*****COBEN Harlan, SANS LAISSER D'ADRESSE

13/02/2011 16:12 par livresentete

  • *****COBEN Harlan, SANS LAISSER D'ADRESSE

    *****COBEN Harlan, SANS LAISSER D'ADRESSE

    13/02/2011 16:12 par livresentete

COBEN Harlan

SANS LAISSER D’ADRESSE, 2009, 400 pages
M.B. au 36 quai des Orfèvres

« Pour la première fois Harlan Coben emmène Myron Bolitar à Paris même si ce n'est que quelques jours.
Quand Myron reçoit un appel même énigmatique d'un ex-petite amie lui demandant de venir vite, il y va; surtout quand il s'agit de Terese Collins, la femme avec qui il avait vécu quelques jours torrides sur une île déserte (pour ceux qui suivent!).

Départ qui tombe plutôt bien car Myron et Win s'étaient encore faits des ennemis lors d'un entraînement sportif.
A peine arrivé sur le sol français, les ennuis commencent.. Il se fait arrêter, fouiller, questionner.
Tout n'est donc pas si simple dans la disparition de l'ex-mari de l'ex-petite amie.
Myron se retrouve aux prises avec la police française mais il y a bien pire quand ce sont de véritables terroristes qu'il doit affronter..

En dire plus, serait enlever une part de suspense et il y a de grosses surprises qui attendent le héros, des bonnes et des moins bonnes.
Les mots de la fin permettent de penser que nous retrouverons ces personnages.

Une intrigue plus linéaire, plus sentimentale que les précédents romans.
Même Win montre son affection!
Moins de personnages que dans certains livres ce qui permet de les suivre plus aisément.
Un humour de plus en plus présent (et que pour ma part, j'affectionne particulièrement);
Harlan Coben s'adressant de plus en plus souvent au lecteur.
"La marmotte , elle emballe le chocolat" ; cette phrase m'a épatée; un auteur anglophone capable de citer une phrase d'une publicité francophone d'il y a quelques années!
Je pense que la fréquentation de Guillaume Canet et François Berléand (dont il utilise le patronyme) et qu'il remercie à la fin, n'est pas étrangère au choix de certains passages ou de certains clichés.
Je prends toujours autant de plaisir à lire cet auteur! »
Source :www.critiques libres.com


Un excellent Coben, intrigue bien menée, intelligent, sensible avec des personnages très atttachants. Que de bons moments de lecture. Gilles Lagrois, Auclair, Québec. 

 

****DECOIN Didier, JOHN L'ENFER

13/02/2011 15:57 par livresentete

  • ****DECOIN Didier, JOHN L'ENFER

    ****DECOIN Didier, JOHN L'ENFER

    13/02/2011 15:57 par livresentete

DECOIN Didier
JOHN L’ENFER, Seuil, 1977, 318 pages
Trois destins se croisent dans New York l'ogueilleuse, New York dont seul John l'enfer pressent l'agonie. Trois amours se font et se défont dans ce roman de l'attirance et de la répulsion, de l'opulence et du dénuement. Abraham de brooklyn chantait la naissance de New York. Avec John l'enfer, voici venu le temps de l'apocalypse.

« Triomphante, folle de ses richesses, de sa démesure et de ses rêves, New York se délabre pourtant, rongée de l'inté-rieur. John L'Enfer, le Cheyenne insensible au vertige, s'en .rend bien compte du haut des gratte-ciel dont il lave les vitres. Il reconnaît, malgré les lumières scintillantes des quar-tiers de luxe, malgré l'opacité du béton des ghettos de misère, les signes avant-coureurs de la chute de la plus étonnante ville du monde : des immeubles sont laissés à l'abandon, des maisons tombent en poussière, des chiens s'enfuient vers les montagnes proches... Devenu, chômeur, l'Indien rencontre deux compagnons d'errance : Dorothy Kayne, jeune sociologue qu'un accident a rendue momentanément aveugle, et qu'effraie cette nuit soudaine ; et Ashton Mysha, juif hanté par sa Pologne natale, qui vit ici son ultime exil. Trois destins se croisent ainsi dans New York l'orgueilleuse, New York dont seul John L'Enfer pressent l'agonie. Trois amours se font et se défont dans ce roman de l'attirance et de la répulsion, de l'opulence et du dénuement. Abraham de Brooklyn chantait la naissance de New York. Avec John L'Enfer, voici venu le temps de l'apocalypse. L'apocalypse possible dès aujourd'hui d'une cité fascinante et secrète, peuplée de dieux ébranlés et d'épaves qui survivent comme elles peuvent dans le fracas et les passions. »
Source :www.7fr.com

Trois destins, trois solitudes sans avenir : il suffit de survivre : un amérindien laveur de vitres à New-York, une sociologue devenue aveugle suite à un accident, un juif d’origine polonaise second capitaine de navire commercial en transit à New-York.Pourtant ils seront inséparables, partageant logis, bouffe, vivant au jour le jour. Les événements les rattrappent mais la survie les surprend à se retrouver car ils sont une sécurité les uns pour les autres. La sociologue aveugle est amoureuse de John l’Enfer mais celui-ci n’aime qu’une femme à la fois donc il rêve à un engagement réciproque… alors elle couche avec Mysha qui est très attenfif aux besoins quotidiens de celle-ci. De la complicité harmonieuse de ce trio dépend leur survie dans un New-York aux prises avec des problèmes de logements, de travail, d’hébergements rudimentaires car les gratte-ciel vieilissent, s’éfritent, menacent de s’écrouler.Un roman intense par son sujet, son style, son côté visionnaire datant pourtant de trente ans. Où en sommes –nous rendus ?
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.

*****Polar Humoristique---SHARPE Tom, LE GANG DES MÉGÈRES INAPPRIVOISSÉES OU COMMENT KIDNAPPER UN MARI QUAND ON N'A RIEN POUR PLAIRE

04/02/2011 00:20 par livresentete

  • *****Polar Humoristique---SHARPE Tom, LE GANG DES MÉGÈRES INAPPRIVOISSÉES OU COMMENT KIDNAPPER UN MARI QUAND ON N'A RIEN POUR PLAIRE

    *****Polar Humoristique---SHARPE Tom, LE GANG DES MÉGÈRES INAPPRIVOISSÉES OU COMMENT KIDNAPPER UN MARI QUAND ON N'A RIEN POUR PLAIRE

    04/02/2011 00:20 par livresentete

SHARPE Tom
LE GANG DES MÉGÈRES INAPPRIVOISÉES OU COMMENT KIDNAPPER UN MARI QUAND ON N’A RIEN POUR PLAIRE , belfond, 2010, 231 pages

Un humour so british

« Fils unique d'un terne petit banquier et d'une toquée de romans à l'eau de rose, le jeune Esmond se retrouve obligé de se réfugier chez son oncle vendeur d'automobiles et un peu trafiquant suite à une tentative de meurtre sur sa personne un soir de soûlerie de son père. Mais Bélinda, la femme de son oncle est une demoiselle Grope. Et depuis des générations, les femelles de cette tribu font régner la terreur dans leur fief du Northumberland. Pourvues d'un physique ingrat et d'une nature antipathique, elles n'ont qu'une seule ambition dans la vie : trouver un mâle capable de les mettre enceintes et accoucher d'une fille qui continuera la lignée. La tante Belinda est une épouse frustrée qui n'est jamais arrivée à ses fins avec l'oncle Albert. L'arrivée du jeune Esmond ravive donc ses appétits. Echappera-t-il à cette mégère qui n'a rien pour plaire et qui fait le double de son âge ?
Il y a tout pour amuser le lecteur dans ce livre : disparitions suspectes, situations cocasses ou abracadabratesques, soûleries mémorables et torrides parties de jambes en l'air. Les flics sont de fieffés abrutis, les hommes d'aimables crétins et les femmes des harpies plus ou moins nymphomanes. On pourrait crier à la caricature si tout cela n'était tempéré d'un humour anglais de la meilleure eau. Ce livre se dévore littéralement. On est même déçu qu'il soit si vite terminé ! Seul petit bémol : une fin un peu légère qui n'est pas du niveau du reste. » source :www.critiqueslibres.com
Je suis d’accord avec ce commentaire sur une fin décevante et accommodante. GiL
Belfond Etranger - Littérature étrangère, 240 p.

Par l'un des maîtres de l'humour british, une nouvelle farce échevelée, explosive et hilarante. Les aventures rocambolesques d'une lignée d'Amazones infréquentables, kidnappeuses hors pair, prêtes à tout pour se perpétuer...

Présentation du livre
Dans le Northumberland, depuis des générations, les dames Grope font régner la terreur autour d'elles. Signes distinctifs : un physique ingrat, une nature antipathique et des pulsions castratrices inversement proportionnelles à leur volonté de se reproduire. Qu'à cela ne tienne ! Chez les Grope, on kidnappe les hommes de mère en fille. Une coutume familiale dont le jeune Esmond Burnes va faire les frais...
Fils unique d'une toquée de romans à l'eau de rose et d'un petit banquier terne et disgracieux, Esmond est forcé de se réfugier chez son oncle suite à une agression alcoolisée de son père. C'est là que l'innocent garçon va tomber entre les griffes de sa tante Belinda, née Grope, épouse frustrée et ménagère forcenée...

Disparitions suspectes, soûleries aggravées, accès de folie, torrides parties de jambes en l'air... Même la police va perdre le fil. Mais y aura-t-il quelqu'un pour sauver Esmond Burnes ?


Le livre dans la presse
" Si le code de l'édition imposait des limitations de délire, [Sharpe] aurait déjà été arrêté. [...] Totalement incontrôlable et on en redemande." Pierre Maury, Le Soir
« Sharpe c'est Feydeau romancier. De rebondissements en quiproquos, il tient la dragée haute au lecteur, qui tourne les pages à toute allure. »
Stéphane Hoffmann, Madame Figaro

« À plus de 80 ans, Sharpe n'a rien perdu de son mordant. »
Héléna Villovitch, Elle

« Le Britannique Tom Sharpe est aussi dangereux que la vache folle. Sa fréquentation provoque une maladie incurable, particulièrement contagieuse : l'épilepsie hilarante. »
André Clavel, L'Express

« Comme son nom l'indique, Sharpe écharpe. Rien ne repousse sous le sabot de sa prose et, depuis quatre décennies, sa cocasserie tranquillement foldingue ne cesse de faire mouche, aux premières loges de l'humour british. [...] Sharpe, c'est un festival de gags hilarants. Et c'est aussi une peinture au vitriol des institutions britanniques. »
André Clavel, L'Express

« Au point dans l'art du récit rocambolesque, Tom Sharpe raille une humanité à l'étroit dans les fonctions qu'elle s'attribue. Engoncée, mais aussi franchement médiocre : pas de salut pour les personnages engendrés par cet esprit farceur. Costume terne, jambes frêles et oreilles décollées sont le lot de ces pauvres âmes taillées pour le malheur. »
Emily Barnett, Les Inrockuptibles
«Un festival particulièrement réussi grâce au ton inimitable de ce conteur facétieux [...] »
Thierry de Lestang Parade, L'Union

Source :www.belfond.fr
Les livres de l'auteur :
Fumiers et Cie
Panique à Porterhouse
Wilt 4

Excellent roman du genre polar-humoristique, renversant. Une gâterie genre profitérole à déguster en prenant son temps, en faisant à mesure le point à savoir qui fait quoi, où se trouve chacun des protagonistes.Un humour intelligent et hilarant à la britannique. J’ai beaucoup apprécié ce moment de détente et de folie : un vrai bonheur, une coupure avec le stress qui peut durer à peine 24 heures.
Le monde à l’envers mais quel monde ! Ce n’est plus l’homme qui choisit de se marier avec une jeunette mais la femme qui cherche une progéniture uniquement féminine ; il suffit de trouver le géniteur. Un héritage de femmes à femmes. À lire absolument.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.

****RUFIN Jean-Christophe, GLOBALIA. 2004

03/02/2011 16:54 par livresentete

  • ****RUFIN Jean-Christophe, GLOBALIA. 2004

    ****RUFIN Jean-Christophe, GLOBALIA. 2004

    03/02/2011 16:54 par livresentete

GLOBALIA, 2004, Gallimard, 495 pages
anticipation

« Baïkal veut emmener Kate loin de Globalia, dans un (non-)endroit où la civilisation n'a pas cours, là où peut-être la liberté d'action est possible, loin de la publicité et de l'information vendue, à des kilomètres de la dictature du plaisir et de son éternelle insatisfaction. Baïkal veut s'éloigner au plus vite d'un monde dont l'origine s'est perdue, qui a nié la possibilité d'autres civilisations jusqu'à les effacer des mémoires, puisque ce monde est par définition et propagande la "démocratie parfaite".
Ceci est le point de départ du nouveau roman de Jean-Christophe Rufin, une critique assez évidente de la civilisation occidentale moderne, de ses dérives consuméristes et liberticides.

En postface, JCR explique avoir voulu dans ce récit fusionner les deux pans distincts qui constituent son oeuvre littéraire : l'essai à tendance "altermondialiste" et le roman historique. Pourquoi pas ? serait-on tenté de dire. Dans la même veine, d'illustres prédécesseurs ont d'ailleurs décroché la timbale, avec, par exemple, le Meilleur des Mondes, Fahrenheit 451 ou 1984. C'est à ces monuments archi-connus que JCR ose se mesurer, fort de son prix Goncourt, et le moins que l'on puisse dire c'est que le résultat de cet incroyable culot est mitigé.

Je n'irai pas jusqu'à dire que Globalia est mauvais. C'est une lecture tout à fait agréable pour les soirs où l'on n'a pas envie d'être secoué par un style d'écriture percutant. De plus, il renferme quelques idées originales et étonnantes, quelques retournements de situation inattendus et une fin à tiroirs qui, même si elle est un peu fastidieuse, montre que Rufin n'était pas en panne d'imagination. Globalia est en somme une oeuvre qui peut réjouir puisqu'elle est susceptible d'ouvrir les yeux à certaines personnes sur la réalité du monde "peut-être pas si idéal" où ils vivent.

Si je devais utiliser une image cinématographique, je dirais que le scénario est tout à fait correct. Pour la direction des acteurs, le montage, et, en définitive, la réalisation, je serais beaucoup moins enthousiaste.
Sans vouloir que Globalia devienne un roman "de genre", il me semble que tout cela manque de peps, d'énergie, de causticité, de montées lyriques, d'énervement aux endroits où cela aurait été nécessaire. Le style est terriblement "pépère", Globalia est un long fleuve tranquille qui par endroit ne peut éviter l'ennui et les lourdeurs maladroites (par exemple, on pourrait souligner les phrases où JCR a essayé de caser telle ou telle idée, parfois convenue), voire les tentatives d'humour qui tombent à plat à cause de la mollesse de l'ensemble.
J'attendais un roman au style aventureux puisque l'action l'est elle-même, or celui de JCR, c'est tout le contraire : une langue efficace mais sans aspérité, dépourvue du style et du vocabulaire qui tirerait l'action vers le haut.

Alors, en conclusion, je ne peux m'empêcher de me demander si JCR n'aurait pas mieux fait de continuer à creuser le sillon qu'il connaît : l'essai à message. Son incursion dans le roman d'anticipation n'est pas concluante, même si l'on reconnaîtra que cela peut élargir le lectorat mis ainsi en contact des idées "alter-" (qualifions-les comme ça pour faire court). »source : www.critiqueslibres.com
Je ne suis par personnelement d’accord avec cette critique sévère de ce bon roman de Rufin. GiL


Globalia" de Jean-Christophe RUFFIN ****
GLOBALIA est un monde qui ressemble étrangement au nôtre ou à ce à quoi il pourrait ressembler : un espace sécurisé, protégé par de grandes parois en verre, où il fait toujours beau et d'où le tabac a disparu. Les individus, qui n'hésitent pas à recourir à la chirurgie esthétique afin de rester éternellement jeunes, y sont heureux grâce aux "centres de promotion du bonheur" et leur armada de psychologues.

A cette société "parfaite" où la richesse et la puissance dominent s'oppose un autre monde : celui des non-zones où la pauvreté est partout visible et où sévissent les vestiges de notre monde actuel : guerres, famines, pollution, individus vieillissants et ridés, etc.

C'est pourtant cet univers inconnu que Baïkal souhaite rejoindre afin de connaître cet "ailleurs" diabolisé. Exilé avec l'accord des autorités qui voient en lui l'homme idéal pour incarner l'autre, 'le nouvel ennemi" dont a besoin Globalia, il s'aventurera dans ce monde dangereux mais où les individus sont encore libres de leur destin.

Malgré ces presque 500 pages, ce grand roman d'aventures, mais aussi d'amour et d'amitié, "1984" du 21ème siècle, se lit d'une traite. Par sa portée philosophique et une réflexion sur les relations nord sud et la répartition des richesses dans le monde, ce récit, mené avec beaucoup d'habileté, à la fois extrêmement bien écrit et d'abord facile, proche des préoccupations et des inquiétudes du monde actuel, devrait toucher de nombreux lecteurs et pas seulement les amateurs de science-fiction.
Source :bloglittératurepassion

Un bon roman de J.C. Rufin du genre futuriste-ANTICIPATION  où on y retrouve un style à la hauteur de nos attentes de Rufin. Globalia est un monde où on garantit à chacun la sécurité, la prospérité, la liberté mais dans ce monde sans discrimination de sexe, de race, de religion, de classe sociale il y a un hic car ce monde est dirigé par un groupe économique mondial très puissant et les dés sont pipés. L’homme se soumet aux règles de cette société globale sinon il devient un exclus, un hors société, un hors- la- loi, un ennemi, une menace à éliminer.
« Dans le monde de Globalia, qui n’est autre que celui d’une démocratie poussée aux limites de ses dangers, je n’aurais, moi aussi, qu’un désir : m’évader. La fuite, telle devait donc être ma place. C’est ainsi que, redoublé, je suis devenu Kate et Baïkal, transfuges d’un monde auquel ils ne peuvent se soumettre. » page 495.
Nous sommes déjà à la limite d’un monde gouverné par les écomomistes, les pétrolières, les multinationales. Ce roman nous met en garde contre l’égalité, la sécurité et la prospérité car nous y perdrons notre liberté, tel en est le prix. Un grand roman de Rufin.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.

******CLAVEL Bernard---LE ROYAUME DU NORD, TOME 1, HARRICANA

29/01/2011 17:08 par livresentete

  • ******CLAVEL Bernard---LE ROYAUME DU NORD, TOME 1, HARRICANA

    ******CLAVEL Bernard---LE ROYAUME DU NORD, TOME 1, HARRICANA

    29/01/2011 17:08 par livresentete

CLAVEL Bernard
LE ROYAUME DU NORD, tome 1, HARRICANA, Albin Michel, 1983, 284 pages

Le Développement de l'Abitibi

« Bernard Clavel est un auteur français qui a écrit quelques livres sur l'Abitibi, région accolée à la toundra, à 640 km au nord de Montréal. En lisant Harricana, on sent tout l'amour qu'éprouve l'auteur pour l'immensité de ce territoire couvert de lacs et de forêts. Ce qui fascine Bernard Clavel, c'est avant tout la rivière Harricana qui traverse la contrée.

L'auteur se sert de ce cours d'eau pour montrer l'importance qu'il a eue dans le développement de l'Abitibi, région habitée par les blancs depuis seulement le krack économique de 1929. D'abord, il a servi de voie navigable que l'on empruntait pour atteindre un territoire vierge qui se présentait alors comme le salut de ceux qui peinaient au sud à cause de la dépression économique. Pourquoi ne pas se refaire une vie dans un milieu qui n'a pas encore été offensé par la main de l'homme? C'est dans cet esprit qu'une famille partit un bon matin à la recherche d'un endroit pour y fonder une paroisse avec son église, son école, son magasin général, son pont et sa voie ferrée, le tout entouré de maisons construites au fur et à mesure par les nouveaux arrivants, à même la nature généreuse en produits ligneux. La richesse de l'Abitibi était indéniable. Les rivières fourmillaient de poissons, la forêt était giboyeuse et son sous-sol riche en minerai d'or. Le Klondike du Québec. L'avenir s'annonçait prospère, mais le conte de fée se termina comme plusieurs histoires de notre enfance. Si le méchant loup ne dévore pas les gens, il peut les faire mourir autrement. Ce qui s'annonçait la réalisation d'un rêve pour une communauté devint cauchemar.

Harricana ne s'appuie pas sur une documentation historique pour s'imposer. C'est plutôt un cri d'amour que pousse l'auteur devant la découverte d'une virginité qui existe encore sur cette planète. C'est aussi une manifestation d'amour pour une population qui sait s'adapter à une nature sauvage. Bernard Clavel a l'esprit franciscain. Il privilégie le dépouillement parce que la vie y est plus chaleureuse. Le bonheur de l'homme ne serait-il pas de vivre à l'ombre de cette nature que Jean Rostand ne trouve pas nécessairement accueillante? L'éminent chercheur a dû être formé par les Dominicains. Quoi qu'il en soit, cette oeuvre plus descriptive que narrative raconte les hauts et les bas qui accompagnent le développement d'une région vierge. »
source :www.critiqueslibres.com


Roman à base historique qui se situe au début de la colonisation en Abitibi-Témiscamingue, je dirais aux environs des années 1930. L’auteur nous décrit avec ferveur la vie à la dure de ces gens qui sont venus améliorer leur sort en espérant par leur travail avoir de quoi se nourrir, survivre à la misère et surtout y établir leur famille avec une meilleure qualité de vie. L’homme est aux prises avec la nature avec la laquelle il doit composer quotidiennement. Celui qui est à l’écoute de la nature peut survivre car la vie dans le nord du Québec est impitoyable et imprévisible. L’homme doit s’adapter ou crever. Les trappeurs et les Algonguins vivent en harmonie avec la nature qu’ils ont apprivoisisée, respectée, écoutée. Ceux-ci sont une ressource de survie importante pour les colons qui veulent s’installer sur ce territoire de vent et de froid.Ce livre m’a particulièrement touché car je suis natif de l’Abitibi, de Val d’Or, en 1944.Ma famille de souche y vit encore.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.

ADAMO Christine, WEB MORTEM

24/01/2011 17:38 par livresentete

  • ADAMO Christine, WEB MORTEM

    ADAMO Christine, WEB MORTEM

    24/01/2011 17:38 par livresentete

ADAMO Christine

WEB MORTEM, Albin Michel, 2009, 326 pages
« Un thriller décapant et pas ordinaire

"Sois le bienvenu, Numéro Un. Au hasard de la toile, tu as su te frayer un chemin. Au hasard du jeu des carrés, tu vas appliquer le talion. Dans le temps, tu vas aviver la mémoire des spectres oubliés. Dans le sang, tu vas laisser ton empreinte."
Nous sommes en Ecosse, à St Andrew, la Mecque du golf et tout paraît si propre. Mais il y a ce jeu vidéo en ligne qui diffuse ces phrases... et attire visiblement quelques mouches humaines dans sa toile; il y a ces sans-papiers venus d'Europe orientale qui sont horriblement assassinés; il y a ce jeune doyen de l'université des sciences, Hammond Mac Leod, qui se retrouve accusé de l'assassinat de sa maîtresse...
Alors, qui est le Maître du jeu? Celui qui appâte ses victimes à travers cette saga babylonienne? Pourquoi le jeune doyen fuit-il à New-York? Et pourquoi cette journaliste américaine l'aide-t-elle? Pourquoi les meurtres rituels continuent-ils de se produire autour d'eux?

Un suspens bien fichu et que l'on ne lâche pas, un tueur très spécial, des héros que l'on n'a pas envie de quitter, dans une histoire pas ordinaire. » source :www.critiqueslibres.com
• 14 août 2009 10:20 un lecteur
« Le fond n’est pas mauvais, l’intrigue a du mérite mais quel lourdeur dans l’écriture ! On sort sans cesse de l’histoire en tiquant sur une mauvaise orthographe, une erreur de syntaxe, une expression mal employée. Les références à l’univers informatique sont _très_ mal utilisées. Si on a "inventé" les expressions IRL ou PK, c’est justement pour ne pas écrire en entier In real Life ou Player Killer. De plus, la sempiternelle phrase censée "expliquer" tous ces termes : ’expression couremment utiliséee dans les jeux vidéos’ est on ne peut plus fausse. Cette phrase ne veut rien dire et n’explique rien. Quel dommage que ce projet n’ai pas été traité avec plus de soin, plus de fluidité. Le sujet en valait le coup. »
• 25 juin 2009 14:15, par Milla lectrice
« Bizarrement, le pitch ne m’attirait pas plus que ça, c’était plutôt la couverture qui m’accrochait (c’est idiot, je sais...) Je ne l’ai pas regretté. C’est le genre de roman pas prise de tête mais qui ne vous lache plus... et que vous ne lachez plus ! »source : www.bibliosurf.com
Roman du genre thriller-grands frissons. L’idée de départ est bonne, les personnages plausibles mais le tout est lourd et rempli de documents ancients pour donner du corps au roman mais selon moi cela alourdit le texte et le lecteur y perd de l’intérêt. À chaque lecteur son opinion personnelle. Il suffit parfois de le lire et se faire sa propre opinion. Pas mauvais…mais…
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.

*****HUMOUR-POLAR---WESTLAKE Donald---MOTUS ET BOUCHE COUSUE

19/01/2011 23:19 par livresentete

  • *****HUMOUR-POLAR---WESTLAKE Donald---MOTUS ET BOUCHE COUSUE

    *****HUMOUR-POLAR---WESTLAKE Donald---MOTUS ET BOUCHE COUSUE

    19/01/2011 23:19 par livresentete

WESTLAKE Donald

MOTUS ET BOUCHE COUSUE, Rivages Thriller, 2005, 233 pages

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Titre original : Put a lid on it Editeur : Rivages Année : 2002 Genres : Roman roman policier
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« Détenu au Manhattan Correctional Center Francis Xavier Meehan goûte pour la première fois aux joies des prisons fédérales. Ce qu'on lui reproche peut paraître mineur : après tout, il n'a fait que braquer un camion censé contenir du matériel informatique en provenance du Mexique. Comment pouvait-il savoir que ce camion transportait en fait des plis recommandés ? Lorsqu'on lui refuse une libération sous caution, Meehan se dit que, décidément, la malchance le poursuit. Jusqu'au jour où il est convoqué au parloir pour y rencontrer son avocat. Dès qu'il aperçoit le dénommé Jeffords avec sa veste sport à carreaux gris et verts, il sait que le type est un imposteur : aucun avocat ne s'habillerait de la sorte. Pourtant le marché que Jeffords, propose est beaucoup plus alléchant qu'il n'y paraît. Meehan sera -entièrement blanchi à condition qu'il dérobe une cassette vidéo compromettante pour le président en exercice, si compromettante qu'elle lui coûtera avec certitude sa réélection. Francis est d'accord, à condition qu'il puisse profiter du cambriolage pour ... cambrioler, puisque c'est tout de même son métier. C'est ainsi qu'il réunit une équipe de professionnels pas question d'embaucher des amateurs et de risquer un nouveau Watergate) en vue de préparer le coup...

Même quand il ne met pas en scène John Dortmunder, notre cambrioleur préféré, Donald Westlake sait s'y prendre pour nous donner envie, l'espace d'un roman, de nous ranger du mauvais côté de la loi. Les aventures tragi-comiques de Francis Xavier Meehan sont un prétexte à l'exercice de sa verve satirique qui prend pour cible le système électoral et les politiciens américains. Dans les cas graves, mieux vaut rire que pleurer, et cela, Westlake le fait à la perfection. »
Source :www.fluctuat.net


Un autre bon polar de Westlake mais sans John Dortmunder toutefois avec autant d’intelligence, de finesse et d’adresse. Francis Xavier Meehan n’est pas né de la dernière pluie, est très prudent voire méfiant dans ses démarches et avec ses contacts hors norme. Il s’est déjà fait manipuler…maintenant il ne se fie qu’à lui-même et oublie vite ses contacts. C’est une ligne droite, ce n’est pas un naïf. Il sait à qui il a affaire peu importe le poste qu’on a dans la société, de la position qu’on détient dans le sytème économique mondial ou dans le gouvernement du pays. Rien ne l’impressionne, sa survie et sa liberté en dépendent. Un bon moment de lecture si tu aimes le genre policier ou cambrioleur futé.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec

*****BEAULIEU, Victor-Lévy, BIBI

15/01/2011 16:46 par livresentete

  • *****BEAULIEU, Victor-Lévy, BIBI

    *****BEAULIEU, Victor-Lévy, BIBI

    15/01/2011 16:46 par livresentete

BEAULIEU Victor-Lévy
BIBI,
Présentation de l'éditeur


« Dans son enfance, le narrateur a contracté la poliomyélite. Il vit au Gabon, depuis près de trois ans, pour y retrouver les indices que lui a laissés Judith, son premier amour, afin qu’il la retrouve dans un jeu de piste mondial qui l’a mené du Québec à l’Afrique centrale en passant par l’île de Pâques. Après une vie de silence, après l’avoir abandonné tout jeune homme, Judith a repris contact avec lui.
Pourquoi elle ne vient pas aux rendez-vous qu’elle lui fixe de pays en pays, il n’en sait rien. Il persiste à vouloir aller jusqu’au bout d’un voyage qui serait éprouvant, même pour quelqu’un qui ne serait pas infirme. Cette fois-ci, c’est la dernière étape. Tout au moins il le croit, et que Judith se montrera. Il l’attend dans un hôtel de Libreville, vidant verre de whisky sur verre de whisky.
Et c’est à Libreville qu’il fait la rencontre de… Calixthe Béyala, une Camerounaise s’occupant d’enfants nécessiteux (rien à voir avec une romancière connue) et qui anime une petite librairie. Au moment où une intimité s’installe entre ces deux solitaires, Judith refait surface : elle donne rendez-vous à son ancien amant en Ethiopie, dans la vallée de l’Omo, berceau de l’humanité. Le narrateur doit aller jusqu’au bout de son voyage, vers ce commencement de l’histoire qui sera peut-être la conclusion de la sienne, pour enfin comprendre la femme en forme de devinette qui a marqué sa vie.
Jeux typographiques, histoire dans l’histoire, cacophonies, jouissance du texte et de l’histoire, un livre-monde, résumé et apothéose d’une œuvre, dans la lignée de Sterne et de Joyce – à qui Victor-Lévy Beaulieu a d’ailleurs consacré un essai hilare de mille pages.
Considéré comme un des plus grands écrivains québécois, Victor-Lévy Beaulieu est l’auteur de 75 ouvrages dont certains ont été publiés en France, comme Jack Kérouac (éditions du Jour, 1972) et Monsieur Melville (Flammarion, 1980). Bibi, son grand retour au roman, un roman d’un genre un peu particulier qu’il appelle « autoroman », est le premier ouvrage qu’il publie chez Grasset. Quand il n’écrit pas, Victor-Lévy Beaulieu est éditeur, gentleman farmer dans la bourgade de l’arrière-pays des Trois-Pistoles, et milite activement pour l’indépendance du Québec. » source :www.bibliosurf.com
« Dans un roman foisonnant, l’auteur pratique une invention linguistique perpéturelle ».source : Le monde des livres, nov. 2010
« À 65 ans, Victor-Lévy Beaulieu, le plus grand écrivain québécois vivant fait montre, dans son dernier roman, BIBI, d’une inventité hors du commun. » source : Le Figaro, sept. 2010
«
La recherche de l'identité québécoise
Voilà un roman qui ne lasse pas malgré ses six cents pages car le lecteur est tenu en haleine par le sujet et par le style. Le style, c’est celui de quelqu’un qui laboure la langue comme on le ferait d’une prairie en y creusant des sillons pour y faire germer une nouvelle semence pleine de beaux mots nouveaux.
Quant au sujet, en résumant un peu, on peut dire qu’il aborde le thème de l’aliénation par rapport à soi d’une part, soit le thème de la folie en d’autres termes, et celui de l’aliénation par rapport au nous d’appartenance d’autre part, celui-ci abordé à partir des effets dévastateurs du colonialisme. Sur le premier thème de l’aliénation personnelle, ce sont des textes d’Antonin Artaud qui viennent l’étayer pour en faire non pas un pôle négatif ou rébarbatif, mais pour projeter le lecteur dans un univers surréel. Sur le second thème, celui de l’aliénation collective, ce sont tous les méfaits du colonialisme sur les individus et les peuples qui sont pris à témoins, les développements se faisant parfois fort didactiques.
Mais il y a une dimension qui englobe ces deux thèmes et qui relève quant à elle de la sociologie de la littérature. En y prenant appui, il appert que c’est la relation à l’identité québécoise qui tisse tout le canevas de ce roman. Les péripéties du narrateur autour du monde à la poursuite d’une femme qu’il a connue dans le passé et qui lui fixe des rendez-vous aux quatre coins du monde, ce sont les facettes de la relation de ce dernier avec un Peuple, celui du Kebec (sic) qui cherche son identité et qui se refuse à celui qui pourrait lui en donner une. Ce roman coup de poing n’a pas fini de faire parler de lui. Source :www:voir.ca
Hugo, c'est géant! Victor-Lévy le devient!
Un jour, la littérature reconnaîtra ce grand écrivain qu'est Victor-Lévy... Certes, je lisais ses oeuvres en joual à reculons... Toutefois, comme James Joyce, son pendant irlandais, il rafraîchit la langue français sans peur d'innover... il la sent, la vit, la fait vibrer au son de sa plume accoucheuse, productive et surtout progressive... Son oeuvre phénoménale continue de faire vibrer la littérature!
J'ai hâte et le goût de lire ce roman le plus récent.source :www.voir.ca
Marc Larouche, collaboration spéciale
Le Soleil
« (Rivière-du-Loup) Quelques semaines à peine après avoir été publié en France par les Éditions Grasset, Bibi, de Victor-Lévy Beaulieu (VLB), fait déjà beaucoup parler, et en bien. Le groupe Virgin, qui compte 50 librairies en France, ainsi que le magazine Lire en ont fait leur coup de coeur pour la rentrée.
C'est dire que Bibi figure parmi les 31 romans à lire sur les 700 qui paraissent cet automne. «Grâce à une écriture délirante et riche, grâce notamment à l'utilisation du langage québécois, l'auteur nous conte sans voyeurisme cette histoire d'amour. [...] Roman d'initiation autant que d'aventures, Bibi nous emmène aux frontières d'un récit qu'il est impossible d'abandonner avant d'en voir le terme. [...] Une finale éblouissante», commentent les libraires de Virgin.
«Un roman qui mérite qu'on s'y attarde, nous Français qui ne connaissons rien de cet auteur archiconnu au Québec et ayant publié plus de 70 livres», écrit pour sa part Annie Laure dans Là où les livres sont chez eux. «Je n'ai qu'une chose à dire, en fait : lisez-le, dévorez-le, amusez-vous et apprenez des tas de choses sur l'Afrique.» Mme Laure va jusqu'à qualifier Bibi «d'ovni, (pour nous Français en tout cas)!»
Parallèlement, comme il l'avait promis, VLB a commencé sa «visite paroissiale», comme il l'appelle. Cette semaine, à Montréal, au micro de l'émission de Christiane Charrette, à la radio de Radio-Canada, il s'est dit très con¬tent de ce résultat, «d'autant plus qu'on parle de la langue québécoise comme d'une langue foisonnante. Parce que j'avais un peu peur. Même ici, au Québec, on me reproche d'employer des néologismes, des mots que l'on ne comprend pas toujours, alors que pour Bibi ça ne pose jus¬qu'ici aucun problème, en tout cas en France et en Suisse».
L'auteur ne saurait si bien dire. Dans un long article consacré à VLB et intitulé Colosse aux mots de feu, Lisbeth Koutchoumoff dans Le Temps de Genève semble ébahie par cette découverte.
«Et dire qu'on ne le connaissait pas! Tant d'ignorance étonne outre-Atlantique. Victor-Lévy Beaulieu est un homme-livre, un homme-mot, un homme-écriture : il faut se faire à l'idée qu'il est l'auteur d'une oeuvre large comme un continent.»source :www.cyberpresse.ca


Un roman puissant par un auteur puissant dans un style puissant et éclaté écrit par une patte d’ours. La beauté et l’inventitivité du style dénotent parfois avec la démence des personnages plus grands que nature. L’auteur a l’audace et la force de ses idées personnelles et politiques. Il dénonce les rois-nègres en Afrique à la solde des puissances économiques étrangères alors que la pauvreté, la maladie et le crime organisé déciment les populations. Il prend position et dit ouvertement ce qu’il pense des événements qui se produisent en Afrique, dans le monde, au Québec. Il accuse ouvertement l’Église, les religions, les régimes politiques et économiques d’être responsable du chaos mondial dans lequel les populations du monde sont enlisées. L’argent tue la famille, la société, l’être humain au détriment de la bourgeoisie économique mondiale.
Un roman gigantesque, audacieux mais réaliste et dénonciateur qui m’a conquis et bouleversé. À lire absolument selon votre ouverture d’esprit et votre appréciation de l’humain.Pour lecteurs avertis car il y a plusieurs « scènes d’érotisme explicites » dans ce roman. Alors si le sexe vous perturbe ou vous choque, à éviter.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.

Humour-Polar****WESTLAKE Donald---SURVEILLE TES ARRIÈRES

30/12/2010 17:02 par livresentete

  • Humour-Polar****WESTLAKE Donald---SURVEILLE TES ARRIÈRES

    Humour-Polar****WESTLAKE Donald---SURVEILLE TES ARRIÈRES

    30/12/2010 17:02 par livresentete

WESTLAKE Donald

SURVEILLE TES ARRIÈRES, Rivages/Thriller, 2010, 280 pages
Présentation de l'éditeur
« Arnie Albright est un homme neuf. Avant, il n’était qu’un receleur au caractère impossible et au physique, disons ingrat. Un personnage tellement détestable que même ses proches étaient devenus allergiques. Aux grands maux les grands remèdes, ils l’ont envoyé en cure. Au Club Med dans les Caraïbes, histoire que le soleil et les animateurs dynamiques et bronzés déteignent un peu sur lui.
Or non seulement Arnie est un homme neuf (autant que possible dans son cas), mais il a rencontré au Club un dénommé Preston Fareweather. Ce dernier s’est exilé sous les tropiques pour fuir quatre ex-épouses qui ont lancé à ses trousses une armée d’avocats. Il faut dire que Preston est très riche. Il possède un duplex sur la Cinquième Avenue, à l’intérieur duquel se trouve une superbe collection d’objets d’art. Exactement le genre de choses qu’Arnie adore. Voilà précisément pourquoi Arnie a besoin des services de John Dortmunder. En l’absence de Preston - coincé sur son île -, ce sera un jeu d’enfant de cambrioler l’appartement. Mais, pour Dortmunder et sa bande, les jeux d’enfant se révèlent toujours beaucoup plus compliqués que prévu. D’autant plus que John, Andy et les autres ont des soucis : leur antre favori, le fameux O.J. Bar & Grill, est tombé entre les mains de la pègre, la vraie !
Donald Wetslake a beau avoir quitté ce monde le 31 décembre 2008, ses immortels personnages sont toujours là. Son univers caustique et désopilant aussi. Rien n’a changé. Pour notre plus grand bonheur. »
"Pour rire à en avoir mal aux côtes." (New York Times Book Review)
Source: www.bibliosurf.com

Un autre roman du genre polar humoristique de Westlake très réussi. On se bidonne du commencement à la fin tellement les événements s’enchaînent de façon inattendue. Le style est efficace, original et dépeint bien les personnages et les situations loufoques du roman. Les personnages sont plus grands que nature et hilarants : certains repoussants et d’autres si attachants. À lire pour passer un bon moment de détente.Un bonheur de lecture.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.

****HOUELLEBECQ Michel---LES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES

28/12/2010 17:38 par livresentete

  • ****HOUELLEBECQ Michel---LES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES

    ****HOUELLEBECQ Michel---LES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES

    28/12/2010 17:38 par livresentete

HOUELLEBECQ Michel


LES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES, Flammarion, 1998

Un livre vrai, profond et troublant

« Michel et Bruno sont demi-frères. Ils sont à la fois radicalement différents et terriblement semblables.
L'un est chercheur en biologie, solitaire, dépourvu de tous sentiments. L'autre est obsédé par le désir sexuel, il cherche à tout prix, de manière souvent dérisoire, une partenaire avec laquelle il pourra enfin connaître le bonheur physique.
Ce livre relate en toute simplicité, mais de manière bouleversante, la vie de deux hommes ordinaires, leur façon de percevoir la vie, et enfin leur déclin, lent mais progressif.
Un livre très philosophique qui mérite bien qu'on en parle. »
Source :www.critiqueslibres.com
« La première partie du bouquin se lit assez vite, le style est intéressant et vif. On est quelquefois choqué par la dureté de la jeunesse de Bruno et son obsession pour le sexe que lui assène la société dans laquelle il vit. Bon. C'est bien mais beaucoup trop long puisque qu'on sait comment les deux frères vont finir, mal, seuls, désabusés, détruit. La deuxième partie du bouquin est beaucoup plus longue car les deux frères tombent petit à petit, lentement, dans leurs dépressions. « un lecteur français.source:www.critiqueslibres.com


Intelligent, troublant et sincère.
"Les particules élémentaires" est une brillante réussite: Houellebecq dépeint les troubles et le déclin de l'occident avec brio. Ses personnages sont aussi profonds qu'attachants: comment ne pas être troublé par leur fragilité, leur mal-être et surtout par leur perspicacité? Bruno est la figure qui m'a le plus marqué, tant il incarne à lui seul la pauvreté sexuelle, les exigences démesurées que la société impose à notre corps et le malaise qui en découle.

Contrairement à ce qu'en disent les mauvaises langues, "Les particules élémentaires" est bien plus qu'une simple intellectualisation de la dépression: c'est un réquisitoire impartial, une dénonciation franche des problèmes qu'impliquent notre société. Un livre que je recommande vivement.Bastien N. source :www.critiqueslibres.com

Lire Les particules avec les yeux de Castoriadis
"Messieurs,

Les particules est un authentique chef d'oeuvre. Le style est remarquable, au moins en ceci qu'il est sobre. Sobre oui, car la polyphonie générique et les juxtapositions de niveau sonnent toujours juste. Le tour de force est de provoquer sans agacement, une réflexion infinie, un continuel jeux de miroir entre le lecteur, la société et les personnages; tout cela sur fond d'horreur souvent étouffée, d'outrances théoriques complices, de sincérité touchante etc. Tout ou presque y est odieux, ou pour le moins terriblement tragique, mais on rit à chaque page, d'un vrai et grand rire.
Ce livre est un miroir, pas étonnant qu'il déplaise tant. Qu'importe au fond la pertinence des philosophèmes ou des analyses sociologiques (pour ceux qui veulent absolument penser qu'elles ne sont pas aussi teintées d'ironie géniale), ce qui compte c'est ce style qui toujours décale sans perdre, qui éclaire et élucide notre société et ses significations imaginaires. Cette oeuvre est beaucoup plus riche qu'on ne le dit. Elle est profonde et porteuse d'une grande humanité (même si l'auteur s'en défend par tout moyen). En tout cas, la lire avec des yeux castoriadisiens me permet d'y voir une réaction intelligente au post-modernisme du n'importe quoi. Ce livre est la forme littéraire trouvée mais précaire de notre époque informe et insignifiante. Enfin, si notre époque parle et hurle à travers cette forme; elle est plus qu'un miroir (spéculaire), elle est un monde entier, parfait, existant. Et se monde autonome nous parle et enrichit le notre, le menace et lui promet; il lui présente un abîme et un creuset. Qui peut ne pas vivre en Bruno dès lors qu'il ne parvient plus à se libérer dans la bouche de sa femme sans faire un effort d'imagination de langue ghanéenne rapeuse?!!! Finalement on se retrouve face à un trilème: Kurzweil (progressisme technologique) ou Voegelin (conservatisme platonicien) ou Castoriadis ( auto-institution); ou la mort! "
Near, un lecteur. Source :www.critiqueslibres.com


Michel Houllebecq traite avec véhémence et passion de sujets qui touchent de près ou de loin l’homme dans sa complexité : sociologie, religion, anthropologie, sexualité, politique, famille, amitié et la science de l’homme qu’est la reproduction naturelle ou scientifique par la biologie d’où « les particules élémentaires » le mandala de ce livre. On y découvre un homme complexe et complet, un homme social et sexuel, un homme religieux et irrévérencieux, un homme qui cherche et un homme qui trouve. Houlleboucq est un homme intelligent mais intuitif, sexué mais solitaire à la recherche de la compréhension de l’homme, de l’homme en mutation incessante jusqu’à sa disparition dont il sera l’unique responsable.
« …la mondialisation de l’économie donna naissance à une compétition beaucoup plus dure, qui devait balayer les rêves d’intégration de l’ensemble de la population dans une classe moyenne généralisée au pouvoir d’achat régulièrement croissant : des couches sociales de plus en plus étendues basculèrent dans la précarité et le chômage. L’âpreté de la compétition sexuelle ne diminua pas pour autant, bien au contraire. » page 83
Houellebecq est un visionnaire qui peut anticiper l’évolution de l’humanité jusqu’en 2029.
« Seuls les Juifs échappent au regret de ne pas être nègres, car ils ont choisi depuis longtemps la voie de l’intelligence, de la culpabilité été de la honte. Rien dans la culture occidentale ne peut égaler ni même approcher ce que les Juifs sont parvenus à faire à partir de la culpabilité et de la honte : c’est pourquoi les nègres les haïssent tout particulièrement. » page 242
« …l’Occident a passionnément aimé la littérature et les arts : mais rien en réalité n’aura eu autant de poids dans son histoire que le besoin de certitude rationnelle. À ce besoin de certitude rationnelle, l’Occident aura finalement tout sacrifié : sa religion, son bonheur, ses espoirs et en définitive sa vie » page 334
Une vision à jour de l’homme moderne, de l’humanité en devenir…menacé.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.