**** LEVISON Iain, ARRÊTEZ-MOI LÀ !

24/05/2011 00:46 par livresentete

  • **** LEVISON Iain, ARRÊTEZ-MOI LÀ !

    **** LEVISON Iain, ARRÊTEZ-MOI LÀ !

    24/05/2011 00:46 par livresentete

LEVISON Iain
ARRÊTEZ-MOI LÀ !, Éd. Liana Levi, 2011, 246 pages
Liana Levi, 03/03/2011 - ISBN 9782867465659

Présentation de l'éditeur
Charger un passager à l’aéroport, quoi de plus juteux pour un chauffeur de taxi ? Une bonne course vous assure une soirée tranquille. Ce soir-là, pourtant, c’est le début des emmerdes… Tout d’abord la cliente n’a pas assez d’argent sur elle et, pour être réglé, il vous faut entrer dans sa maison pourvue d’amples fenêtres (ne touchez jamais aux fenêtres des gens !). Plus tard, deux jeunes femmes passablement éméchées font du stop. Seulement, une fois dépannées, l’une d’elles déverse sur la banquette son trop-plein d’alcool. La corvée de nettoyage s’avère nécessaire (ne nettoyez jamais votre taxi à la vapeur après avoir touché les fenêtres d’une inconnue !). Après tous ces faux pas, comment s’étonner que deux policiers se pointent en vous demandant des comptes ? Un dernier conseil : ne sous-estimez jamais la capacité de la police à se fourvoyer !
Dans ce roman magistral, Levison dissèque de manière impitoyable les dérives de la société américaine et de son système judiciaire.
Iain Levison, né en Écosse en 1963, arrive aux États-Unis en 1971. À la fin de son parcours universitaire, il exerce pendant dix ans différents petits boulots, de conducteur de camions à peintre en bâtiments, de déménageur à pêcheur en Alaska ! Tous ces jobs inspireront son premier livre, Tribulations d’un précaire. Le succès arrivera de France avec Un petit boulot et les romans qui suivront. « source : www.bibliosurf.com


• « Certains faits divers sont unanimement qualifiés d’épouvantables, et le triptyque enlèvement / viol / meurtre d’enfant vient certainement en tête de ce hit parade du cauchemar. L’horreur endurée par la victime et ses parents impuissants file facilement le vertige. Face à pareil fait divers, il arrive que la police et la justice, sous la triple pression de la hiérarchie, des média et de la populace aveuglée par une colère vengeresse, soit plus pressée d’attraper le premier pauvre type susceptible de porter le chapeau que de coincer le véritable criminel. Et pour ce faire, d’ériger indices rachitiques et témoignages des plus foireux au statut de preuve irréfutable. Avec le résultat de rajouter au nombre des victimes susmentionnées le faux coupable désigné, qui à son tour vit une autre forme de cauchemar absolu, celui de voir sa vie complètement détruite par les institutions mêmes qui ont la charge de le protéger. Non contente de laisser impuni le crime originel, la société en commet allègrement un autre, avec un dynamisme et un aveuglement confondants.

Trainé dans la boue par une presse moutonnière (pardon pour ce quasi pléonasme) avide de sensationnel, emprisonné avec des détenus qui se presseront de le martyriser, sans aucun espoir de se voir un jour socialement réintégré dans le statut – pourtant modeste – qu’il occupait avant ce tragique épisode, notre faux coupable n’a plus qu’à se flinguer.
Bien sûr, dans le roman de Levison, tout ceci se passe aux Etats Unis d’Amérique. Chez nous, ce n’est pas pareil ; toute ressemblance avec les affaires Richard Roman, Patrick Dils ou plus récemment l’affaire d’Outreau ne serait que pure et malencontreuse coïncidence.
Mais ne noircissons pas trop le tableau. C’est d’ailleurs le parti que choisit Iain Levison dans ce 5e roman qui nous arrive enfin, dans une traduction toujours somptueuse de F. Gonzalez Batlle. Spécialisé dans les histoires de braves types pas stupides à qui il arrive plein de trucs pas drôles (mais qui sous sa plume, le deviennent), Levison déroule à la première personne la chronique d’une erreur judiciaire, de la bouche même du brave gars qui s’est trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment.
Une fois la mécanique infernale lancée, impossible de l’arrêter. Son statut d’unique suspect établi par une clique de policiers à la vue basse, hissé immédiatement au rang d’ordure nationale par les médias toujours inspirés dans ce domaine, Jeff Sutton ne réalise jamais complètement à quel point son avenir est salement plombé.

Et c’est certainement ce qui le sauve, et aussi ce qui donne à ce texte une certaine légèreté ; en effet, Jeff aborde les événements d’une manière assez candide, il perd rarement son calme. Afin de s’assurer qu’il puisse se présenter à son procès en un seul morceau, l’administration, dans sa grande sagesse, l’isole dans un couloir de la mort où il fera la connaissance d’un psychopathe étrangement sympathique. Jeff sortira de prison, grâce à d’autres flics (qui eux, savent encore faire leur boulot). Bien sûr, l’administration (devenue un peu nerveuse) refuse de reconnaître ses tords. Mais la loque qu’est devenu Jeff représente encore pour le système une proie de choix : de riches avocats spécialisés dans les erreurs judiciaires se pointent à la vitesse de l’éclair, et la télé, toujours à l’affut de ce genre d’affaire pour alimenter ses talk shows crétinoïdes, poussera l’abjection dans des retranchements inattendus.
C’est donc encore une fois à un subtil jeu de massacre que nous convie Iain Levison. Un tel texte, intelligent, limpide, émouvant et drôle – qui plus est remarquablement traduit, je le rappelle – est toujours trop court. C’est décidément le seul défaut que j’ai pu lui trouver.
Livre vivement conseillé par Thierry Godefroid »
source : www.bibliosurf.com


Roman acerbe sur le système judiciaire américain. Aux États-Unis peut-on faire pleinemenent confiance aux représentants de la justice américaine, aux avocats et au système judiciaire représenté par les juges ??? Ce roman dénonce des abus, un manque de professionnalisme de la part des policiers, enquêteurs, avocats qui souvent bâclent les affaires à leur convenance. Des erreurs, des injustices sont commises par racisme, intolérance et manque de ressources. J’ai aimé le sytle dénonciateur, insolent et juste de ce roman, les cas présentés et leur pertinence.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec

Roman biographique---DE CAROLIS Patrick---LA DAME DU PALATIN

22/05/2011 01:31 par livresentete

  • Roman biographique---DE CAROLIS Patrick---LA DAME DU PALATIN

    Roman biographique---DE CAROLIS Patrick---LA DAME DU PALATIN

    22/05/2011 01:31 par livresentete

DE CAROLIS Patrick

LA DAME DU PALATIN, PLON, 2011, 440 pages

Résumé de "La dame du Palatin"

« Arelate, l'antique Arles, an 38 après Jésus-Christ. Paulina, fille du riche armateur Pompeius Paulinus, est ballottée de Charybde en Scylla : Taurus, son époux, fuit en Orient avec sa maîtresse et disparaît dans un naufrage. Son fils unique meurt. Elle embarque alors pour Rome et accoste sur un rivage de l'île de Corsica à cause d'une tempête. C'est là qu'elle rencontre le philosophe stoïcien Sénèque, exilé pour raisons politiques.

Après avoir intercédé pour la réhabilitation du philosophe auprès d'Agrippine, la redoutable Lire la suitemère du futur Néron, la jeune Gauloise devient la dame du Palatin en épousant Sénèque. Alors qu'elle commence à apercevoir le bonheur, Paulina est confrontée aux intrigues de la cour, aux complots, aux assassinats et aux frasques de l'Empereur sanguinaire. Accompagnant le philosophe sur le long chemin de la sagesse, Paulina rencontre les personnages les plus célèbres de son siècle et notamment celui qui deviendra Saint Paul, en pleine persécution des chrétiens. Face à la cruauté qui règne sur la cour, Paulina est touchée par ce qui commence à se murmurer dans tout Rome : Dieu est amour. Patrick de Carolis nous plonge dans les décors somptueux de la Rome impériale, décrivant avec brio le faste légendaire des banquets, où l'essence des parfums les plus précieux de l'Empire se mêle au soufre des conjurations. »
source : www.chapitre.com

Résumé
« Avec la biographie romancée de la femme du philosophe stoïcien Sénèque, Paulina, l'auteur nous plonge dans les violentes intrigues de la Rome de Néron.


Naître en Arles et devenir la femme d'un des hommes les plus célèbres de l'Antiquité, c'est la destinée étonnante que va connaître Paulina, fille d'un riche négociant gallo-romain, en épousant Sénèque, écrivain-philosophe, précepteur puis conseiller de l'empereur Néron. En partant de ce fait historique, Patrick de Carolis dessine le portrait passionnant et attachant d'une femme soumise aux règles de sa condition sociale, puis entraînée malgré elle dans les intrigues sanglantes de la Rome impériale de Claude, d'Agrippine et de Néron. Pour s'emparer du pouvoir ou pour le conserver, aucun lien du sang n'est respecté, aucun obstacle ne semble infranchissable, aucun assassinat n'est négligé. C'est à la violence et à la cruauté de cet univers que Paulina et Sénèque vont être confrontés. Patrick de Carolis dépeint, avec érudition et talent, le jeu du pouvoir, l'affrontement des ambitions, des idées, des personnalités. Un tableau saisissant de cette période mouvementée de l'histoire romaine. »
source : www.mollat.com


Roman biographique dont l’un des personnages principaux est Sénèque, philosophe, stoïcien qui prône la maîtrise du corps par l’exercice quotiden, une saine alimentation, le contrôle des émotions et des événements extérieurs, la réflexion, une vie saine dans un vignole loin des tracas de la vie professionnelle.
Un autre personnage important est NÉRON qui est l’équivalent d’un tueur en série des temps modernes. Paulina est le personnage qui met un baume de douceur dans la vie du philosophe qui devient le précepteur et conseiller de Néron qui a pour mère AGRIPPINE la sanguinaire.
Roman historique très bien dirigé, un style sobre respectant les principes philosophiques du stoïcisme de Sénèque et la folie mégalomane de la mère et du fils qui utilisent tous les moyens pour conserver le pouvoir soit la conspiration et le meurtre. Un roman de qualité par ses sources historiques et la profondeur des personnages.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec

*****ABBOTT Megan, ADIEU GLORIA

14/05/2011 20:56 par livresentete

  • *****ABBOTT Megan, ADIEU GLORIA

    *****ABBOTT Megan, ADIEU GLORIA

    14/05/2011 20:56 par livresentete


ABBOTT MEGAN

ADIEU GLORIA, Éd. Du Masque, 2011, 256 pages

27/04/2011
Le polar du mois : Adieu Gloria, Megan Abbott, Le Masque.
Glamoureux et sulfureux !
»Gloria est une reine de la pègre comme il n'en existe que dans les romans noirs des années 50 : fatale, glaciale et forte. Ses longues jambes, ses tailleurs stricts et chics, ses mains gantées de soie fascinent la jeune narratrice de vingt deux ans. Elle la rencontre dans l'arrière salle d'un tripot où elle trafique la comptabilité. C'est l'éblouissement. C'est elle qui raconte, comme un témoignage, comment elle a accepté de suivre cette femme somptueuse, de travailler pour elle et d'être initiée au monde glauque du jeu, des casinos et des chevaux de courses.
Gloria sera son pygmalion. La novice l'imitera en tout, apprendra à marcher comme elle, s'habiller, parler, se taire, se faire respecter des hommes.Très vite le monde de la nuit, des interdits, l'argent facile vont lui plaire. Elle dit sa naïveté avec lucidité, son émerveillement, son admiration mais aussi sa loyauté, sa reconnaissance. Elle gagne la confiance de Gloria, se voit confier des missions de plus en plus importantes quand elle tombe folle amoureuse d'un séduisant joueur looser et manipulateur. Sa relation avec Gloria va alors changer, l'ambiance du récit également...
Epatant roman sur le mensonge et la trahison, les luttes de pouvoir, l'initiation, l'ascension et la chute. Deux femmes se font face, se mesurent et s'affrontent avec la même perversité, ruse, séduction et violence. Des rôles habituellement tenus par des hommes. C'est toute l'originalité de ce roman avec son ton tonique et ses dialogues gouailleurs. Tout se visualise comme dans un film en noir et blanc au charme surrané. La psychologie complexe des deux personnages féminins est, elle, bien actuelle tout comme la tension qui grimpe dans les aïgus. Avec un style à la Raymond Chandler et un génial talent de conteuse, Megan Abbott nous captive. A lire absolument. On passe un sacré moment avec ces deux nanas là!
J'ai adoré : L'ambiance talons aiguilles, belles voitures et rouge baiser venimeux. L'ambiguïté des personnages, la sympathie évidente qu'ils dégagent et la répulsion immédiate. La narratrice naïve et rêveuse d'une vie meilleure pourrait être n'importe qui. Tout est question de rencontre.
Adieu Gloria, Megan Abbott, Le Masque. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Nicolas Richard. 256 p 19,50 €. En vente sur mon blog.
Megan Abbott est docteur en littérature anglaise et américaine de l'université de New-York. Célébrée en 2006 comme la révélation du jeune roman noir américain elle a reçu le prestigieux Edgar Award pour Adieu Gloria. Son premier roman a été publié en France en 2009 Absente (Sonatine). Source : www.leslivresquejaime.net


Une histoire de pouvoir entre femmes : Gloria, une dominante mafieuse et sa novice dominée, une diva du système interlope et sa protégée, une formatrice et une apprenante. Elle lui enseigne tout pour s’approprier et maintenir le système mafieux rentable des casinos, du jeu lucratif. La novice-disciple devient une copie de la diva, pense comme elle lui a enseigné, se met à sa place dans des situations critiques, apprend à développer une contrôle total sur sa personne et la protection de leur business. Jusqu’où iront la soumission et la domintation de l’une sur l’autre ? Un bon moment de lecture.Le style est direct, intense nous impliquant émotivement dans les déboires des personnages principaux car nous devenons nous aussi des complices soumis et impuissants.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.

Humour---Policier....SHARPE Tom...MÊLÉE AU ZOULOULAND

12/05/2011 03:25 par livresentete

  • Humour---Policier....SHARPE Tom...MÊLÉE AU ZOULOULAND

    Humour---Policier....SHARPE Tom...MÊLÉE AU ZOULOULAND

    12/05/2011 03:25 par livresentete

SHARPE TOM

MÊLÉE OUVERTE AU ZOULOULAND, ÉD. 10-18, 1986, 309 pages

"Après avoir tué Fivepence, son cuisinier zoulou et ce, sans aucun motif réel, Miss Hazelstone appelle le commissariat pour signaler l’incident. En soi rien de bien grave puisqu’en Afrique du Sud, en plein régime Apartheid, on peut aisément tuer ses domestiques sans avoir à se justifier. Oui mais, ce qui n’est pas légal c’est de le faire en dehors de sa maison. Le kommandant Van Heerden, accompagné du konstable Els, se rend donc sur les lieux pour essayer d’arranger les choses. Après tout Miss Hazelstone est une honorable et respectable vieille dame qui descend d’une très ancienne famille d’aristocrates anglais. Oui mais, ce qui semblait au départ n’être qu’une simple formalité va se transformer en un véritable cauchemar. D’abord, Miss Hazelstone n’est pas très coopérative, elle veut absolument être jugée pour le crime qu’elle a commis. Et puis Els, bien malgré lui, va être à l’origine d’une grosse bavure qu’il ne peut évidemment assumer. Il faut donc trouver un coupable idéal : ce sera le frère de Miss Hazelstone, cardinal de son état.

Jamais un livre ne m’aura autant fait rire. C’est complètement loufoque, absurde, déjanté comme je l’aime. Un vrai régal, du pur délire ! Tom Sharpe a vraiment une imagination monstrueusement débordante. A un rythme d’enfer, il va enchaîner les quiproquos, déclencher une avalanche de situations les plus grotesques les unes que les autres et tout cela dans un humour très grinçant, je dirai même plutôt décapant, corrosif. Car derrière toute cette apparente bouffonnerie, Tom Sharpe, qui a vécu pendant de nombreuses années en Afrique du Sud et qui par conséquent connaît bien le pays, dénonce violemment et de manière très politiquement incorrecte le régime de l’Apartheid. Tout y passe : les arrestations arbitraires des noirs, les méthodes peu reluisantes (molestation, torture) utilisées contre eux lors des interrogatoires de police voire leurs meurtres expéditifs, les relations interraciales illégales ou encore la toute puissance de la justice qui juge et condamne trop facilement. La manière dont Tom Sharpe aborde ce grave sujet pourra sûrement déplaire à certains. Car peut-on rire de tout aussi impunément ?"

source:www.chapitre.com


Roman du genre policier-humour. Trop drôle. Humour délirant à la britannique mais avec quels coloris, une palette de personnages atypiques mais presque réels !!!
Tous les personnages sont sur-dimensionnés. Un très bon moment de lecture, de détente. J’ai adoré.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.

*****CHRISTENSEN Andrée---LA MÉMOIRE DE L'AILE

06/05/2011 14:21 par livresentete

  • *****CHRISTENSEN Andrée---LA MÉMOIRE DE L'AILE

    *****CHRISTENSEN Andrée---LA MÉMOIRE DE L'AILE

    06/05/2011 14:21 par livresentete

CHRISTENSEN Andrée

LA MÉMOIRE DE L’AILE, Éd. David, roman, 2010, 369 pages
« Angéline, Lilith, Mélusine. Trois prénoms, un seul personnage énigmatique, assoiffé d'envol et de créativité, qui vit au coeur d'une forêt, en symbiose avec la nature. C'est en suivant une confrérie de corneilles en pleine tempête de neige que Beltran Aguilar, hybrideur de roses et ancien pianiste, rencontre la mystérieuse femme aux pas ailés, résurgence de la Mélusine mythique. Au fil de la fascinante révélation de leurs origines, s'amorce entre ces deux solitudes aimantées une relation aussi improbable qu'espérée.
Artiste marginale, victime de préjugés, Mélusine est internée à la suite d'un délit étrange. Forte des pouvoirs de l'imaginaire, la femme-oiseau, ivre d'absolu, tentera de transformer les barreaux de sa cage en labyrinthe salvateur.
Après Depuis toujours, j'entendais la mer, couronné par plusieurs prix littéraires, Andrée Christensen signe ici une oeuvre riche et puissante, soutenue par une écriture maîtrisée qui exalte le rêve, l'amour et la liberté. »
Source : www.radio-canada.ca


L'Ottavienne Andrée Christensen effectue un retour probant avec son deuxième roman, La Mémoire de l'aile, qui s'avère une placide excursion vers une réalité autre pour quiconque s'aventure en ces pages.

"Je suis une poète qui écrit des romans", affirme d'emblée Andrée Christensen, à l'autre bout du fil. La feuille de route de cette écrivaine originaire de Vanier - le quartier d'Ottawa, oui - le confirme de façon probante: douze recueils de poésie, un récit, neuf traductions littéraires et deux romans... La dame affirmerait avoir vendu son âme à la poésie en échange de quelques vers idylliques qu'on n'en serait pas surpris. "La poésie, on la retrouve partout. Pour moi, c'est une façon de vivre, de concevoir le monde et de voir la vie. La poésie, pour moi, c'est une façon d'être."

 
Pour Andrée Christensen, il existe un abîme immense entre sa première oeuvre romancière, Depuis toujours, j'entendais la mer (parue aux Éditions David en 2007 et suivie de critiques apologétiques) et sa nouvelle brique, La Mémoire de l'aile, tant les différences sont importantes de l'une à l'autre. "La Mémoire de l'aile est complètement différent, à la fois dans le ton, l'atmosphère et le message, explique l'écrivaine. Dans Depuis toujours, j'entendais la mer, j'avais presque une mission, qui était d'essayer d'inviter le lecteur à faire face à ses peurs concernant la mort. Je voulais inviter le lecteur à réfléchir à ce sujet. J'ai d'abord et avant tout écrit La Mémoire de l'aile pour le pur plaisir de l'écriture."


Malgré l'absence d'une quelconque "mission" pour ce deuxième roman, un thème récurrent refait tout de même surface au fil du récit: la lutte contre le conformisme, la normalité et les préjugés par rapport à la différence. Au coeur du scénario, une héroïne qui se nomme à la fois Mélusine, Angéline et Lilith. Artiste excentrique et marginale, cette jeune femme aux trois prénoms fera face, au fil des chapitres, à plusieurs péripéties qui permettront au lecteur, espère Andrée Christensen, de remettre en question certaines idées préconçues typiques à l'humain. "J'ai essayé d'inviter le lecteur à redéfinir ses critères de normalité puis à remettre en question tous les préjugés de notre société face à la différence."


Façonné par un style littéraire gracieux, efficace, et flanqué d'une trame poétique parsemée de références symboliques et mythologiques, La Mémoire de l'aile convie le lecteur vers une autre dimension. "J'ai tenté de livrer ici un ouvrage profondément ancré dans la réalité du rêve, précise l'auteure. Je voulais ouvrir une porte sur un réel qui est autre et sur une dimension plus intemporelle. Mon but, avec ce roman, c'est de faire rêver le lecteur", conclut Andrée Christensen.


Malgré l'absence d'une quelconque "mission" pour ce deuxième roman, un thème récurrent refait tout de même surface au fil du récit: la lutte contre le conformisme, la normalité et les préjugés par rapport à la différence. Au coeur du scénario, une héroïne qui se nomme à la fois Mélusine, Angéline et Lilith. Artiste excentrique et marginale, cette jeune femme aux trois prénoms fera face, au fil des chapitres, à plusieurs péripéties qui permettront au lecteur, espère Andrée Christensen, de remettre en question certaines idées préconçues typiques à l'humain. "J'ai essayé d'inviter le lecteur à redéfinir ses critères de normalité puis à remettre en question tous les préjugés de notre société face à la différence."
Façonné par un style littéraire gracieux, efficace, et flanqué d'une trame poétique parsemée de références symboliques et mythologiques, La Mémoire de l'aile convie le lecteur vers une autre dimension. "J'ai tenté de livrer ici un ouvrage profondément ancré dans la réalité du rêve, précise l'auteure. Je voulais ouvrir une porte sur un réel qui est autre et sur une dimension plus intemporelle. Mon but, avec ce roman, c'est de faire rêver le lecteur", conclut Andrée Christensen. »Source : www.voir.ca

Roman du genre poético-mystique doté d’une grande qualité d’écriture. Dans ce roman nos sens sont en éveil, en alerte continuelle tant ils envahissent notre imagerie spirituelle. Le style de l’auteur est très près de la peinture symbolique qui nous entraîne dans un monde de symboles, de couleurs, de légendes nordiques, de personnages plus vrais que nature tant ils nous touchent, nous pénètrent.
Le monde dans sa réalité sociale et quotidienne refuse de croire, d’accepter les gens différents dotés d’une extrême sensibilité et capacité à communiquer avec les éléments de la nature, les animaux. On n’enferme pas seulement les fous, les désaxés mais les originaux, les mystiques ceux qui dérangent par ce que l’on ne voit pas, ne perçoit pas. Un grand roman, une auteure originale avec un style très personnel qui nous dévoile le rêve comme étant une partie importante de nos vies.
« Selon votre mère, vous auriez ainsi été dotée d’une vue supérieure à celle des humains et qui vous permettrait de voir l’invisible. »
page 333
« Ah, si j’avais appris plus tôt à reconnaître et sa soigner ma fragilité, comme j’ai protégé la nature et ses créatures vulnérables! Il n’est jamais trop tard pour renouer avec la part de soi dont on a accepté d’être séparé; il est toujours temps de guérir. Je pars avec une tristesse immense, mais également dans une joie accomplie. »
page 358
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.

Peu importe le soleil

29/04/2011 18:42 par livresentete

  • Peu importe le soleil

    Peu importe le soleil

    29/04/2011 18:42 par livresentete

Peu importe le soleil
Si dans mon cœur il ne fait pas beau.
Je souffre d’être seul, sans pareil,
Différent des autres, meurtri sous la peau.

Trop jeune pour me retirer solitaire
Quoi d’autre que d’errer sur cette terre.

J’ai connu l’amour maintes fois
Il me manque encore parfois.
J’ai connu l’amour sans âge,
Différent besoin, différent visage.

Je persiste à vouloir aimer
Hors du temps, par le corps et la pensée.

L’amour, propulsion du corps, de tous les sens,
Troisième dimension, vérité ou croyance ?
Tout après deux devient trois par essence.
De l’artiste au sage, à l’amant
Rien n’est pareil après et avant.

Cette dimension est triple et réalisable
Car je suis à la fois physique, émotif, cérébral.
Je suis également minéral, végétal et animal.
Ce que mon corps et mon esprit demandent
À moi de trouver où se trouve la carence.

Tout besoin s’exprime par une réaction.
Tout cause tout, même ma raison.
Mon cerveau ne peut fonctionner sans oxygène,
Sans glucose; son déséquilibre me gêne.

Peu importe le soleil
Si dans mon cœur il ne fait pas beau.
Chaque jour il est chaud mais point pareil
Pourtant je suis nu, découvre ma peau.

Un jour colombe, je vous vois corneille,
Tous mes sens s’émerveillent par mon cerveau. p.18
Ce que je ressens change la couleur de mes ailes.
Quand je me sens mal, je vois aussi corbeau.

Tout est à la fois beau et bon
Seule la conscience d’être change le ton.


Peu importe le soleil
Si dans mon cœur il fait beau.
Je suis bien au froid comme au chaud.
Je m’adapte, chaque jour je m’émerveille
Je m’habitue à voir avec un œil nouveau.

Je continue à aimer comme un enfant
À regarder autour de moi comme un amant.
Rien n’a changé en moi sinon quatre fois de peau.

Je vis déjà un peu de mes souvenirs
En souhaitant autant de joies pour l’avenir.

J’erre sur la terre clochette au pied
En me demandant bien ce qu’il va m’arriver.
Je rencontre de nouveaux amis, la plupart étrangers
Ne sachant plus sur quel pied danser.

Le temps ne s’arrête pas même pas pour se comprendre
Tout va très vite à peine le temps se s’étendre.
Quand on décide de voyager
Il ne faut pas se surprendre de se quitter
Sans s’être connu
Seulement de s’être vu.

Pourquoi ce besoin constant de changer
De quitter son pays, sécurité, amitié,
Pour aller ailleurs tout recommencer ?

Que de fois, sans regret, j’ai voulu tout balayer,
Pour me refaire, aller à une nouvelle source puiser.
Le milieu change, tout change, sauf moi.
J’évolue, je me bats, je continue à penser comme MOI.

Je ne suis qu’un spécimen, rien d’autre,
Tout à la fois du tyran à l’apôtre.
Que de possibilités!
Tout est en soi illimité.
p.19
Le bien et le mal
Simple question d’idéal.

Je repense avec regrets
Aux torts que j’ai faits.

Tout est dépendant de notre état général
Que cela soit physique, émotif, sexuel ou mental.
Toute désorganisation partielle ou permanente
À sa cause profonde dans une ou l’autre et est évidente.

Point d’excuse et de remords
Nul besoin d’avoir raison ou tort.
J’espère ne pas avoir trop blessé
Surtout ceux que j’ai profondément aimés.

Peu importe le soleil
Si dans mon cœur il fait beau.
La vie, chaque jour une merveille
Si dans mon cœur il fait chaud.

Peu importe le soleil
Si je rencontre un ami pareil.
Une amitié sans espoir est comme un amour perdu,
Un nouveau vin oublié; seul le temps peut tout arranger.
Les amants peuvent s’aimer et le vin être bu.

Je tremble à la pensée que la vie puisse être
Dure et amère;
Tout à mes yeux me semble aussi beau
Que l’oiseau et l’air.

Si la vie me semble laideur
Il me suffit peut-être d’aller ailleurs.

Si je suis déçu par le présent
Peut-être que j’en oublie les bons moments.
Quoi de plus doux qu’un ami retrouvé,
Un jour nouveau, l’orage passé.

Peu importe le soleil
Si dans mon cœur il fait beau.

Gilles Lagrois.

Kriti, Ellas, Grèce, août 1978

Quelle est ma raison de vivre

29/04/2011 18:36 par livresentete

  • Quelle est ma raison de vivre

    Quelle est ma raison de vivre

    29/04/2011 18:36 par livresentete

Qu’elle est ma raison de vivre
Sinon moi-même.
Pour être heureux avec un autre
Il faut d’abord l’être avec soi.
Mon cœur est triste
Ma solitude est lourde
Mais point de larmes
Pour moi. Non.
On ne ment pas quand on est seul.
Heureux malgré moi
Heureux malgré tout
Voilà pour moi le bonheur.
Partager mes joies, mes jouissances,
Mais non, mon bonheur!

Le bonheur c’est à l’intérieur,
Ça ne se voit pas.
Ça se lit que dans les yeux.
Pourtant ils sont parfois creux.
Que ferai-je demain,
Que ferai-je de mes matins,
De mes mains qui ne retiennent rien ?

Je bois à ma santé.
Je goûte un peu à la fois de moi-même.
Je suis pour l’autre un étranger
Même pour mon frère et ma sœur de sang.
Je suis grand et petit à la fois,
Plein d’amour et vide de moi.

L’amour est un grand mot
Qu’on prononce pour se rassurer.
S’aimer soi à chaque jour davantage
Afin que chacun soit heureux.
D’être d’abord,
Après s’aimer.
Je manque de solitude avec les autres.
Je manque de me retrouver.
Mais pourquoi vivre ainsi seul ?
Bien ou mal, on est seul dans sa peau.
Pourquoi unir deux solitudes ?
Pour toi, je suis l’autre
Et pour moi aussi.
 

Je ne veux plus entendre parler d’aimer
Car on aime tous à travers soi.
On apprend à aimer l’autre d’abord
Pour se retrouver seul ensuite. Désemparé.
Rare celui qui est prêt à aimer
Un autre que lui-même
Et l’amour lui-même est égoïsme.
Un enfant de son sang
Ça ne veut rien dire.
Avec les ans on se déteste, on s’oublie.

Tout recommence, tout est à recommencer.
On commet sans cesse les mêmes erreurs,
Car on a oublié de s’aimer soi d’abord
Et l’autre aussi se cherche et pense se trouver.
Mais le bonheur ne s’atteint pas ainsi.

Gilles Lagrois
Val d’Or, décembre 1977.

*****MUTIS Alvaro, LES TRIBULATIONS DE MAQROLL LE GABIER

29/04/2011 16:12 par livresentete

  • *****MUTIS Alvaro, LES TRIBULATIONS DE MAQROLL LE GABIER

    *****MUTIS Alvaro, LES TRIBULATIONS DE MAQROLL LE GABIER

    29/04/2011 16:12 par livresentete

MUTIS Alvaro

LES TRIBULATIONS DE MAQROLL LE GABIER, Bibliothèque Grasset, 2003, 886 pages

« La vie passionnée et excentrique du marin Maqroll, un apatride sans but et sans avenir, au passé bien rempli, est celle d'un infatigable voyageur

Les sept romans d’Alvaro Mutis, regroupés ici en un seul volume, retracent avec une poésie foisonnante la vie passionnée et extraordinaire du marin Maqroll, apatride sans but et sans avenir, héros à la fois cynique et mélancolique, amant volage et ami de confiance.

La neige de l’amiral est le journal rédigé par Maqroll au cours de son voyage sur un fleuve tropical vers une mystérieuse scierie.

Le rendez-vous de Bergen conte les expériences qui ont révélé à Maqroll les recoins les plus insoupçonnés de son âme.

Maqroll est à la fois cynique et humain, sceptique et mélancolique, sincère et dévoué. C'est un amant volage et un ami de confiance. Qu'il s'aventure sur un fleuve tropical vers une scierie pour se procurer du bois, qu'il entraîne son amante et amie dans une maison de passe au Panama, qu'il affronte guérillas et répression militaire ou l'effervescence délirante des mines d'or des montagnes colombiennes, Maqroll nous conte une des histoires d'amour les plus achevées de ce siècle.
Publiés en un volume, ces sept romans composent la chronique de cet éternel nomade, de ce guetteur dont le vagabondage et les desseins secrets constituent un voyage littéraire des plus passionnants. »

Titre original : Empresas y tribulaciones de Maqroll el Gaviero, paru chez Siruela en 1993
Source : www.bibliomonde.com

Alvaro MUTIS - La Neige de l'Amiral
« Premier volume de la trilogie des «Entreprises et tribulations de Maqroll el Gaviero». L’histoire : sur un bateau délabré conduit par un capitaine alcoolique, Maqroll el Gaviero entreprend la remontée du fleuve Xurando. Marin d'origine mystérieuse et personnage aujourd'hui mythique de l'œuvre d'Alvaro Mutis, il est à la recherche d'hypothétiques scieries situées au cœur d'une jungle dangereuse et inhospitalière qui lui permettront, du moins l'espère-t-il, de monter une affaire de transport de bois et de gagner un peu d'argent.
Nous sommes donc entraînés dans la moiteur de la forêt, qui «exerce un pouvoir incontrôlable sur la conduite de ceux qui n’y sont pas nés », dans «l’humidité cotonneuse de la jungle qui émousse les sens et déforme tout odeur, tout son, toute silhouette.» C’est dans des « vapeurs languissantes et poisseuses» que se déroule ce roman, en forme de journal tenu pas Maqroll el Gaviero, emporté dans une errance qu’il n’a pas choisie, vivant d’aventure et d’érotisme en attendant la mort. Et avec lui nous cabotons entre une narration triviale de faits quotidiens et des préceptes plus ou moins philosophiques. Le thème principal étant la nature humaine : «Je suis au plus haut point intrigué par la manière dont ma vie est une répétition d’échecs, de décision erronées au départ, de voies sans issue qui, mis bout à bout, seraient tout compte fait l’histoire de mon existence.» Avec l’errance comme corollaire, mais là aussi sans guère d’espoir : «Irréfléchie, toujours à contre-courant, toujours nuisible, toujours étrangère à ma véritable vocation, mon errance est sans remède.»
Même le refuge au nom de la Neige de l’Amiral, et sa tenancière, la belle Flor Estevez, ne feront plus partie du paysage, un jour ou l’autre. Alors il ne restera plus qu’à attendre «l’indifférence bienfaitrice qui répare tout.» La tonalité de ce premier roman d'Alvaro Mutis à avoir été traduit en français et prix Médicis Étranger en 1989 : du broyage de noir. Et pourtant on se met parfois un peu à la place de cet aventurier. Ce qui est normal : en dehors du caractère exotique dans lequel cette histoire se déroule, on se sent évidemment concerné par la métaphore sur la précarité de la condition humaine face à l'inexorable écoulement du temps, et la vision d'un monde sans grand avenir où toute entreprise est plus ou moins vaine ou vouée à l'échec. Magistral, pas très long : laisser vous emporter.
Les premières lignes : «Les informations que je possédais indiquaient qu’une bonne partie du fleuve était navigable jusqu’au pied de la Cordillère. Naturellement, c’est inexact. Nous voyageons sur une embarcation à fond plat munie d’un moteur Diesel qui lutte contre le courant avec un entêtement asthmatique.» Traduit de l’espagnol par Annie Morvan ; éditions Grasset & Fasquelle.
A lire aussi:
Alvaro MUTIS - Abdul Baschur, le rêveur de navire
Durant toute sa vie de bourlingueur des mers, fataliste et pourtant épris d'idéal, Abdul Bashur a poursuivi un rêve : dénicher le cargo parfait, le steamer aux formes pures qui peut-être n'existe pas, mais qui justifie toutes les peines. Une quête qui le précipite dans mille et une aventures, de panama à l'Angleterre, de la Grèce à l'Amérique du Sud : contrebande à Marseille, joutes amoureuses avec deux sœurs jumelles de Southampton, face-à-face avec Brise-Miroirs, l'odieux trafiquant de cocaïne... Roman d'aventures, odyssée moderne, conte philosophique : l'histoire d'Abdul Bashur tient des trois à la fois. Il est urgent de découvrir, si ce n'est déjà fait, un des univers romanesques les plus originaux de la littérature sud-américaine d'aujourd'hui, de lier connaissance avec les personnages fétiches d'Alvaro Mutis, la belle Ilona et Maqroll Gabier. Ses romans, comme l'océan, brassent tous la même eau, transportent les mêmes personnages et racontent tous cette songerie héroïque que partagent les travailleurs de la mer avec les aventuriers dans les ports. Catherine David, Le Nouvel Observateur. Éditions LGF- Le Livre de poche.
Ilona vient après la pluie
C'est à Panama que Maqroll et Gaviero, aventurier immortel et personnage emblématique de l'œuvre d'Alvaro Mutis, retrouve par hasard Ilona qui a le don d'apparaître dans les endroits les plus inattendus et les plus reculés, par un temps invariablement pluvieux. Elle est la complice de Maqroll, une aventurière à sa mesure ; comme lui, elle sait que la vie est faite de hasards qui ne mènent nulle part mais qu'il faut néanmoins vivre intensément jusqu'à leurs ultimes conséquences. En vieux amants qu'à chaque rencontre le désir réunit, ils montent un lupanar de luxe à seule fin de gagner de l'argent et d'échapper au port qui les retient prisonniers. Mais comme toujours chez Mutis, cette nouvelle tentative pour atteindre un but incertain se soldera par l'échec. Éditions Grasset - les Cahiers rouges.
Un bel morir
Maqroll l'aventurier, bourlingueur et chercheur de fortune au passé incertain, a posé son sac dans un port pourri du Rio de la Plata et lit, désabusé, une vie de saint François d'Assise. Mais lorsque l'aventure se présente à nouveau, sous la forme de mystérieuses caisses à convoyer dans la montagne vers un chantier ferroviaire, il se lance encore une fois... Même s'il pressent l'arnaque. " Un bel morir tutta una vita onora ", disait Pétrarque. La vie, la mort, la dérision, la beauté : voilà bien les vraies compagnes de Maqroll, double rêvé du grand poète colombien. Si l'aventure est la matière même des romans d'Alvaro Mutis, elle y reste toujours un piège dans lequel l'homme tombe de façon ironique... Ce roman a la rectitude d'un mythe. Jean-Didier Wagneur, Libération. Éditions LGF - Le Livre de poche.
Alvaro Mutis a dit que Maqroll était une sorte de double, d'alter ego qui irait jusqu'au bout des choses, de l'inanité des choses, en encaissant toute la souffrance, et toute la dérision. Le roman suivant est apparenté à la trilogie car le personnage principal en est le même héros
La dernière escale du tramp streamer
De la baie d'Helsinki au delta de l'Orénoque, le narrateur croisera quatre fois la silhouette de l'Alcyon, un vieux tramp steamer crasseux et démantibulé qui possède pourtant la dignité sereine des grands vaincus. A ce rafiot rouillé qui navigue avec lenteur de saurien est liée une somptueuse histoire d'amour que du capitaine du bateau au cours d'une cinquième et ultime rencontre qui marquera le naufrage du tramp steamer. Maqroll el Gaviero est là, bien sûr, ainsi que son compère Abdul Bashur, mais ils se sont faits ombres discrètes pour laisser le devant de la scène à Jon Ituri et sa passion pour Warda, une des sœurs d'Abdul Bashur. Comme dans La Neige de l'Amiral et Ilona vient avec la pluie, sous prétexte de vagabondage et de fortune de mer, Alvaro Mutis nous plonge au cœur de l'errance humaine et de l'amour. Éditions Grasset - les Cahiers rouges.
Les tribulations de Maqroll le Gabier
La vie passionnée et excentrique du marin Maqroll, un apatride sans but et sans avenir, au passé bien rempli, est celle d'un infatigable voyageur. Maqroll est à la fois cynique et humain, sceptique et mélancolique, sincère et dévoué. C'est un amant volage et un ami de confiance. Qu'il s'aventure sur un fleuve tropical vers une scierie pour se procurer du bois, qu'il entraîne son amante et amie dans une maison de passe au Panama, qu'il affronte guérillas et répression militaire ou l'effervescence délirante des mines d'or des montagnes colombiennes, Maqroll nous conte une des histoires d'amour les plus achevées de ce siècle. Publiés chez Grasset en un volume, ces sept romans - la Neige de l’Amiral, Ilona vient après la pluie, Un bel morir, La Dernière Escale du Tramp Steamer, Ecoute-moi Amirbar, Abdul Bashur le Rêveur de navires, Le Rendez-vous de Bergen - composent la chronique de cet éternel nomade, de ce guetteur dont le vagabondage et les desseins secrets constituent un voyage littéraire des plus passionnants.
Le rendez-vous de Bergen
L'heureuse poursuite des aventures de Maqroll le Gabier qui avaient commencé avec La neige de l'amiral (même éditeur). Trois textes exubérants dont raffolleront les lecteurs habitués et qui devraient tenter ceux qui ne connaissent pas ce baroudeur pas comme les autres. »
source : www.ecrivains-voyageurs.com

Personnellement j’ai dévoré la compilation des sept romans des aventures du marin MAQROLL LE GABIER qui est un personnage très touchant, un homme qui vit sa liberté comme un oiseau, un penseur libre, un autodicdate hors norme. Gabier signifie matelot car c’est ainsi que débute la vie libre et choisie de cet aventurier. Ce roman dénote une grande intériorité des personnages, on voit les personnages vivre de l’intérieur. J’ai suivi les pérégrinations de cet aventurier avec un grand intérêt, un immense bonheur intérieur. Gilles Lagrois, Auclair, Québec.

« Je sens alors s’abattre sur moi l’envoûtement maléfique auquel s’expose celui qui franchit des enceintes interdites. Au plus secret de mon âme, au plus profond de mon être, une légère secousse s’est produite sans que j’aie pu intervenir, sans qu’il ait été tenu compte de moi. » Page 50…Il parle du chant d’un oiseau

« À quelque temps de là, le Gabier, à son insu, se mit à dresser un bilan de sa vie, un catalogue de ses erreurs et de ses malheurs, de ses fragiles instants de bonheur et de ses passions funestes. Il voulut aller très loin dans ce travail et il y réussit si bien et de façon si totale qu’il se dépouilla entièrement de cet être qui l’avait accompagné toute sa vie et qui avait connu tant de peines et tant de souffrances »… Page 119

« Prolonger la solitude sans crainte du face-à –face avec ce que nous sommes réellement, avec celui qui parle en nous, toujours enfoui afin de ne pas nous précipiter dans une terreur sans issue ».Page 122

« Souvent, la vie opère certains règlements de comptes qu’il vaut mieux ne pas négliger. Ce sont des sortesm de bilans qu’elle nous offre pour que nous nous nous perdions pas très loin à l’intérieur du monde des rêves et de l’imagination… » Page 388
« Mieux que quiconque, peut-être, il savait que l’oubli et l’indifférence finissent toujours par effacer jusqu’à la dernière trace des sentiments que nous avions crus éternels. » Page 570

« Toute ma vie, la mer a été pour moi une conseillère infaillible. » page 817

****HUMOUR---DARD Patrice---ARRÊTE, TON CHAR, BÉRU

18/04/2011 23:21 par livresentete

  • ****HUMOUR---DARD Patrice---ARRÊTE, TON CHAR, BÉRU

    ****HUMOUR---DARD Patrice---ARRÊTE, TON CHAR, BÉRU

    18/04/2011 23:21 par livresentete

ARRÊTE, TON CHAR, BÉRU !, Fayard, 2008, 294 pages, roman givré

Résumé du livre
« 'Il ne laisse jamais aucune trace derrière lui, ni empreinte digitale, ni marque génétique. Détail important : il rase le pubis de ses victimes et adresse les poils collectés à des destinataires choisies au hasard. C'est très simple, San-Antonio je veux que vous partiez immédiatement pour Montréal avec votre homme le plus sûr et que vous mettiez la main sur ce serial killer avant les autorités québécoises !' T'aurais fait quoi, toi, si Sarko en personne t'avait chargé d'une telle mission ? Ta valise pour le grand Nord ? C'est ce qu'on a fait. Beru et moi. On en grelotte encore... De froid et d'effroi. Sans oublier la gaudriole, tabernacle ! »source :www.evene.fr
« Voilà comme ça commence : « Écoutez-moi bien, San-Antonio, vous devez intercepter ce Canadien diabolique. On lui attribue l'enlèvement d'au moins cinq jeunes femmes. On n'a, pour l'instant, retrouvé que trois corps. Cet ignoble individu organise un jeu de piste macabre sur lequel il se plaît à conduire et fourvoyer les enquêteurs à la recherche des cadavres. On ignore tout de son identité et on sait peu de chose sur son mode opératoire. Toutefois, il ne s'en prend qu'à des filles blondes, jolies et d'une vingtaine d'années. Il ne laisse jamais aucune trace derrière lui, ni empreinte digitale, ni marque génétique. Détail important, il rase le pubis de ses victimes et adresse les poils collectés à leur famille sous enveloppe timbrée. - Vous m'avez alléché, monsieur le Président. Mais pourquoi me parlez-vous de ce fait divers d'outre-Atlantique ? - C'est très simple, commissaire. Je veux que vous partiez pour Montréal avec votre homme le plus sûr, Bérurier, par exemple, et que vous mettiez la main sur ce serial killer avant les autorités québécoises. - Et en admettant que je retrouve ce monstre, que devrais-je en faire ? - Me le ramener sain et sauf et dans le plus grand secret. Bonne chasse, commissaire. Votre avion pour le Canada décolle dans deux heures. » T'aurais fait quoi, toi, si Sarko t'avait chargé d'une telle mission ? Ta valise pour le grand Nord ? C'est ce qu'on a fait, Béru et moi. On en grelotte encore... de froid et d'effroi » source : www.archambault.ca

Un autre excellent polar-humoristique de Patrice DARD avec la mention
« réussi », exécuté avec succès. Aussi hilarant que la plupart de ces romans, l’auteur cette fois-ci nous entraîne dans des pérépities qui se déroullent…Eh ! Oui…au Québec.En plus de son vocabulaire de vieux mots français et de néologismes de son crû, il nous propulse des québécismes….à nous faire tordre de rire. Quel drôle d’auteur ou d’auteur drôle, de toute façon, mission accomplie !
De très bons moments de lecture, de détente totale.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec

****Polar-humour---DARD Patrice---ARRÊTE, TON CHAR, BÉRU !

18/04/2011 22:31 par livresentete

  • ****Polar-humour---DARD Patrice---ARRÊTE, TON CHAR, BÉRU !

    ****Polar-humour---DARD Patrice---ARRÊTE, TON CHAR, BÉRU !

    18/04/2011 22:31 par livresentete

ARRÊTE, TON CHAR, BÉRU !, Fayard, 2008, 294 pages, roman givré

Résumé du livre
« 'Il ne laisse jamais aucune trace derrière lui, ni empreinte digitale, ni marque génétique. Détail important : il rase le pubis de ses victimes et adresse les poils collectés à des destinataires choisies au hasard. C'est très simple, San-Antonio je veux que vous partiez immédiatement pour Montréal avec votre homme le plus sûr et que vous mettiez la main sur ce serial killer avant les autorités québécoises !' T'aurais fait quoi, toi, si Sarko en personne t'avait chargé d'une telle mission ? Ta valise pour le grand Nord ? C'est ce qu'on a fait. Beru et moi. On en grelotte encore... De froid et d'effroi. Sans oublier la gaudriole, tabernacle ! »source :www.evene.fr


« Voilà comme ça commence : « Écoutez-moi bien, San-Antonio, vous devez intercepter ce Canadien diabolique. On lui attribue l'enlèvement d'au moins cinq jeunes femmes. On n'a, pour l'instant, retrouvé que trois corps. Cet ignoble individu organise un jeu de piste macabre sur lequel il se plaît à conduire et fourvoyer les enquêteurs à la recherche des cadavres. On ignore tout de son identité et on sait peu de chose sur son mode opératoire. Toutefois, il ne s'en prend qu'à des filles blondes, jolies et d'une vingtaine d'années. Il ne laisse jamais aucune trace derrière lui, ni empreinte digitale, ni marque génétique.

 Détail important, il rase le pubis de ses victimes et adresse les poils collectés à leur famille sous enveloppe timbrée. - Vous m'avez alléché, monsieur le Président. Mais pourquoi me parlez-vous de ce fait divers d'outre-Atlantique ? - C'est très simple, commissaire. Je veux que vous partiez pour Montréal avec votre homme le plus sûr, Bérurier, par exemple, et que vous mettiez la main sur ce serial killer avant les autorités québécoises. - Et en admettant que je retrouve ce monstre, que devrais-je en faire ? - Me le ramener sain et sauf et dans le plus grand secret. Bonne chasse, commissaire. Votre avion pour le Canada décolle dans deux heures. » T'aurais fait quoi, toi, si Sarko t'avait chargé d'une telle mission ? Ta valise pour le grand Nord ? C'est ce qu'on a fait, Béru et moi. On en grelotte encore... de froid et d'effroi » source : www.archambault.ca

Un autre excellent polar-humoriste de Patrice DARD avec la mention
« réussi », exécuté avec succès. Aussi hilarant que la plupart de ces romans, l’auteur cette fois-ci nous entraîne dans des pérépities qui se déroullent…Eh ! Oui…au Québec.En plus de son vocabulaire de vieux mots français et de néologismes de son crû, il nous propulse des québécismes….à nous faire tordre de rire. Quel drôle d’auteur ou d’auteur drôle, de toute façon, mission accomplie !
De très bons moments de lecture, de détente totale.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec