*****CONNELLY Michael. LA BLONDE EN BÉTON
17/04/2011 15:00 par livresentete
MICHAEL CONNELLY
LA BLONDE EN BÉTON, roman. SEUIL, 1996, 463 pages.
« L'inspecteur Harry Bosch se dit certain que Norman Church, l'homme qu'il a tué un soir dans une chambre de Los Angeles, était bien le Dollmaker, autrement dit "le faiseur de poupées", meurtrier en série qui assassinait des jeunes prostituées, et les maquillait outrageusement avant d'abandonner leurs cadavres dans des lieux publics. La veuve de Church, pourtant, a décidé de poursuivre le policier en civil : rien, à ses yeux, ne justifiait un tel recours à la force.
Bosch se tait, et se sent, en sécurité. Malgré ses méthodes toujours peu orthodoxes, ses supérieurs hiérarchiques ne lui ont pas retiré leur confiance. L'avocate de la partie civile, la très brillante Honey "Money" Chandler, n'obtiendra tout au plus, en cas de succès, qu'une réparation symbolique.
Jusqu'à ce que Bosch en vienne peu à peu, avant que quiconque ne l'accuse, à douter de l'identité du principal - et unique - suspect, aujourd'hui défunt...
Norman Church était-il vraiment le "Dollmaker" ? Au cours du procès, le cadavre d'une nouvelle jeune femme est découvert sous la dalle en béton d'un immeuble. Et tout indique que ce meurtre ne peut être attribué qu'au Dollmaker.
Inquiet, Harry Bosch rouvre le dossier du mort et reprend l'enquête à son point de départ.
Où, et quand, a-t-il fait fausse route ? Et que peut-il faire pour arrêter l'assassin avant que celui-ci ne mette à exécution ses menaces de mort ?
Les dix premières lignes :
La maison de Silverlake était plongée dans l'obscurité, ses fenêtres aussi éteintes que les yeux d'un mort. C'était une vieille construction "California Craftsman", avec une véranda vitrée et deux lucarnes encastrées dans la longue descente du toit. Mais aucune lumière ne brillait derrière les vitres, pas même au-dessus de la porte d'entrée. En revanche, la bâtisse projetait autour d'elle une obscurité inquiétante que même la lueur du lampadaire dans la rue ne parvenait pas à percer. Un homme pouvait fort bien se trouver dans la véranda sans qu'il soit possible de le voir, et ça, Bosch le savait.
- Vous êtes sûre que c'est ici ? demanda-t-il.
- C'est pas cette maison, répondit-elle. C'est derrière (...).
Un avis personnel :
par Patrick Galmel, le 24 janvier 2005
Prix Calibre 38 en 1996.
L'inspecteur Harry en plein doute... Le dur, le vrai, le tatoué, qui va devoir affronter une terrible avocate dans un procès qui nous laisse entrevoir le fonctionnement de la justice américaine. Se serait-il trompé en abattant celui qu'il pensait être coupable ? C'est justement ce doute qui le poussera à reprendre cette enquête, le doute et cette avocate arriviste autant que teigneuse, qui le harcèle et le pousse dans ses retranchements ; Bosch va encore devoir affronter son passé.
Michael Connelly signe là un de ses meilleurs romans où son personnage récurrent, l'inspecteur solitaire Harry Bosch, prend une épaisseur toute particulière. Une intrigue à rebondissements multiples comme il sait si bien les construire, et une critique sévère du système judiciaire des États-Unis (allusions aux procès de Rodney King et OJ Simpson) qui tend à privilégier l'épanouissement des ténors du barreau plutôt que le rendu de verdicts fiables et impartiaux.
À lire sans hésiter
Source :www.polarnoir.fr
Peut être le meilleur Connelly !
« Après avoir commencé par lire Le Poète, j'ai enchainé sur l'oeuvre de Connelly en lisant ses livres dans l'ordre. J'ai donc suivi l'évolution de son personnage récurrent Harry Bosch. Au fil des intrigues, on apprend à le connaitre, et il devient vraiment attachant et intéressant.
L'inspecteur Bosch travaillait au sein d'une brigade spéciale enquêtant sur les meurtres du "Doll-maker", tueur en série. L'enquête s'était achevée avec la mort du principal suspect, Norman Church.
Dans la blonde en béton, 4 ans plus tard, une redoutable avocate de L.A., accuse Bosch d'avoir abattu un innocent. Et malgré le soutien que lui apportent ses supérieurs, l'inspecteur ne tarde pas à douter de la légitimité de son geste...
Tandis que les audiences, de plus en plus tendues, se succèdent, l'inspecteur reprend l'enquête à son point de départ.
C'est un des meilleurs romans de Connelly avec Bosch car le personnage doute, s'interroge sur la justice ... Son face à face avec l'avocate est très intéressant également. L'histoire est comme à l'habitude très prenante. Si parfois, on devine les évènements à venir dans certains de ses romans, ce n'est pas le cas ici ou l'intrigue est pleine de rebondissements, tout en ne perdant rien de sa solidité.
Bref, pour les amateurs de polars, c'est à mon avis un must ! Cependant pour mieux l'apprécier, il est certainement mieux de commencer la série des H.Bosch dans l'ordre chronologique. (Le premier est aussi le premier Connelly : les égouts de Los Angeles - également très bien » ) source :www.critiqueslibres.com
3ème opus de la série Harry Bosch.
Harry Bosch, l’inspecteur de la police de Los Angeles. Un tueur en série un peu pervers. Une situation judiciaire compliquée pour Harry Bosch qui se greffe là-dessus. L’occasion pour Michael Connelly de donner la pleine mesure de sa virtuosité à monter des intrigues originales, crédibles et cohérentes. A nous parler de l’humain également ; relations hiérarchiques compliquées pour Bosch, relations amoureuses, fascination professionnelle d’un flic pour une avocate, … rien de simple. Et pourtant Michael Connelly gère tout ceci à merveille et nous tient scotché aux 463 pages ; nuits blanches assurées !
C’est que ça s’emmanche mal pour Harry Bosch qui, quatre ans auparavant a mis fin à la série de meurtres abominables commis par un tueur psychopathe, « Dollmaker », en le tuant lors de la tentative d’interpellation. C’était il y a quatre ans. Et là, c’est le procès qui lui est intenté et qui devrait n’être, somme toute, qu’une formalité. Sauf que. Sauf que les crimes semblent reprendre selon le même modus operandi ; « Dollmaker » vivant ou sinistre imitateur ? Sauf que l’avocate de la famille de celui qu’on croit être le « Dollmaker » jure de son innocence et s’appuie bien entendu sur la recrudescence des meurtres. Quelqu’un veut accrocher le scalp de Bosch à sa ceinture et la hiérarchie dudit Bosch étant ce qu’elle est … malaise.
L’intrigue va donc osciller entre le procès lui-même et la reprise de l’enquête par Bosch pour tenter de sauver son honneur et sa fonction. C’est réellement bien mené et assez étouffant, ne laissant aucun répit au lecteur. Le doute est là, qui vous taraude. Le doute quant à la culpabilité de Bosch – a-t-il tué le « Dollmaker » – et le doute vis-à-vis de cette justice américaine, ou, disons, de la la justice en général.
« Affaire de la perruque : le procès de la police débute aujourd’hui
Par Joel Bremmer, correspondant du Times
C’est un procès inhabituel, dans une affaire de droits civiques, qui s’ouvre aujourd’hui, puisqu’un membre de la police de Los Angeles est accusé d’avoir fait un usage abusif de la force, il y a quatre ans, en tuant par balle un prétendu serial killer qui, c’est du moins ce qu’avait cru le policier, tentait de s’emparer d’une arme. En réalité, le suspect voulait seulement récupérer sa perruque glissée sous l’oreiller.
L’inspecteur de la police Harry Bosch, 43 ans, a été traduit en justice sur plainte de la veuve de Norman Church, un employé de l’industrie aérospatiale abattu par Bosch à l’issue d’une enquête sur les meurtres du fameux « Dollmaker ». »
On rajoutera à tout ceci une relation naissante et encore hésitante entre Harry Bosch et Sylvia, la veuve d’un collègue qui peut naturellement appréhender s’engager avec quelqu’un qui aura des problèmes similaires à ceux qu’avait son ex-mari, et on comprendra que le quotidien de Bosch dans cet épisode est tissé d’incertitudes, de doutes et de craintes.
Difficile de s’extirper de ce bouquin tant qu’il n’est pas achevé !
Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 54 ans) - 20 janvier 2010…..source :www.critiqueslibres.com
Excellent roman du genre polar-thriller. Pas surprenant que Michael Connelly ait été lauréat de l’Edgar, du prix « Calibre 38 » pour ce roman qui est d’une écriture explosive, haletante, soutenue par un rythme endiablé, à couper le souffle.
Les personanges sont complexes, d’une grande intensité par leur rôle, leur profil, leur diversité humaine et sociale. Les qualités d’écriture de ce roman dénotent des connaissances de spécialiste de la loi américaine, de la justice dans ses moindres méandres.
Ce roman est brillant, intelligent mené comme une course contre la montre. Tout amateur de polar sera comblé par ce roman d’une grande qualité d’écriture; une réussite remarquable.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
Mario Vargas LLOSA
TOURS ET DÉTOURS DE LA VILAINE FILLE, Gallimard, 2006,404 pages
RÉSUMÉ
« Que de tours et de malices chez cette « vilaine fille », toujours et tant aimée par son ami Ricardo, le « bon garçon ». Ils se rencontrent pour la première fois au début des années cinquante, en pleine adolescence, dans l'un des quartiers les plus huppés de Lima, Miraflores. Joyeux, inconscients, ils font partie d'une jeunesse dorée qui se passionne pour les rythmes du mambo et ne connaît d'autre souci que les chagrins d'amour. Rien ne laissait alors deviner que celle qu'on appelait à Miraflores « la petite Chilienne » allait devenir, quelques années plus tard, une farouche guérillera dans la Cuba de Castro, puis l'épouse d'un diplomate dans le Paris des existentialistes, ou encore une richissime aristocrate dans le swinging London. D'une époque, d'un pays à l'autre, Ricardo la suit et la poursuit, comme le plus obscur objet de son désir. Et chaque fois, il ne la retrouve que pour la perdre. Et, bien entendu, ne la perd que pour mieux la rechercher.
Il n'est jamais facile d'écrire l'histoire d'une obsession. Mais la difficulté est encore plus grande quand il s'agit d'une obsession amoureuse et quand l'histoire que l'on raconte est celle d'une passion. Mario Vargas Llosa avait déjà affronté ce défi par le passé dans La tante Julia et le scribouillard (1980), l'un de ses romans les plus populaires. Et voici qu'il le relève encore vingt-cinq ans plus tard et nous offre ce cadeau inattendu : une superbe tragi-comédie où éros et thanatos finissent par dessiner une autre Carte de Tendre entre Lima, Paris, Londres et Madrid. Car Tours et détours de la vilaine fille est bien cela : la géographie moderne d'un amour fou. »
source :www.livres.fluctuat.net
• La revue de presse Delphine Peras - Le Figaro du 23 novembre 2006
« Tours et détours de la vilaine fille : le titre du nouveau roman de Mario Vargas Llosa résume parfaitement cette exquise sarabande amoureuse, pleine de fantaisie et de pirouettes, qui va se jouer quatre décennies durant, de la France au Japon, de l'Espagne au Pérou en passant par l'Angleterre. C'est le récit enlevé, dense et distrayant, subtil et léger, d'un homme contraint de jouer au chat et à la souris avec une femme impitoyable dont il est follement épris envers et contre tout. Finalement, on peut dire que le célèbre écrivain péruvien, 70 ans, signe là son premier vrai roman d'amour, un amour moderne avec tout ce qu'il faut d'érotisme, de jalousie, de tromperie, de séparations, de retrouvailles... L'auteur de La Tante Julia et le Scribouillard confirme surtout sa fidélité à Flaubert et son ambition renouvelée de faire du roman le miroir le plus révélateur de la condition humaine. »source :www.passiondulivre.com
• La revue de presse Daniel Rondeau - L'Express du 9 novembre 2006
Le talent de Mario Vargas Llosa est au plus haut : il fait danser les mots dans un style impeccable de naturel...
L'auteur a tourné dans son encre ses souvenirs (Paris, Londres) et ses fidélités (Balzac, Miraflores, etc.), puis il a jeté dans son encrier des cristaux d'imaginaire et un peu du prestige de l'Histoire. Les années passent, les hommes changent, les femmes aussi, une émotion grandit, la vilaine fille va bientôt mourir. Tristesse ? Non, car au moment des larmes, le romancier sort une colombe de son encrier. L'oiseau porte un nom : littérature.
• La revue de presse Daniel Rondeau - L'Express du 9 novembre 2006
« Le talent de Mario Vargas Llosa est au plus haut : il fait danser les mots dans un style impeccable de naturel...
L'auteur a tourné dans son encre ses souvenirs (Paris, Londres) et ses fidélités (Balzac, Miraflores, etc.), puis il a jeté dans son encrier des cristaux d'imaginaire et un peu du prestige de l'Histoire. Les années passent, les hommes changent, les femmes aussi, une émotion grandit, la vilaine fille va bientôt mourir. Tristesse ? Non, car au moment des larmes, le romancier sort une colombe de son encrier. L'oiseau porte un nom : littérature. » source : www.passiondulivre.com
• La revue de presse Jean-Paul Enthoven - Le Point du 19 octobre 2006
« Il est rare, très rare, d'inventer (en littérature) un nouveau type de femme - tant les perverses, les libertines, les fidèles, les fatales, les banales, les admirables, les saintes sont déjà inscrites au répertoire...
C'est pourtant ce que vient de faire Mario Vargas Llosa en inventant, pour son dernier roman, une créature que je n'avais, pour ma part, jamais rencontrée auparavant. C'est un monstre très sympathique. Une garce affectueuse. Un diable plein de moralité. Où a-t-il trouvé sa chimère ? Dans quelle zone de sa biographie ou de son imaginaire ? Combien de temps l'a-t-il laissée mûrir dans son coeur ? C'est là un mystère dont je ne manquerai pas, à l'occasion, de l'entretenir. Mais le résultat, pour l'heure, est stupéfiant : cette «vilaine fille» - je préfère l'espagnol qui, avec «niña mala», injecte plus d'enfance dans son sillage - est l'un des personnages les plus fascinants que l'on puisse actuellement croiser sur la haute mer des grands romans. Et ceux qui lui rendront visite ne l'oublieront pas de sitôt... »source : www.passiondulivre.com
J’ai eu le plaisir de découvrir et de lire un grand roman du genre de celui qu’on n’oublie pas, qui nous marque par sa modernité et son intensité. Une intrigue décapante, des vies dramatiques, des personnages hallucinants, des émotions à contre-courant, des événements incontrôlables, un auteur hors norme avec un talent d’écriture déconcertant, exceptionnel.
J’ai le goût de lire ses autres romans tellement je suis emballé par son style instinctuel.
« J’aurais dû lui dire quelque chose d’affectueux, feindre de la croire. Car, quand bien même le viol et la prison auraient été des mensonges, il est sûr qu’elle était devenue physiquement une ruine. Et, sans doute, à demi morte de faim. Tu t’étais bien mal comporté, Ricardito. Très mal, si c’est vrai qu’elle se tournait vers moi parce qu’elle se sentait seule et incertaine, et si j’étais la seule personne au monde en qui elle ait eu confiance. Cette dernière chose devait être vraie. Elle ne m’avait jamais aimé, mais avait confiance en moi, avec l’affection qu’on a pour un domestique loyal. » page 240
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
www.livresentete.vip-blog.com
Les Temps cruels (Sous le vent de la liberté, tome 3)
Auteur : Christian Léourier
Editeur : Bayard jeunesse
Collection : Millézime
Novembre 2006 - 11,90 Euros
à partir de 12 ans
Thèmes : Histoire - Révolution française, Roman d'aventure, Aventure, policier, espionnage, fantaisie, science-fiction
L'avis de Ricochet
"De retour en France, désormais riche, Jean apprend que son frère Yves et Maria, la femme qu’il aime et que Yves lui a volée, sont partis comme planteurs à Saint-Domingue. Le jeune homme reprend la mer, et arrive sur l’île en pleine révolte des esclaves. Il est fait prisonnier, rencontre Toussaint Louverture dont il apprend à connaître la finesse de vue. Libéré, il retourne à Paris et écrit quelques textes en faveur de l’abolition de l’esclavage. Il noue une relation avec Maria ; le divorce d’avec Yves sera bientôt prononcé. La Révolution Française tourne à l’aigre : Jean assiste à la Prise des Tuileries, vit la Terreur. Yves est tué par une femme dont il avait abusé. Finalement libre, Jean embarque avec toute sa famille (Maria a des enfants) pour un voyage au long cours.
Que d’aventures encore pour Jean dans ce troisième et dernier tome de la belle fresque de Christian Léourier ! Les va-et-vient incessants du héros, y compris en France, reflètent le bouillonnement politique confus post-1789. La deuxième partie du roman, située presque exclusivement à Paris, est la plus chronologique de la trilogie, on y croise Danton et Robespierre, ainsi que les amis modérés et désolés de Jean. Les gens du « peuple » que côtoie le jeune homme donnent du relief à une histoire qui pourrait se contenter d’exister avec ceux dont l’histoire a retenu le nom. Par la figure d’Yves, on suit le parcours des « ci-devant », ces nobles dépossédés de leurs biens. Au lecteur d’être attentif dans ce violent tumulte historique pour ne rien perdre la saveur de l’intrigue stricto sensu, centrée sur les sentiments : Jean et Maria vont avoir du mal à se retrouver. Mais point de lyrisme ni d’émotions excessives : si les personnages sont attachants, c’est avec un narrateur externe assez neutre et une écriture curieusement à la fois proche et lointaine que nous les suivons. L’épisode esclavagiste des îles relativise, comme d’autres événements dans les précédents tomes, les idéaux de la Révolution Française : l’auteur démontre de manière habile que la liberté est une chose fragile, à protéger sans cesse. La fin à la Candide - le héros s’isole finalement pour être heureux - procède du même ordre. Passionnante, foisonnante, documentée, porteuse d’idées originales, la trilogie de Christian Léourier ne se laisse pas facilement classer, pour un vrai plaisir de lecture" source:www.ricochet-jeunes.org
Roman à base historique pour jeunes adolescents. L’action de déroule à l’époque de la Révolution Française.Texte très bien adapté pour les jeunes avec des personnages principaux très représentatifs. L’intérêt est soutenu et bien mené.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.
PATRICE DARD....LES NOUVELLES AVENTURES DE SAN-ANTONIO
DEUX P’TITES TOURS ET PUIS S’EN VONT, Fayard, 2011, 291 pages
« Face à moi, Hamilah paraît bouleversée : elle vient d’apercevoir son frère sur des images diffusées à la télé par une chaîne américaine.Le problème, c’est que Djibril, employé au World Trade Center en 2001, est censé avoir péri le 11 septembre.Juste au moment où vient d’être lancée une alerte maximale au risque d’attentats sur le sol français, il y a de quoi se choper une méchante suée, non ?Il faut mettre au plus vite la main sur cet énigmatique rescapé.T’attendrais quoi pour embarquer Béru (dit Grosse Pomme) pour New York (dite Big Apple), et pour revisiter la tragédie du Nine Eleven ?À la San-Antonio, bien sûr !Palpitations, gaudrioles et loufoquerie garanties ! »
source: résumé de l’éditeur, Fayard
Résumé
« Automne 2010. San-Antonio, Bérurier, Pinaud et toute l'équipe viennent de recevoir un avis de risque maximal d'attentats terroristes sur le territoire français. Comme dans tous les autres services de sécurité de l'État, on s'affaire à échafauder des plans de surveillance renforcée. C'est alors qu'Hamilah, une jeune avocate d'origine maghrébine, que San-Antonio a déjà croisée dans une précédente affaire, se rappelle à son bon souvenir. Elle est bouleversée car elle vient d'apercevoir son frère aîné sur des images diffusées à la télé par une chaîne américaine de sport. Pas de doute : il s'agit bien de Djibril ! Et ce sera vérifié. Le problème, c'est que Djibril, employé de banque au Word Trade Center en 2001, est censé avoir péri le 11 septembre dans l'effondrement des tours jumelles. Il figure d'ailleurs sur la liste officielle des disparus de cette journée tragique. Il n'en faut pas davantage pour que le commissaire entraîne le gros Béru à New York dans une sarabande sur les traces de cet énigmatique rescapé. San-Antonio revisitant nine eleven ? Michael Moore en aurait des suées nocturnes. Et quelques autres aussi... Au terme d'une enquête haletante et déjantée, le duo de poulets Label France parviendront-ils à mettre la main sur l'inquiétant Djibril et à déjouer ses terrifiants projets concernant Paris ? Vous le saurez en lisant ce nouveau San-Antonio. À moins que la réalité, d'ici là, dépasse la fiction et que la fin de notre monde soit consommée. »source :www.archambault.ca
Si vous êtes fan de San-Antonio vous allez être conquis dès la première page car ce petit dernier est brillant, loufoque, hilarant rien à voir avec la « souffre-au logis » ou toute autre philosphie à la mode. Une lecture ennivrante qui vous incitera à lire les Aventures de San-Antonio antérieurs, ce que je fais. De bons moments de détente, de lecture d’une bonne cuvée.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
PATRICE DARD....LES NOUVELLES AVENTURES DE SAN-ANTONIO
DEUX P’TITES TOURS ET PUIS S’EN VONT, Fayard, 2011, 291 pages
« Face à moi, Hamilah paraît bouleversée : elle vient d’apercevoir son frère sur des images diffusées à la télé par une chaîne américaine.Le problème, c’est que Djibril, employé au World Trade Center en 2001, est censé avoir péri le 11 septembre.Juste au moment où vient d’être lancée une alerte maximale au risque d’attentats sur le sol français, il y a de quoi se choper une méchante suée, non ?Il faut mettre au plus vite la main sur cet énigmatique rescapé.T’attendrais quoi pour embarquer Béru (dit Grosse Pomme) pour New York (dite Big Apple), et pour revisiter la tragédie du Nine Eleven ?À la San-Antonio, bien sûr !Palpitations, gaudrioles et loufoquerie garanties ! »
source: résumé de l’éditeur, Fayard
Résumé
« Automne 2010. San-Antonio, Bérurier, Pinaud et toute l'équipe viennent de recevoir un avis de risque maximal d'attentats terroristes sur le territoire français. Comme dans tous les autres services de sécurité de l'État, on s'affaire à échafauder des plans de surveillance renforcée. C'est alors qu'Hamilah, une jeune avocate d'origine maghrébine, que San-Antonio a déjà croisée dans une précédente affaire, se rappelle à son bon souvenir. Elle est bouleversée car elle vient d'apercevoir son frère aîné sur des images diffusées à la télé par une chaîne américaine de sport. Pas de doute : il s'agit bien de Djibril ! Et ce sera vérifié. Le problème, c'est que Djibril, employé de banque au Word Trade Center en 2001, est censé avoir péri le 11 septembre dans l'effondrement des tours jumelles. Il figure d'ailleurs sur la liste officielle des disparus de cette journée tragique. Il n'en faut pas davantage pour que le commissaire entraîne le gros Béru à New York dans une sarabande sur les traces de cet énigmatique rescapé. San-Antonio revisitant nine eleven ? Michael Moore en aurait des suées nocturnes. Et quelques autres aussi... Au terme d'une enquête haletante et déjantée, le duo de poulets Label France parviendront-ils à mettre la main sur l'inquiétant Djibril et à déjouer ses terrifiants projets concernant Paris ? Vous le saurez en lisant ce nouveau San-Antonio. À moins que la réalité, d'ici là, dépasse la fiction et que la fin de notre monde soit consommée. »source :www.archambault.ca
Si vous êtes fan de San-Antonio vous allez être conquis dès la première page car ce petit dernier est brillant, loufoque, hilarant rien à voir avec la « souffre-au logis » ou toute autre philosphie à la mode. Une lecture ennivrante qui vous incitera à lire les Aventures de San-Antonio antérieurs, ce que je fais. De bons moments de détente, de lecture d’une bonne cuvée.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
PATRICE DARD....LES NOUVELLES AVENTURES DE SAN-ANTONIO
DEUX P’TITES TOURS ET PUIS S’EN VONT, Fayard, 2011, 291 pages
« Face à moi, Hamilah paraît bouleversée : elle vient d’apercevoir son frère sur des images diffusées à la télé par une chaîne américaine.Le problème, c’est que Djibril, employé au World Trade Center en 2001, est censé avoir péri le 11 septembre.Juste au moment où vient d’être lancée une alerte maximale au risque d’attentats sur le sol français, il y a de quoi se choper une méchante suée, non ?Il faut mettre au plus vite la main sur cet énigmatique rescapé.T’attendrais quoi pour embarquer Béru (dit Grosse Pomme) pour New York (dite Big Apple), et pour revisiter la tragédie du Nine Eleven ?À la San-Antonio, bien sûr !Palpitations, gaudrioles et loufoquerie garanties ! »
source: résumé de l’éditeur, Fayard
Résumé
« Automne 2010. San-Antonio, Bérurier, Pinaud et toute l'équipe viennent de recevoir un avis de risque maximal d'attentats terroristes sur le territoire français. Comme dans tous les autres services de sécurité de l'État, on s'affaire à échafauder des plans de surveillance renforcée. C'est alors qu'Hamilah, une jeune avocate d'origine maghrébine, que San-Antonio a déjà croisée dans une précédente affaire, se rappelle à son bon souvenir. Elle est bouleversée car elle vient d'apercevoir son frère aîné sur des images diffusées à la télé par une chaîne américaine de sport. Pas de doute : il s'agit bien de Djibril ! Et ce sera vérifié. Le problème, c'est que Djibril, employé de banque au Word Trade Center en 2001, est censé avoir péri le 11 septembre dans l'effondrement des tours jumelles. Il figure d'ailleurs sur la liste officielle des disparus de cette journée tragique. Il n'en faut pas davantage pour que le commissaire entraîne le gros Béru à New York dans une sarabande sur les traces de cet énigmatique rescapé. San-Antonio revisitant nine eleven ? Michael Moore en aurait des suées nocturnes. Et quelques autres aussi... Au terme d'une enquête haletante et déjantée, le duo de poulets Label France parviendront-ils à mettre la main sur l'inquiétant Djibril et à déjouer ses terrifiants projets concernant Paris ? Vous le saurez en lisant ce nouveau San-Antonio. À moins que la réalité, d'ici là, dépasse la fiction et que la fin de notre monde soit consommée. »source :www.archambault.ca
Si vous êtes fan de San-Antonio vous allez être conquis dès la première page car ce petit dernier est brillant, loufoque, hilarant rien à voir avec la « souffre-au logis » ou toute autre philosphie à la mode. Une lecture ennivrante qui vous incitera à lire les Aventures de San-Antonio antérieurs, ce que je fais. De bons moments de détente, de lecture d’une bonne cuvée.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
PATRICE DARD....LES NOUVELLES AVENTURES DE SAN ANTONIO
Des vertes et des pas mûres (2009), Fayard, 271 pages
Résumé
« Les arnaques à la carte bleue, on commence à les connaître, à la Grande Cabane. Le collé marseillais, le miroir de Montpellier, la caméra des Ardennes, la touchette bordelaise, le recto de Clermont, la vire-volte toulousaine, la glu du Gévaudan, la pincette bayonnaise, le photocopié de Lille et le braqué à la niçoise, ont été répertoriés et éventés. Seulement, que tu le veuilles ou non, les truands rivalisent d’ingéniosité. Ils possèdent souvent un coup d’avance sur nous, les poulets. Figure-toi qu’un mariole vient de mettre au point l’« égorgé de Saint-Marcel ».
Sa technique est simple, primaire, presque primate. Affublé d’un masque de singe, il surgit derrière ses victimes plantées face à un distribanque. Il leur ordonne de composer leur code, il vide leur compte de ses liquidités, et puis leurs carotides jusqu’à la dernière goutte de sang. Les caméras de surveillance n’ont pu enregistrer qu’un faciès de gorille, et les micros tout juste quelques éructements. Et question ADN, macache !
Depuis, le meurtrier multiplie les agressions sanguinaires. Six femmes sont déjà mortes, égorgées au pied d’un guichet automatique. Mais le tueur vient, semble-t-il, de commettre sa première erreur : un achat sur internet avec la carte bleue de sa dernière victime. Alors on se lance sur sa trace, le gars Béru et ma pomme. Et on finit par le coincer sur un chantier. Au moment où on va l’alpaguer, le type réussit à piquer la perceuse d’un ouvrier et à se perforer la tempe. Un vrai suicide de bricoleur ! Le criminel s’est dézingué. L’action de la justice est donc éteinte. L’histoire semble terminée. Eh bien, non ! Elle ne fait que commencer... Et tu vas piger que l’espression « en voir des vertes et des pas mûres » semble avoir été taillée sur mesures pour ton San-Antonio préféré « source :www.archambault.ca
Roman du genre polar humoristique très drôle surtout si vous comprenez l’argot car j’avoue que je n’ai pas pu apprécier à sa juste valeur ce roman hilarant bien que le contexte m’aide à comprendre et surtout à apprendre cette langue colorée enjolivée des néologismes qu’est la langue de Patrice Dard qui adore inventer des mots avec la méthode phonétique du genre « procès-suce ». Eh bien oui le texte est parfois grivois mais dans son contexte c’est permis ! Un bon moment de lecture, ça se lit d’une traite.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.
HARRIS J. ROBERT
LÉONARD ET LA MACHINE INFERNALE, Éd. Pocket Jeunesse, 2009, 12-15 ans, 250 pages.
« Léonard de Vinci rêve de devenir un grand artiste.
Malheureusement, son apprentissage dans l'atelier d'un peintre florentin n'a rien de très passionnant. Entre nettoyage de pinceaux, tissage de toiles et autres tâches ingrates, Léonard s'ennuie. Jusqu'au jour où il découvre par hasard les plans d'une mystérieuse machine. Pris dans l'engrenage d'un sinistre complot, c'est à un nouvel art qu'il sera initié : le crime... « source : www.decitre.fr
« A l'époque de la Renaissance, Léonard de Vinci travaille comme apprenti dans l'atelier de Verrocchio. Ses maîtres ne lui confient que des tâches d'un intérêt mineur mais à l'occasion de ses missions qui lui font traverser la ville, il apprend que des hommes fomentent un complot contre Piero de Medici, le vénérable potentat de Florence. Il décide alors de mener l'enquête. » source :www.laprocure.com
Roman pour jeunes de 12-15 ans ayant comme fond un personnage historique, Léonard da Vinci au 15e sciècle. Roman d’aventure, d’action. Personnages sympathiques surtout l’esclave FRESINA qui est un personnage clé. On nous présente Léonard da Vinci à l’époque où il était en formation chez un maître peintre reconnu de l’époque, dans l’atelier d’Andrea del Verrocchio, il a quinze ans. Il a de l’audace, de l’imagination, du courage et une excellente mémoire ce qui lui servira adéquatement dans cette aventure.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.
SAUCIER Jocelyne
IL PLEUVAIT DES OISEAUX, XYZ, 2011, 179 PAGES
ARTICLE - 10 février 2011
« 29 juillet 1916. Dans les forêts du Nord ontarien, les flammes prennent de l'ampleur. Le brasier sera bientôt connu sous le nom de Grand Feu de Matheson, l'un des feux qui ont ravagé la province au début du 20e siècle.
Ce jour-là, le jeune Boychuck échappera de peu à la mort, et sera marqué à jamais par le spectacle de son coin de pays carbonisé. Bien des décennies plus tard, alors qu'il vit reclus au fond des bois en compagnie de deux autres vieillards, la brûlure est toujours vive au fond de lui.
D'autres écorchés traverseront cette histoire de survivance et de dignité, qui révèle l'immense talent de conteuse de Jocelyne Saucier. En nous donnant accès à une très étonnante petite communauté, la romancière montre que l'amour, tout comme l'espérance et le désir de liberté, n'a pas d'âge. Une pure merveille » source : www.voir.ca
Mourir dans la dignité
"L’incendie de forêt a brûlé les pas des amants à tout jamais désunis. Pour fuir le brasier, qui a ruiné deux cent quarante trois vies à Matheson dans le Nord ontarien, les jumelles Polson se sont hissées sur un radeau alors que pleuvaient des oiseaux asphyxiés en plein vol. Les deux sœurs ont échappé à la mort, mais qu’est-il devenu de leur ami Boychuck, lui qui les avait de si près tenues, aurait écrit Rutebeuf ? La vie serait-elle une entreprise vouée à la disparition des êtres aimés ? Languir de les retrouver semblent la tâche des survivants, voire de leur inventer un destin en prêtant des oreilles aux murs comme le fait Madame Sullivan. Carburer aux souvenirs de gens peut-être encore vivants, c’est le calvaire des parents d’enfants disparus comme celui de Boychuck, un peintre qui a immortalisé les jumelles pour échapper à une tristesse parente de la folie. Les grands espaces s’offrent à l’artiste devenu vieux pour le consoler de ses amours mortes.
Avec Tom et Charlie, il se terre près d’un lac dissimulé par la forêt. C’est leur ermitage secret, où ils espèrent connaître une douce fin à l’instar des oiseaux, qui se cachent pour mourir. Ils ne cherchent pas à être heureux, mais à protéger leur liberté contre les bonnes intentions de leur travailleuse sociale. Cette retraite n’empêche pas la venue de deux femmes en VTT. Leur présence illumine leur vie en les ouvrant à autrui en dépit de leur vieillesse. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ! Et quand vient le dernier moment, on ne se dépare pas de sa dignité comme dans L’Attraction terrestre d’Hélène Vachon, quitte à recourir à la strychnine pour alléger son départ. « Le sourire chez un mort, c’est une dernière politesse. »
Le roman repose sur la technique que l’auteure avait utilisée pour "Jeanne sur les routes", un journaliste de Rouyn obsédé, dans les années 1930, par une communiste de passage. Dans sa dernière œuvre, c’est la photographe qui est hantée par les vieux. En joignant la petite communauté, son attention se porte sur les toiles de Boychuck mort quelques jours avant son arrivée. Tom et Charlie sont intrigués par son acharnement à vouloir reconstituer la vie et l’œuvre de leur comparse.
Jocelyne Saucier garde le cap sur la quête de ce personnage. Elle ne déroge pas à son investigation en maintenant à son roman une force centripète, qui vrille constamment le cœur de la thématique. Bref, c’est un parangon qu’enrichit une écriture dépouillée, qui émet une petite musique harmonisée à une nature lénifiant les « blessures ouvertes »
source :www.voir.ca
Une découverte, un grand roman.Une grande qualité d’écriture, un style narratif poignant, confidentiel, intime tant les personnages deviennent réels, prennent vie, expriment leur réalité. Ils ont vécu, dorénavant ils veulent être les seuls maîtres de leur destinée. Une complicité, une amitié entre des survivants qui ont décidé du libre choix de leur vie et de leur mort en toute plénitude. À partir de faits vécus nous partageons la vie intime d’êtres qui ont été marqués par un événement marquant, décisif pour toute une population lors d’incendies de forêt dévastateurs en Ontario et en Abitibi au début du XXème siècle. Une auteure de talent nous raconte ce qui appartenait déjà à notre imaginaire collectif en tant que nordique et Abitibien : les feux de forêts.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
Du même auteure:
LA VIE COMME UNE IMAGE, MONTRÉAL, ÉD. XYZ, 1996, COLL. ¨ « ROMANICHELS »
LES HÉRITIERS DE LA MINE, MONTRÉAL, ÉD. XYZ, 2000, COLL. ¨ « ROMANICHELS »
JEANNE SUR LA ROUTE, MONTRÉAL, ÉD. XYZ, 2006, COLL. ¨ « ROMANICHELS »
BEIGBEDER Frédéric
UN ROMAN FRANÇAIS, Grasset, 2009, 280 pages
AU LECTEUR
"L'idée de ce livre m'est venue le 20 janvier 2008, quand j'étais en garde à vue au commissariat du 8ème arrondissement de Paris. Pour oublier ma claustrophobie, je me suis réfugié dans le pays perdu de mon enfance. Je croyais avoir tout oublié, et puis…petit à petit, un monde m'est apparu. Je suis le fils d'une aristocrate limousine et d'un riche héritier américano-béarnais; mon enfance fut marquée par leur divorce en 1972. Mon paradis c'est la plage de Cénitz à Guethary, le parc de la Villa Navarre à Pau, la colline du château de Vaugoubert à Quinsac, les reflets verts des avenues de Neuilly et des allées du Bois de Boulogne : c'est un monde révolu. La France dans laquelle j'ai grandi n'avait rien à voir avec celle d'aujourd'hui, je la décris sans nostalgie, comme une contrée imaginaire, comme si mon passé était une fiction. Il m'a semblé redécouvrir quelque chose ou quelqu'un, une époque, une famille, un pays, mais je peux me tromper, je n'ai pas le recul nécessaire.
Après avoir écrit un roman qui se passait en Amérique et un autre qui se déroulait en Russie, je voulais sans doute rentrer chez moi ; c'est souvent le cas des gens qui sont enfermés dans une cellule.
Bizarrement, depuis vingt ans que je publie des livres, je n'avais jamais parlé de mon passé. J'attendais peut-être, pour écrire " Un roman français", de ne plus pouvoir faire autrement. Ou alors c'est plus grave : mon utopie est derrière moi."
Source :www.editions-grasset.fr
« Comme chacun sait car il en a beaucoup été question lors de sa sortie, ce roman a été inspiré à l'auteur par sa garde de vue très médiatisée suite à une consommation de stupéfiants sur la voie publique. Ainsi que Frédéric Beigbeder le dit, il a alors eu envie de remonter le temps et le fil de son histoire, pour ressusciter une mémoire profondément enfouie. A tel point qu'il se croyait amnésique et que ses proches le voyaient comme un dandy indifférent.
Je pense que ce livre, très agréable à lire, entrera particulièrement en résonance chez les lecteurs de la même génération que l'auteur. Grâce à lui, je me suis remémoré certaines choses que je croyais moi aussi effacées de ma mémoire, comme le fait de manger au goûter des tartines beurrées saupoudrées de Benco. Beaucoup de souvenirs télévisuels ont également refait surface, et je me suis surprise à fredonner tous les jingles publicitaires évoqués.
J'ai en revanche moins goûté les chapitres où il narre par le menu son interminable garde à vue, car j'ai eu l'impression que Frédéric Beigbeder revêtait alors l'armure qu'il s'efforçait de fendre dans l'évocation de ses souvenirs d'enfance.
En résumé, ce livre nostalgique au doux parfum de bonbons aujourd'hui disparus m'aura fait vivre un agréable moment. Et même s'il ne figurera sans doute pas dans une bibliothèque idéale, ce n'est déjà pas si mal. »
source : www.critiqueslibres.com
Aliénor - 11 mars 2011
« Moi aussi Beigbeder m'énerve, mais je trouve qu'il a du talent ! Ce livre prouve une fois de plus que quand il se met à écrire, Beigbeder efface totalement l'agaçant personnage bobo médiatique. J'ai bien aimé cette biographie sensible, honnête, qui fleure bon la France et surtout très bien écrite.
Mais comme je le disais, il y a toujours un truc qui m'énerve chez lui... Dans ce bouquin, c'est le fait qu'il ose s'insurger contre le fait d'avoir été mis en garde à vue pour consommation de cocaïne sur la voie publique et sur les conditions de sa garde à vue. Je trouve cela indécent... Mais je lui pardonne à moitié car ce fut le déclic pour se mettre à écrire ce joli livre. »
source :www.critiqueslibres.com
Gnome (Paris, 7 décembre 2010)
« Ce livre, contrairement à ce qui est annoncé, n’est pas un roman. Sauf si l’on se réfère à la phrase : « Ma vie est un roman «. Plutôt donc une autobiographie. Qui n’est pas sans intérêt, comme toute autobiographie, mais elle en reste là. Beigbeder nous dit qu’il est amnésique et pourtant que d’anecdotes, que de souvenirs. Il manque toutefois ici un peu de panache, de profondeur. Certains chapitres sont même assez insignifiants. L’auteur ratisse large et l’on reste (un peu) sur sa faim.
J’ai bien aimé le chapitre « inventaire parental«.
Mais sa " dénonciation " du système carcéral tombe à plat. Loupé !
Catinus (Liège,- 9 octobre 2010 » source : www.critiqueslibres.com
Ce roman autobiographique relate l’histoire d’un homme qui avoue avoir oublié son enfance c’est à dire tout ce qui s’est passé avant ses seize ans : il a un frère aîné qui est son modèle et son antithèse, des parents séparés, une vie avec différents beaux-pères. À travers ses confidences on retrace le véritable homme qui se cache sous son amnésie.
Ce roman demeure un roman touchant où tous et chacun pouvons nous reconnaître face à une vie de famille divisée et confuse qui nous est imposée face à des événements hors de notre contrôle et celui de nos parents. On ne peut jeter la pierre à qui que se soit car ainsi sont les turpitudes de la vie.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.
« Il est difficile de se remettre d’une enfance malheureuse, mais il peut être impossible de se remettre d’une enfance protégée. »
« page121
« Chaque geste que nous faisons, chaque parole prononcée a des conséquences. Le silence de ma mère sur l’absence soudaine de mon père m’a fait vivre toute mon enfance dans une fiction, celle d’un papa en voyage et d’une maman délaissée qui finit par se consoler dans les bras d’un autre. » page130
« J’ai été un garçon assujetti à un nouveau matriarcat, idolâtrant sa mère, mais avec une revanche à prendre sous toutes les femmes. » page 249
« C’est l’histoire d’une Emma Bovary des seventies, qui a reproduit lors de son divorce le silence de la génération précédentes sur les malheurs des deux guerres.
C’est l’histoire d’un homme devenu un jouisseur pour se venger d’être quitté, d’un père cynique parce que son coeur était brisé.
C’est l’histoire d’un grand frère qui a tout fait pour ne pas ressembler à ses parents, et d’un cadet qui a tout fait pour ne pas ressembler à son grand frère. » page256
« Un matin, je m’en souviens distinctement, je me suis rendu compte que j’avais grandi, que je faisais mes courses pour le soir, que j’étais adulte avant d’être majeur. Mon enfance s’arrête ce matin-là. J’ai été un adulte dans un corps d’enfant, puis un beau matin, je suis devenu un enfant dans un corps d’adulte. » page267