellement acquises (cf. les épisodes précédents), et le dernier avec sa maman, toujours chauffeur de taxi. C’est un régal de bout en bout, sans le moindre moment de faiblesse. Tout ce qu’on aime dans un Dortmunder est là ; la tendresse manifeste qu’éprouve Westlake pour son personnage est très communicative. Peut-être le meilleur épisode de la série !
source : www.bibliosurf.com
Livre vivement conseillé par Thierry Godefroid, lecteur.


Très bon roman du genre polar mais humoristique ce qui est une denrée assez rare. J’ai beaucoup aimé. Le style est fluide, le contexte est amusant, les personnages sont astucieux, l’intrigue est ingénieuse et le tout est hilarant. On a juste le goût d’en lire un autre. Un auteur à découvrir sans faute si vous voulez vous amuser, vous détendre et lire un texte bien monté et intelligent.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.

****RUSSO Richard---LE PONT DES SOUPIRS---

01/11/2010 14:54 par livresentete

  • ****RUSSO Richard---LE PONT DES SOUPIRS---

    ****RUSSO Richard---LE PONT DES SOUPIRS---

    01/11/2010 14:54 par livresentete

RUSSO Richard
LE PONT DES SOUPIRS, La table ronde, 2007, 726 pages
Présentation de l'éditeur
« Louis C. Lynch, dit Lucy, n’a jamais quitté Thomaston, une bourgade proche de New York, où il vit depuis toujours avec son épouse Sarah. D’origine irlandaise, il a hérité un « empire » de petits commerces, qu’il s’apprête à son tour à léguer à leur fils unique. Le couple prépare le premier voyage de sa vie en Italie, où un ami d’enfance, Bobby Marconi - devenu peintre de renom - s’est exilé. La perspective de ces retrouvailles amène Lucy à porter un regard inédit et lucide sur sa ville, son existence, et la nature exacte de l’amitié qui le liait à Bobby. Après Le déclin de l’empire Whiting, Richard Russo poursuit son exploration de l’Amérique provinciale, où l’humanité se dresse comme l’ultime rempart contre le désenchantement. »source :www.bibliosurf.com

« Une fois de plus, c'est du très très beau travail. C'est incroyable comment ce type qui écrit sur le quotidien, les histoires de famille, sur l'amour, sur l'amitié, peut captiver à ce point son lecteur. C'est intelligent, c'est bien dit, c'est tour à tour tendre et mordant, à la fois porteur d'espoir et réaliste... C'est aussi, pour ceux que je connais qui sont en train de douter (je vous ai à l'oeil, bande de petits sceptiques !), le plus riche au niveau du nombres de personnages et de l'intrigue. Alors, à tous, n'hésitez pas !

Je pense toujours que moins l'on en sait sur un livre avant de commencer la lecture, mieux c'est. Mais pour les curieux qui voudraient quand même avoir quelques informations, voici ce que l'on peut lire sur la 4e de couverture :
Louis C. Lynch, dit Lucy, a toujours vécu à Thomaston, une petite bourgade proche de New York. D'un père optimiste et d'une mère plus terre à terre, il a hérité d'un petit commerce qu'il s'apprête à léguer à son fils unique. Tandis que sa femme Sarah prépare leur premier vrai voyage, un séjour à Venise où ils espèrent retrouver leur plus vieil ami, Bobby Marconi, devenu un peintre de renom, Lucy met la dernière touche à l'histoire de sa vie. Une existence marquée par une anecdote d'enfance qui le hante encore. Poids des origines, violence des désirs inassouvis, frustrations du couple, turpitudes de la vie provinciale, tels sont les thèmes qu'explore Richard Russo dans cet ample roman, où se rejoignent l'intime et l'universel. »source :www.johnmayo.canalblog.com

Œuvre magistral, un texte lent, progressif et une écritrure, franche, nette. Le sujet principal est la famille : on est selon notre lieu de naissance peu importe les changements de domiciles, on reste marqués par nos racines. On y rencontre des hommes doux, patients, silencieux d’autres violents, dominants, corrompus. On y rencontre des femmes belles, superficielles, sensuelles d’autres dominantes, touchantes, dévouées. L’amitié joue un rôle important dans l’évolution des jeunes et crée des liens aussi solides que ceux de la famille. Le racisme non avoué est présent dans la vie quotidienne et la pauvreté se démarque par le quartier où on vit : les riches à l’ouest de la ville, au centre les noirs et à l’est la classe moyenne et ouvrière. Ce roman est une peinture descriptive des liens entre les individus de différentes classes et le succès, la réussite des dominants. Un roman d’une grande sensiblité avec une écriture révélant l’être humain tel qu’il est.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.

****PINGEOT Mazarine---BOUCHE COUSUE---

20/10/2010 15:38 par livresentete

  • ****PINGEOT Mazarine---BOUCHE COUSUE---

    ****PINGEOT Mazarine---BOUCHE COUSUE---

    20/10/2010 15:38 par livresentete

BOUCHE COUSUE, ÉD. DE LA LOUPE, 2005, 271 pages
« Longtemps, Mazarine Pingeot a vécu «bouche cousue». Aujourd'hui, elle rompt le silence et tente de percer sa mémoire emmurée par une histoire trop lourde à porter.

Depuis que son père est mort, Mazarine a perdu l'un de ses deux principaux témoins et acteurs de son enfance. Et tandis que les historiens et les journalistes continuent de s'approprier le personnage public de François Mitterrand, sa jeunesse, déroulée dans le secret le plus total auprès de cet homme, semble perdre peu à peu de sa réalité. Tout cela a-t-il bien existé ? Ce François Mitterrand des journaux et des livres d'histoire a-t-il bien été son père ?
Pour lutter contre l'oubli, elle doit faire revivre, à tout prix, la petite fille heureuse qu'elle a été, ses paysages et ses jeux d'enfant, ses parents amoureux, le trio idéal, jalousement gardés dans un coin de sa mémoire... Tissant les instants magiques, banals ou cruels d'une enfance pas comme les autres, passée auprès d'un père président de la République, Mazarine fait surgir la figure étonnante de l'homme qu'elle a connu, celle d'un père aimant et exclusif. Et c'est cette image émouvante, salvatrice, qu'elle s'autorise enfin à partager.

Normalienne, agrégée de philosophie, Mazarine Pingeot a trente ans. Elle a déjà publié, chez Julliard, «Premier Roman», «Zeyn ou la reconquête» et «Ils m'ont dit qui j'étais». Source : www.fnac.com

Roman récit biographique très touchant, d’une grande écriture tant par le style que par l’intelligence et la sensibilité de l’enchaînement de la vie de l’auteure et de son père François Mitterrand.
Nous entrons dans l’intimité d’une enfant et d’une femme qui ont vécu hors norme dans une situation sociale d’adultère, cachée et maintenue secrète jusqu’à l’âge de vingt ans donc peu avant le décès de François Mitterrand.
J’ai trouvé ce roman intimiste d’une réflexion profonde sur l’enfance, l’adolescence d’une enfant profondément complice de la vie intime de ses parents. Elle était obligée de ne pas dévoiler le nom de son père « président de la France « ce qui limitait son milieu d’amis et de contacts hors du foyer maternel. Le chapitre sur l’avortement obligatoire de son premier enfant pour des raisons de santé est pognant, bouleversant et d’une grande générosité. À lire sans faute pour connaître une personne à la hauteur de sa vie cachée et de son amour inconditionnel pour son père. Gilles Lagrois, Auclair, Québec

****SEPULVEDA Luis---LE VIEUX QUI LISAIT DES ROMANS D'AMOUR

20/10/2010 14:56 par livresentete

  • ****SEPULVEDA Luis---LE VIEUX QUI LISAIT DES ROMANS D'AMOUR

    ****SEPULVEDA Luis---LE VIEUX QUI LISAIT DES ROMANS D'AMOUR

    20/10/2010 14:56 par livresentete

SEPÙLVEDA Luis
LE VIEUX QUI LISAIT DES ROMANS D’AMOUR, Éd. A VUE D’ŒIL, 2002, 233 pages
Le Vieux qui lisait des romans d’amour (Métailié, 1992; Le Seuil, 1995) : Roman écologique évoquant la vie des Indiens Shuars dans la forêt amazonienne de l'Équateur, entre l'Équateur et le Pérou. Ce premier roman de l'auteur est dédié à Chico Mendez, dont Sepúlveda a partagé la lutte.
Résumé du livre
« Lorsque les habitants d'El Idilio découvrent dans une pirogue le cadavre d'un homme blond assassiné, ils n'hésitent pas à accuser les Indiens de meurtre. Seul Antonio José Bolivar déchiffre dans l'étrange blessure la marque d'un félin. Il a longuement vécu avec les Shuars, connaît, respecte la forêt amazonienne et a une passion pour les romans d'amour. En se lançant à la poursuite du fauve, Antonio José Bolivar nous entraîne dans un conte magique, un hymne aux hommes d'Amazonie dont la survie même est aujourd'hui menacée. « source : www.evene.fr
Le Vieux qui lisait des romans d’amour de Luis Sepulveda
Résumé du roman
« Lorsque les habitants d'El Idilio, petite ville d'Amazonie, découvrent dans une pirogue le cadavre d'un homme blond assassiné, ils n'hésitent pas à accuser les Indiens (les Shuars) de meurtre. Le maire, surnommé la "limace", est l'un des plus virulents accusateurs. Seul Antonio José Bolivar, un vieil homme, déchiffre dans l'étrange blessure la marque d'un félin.
L'auteur évoque ensuite la vie d’Antonio José Bolivar Proano. À 13 ans, il se marie avec Dolores Encarnacion del Santisimo Sacramento Estupinan Otavalo. Ils partent en Amazonie. Dolores y meurt de la malaria.
Antonio devient ensuite l'ami des Shuars. Ils vivent paisiblement jusqu'à ce que des blancs investissent la forêt. Ils tuent deux Shuars pour voler l’or qui se trouve dans la forêt. Antonio défend les Shuars. Après cet incident, Antonio part pour El Dorado. Il va y acheter des romans d’amour .
Un matin de pluie, on entend des cris. Un deuxième homme est victime de la folie du tigre.
Quelque temps après , le maire d’El Idilio organise une expédition dans le but de tuer cet animal. Le maire, mort de peur, demande à Antonio de finir de traquer le tigre tout seul et de le tuer. Antonio accepte. Il traque la bête pendant plusieurs heures et arrive dans une clairière où il voit le mâle à l’agonie. Antonio comprend qu’il doit l’achever.
Une fois le mâle mort, il se réfugie sous une vieille pirogue. Au bout de quelques heures, il en sort, s’accroupit dans le sable et, à ce moment là, il voit la femelle qui court vers lui. Alors, il tire deux coups de chevrotine et tue la bête. Il pleure, et met l’animal dans le fleuve Amazone. Il jette son fusil, et se dirige vers sa cabane. Ayant honte de son acte de cruauté, et pris par la mélancolie, il repart lire ses romans d'amour pour oublier la "barbarie des hommes".

" En se lançant à la poursuite du fauve, Antonio José Bolivar nous entraîne dans un conte magique, un hymne aux hommes d'Amazonie dont la survie même est aujourd'hui menacée. " (note de l'éditeur) source : www.slsletre.com

 
Bon roman d’aventure écologique avec un personnage attachant qui un jour se retrouve seul en Amazonie car sa femme est décédée. Il est recueilli par la tribu SHUARS qui le soigne, le garde le temps de sa guérison. À leur contact il apprend à survivre en forêt amazonienne, il a un compagnon de la tribu qui l’initie aux coutumes de son peuple. On vit le contraste de la vie des étrangers qui viennent en Amazonie par appât du gain, des chasseurs, des chercheurs d’or et des hommes politiques. À lire pour découvrir ce personnage grandeur nature. Gilles Lagrois, Auclair, Québec.

***CAMILLERI Andrea---LE TAILLEUR GRIS

18/10/2010 18:20 par livresentete

  • ***CAMILLERI Andrea---LE TAILLEUR GRIS

    ***CAMILLERI Andrea---LE TAILLEUR GRIS

    18/10/2010 18:20 par livresentete

CAMILLERI Andrea

LE TAILLEUR GRIS, Métailé noir, 2009, 135 pages
Présentation de l'éditeur
« Le récit commence au premier jour de retraite du personnage de ce roman, dont le nom n’apparaît jamais. Directeur d’une banque, il a épousé en secondes noces une veuve bien plus jeune que lui, Adele, dont on découvre peu à peu la double personnalité. Affamée de reconnaissance sociale et parangon de respectabilité, elle est aussi dotée d’un appétit sexuel sans bornes et sans morale, au point d’imposer à son vieil époux la présence d’un jeune cousin qui sait la satisfaire.
Est-elle totalement insensible ou aime-t-elle en réalité son mari plus que tout ? Tandis que pointe la maladie terminale, le vieil homme creuse l’énigme. Tout en perçant à jour les faux-semblants d’une société bourgeoise qui affecte la bienfaisance et pratique le compromis mafieux tout en acceptant sa déchéance contre quelques moments de bonheur sensuel, il découvre des facettes contradictoires d’Adele, incroyable figure féminine, en attendant le jour où elle revêtira le tailleur gris, signe de mort imminente…
Écrit dans une langue bien plus sobre que celle à laquelle il nous avait habitués, ce roman d’Andrea Camilleri nous fait découvrir un nouvel aspect, totalement inconnu jusque-là, du talent du grand auteur sicilien, dans la lignée des Simenon sans Maigret. Dans cette histoire où le tragique se fait quotidien, les virtuosités langagières se font discrètes comme le désespoir qui pointe. Une grande et splendide réussite d’un écrivain octogénaire qui est aussi, et de très loin, le plus lu en Italie depuis une quinzaine d’années. » source : www.bibliosurf.com

Un avis personnel :
par Caroline, le 28 février 2010
L’histoire est simple et belle comme un instant proche de la vérité. C’est celle d’un homme qui vieillit : l’important banquier se réveille un matin retraité et de plus en plus angoissé. Cet état, Camilleri le restitue à merveille sous une certaine indolence, vite rompue quand on rentre dans les détails. Car autour de notre retraité rôde la mafia, et surtout sa jolie jeune femme Adèle. Il l’admire le dimanche dans son rituel du bain, mais subit ses manies et sa distance. Et comme il a plus de temps et de vide à combler, il commence à observer, réfléchir, se souvenir… Cette femme l’aime-t-elle ? Lui, a-t-il vraiment aimé sa première femme, son fils parti loin ?

Le roman oscille entre farce (le mari, la femme et son amant) ; drame et tragédie. Dépossédé de son quotidien, cet homme voit soudain les choses et les gens tels qu’ils sont. Il en retirera de la souffrance, et aussi l’opportunité d’agir par lui-même, et pour lui.

Camilleri laisse ici les enquêtes du commissaire Montalbano mais reste au plus près de l’individu. Triste et drôle, ce Tailleur Gris (dont le titre prend toute sa saveur, expliqué dans l’histoire) peut aussi être lu comme l’histoire d’un crime parfait.
Pour finir j’ai une pensée pour l’auteur, car on aura beau dire qu’il ne faut pas toujours le chercher dans l’histoire, Camilleri n’écrit pas sur un tel sujet par hasard, lui qui va sur ses quatre-vingt-cinq ans.
Source : www.bibliosurf.com

****HOUELLEBECQ Michel, LA POSSIBILITÉ D'UNE ÎLE

17/10/2010 17:12 par livresentete

HOUELLEBECQ Michel

LA POSSIBILITÉ D’UNE ÎLE, fayard, 2005, 484 pages

« L’avantage avec Houellebecq – et l’une des raisons du succès de cet écrivain devenu, au meilleur sens du terme, un immense romancier populaire -, c’est que tout le monde peut le lire. Boulangères, ministres, collégiens incultes, normaliens pornographes, adeptes de sectes, tout le monde est en mesure de lire (sauf cas aigus de déficiences intellectuelles), "La Possibilité d’une île", pavé de cinq cents pages constituant l’événement de cette rentrée littéraire 2005. Lancé comme un produit marketing planétaire (à l’identique de ce que l’on ferait avec un disque des Rolling Stones), caché aux journalistes et aux critiques sauf autorisation spéciale des éditions Fayard (dont ont bénéficié deux ou trois faiseurs d’opinion), mondialisé jusqu’à l’os avec une parution simultanée dans plusieurs pays (Angleterre, Espagne, Italie, Allemagne…), que vaut vraiment le dernier Houellebecq , au-delà de l'empoigne médiatique dont il est l'occasion ?

Entre le "récit de vie", très actuel, mené par Daniel 1, un comique enrichi et veule, "observateur acéré de la réalité contemporaine" (sous les traits duquel on reconnaîtra aisément Michel Houellebecq lui-même), et l’exégèse dans un futur lointain de cette vie minable par Daniel 24 et Daniel 25, ses clones, on ne s’ennuie pas une seconde, on tourne les pages avec un plaisir non feint, on a entre les mains un bon roman d’anticipation… malgré la philosophie et les hypothèses tendance "SF pour tous" de l’intrigue (le clonage comme unique remède à notre finitude, réalisé par une secte ressemblant comme deux gouttes d’eau à celle des raéliens et ayant supplanté les religions classiques…). Au-delà du texte lui-même, on devra surtout admettre cette vérité : Houellebecq est aujourd’hui incontournable. Plus que jamais, il est la caisse de résonance de notre société déboussolée, plus que jamais il parvient à en décrire l’aliénation et la détresse dans des romans aux significations chaque fois complexes, à la fois problématiques et polémiques.

Moralité : un roman à thèse à ne pas prendre au pied de la lettre mais à épouser phrase par phrase, dans ce qu’il transpire en terme de désespoir incarné plutôt que dans ce qu’il conceptualise quand même un peu poussivement. "La littérature contre les idées ?" Houellebecq, au cynisme tout célinien, est trop subtil pour l’ignorer : la littérature est affaire d’émotion et de vision du monde, pas de dissertation philosophique... Ce pourquoi les plus belles pages de son roman, les 150 dernières, sont, à leur manière, d'un sentimentalisme extrême, fruit du désespoir amoureux et de la traversée tragique du Désir du narrateur et de ses doubles....

Houellebecq, un grand écrivain romantique épris d'absolu ? Assurément. »
Source : www.livre.fnac.com

Roman d’une bonne qualité d’écriture, dérangant je dirais même décapant tant par ses sujets divers que par la prise de position de l’auteur sur le suicide, la sexualité, les sectes religieuses, la beauté féminine. J’ai aimé la façon dont l’auteur exprime ses opinions , sa franchise et son ouverture face aux différents sujets. C’est un auteur de caractère bouillant, de tempérament explosif, un visionnaire social. J’aime sa façon de voir et de dire les choses; tout simplement génial.


« …dans le monde moderne on peut être échangiste, bi, trans, zoophile, SM, mais il était interdit d’être vieux. » p. 213
« La beauté physique joue ici exactement le même rôle que la noblesse de sang sous l’Ancien Régime….une sensation de supériorité innée, naturelle, instinctive….au-dessus du reste de l’humanité. »
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.

*****CHATTAM Maxime---LA PROMESSE DES TÉNÈBRES---

07/10/2010 16:02 par livresentete

  • *****CHATTAM Maxime---LA PROMESSE DES TÉNÈBRES---

    *****CHATTAM Maxime---LA PROMESSE DES TÉNÈBRES---

    07/10/2010 16:02 par livresentete


La promesse des ténèbres Maxime Chattam ……

Albin Michel, 06/05/2009 432 pages ISBN : 9782226192226

Présentation de l'éditeur
« New York. Mégapole de tous les possibles. De tous les excès. Où la verticalité des buildings s’oppose à celle de souterrains, toujours plus profonds, peuplés de SDF. Où des hommes se déguisent en vampires pour se repaître de la vie de leur partenaire. Où l’industrie pornographique underground se développe à une inquiétante vitesse. Où l’on vend la mort filmée en direct.
Au cœur de ce maelström, le journaliste Brady O’Donnel, dans le sillage de Rubis, femme envoûtante, plonge dans l’enfer. Celui de la Promesse des Ténèbres. »
Source : www.bibliosurf.com


Par Pomme01 "Pomme01" (France) -
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Promesse des Ténèbres (Broché)
« New-York, hiver 2000.
La vie de Brady O Donnel, journaliste indépendant, bascule le jour où il accepte de rencontrer une starlette de films X. Mais la jeune femme se tire une balle en pleine tête devant lui après avoir murmuré d étranges mots. Brady s enfuit. Sa femme, Annabel, flic à Brooklyn, se voit confier l enquête sur ce qui pourrait être un homicide déguisé. Commence alors une course poursuite vers la vérité, une enquête qui va disséquer l Homme dans ce qu il a de plus primitif
Portrait d un couple confronté à ses démons, plongée dans le milieu du hard et des perversions les plus inattendues, une enquête où crime et sexualité sont indissociablement mêlés (les fans de la Trilogie y trouveront enfin la résolution de l énigme de la disparition de Brady).

Encore un très bon livre de l'auteur, je suis fan depuis très longtemps. Le sujet est quelque peu déroutant mais l'intrigue prend vite le dessus ou devrais-je dire les tripes, nous tombons encore une fois dans les travers et la perversité humaine, nous en relèverons nous ...
Le livre m'a tout de même moins passionnée que les autres de ces livres, c'est certainement du au milieu dans lequel on évolue, je vous le conseille tout de même vivement ne serait-ce que pour patienter jusqu'au prochain ;))....
bonne lecture » source : www.bouquiner.net

« Chattam a retrouvé l'esprit qui l'animait à ses début, et ce quatrième volume de sa trilogie du mal est vraiment excellent. Parfois insoutenable de cruauté, mais heureusement il ne dépasse pas la limite de l'horreur. »
« Ce thriller nous amène dans les bas-fonds de New-York et de la pornographie "underground": âmes sensibles s'abstenir. Certains passages sont assez durs mais l'intrigue surpasse tout. »
« Présentation de l'éditeur
New York Mégapole de tous les possibles. De tous les excès. Où la verticalité des buildings s'oppose à celle des souterrains, toujours plus profonds, peuplés de SDF. Où des hommes se déguisent en vampires pour se repaître de la vie de leur partenaire. Où l'industrie pornographique underground se développe à une inquiétante vitesse. Où l'on vend la mort filmée en direct. Au cœur de ce maelström, le journaliste Brady O'Donnel, dans le sillage de Rubis, femme envoûtante, plonge dans l'enfer. Celui de la Promesse des Ténèbres. « www.bouquiner.net


Très bon roman du genre polar-thriller de Chattam. Du début à la fin nous sommes tenus en haleine tant par l’intensité de l’intrigue que par notre attachement aux personnages. Sujet quand même difficile à traiter qu’est la sexualité et particulièrment les déviations sexuelles : femmes abusées, maltraitées par des hommes avides de pouvoir, d’argent et de plaisir extrême. GiL

COBEN Harlan---MAUVAISE BASE....*****Excellent

03/10/2010 16:41 par livresentete

  • COBEN Harlan---MAUVAISE BASE....*****Excellent

    COBEN Harlan---MAUVAISE BASE....*****Excellent

    03/10/2010 16:41 par livresentete

COBEN Harlan

MAUVAISE BASE, France Loisirs 2008, 467 pages

Présentation de l'éditeur
« Plage de sable fin sur une île privée des Caraïbes, une bombe sexuelle pour seule compagnie, le célèbre agent sportif Myron Bolitar essaie d’oublier ses dernières mésaventures. Mais quand Win, richissime sociopathe et néanmoins meilleur ami arrive en jet privé, les ennuis ne sont pas loin. Fatalement. Esperanza, son associée, est accusée d’avoir assassiné un de leurs clients, une star du base-ball sur le déclin. Pas vraiment la publicité rêvée pour MB Sport… Ni une ni deux, Myron fait son come-back pour voler au secours d’Esperanza et prouver l’innocence de celle que tout accuse. Le seul problème, c’est qu’elle ne veut pas de son aide. Mais Myron n’est pas du genre à renoncer, surtout quand il considère le cas comme une affaire personnelle. Car entre un passage éclair dans un club de trans, une propriétaire des Yankees dont la fille a disparu, un contrôle antidopage truqué et l’image d’une adolescente en train de mourir sur son ordinateur, la propre investigation de Myron le conduit à un seul autre suspect : lui-même… » source : www.bibliosurf.com


Mauvaise base : très bon roman
»On ne va pas y aller par 4 chemins, une nouvelle fois Harlan Coben nous livre un excellent policier vraiment bien ficelé.

Qu’est-ce que ça fait du bien après cette période de prix littéraires et sa horde de livres, certes bien écrits, mais tellement compliqués et déprimants.
Là, avec « Mauvaise base » on ne se prend pas la tête entre les mains, on ne s’y reprend pas à deux fois avant de comprendre ce qu’on vient de lire. On s’immerge dans un bon polar, bien classique, avec des personnages centraux bien identifiés, stéréotypés juste ce qu’il faut. On a juste une enquête avec les codes classiques du roman policier : un meurtre, une coupable injustement accusée et son meilleur ami qui mène l’enquête. Suspens et rebondissements sont présents quasiment à chaque page. Comme souvent avec Harlan Coben, on appréhende ce livre comme un film qui nous captive.
Coben abandonne pour un temps sa technique du « une personne disparue depuis longtemps réapparait brusquement » qui a fait le succès de « Dans les bois », «Ne le dis à personne » etc. Non rien de tout cela. Harlan Coben relance ici la série de ce bon vieux Myron Bolitar. Dans ce nouvel opus, Bolivar va devoir aider Esperanza, son amie et associée au sein de MB Sport, accusée du meurtre de l’un de leurs clients, une star du Baseball.
CAP-TI-VANT. Seul bémol, ceux qui n’on pas encore lu le précédent roman de la série seront un peu perdu à certain moment, mais rien de grave qui ne gène vraiment la lecture. Ca nous donne juste envie de combler nos lacunes et de nous précipiter sur les précédents livres.
Bon moment garanti ! » source : www.bouquiner.net

Très bon voire excellent roman du genre polar-policier. Personnages attachants, intrigue magistrale, écriture imprégnée d’humour, de tendresse, de compassion. Nous devenons parti pris de l’intrigue, nous suivons la logique des événements avec passion et nous avons surtout une confiance indéfectible en Myron Bolitar pour qui l’amitié et la famille sont des valeurs indiscutables et non négociables, à la vie à la mort. À lire sans faute. Gilles Lagrois, Auclair, Québec.

CREWS Harry---LA FOIRE AUX SERPENTS

30/09/2010 14:54 par livresentete

  • CREWS Harry---LA FOIRE AUX SERPENTS

    CREWS Harry---LA FOIRE AUX SERPENTS

    30/09/2010 14:54 par livresentete

CREWS Harry

LA FOIRE AUX SERPENTS, Gallimard, 1994, 206 pages
Présentation de l'éditeur
« Joe Lon est un sale type qui a grandi aux côtés d’une sœur folle et d’un père brutalisant ses chiens. La mère a disparu. Les potes se défoncent, attendent le soir et cherchent dans les excès un espoir d’ailleurs qui ne vient pas. Joe Lon est leur meneur égaré qui, un jour, pour écrabouiller l’ennui, noya dans le fleuve un voyageur perdu. Il habite désormais le camping avec ses deux gosses et tabasse sa femme. Joe Lon attend comme une bombe, caresse ses crotales et maudit l’univers. Un jour, il le sait, Berenice reviendra. Ce jour sera celui de la foire aux serpents. De purs déjantés arriveront de partout. La fête sera folle et ce sera la mort, l’hystérie et le sang. Berenice, alors, le capturera de nouveau de son regard d’absinthe et tout redeviendra possible : le pire, la passion brute, ce qui n’arrive qu’avec elle et fascine pourtant. » source : www.bibliosurf.com
« Encore un roman terrible de l’enfant terrible de la littérature américaine moderne. Bien que daté de 1976, ce texte éprouvant n’a pas pris une ride. Cette foire aux serpents est l’occasion pour Crews de dresser le portrait d’un jeune homme handicapé de l’affect : encore un être de contraste extrême, d’un parfait aspect physique mais d’un psychisme ravagé par les terribles événements déclenchés par son taré de paternel. "Il ne savait pas ce qu’était l’amour. Il ne savait pas à quoi ça servait. Mais il savait qu’il se le coltinait partout où il allait, c’était une scabreuse tache de pourriture, de contagion, qu’on ne pouvait pas guérir. Que la rage ne guérissait pas. Que l’indulgence ne faisait qu’empirer, attiser, développer comme un cancer. Et ça avait fichu sa vie en l’air." Joe Lon aurait pu être un parfait psychopathe totalement privé d’empathie, mais non, il y a en lui ce germe d’humanité qui ne peut pas se développer et qui, paradoxalement, empoisonne sa vie de tourments insolubles. Son traumatisme est une montagne insurmontable, son humanité ne s’exprime que sous la forme d’une haine viscérale dont il a lui-même une peur bleue, mais qui finira quand même par prendre le dessus. » source : www.bibliosurf.com

Roman très dur, personnages vivant à la dure, milieu social dur ou corrompu, combats d’hommes ivres ensanglantés, combats de Pitt Bull extrêmes, relations familliales et de couples tordues, un roman dont on en sort avec une impression de sale. Gilles Lagrois, Auclair,Québec.

******BARD Patrick---ORPHELINS DE SANG

28/09/2010 15:19 par livresentete

  • ******BARD Patrick---ORPHELINS DE SANG

    ******BARD Patrick---ORPHELINS DE SANG

    28/09/2010 15:19 par livresentete

BARD Patrick
ORPHELINS DE SANG, Seuil, 03.2010, 333 pages

Seuil, 11/03/2010 ISBN : 9782020978651

Présentation de l'éditeur
« A Ciudad de Guatemala, l’une des villes les plus violentes du monde, deux jeunes femmes mayas gisent dans la boue d’un terrain vague à côté d’un jouet en peluche. L’une est morte. L’autre a survécu par miracle, mais sa fille de dix mois a disparu. C’est ce qu’elle confie à Victor Hugo Hueso, un officier des pompiers municipaux qui rêve de devenir journaliste. L’apprenti reporter décide alors de mener l’enquête, loin de se douter qu’il met ainsi le doigt dans l’engrenage infernal du négoce le plus florissant de son pays : le vol et le commerce de masse des enfants.
Loin de là, en Californie, Katie et John Mac Cormack, désespérés par leur stérilité, font appel à une association d’adoption express au-dessus de tout soupçon.
Entre les deux extrémités de la chaîne agissent de pitoyables crapules de bidonvilles, d’anciens tortionnaires reconvertis dans la police, des ex-militaires patrons de sociétés de sécurité privée, des avocats sans scrupule. Mais rien ni personne ne saurait arrêter Victor Hugo Hueso, résolu à aller jusqu’au bout pour retrouver la petite Claudia, fût-ce au péril de sa vie et pire, de celle des siens.
Patrick Bard est écrivain et photographe. Son premier roman, La Frontière, a obtenu le prix Michel Lebrun 2002, le prix Brigada 21 (Espagne) du meilleur roman policier étranger 2006 et le prix Ancres Noires 2006. » source : www.bibliosurf.com
• 7 juin 2010 17:36, par cynic63
Patrick Bard connaît l’Amérique centrale. Ils nous le démontre encore ici avec Orphelins de sang, un grand roman à la fois poignant, documenté sans tomber dans le reportage journalistique et qui fait preuve d’une grande capacité d’analyse de l’Humain et des situations extrêmes qu’il doit parfois affronter au quotidien.
En 2021, Maya, fille adoptée du couple Mac Cormack, est ce qu’on appelle communément une adolescente à problèmes. De disputes récurrentes en automutilations, elle est en totale rupture avec des parents qu’elle ne supporte plus. Lors d’une crise survenue à table, elle fait comme d’habitude : elle s’enferme dans la cave du cossu pavillon que cette parfaite famille américaine possède et aperçoit, dissimulée comme un secret, une étrange boîte en fer. Elle découvre alors de nombreux papiers, coupures de presse entre autres, en espagnol. Ne maîtrisant pas cet idiome, elle fait appel à son petit ami afin qu’il traduise les contenus de ces écrits.
Quatorze ans plus tôt, dans la capitale guatémaltèque, Victor Hugo Hueso ne rêve que d’une chose : devenir journaliste afin d’assurer un salaire décent et la sécurité, tant matérielle que physique, à sa jeune famille. Pour l’instant, il est pompier et assure les relations avec la presse locale et nationale. Une presse friande de faits divers tous plus horribles les uns que les autres tant la mort paraît être une entité consubstantielle à l’existence de tout citoyen de ce pays d’Amérique centrale oublié de tous.
Ses journées se ressemblent car dès 17h commence la longue litanie des décès violents, de la rage urbaine qui broie du maras, ce membre de gang pour qui la mort est presque un métier, à l’ouvrière du textile d’une multinationale dirigée à la baguette par des capitalistes coréens ou occidentaux.
Ainsi, Hueso se rend sur ces différentes scènes de crime afin de photographier, de saisir sur le vif, si on ose dire, l’horreur paradoxalement banale de toute cette fureur. Au hasard, une affaire attire son attention : une Indienne est retrouvée morte, sa camarade se trouve dans le coma et un malheureux jouet gît sur le bas-côté. Il décide, alors que tout le monde, à commencer par des policiers débordés, désenchantés ou corrompus, se dit que cette affaire est d’une terrible banalité d’en savoir plus et se lance dans une véritable investigation. D’autant qu’Escarlet, la survivante, s’est réveillée et lui apprend que sa fille de dix mois a été enlevée.
Au même moment, dans le vrai monde de l’Amérique yuppie, Katie et John Mac Cormack désespèrent. Toutes leurs tentatives pour avoir un enfant se soldent par des échecs. La médecine n’ayant pu assister le couple dans son désir d’enfant, il s’est tourné vers la seule solution restante : l’adoption. Les Mac Cormack y étaient presque : un petit roumain devait bientôt leur être confié mais avec l’entrée de la Roumanie dans l’U.E, le pays a décidé d’interdire les adoptions à l’étranger.
Un peu par désoeuvrement, mais aussi parce qu’il en va de la survie de son couple dont les fondations ont été endommagées par la répétition des déceptions, John entrevoit, à l’issue d’une nuit à surfer sur le net, l’ultime solution : l’Amérique centrale. Il a, en effet, découvert que les choses pouvaient aller vite, qu’un enfant pouvait leur être confié rapidement et en toute légalité. Du moins selon l’agence qui se chargera de leur trouver le petit être qui sauvera son mariage.
Malgré les descriptions et les scènes à la violence parfois insupportable, à l’image de ce rêve comateux d’Escarlet qui revoit les images fortes de son enfance, notamment ce jour maudit où les soldats sont venus se venger des guérilleros sur les habitants de son village ou encore le récit introspectif d’Edwyn, l’un des rouages de cette terrible mécanique, qui nous permet de saisir tout le conditionnement subi par certains jeunes afin qu’ils deviennent de véritables machines à tuer, on ne peut pas vraiment dire que le roman de Bard constitue un polar ou un thriller au sens strict. Et, effectivement, c’est bien à l’autopsie d’un monde que se livre l’auteur.

 D’abord d’un Tiers-Monde, dont on nous dit un peu trop souvent dans les médias ou ailleurs qu’il ne faut plus l’appeler comme cela, qu’on savait à la dérive certes mais pas aussi irrémédiablement embourbé, tels ces bidonvilles emportés par les glissements de terrain, dans un passé qui lui refuse de regarder vers un avenir ne serait-ce qu’acceptable. Si certains ne font que du business en kidnappant des enfants, si le Guatémala est gangréné par une classe politique au mieux incompétente, au pire partie prenante de ce désastre, d’autres s’interrogent, se battent comme ces femmes qui refusent le caractère inéluctable des violences qu’elles subissent ou bien comme Victor qui croit que tout ce cauchemar se terminera un jour.(...) »source :www.bibliosurf.com

Très bon roman plus du genre autopsie d’un peuple que du genre polar-thriller. Un auteur à découvrir pour son style brillant, avec des images d’un grand réalisme, l’audace du sujet de ce roman vitrioleur qu’est l’adoptation d’enfants au Guatémama ou plutôt le vol d’enfants et l’extermination de familles entières pour ce trafic abject.

Le Guatémala a été sous la coupole de plusieurs régimes politiques qui se sont concentrés sur l’extermination du peuple quatémaltèque car plus de 250 000 personnes furent massacrées durant cette période d’histoire. Une autre partie de l’humanité illiminée à des fins personnelles, politiques et militaires sans aucune compassion pour la population et civilisation guatémaltèque. Une honte pour l’histoire de l’humanité. Un autre livre dont la réalité dépasse la fiction.

 Gilles Lagrois, Auclair, Québec