***Humour---WESTLAKE Donald---MORT DE TROUILLE

01/07/2011 14:00 par livresentete

  • ***Humour---WESTLAKE Donald---MORT DE TROUILLE

    ***Humour---WESTLAKE Donald---MORT DE TROUILLE

    01/07/2011 14:00 par livresentete

DONALD WESTLAKE

MORT DE TROUILLE, Rivages/Noir Poche, 2010, 316 pages
« Barry et Lola se sont tout de suite aimés. Lui, l’Américain anonyme de vingt ans et elle, la Sud-américaine anonyme de vingt ans, se disaient qu’ensemble l’avenir leur appartenait. Et puis ils ont tout essayé et ne sont arrivés à rien, à part à continuer à s’aimer, mais sans un sou. Pauvres, mais avec trois cent mille dollars d’assurance-vie, qui seraient versés au survivant à la mort d’un des conjoints, voire doublés en cas de mort accidentelle.

La solution était alors évidente : retourner au Guerrera, le pays de Lola, et y simuler la mort de Barry. Ensuite celui-ci n’avait plus qu’à prendre l’identité de Felicio, un frère de sa femme mort très jeune, et rentrer aux États-Unis avec sa nouvelle " sœur ", riche de six cent mille dollars. Le plan était complexe mais tout s’était très bien déroulé, et Barry n’avait plus qu’à attendre tranquillement que Lola reçoive le chèque salutaire.

Hélas, au Guerrera les choses tournent au vinaigre en moins de temps qu’il n’en faut pour dire pour " Felicio Tobon de Lozano ". Ce sont d’abord les cousins pas très fins de sa femme qui, persuadés que le stratagème va rapporter un pactole de plusieurs millions de dollars que la famille pourra se partager, décident de rendre effective la mort du mari. Et quand Barry/Felicio réussit à se mettre à couvert, ce sont les assurances qui décident d’examiner d’un peu plus près ce dossier un peu trop parfait. Barry doit alors fuir et se cacher en changeant sans cesse d’identité.

Perdu entre tous ceux qu’il est censé être et celui qu’il est vraiment mais qui est mort, avec l’impression que la moitié du pays lui en veut, (un pays dont il ne parle même pas la langue) Barry/Felicio va se voir tour à tour perdu, puis sauvé, puis perdu à nouveau, jusqu’à un formidable dénouement comme Westlake sait les concocter.

Mort de trouille, ce serait plutôt " mort de rire ". C’est un livre prenant, drôle et léger, qui plonge le lecteur dans une intrigue complexe et aux rebondissements continuels, avec toute la science habituelle de Westlake. »
source : www.payot-rivages.net

En pays latino

« Je ne suis pas sûr que le titre soit très joli, ni très adapté. Ce qui est certain par contre, c’est que l’écriture de Donald Westlake reste d’une finesse rafraîchissante et précieuse.
L’histoire est, comme de coutume avec Westlake, d’une dinguerie prometteuse.
Barry, l’américain, et Lola, la sud-américaine débarquée d’un pays fictif, filent le parfait amour ensemble, mais les contingences de la vie sont là. Pour s’aimer, il faut vivre. Pour vivre, il faut des moyens. C’est là que ça coincerait un peu.

« Je n’ai pas d’explications. Peut-être attendait-on trop de la vie, Lola et moi, et elle nous avait donné bien peu ; ou plutôt, elle ne nous avait jamais menés bien loin. Rien n’avait vraiment marché, ni les plans pour se faire du fric, ni les opportunités saisies à bras-le-corps, ni aucune de nos combines pour décrocher le gros lot. »

Et c’est ainsi que s’échafaude une belle arnaque, somme toute assez classique (dans les romans ?) ; l’arnaque à l’assurance-vie qui peut leur rapporter six cent mille dollars. Dans les grandes lignes, Barry et Lola s’imaginent partir tous deux à Guerrera (le pays fictif qu’on situerait bien vers le Vénézuéla, la Guyane) et Barry pourrait bien y rencontrer une mort accidentelle pour revenir aux Etats-Unis sous l’identité d’un frère disparu de Lola, une fois le pactole touché.
Ca parait simple comme ça mais c’est Westlake et il s’en donne à coeur-joie avec un américain officiellement disparu, en réalité en cavale, confié à la famille de Lola, famille qui se dit que … finalement …, eux aussi pourraient être concernés par le pactole, et que, finalement, quel est l’intérêt que Barry reste vivant … !
La fin me parait un peu faible. Plutôt happy-end et très brutale, mais la substance du polar reste délectable. »
Par Tistou : lecteur …www.critiqueslibres.com

Rire fait du bien. Roman du genre polar-humour très amusant, disons, hilarant. Un bon moment de détente pour oublier les tracas du quotidien.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec

*****MINIER Bernard---GLACÉ

28/06/2011 21:33 par livresentete

  • *****MINIER Bernard---GLACÉ

    *****MINIER Bernard---GLACÉ

    28/06/2011 21:33 par livresentete

MINIER Bernard

GLACÉ, XO Éditions, 2011, 552 pages

• « Décembre 2008, dans une vallée encais¬sée des Pyrénées. Au petit matin, les ouvriers d’une cen¬trale hydro¬élec¬tri¬que décou¬vrent le cada¬vre d’un cheval sans tête, accro¬ché à la falaise glacée.
Le même jour, une jeune psy¬cho¬lo¬gue prend son pre¬mier poste dans le centre psy¬chia¬tri¬que de haute sécu¬rité qui sur¬plombe la vallée.
Le com¬man¬dant Servaz, 40 ans, flic hypo¬condria¬que et intui¬tif, se voit confier cette enquête, la plus étrange de toute sa car¬rière. Pourquoi avoir tué ce cheval à 2 000 mètres d’alti¬tude ? Serait-ce, pour Servaz, le début du cau¬che¬mar ?
Une atmo¬sphère oppres¬sante, une intri¬gue tendue à l’extrême, une plon¬gée impla¬ca¬ble dans nos peurs les plus secrè¬tes, ce pre¬mier roman est une révé¬la¬tion !
Bernard Minier a grandi au pied des Pyrénées. Primé à l’issue de plu-sieurs concours de nou¬vel¬les, il publie avec Glacé son pre¬mier roman. »
Source :www.xoeditions.com
• Lecteur, canel, le 28 mai 2011

« Saint-Martin dans les Pyrénées. Un cadavre pendu, décapité, dépecé, en haut d'une station téléphérique, à 2 000 m d'altitude. Tout près, un institut psychiatrique où sont enfermés les psychopathes les plus dangereux. Une équipe policière bigarrée et sympathique enquête sur le(s) meurtre(s), une jeune psychologue sur les événements inquiétants qui se multiplient dans l'établissement... C'est parti pour 550 pages extrêmement agréables de suspense et d'angoisse dans cette région montagnarde isolée et meurtrière. Rien de révolutionnaire dans ce thriller, mais pas d'impression de déja-vu pour autant. le récit est captivant, l'intrigue très habile : quelques pistes, on se fait promener de l'une à l'autre, on croit deviner, on ne sait plus, pas moyen de coller tous ces morceaux. La touche psy fonctionne très bien : les recherches clandestines menées par la jeune psychologue au milieu de tous ces tueurs potentiels ajoutent à l'angoisse déjà instaurée. Bref, une réussite !
Un premier roman très prometteur - la fin laisse supposer une suite, tant mieux »source :www.babelio.com

Génial !
« Ce roman est un régal ! Une affaire bien ficelée, du suspens, de la paranoïa (à suspecter tout le monde) des coups de théâtre ainsi qu’une excellente écriture Voici un cocktail magistral pour un premier thriller réalisé avec beaucoup de perfection » source :ww.fnac.com

• « Bernard Minier a d'abord su créer une atmosphère particulièrement oppressante. Il situe son intrigue dans les Pyrénées, à proximité d'un hôpital psychiatrique totalement isolé, spécialisé dans les malades les plus dangereux. À la manière du roman de Stephen King Shining, la montagne est un personnage à part entière. La façon dont Minier nous fait sentir son immensité, sa ru-desse, surtout en hiver, et même sa beauté glaçante, fait frémir.
Falaise glacée
D'emblée, le ton est donné. À 2000 mètres d'altitude, un cheval de course décapité est retrouvé accroché à une falaise glacée. L'animal est découvert par les ouvriers d'une usine hydroélectrique qui appartient au richissime Éric Lombard. Le milliardaire était le propriétaire du malheureux équidé. Puis c'est au tour de deux hommes, cette fois-ci, d'être assassinés. L'un pendu à un pont métallique, dans la vallée, l'autre à une télécabine. Et sur chacune des trois scènes de crime, on trouve l'ADN de Julian Hirtmann, un tueur en série interné dans la fameuse institution psychiatrique… Avant de découvrir la vérité, le commandant Martin Servaz, envoyé de Toulouse, va en voir de toutes les couleurs. L'auteur donne une belle épaisseur humaine à son héros, et tous ses autres personnages sont crédibles. Quant à la sombre histoire de crimes sexuels qui pourrait bien expliquer les meurtres en série, elle correspond à ce que notre société peut engendrer de pire. »source :www.lefigaro.fr


Roman du genre polar-thriller à couper le souffle. L’enchaînement des événements, les relations entre-croisées des personanges, la situation géographique du drame sont tout simplement renversants, imposants, magistaux.
L’auteur dénote un talent exceptionnel de la narration, de la psychologique humaine et surtout du drame humain. L’écriture est souple mais intense, le style direct, convaincant, éloquent. Un auteur à découvrir absolument, un roman stupéfiant. Une découverte littéraire exceptionnelle. Un roman puissant. 

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

*****R.J. ELLORY---LES ANONYMES

23/06/2011 19:49 par livresentete

  • *****R.J. ELLORY---LES ANONYMES

    *****R.J. ELLORY---LES ANONYMES

    23/06/2011 19:49 par livresentete

R.J. ELLORY

LES ANONYMES, Sonatine, 2010, 688 pages

Présentation de l'éditeur
« Un véritable aboutissement du genre. Des fanfares devraient saluer l’arrivée d’un thriller de cette ambition, de cette puissance et de cette maîtrise » The Guardian
Après Seul le silence et Vendetta, le nouveau chef-d’œuvre de R. J. Ellory.
Washington. Quatre meurtres. Quatre modes opératoires identiques. Tout laisse à penser qu’un serial killer est à l’œuvre. Enquête presque classique pour l’inspecteur Miller. Jusqu’au moment où il découvre qu’une des victimes vivait sous une fausse identité, fabriquée de toutes pièces. Qui était-elle réellement ? Ce qui semblait être une banale enquête de police prend alors une ampleur toute différente, et va conduire Miller jusqu’aux secrets les mieux gardés du gouvernement américain.
Une fois encore, R. J. Ellory pousse à nouveau le thriller dans ses retranchements et lui donne une nouvelle dimension, loin de tous les stéréotypes du genre. Entre Robert Littell et James Ellroy, sur un arrière-plan historique qu’il serait criminel de divulguer ici, il mène une intrigue magistrale, jusqu’au cœur du système politique américain. Alliant un sens de la polémique à une tension digne des polars les plus captivants, l’auteur, servi par une écriture remarquable, invente le thriller du siècle nouveau. » bibliosurf.com


• « Vous aviez pris une claque avec Vendetta ? Vous allez finir K.O. avec les Anonymes. Comme avec son précédent roman, l’auteur, dont la patte se reconnait désormais grâce à la construction de son intrigue en spirale, va patiemment vous amener de la première à la dernière page. Conspiration, politique, suspense, personnages haut en couleurs, bienvenue dans le thriller 2.0 made in Roger Jon Ellory !
Qui sont les anonymes ? Les personnages sans nom qui forment l’arrière plan de chaque roman que nous lisons ? Est-ce nous, les lecteurs anonymes, qui créons un univers issu de molécules de mots, à chaque fois que nous ouvrons un livre ? Est-ce les gens que nous croisons pendant notre lecture ? Des victimes de meurtres qui ne sont pas qui elles semblent être ? Ou est-ce que ce sont les bras armés d’une agence gouvernemantale ?
Dans son nouveau roman, Roger Jon Ellory va mettre en scène ces fantômes, ces prête-noms, ces fameux hommes de paille. Ces gens qui trompent les apparences qui se jouent des règles et des lois.
Comme avec Vendetta, Ellory va consacrer près de 700 pages à lier le fond à la forme. Deux éléments qui deviennent sa signature : le fond avec la trame historique, politique, humaine. La forme, avec sa construction de l’intrigue en spirale. Le lecteur, tout comme le personnage principal, se retrouve à l’extérieur de cette spirale et pour atteindre le centre de cette dernière, il va devoir commencer par en faire le tour, et se rapprocher de la vérité, tout doucement mais inexorablement...
Pendant la première moitié du roman, nous allons donc alterner le point de vue des policiers qui tentent de mettre bout à bout les éléments d’une enquête qui s’annonce particulièrement difficile. Et d’un autre côté, nous allons lire ce qui pourrait être les mémoires d’un des ces hommes de paille, un anonyme mandaté par le gouvernement. Passages que l’on trouvera parfois assez frustrant pendant la première moitié du roman puisque à ce moment là de l’histoire, nous serons plus accaparés par les détails de l’enquête en cours que par les pérégrinations d’un homme qui pense défendre les intérêts de ses concitoyens...
Et puis arrive la page 371. Et là, nos certitudes vont commencer à voler en éclat. Rien ne paraît ce qu’il est sensé être. Nous sommes toujours sur la route de cette spirale infernale, la cadence vient d’accélérer d’un coup. On se surprend à dévorer les trois cent dernières pages qui nous restent à lire. Et puis le livre se referme en nous laissant sonné. Par sonné par la fin du livre en soit. Mais par tout ce que le roman implique. »source :www.bibliosurf.com


Ellory à l'apogée de son talent.....

Présentation d’un lecteur :clubber 14, 31 ans, Paris

« Washington. Quatre meurtres. Quatre modes opératoires identiques. Tout laisse à penser qu’un serial-killer est à l’oeuvre. Enquête presque classique pour l’inspecteur Miller. Jusqu’au moment où il découvre qu’une des victimes vivait sous une fausse identité, fabriquée de toutes pièces. Qui était-elle réellement? Ce qui semblait être une banale enquête de police prend alors une ampleur toute différente, et va conduire Miller jusqu’aux secrets les mieux gardés du gouvernement américain.

Mon avis :

Wow.... Juste dingue !!
J'avais adoré "Seul le silence", je m'étais délecté de "Vendetta" et bien voici que tout cela se confirme avec ce nouvel opus de Ellory.... Il y a du Ellroy dans cet homme-là, il y a du Truman Capote et du Shane Stevens dans cet homme-là, il y a du Littell dans cet homme-là !!!!!

Bref, un intense moment de lecture, j'ai lu ce livre (presque) d'une traite et j'y ai retrouvé tous les ingrédients délectables qu'un policier devrait toujours rassembler : une paire de flics intelligents, intuitifs, une enquête immensément bien ficelée puis des caractères forts, un contexte historique puissant, des rebondissements extraordinaires mais pourtant fort probables, une écriture limpide... Que dire? Qu'ajouter?

Jusqu'à la fin de ma lecture je suis resté en haleine, qui? pourquoi? comment? Mais Ellory ne se contente pas de nous balancer le nom d'un assassin comme ça à la va-vite, la vie est bien plus compliquée que ça n'est-ce pas? Il y a des alliés, des ennemis, un contexte géo-politique. Les méchants ne sont pas tous "noirs", les gentils pas tous "blancs", chacun a sa part d'ombres et de mystères, un vrai kaléidoscope de comportements et des vies décousues....

Ellory a repris dans ce roman un certain nombre de traits qui sont propres à son écriture : un retour en arrière dans l'Histoire des personnages, une "explication" des crimes par leur(s) auteur(s), une certaine confession finalement sur ce qui a motivé des faits et gestes passés pour tirer les conclusions sur la conséquence qui se déroule aujourd'hui, plusieurs dizaines d'années plus tard....

Tout au long de l'ouvrage, nous ne pouvons que nous attacher aux enquêteurs : Miller, très solitaire, Roth, père de famille, Lassiter, patron dur mais au grand coeur.... chacun a son "vécu", ses expériences et les dialogues sont archi-réalistes (procureurs, flics, juges... tous parlent leur jargon propre).

Voilà, une lecture indispensable, selon moi, aux amateurs de polars bien ficelés, sur fond de politique interne entre départements US (FBI, CIA, police, etc....) et avec comme leitmotiv de comprendre les motivations d'un tueur en série endiablé mais qui, pourtant, se révèlera plus fin que ce qu'on ne pense. A dévorer sans modération. »source :www.critiqueslibres.com


Un grand roman policier du genre complexe, raffiné. On pense savoir qui …mais l’auteur nous trimbale d’un personnage à l’autre, d’une victime à l’autre, d’un complice à l’autre car avec la CIA tout est bien fignolé, peaufiné, bien protégé…sinon exécuté.
Le gouvernement américain peut-il être aussi infiltré, pourri, gangrené … ??? Des doutes politiques naissent. Et si les salauds sur cette terre étaient les Américains par leur invasion planétaire tant économique que militaire !!!
Un excellent roman dans le genre.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec

****LAPEYRE Patrick---LA VIE EST BRÈVE ET LE PLAISIR SANS FIN

16/06/2011 03:18 par livresentete

LAPEYRE Patrick

LA VIE EST BRÈVE ET LE DÉSIR SANS FIN, P.O.L. Éditeur, 2010, 344 pages

« La vie est brève et le désir sans fin est un livre sur les affres de l’amour, vues du point de vue masculin. Il met en scène deux hommes, l’un marié, à Paris, l’autre pas, à Londres, tous les deux amoureux de la même femme, assez énigmatique, et qui va de l’un à l’autre. Il y a celui qui hésite, et celui qui attend, tous les deux souffrent.
Comment choisir ? Qui choisir ? Ce roman est l’histoire d’une inépuisable et inéluctable souffrance amoureuse plus forte que tout. Et elle est racontée de l’inimitable manière qu’à Patrick Lapeyre de raconter le monde comme il ne va pas. Petites touches d’une acuité et d’une intelligence qui laissent confondu. Événements apparemment anodins qui ne le sont en fait pas du tout. Poétique de la métaphore, métaphores tellement inattendues et qui sont en réalité rien moins, une à une et peu à peu, qu’une pensée du monde. Humour profondément lucide et humain, généreux. D’où vient, lisant ce livre d’une insondable mélancolie que l’on ne puisse faire autrement que sourire, constamment sourire. Peut-être du bonheur d’avoir été reconnu ? »source : www.p.o.l.editeur.com
Fenêtres sur cœurs
« À l'écart du monde, les jeux de l'amour et du désamour éclosent dans le subtil roman de Patrick Lapeyre.
Lorsque le cours des événements se fait trop menaçant, Blériot sait comment ouvrir la fenêtre et s'échapper, s'absenter en pensées, il lui suffit pour cela de trouver dans l'air un son sur lequel concentrer son attention, dans son champ de vision un point à fixer, « et de bloquer ses poumons à la manière d'un plongeur en apnée ». Ainsi Blériot se place-t-il quand il le faut hors du temps, se préserve-t-il du désarroi, du vertige, des trop grandes douleurs – ainsi demeure-t-il, à 40 ans ou presque, un jeune homme aux enthousiasmes, à l'innocence, au cynisme, aux égoïsmes adolescents.
L'unique objet de ses pensées, de ses désirs, de ses tourments, a, elle aussi, une beauté, une insouciance, une pente fantasque toutes juvéniles. Elle s'appelle Nora, dans la vie de Blériot elle apparaît et disparaît, adorable et cruellement indécise, aimantée par un autre pôle, un autre homme – le raisonnable Murphy. C'est à Londres que vit Murphy, à Paris qu'est Louis Blériot (oui, c'est ainsi qu'il se nomme...), et le roman de Patrick Lapeyre circule savamment, et avec une merveilleuse fluidité, entre tous ces éléments : Nora, Louis, Murphy, quelques personnages secondaires satellites, l'Angleterre et la France – l'Italie un peu, aussi –, la passion et le désamour, les instants de bonheur solaire et ceux de complet dénuement.
Derrière ce beau titre qui résonne comme un manifeste tao, La vie est brève et le désir sans fin est un pur et subtil roman d'amour, tout ensemble très contemporain et intemporel – contemporains sont le décor et le ton, intemporel est l'amour obsédant, électrique, trop démesuré pour n'être pas fatal, qui lie Louis et Nora. Et guide, évidemment, leurs destins, l'un à l'autre noués, vers la tragédie. Patrick Lapeyre n'en fait pourtant pas un drame, loin de là.

Plutôt une comédie, également teintée de gravité et de grâce, où l'humour, la douceur, le refus de la pesanteur ont autant leur place que la souffrance et le chagrin. L'écriture limpide, vive et précise de Patrick Lapeyre n'offre pas de prise au pathos. Elle scrute et expose les situations, s'attache de façon singulière aux perceptions et émotions des personnages – ainsi, par exemple, de Louis et de Nora, s'embrassant « mais très, très légèrement, comme des gens soucieux de ne pas toucher à l'équilibre de la planète- » –, ironise avec délicatesse sur les beautés et les complexités du difficile métier de vivre et d'aimer. »


Roman touchant par ses personnages, par son réalisme. Un homme, deux femmes, une femme, deux hommes, ainsi va la vie. L’auteur par son style décapant nous présente une réalité de la vie amoureuse. Sommes-nous bien assortis ? Sommes-nous heureux et sincères? Le désir est parfois plus grand que la possession….selon moi.
Dans la vie, chaque chose a son prix. Quel est le prix de la duplicité ?

Un grand roman d’amour ou une grande réalité sociale? À chacun sa réalité, à chacun ses plaisirs. Le tourbillon de la vie c’est la carrière, c’est la beauté, c’est le plaisir…mais à quel prix? Le couple change de partenaire comme on prend l’avion….
« ... même s’il sait que ce n’est la faute de personne. Puisque l’amour est sans solution. » page 96
« .. si le sexe dans certains cas peut être une forme de pesanteur, la solitude …est certainement encore plus grande « page 202
« J’ai souvent l’impression d’être un homme très ancien et très déphasé. Je crois qu’en fait je n’aime pas tellement notre époque. » page 214
« On n’est peut-être doués que pour le sexe.Ce qui n’est pas si mal! Page 215
« …une personne qui nous aime possède automatiquement des droits imprescriptibles sur nous … » page 224
Un roman qui peut nous concerner car dans notre entourge qui est vrai, qui peut être sûr de l’autre ? Sommes-nous à l’abri d’une escapade ?
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.

****DARD Patrice---COMME À CON-FESSES

13/06/2011 20:52 par livresentete

  • ****DARD Patrice---COMME À CON-FESSES

    ****DARD Patrice---COMME À CON-FESSES

    13/06/2011 20:52 par livresentete

PATRICE DARD

COMME À CON-FESSES, Fayard,2008, 275 pages

Descriptif…résumé de l’éditeur
« Surprenante visite dans mon burlingue :
Elasticman ! Un vieux pote oublié.
Au lycée, on l’appelait « l’homme caoutchouc » parce qu’il était capable de faire passer ses deux jambes au-dessus de son cou et de nouer ses bras derrière son dos. Mais il n’est pas devenu le saltimbanque qu’on aurait pu penser. Il est aujourd’hui aumônier de la centrale de Jouy-sur-Yvette.
Ce n’est pas par hasard qu’il est venu me trouver :
le voilà dépositaire d’un terrible secret, indévoilable, hélas,
puisque recueilli dans le cadre de la confession d’un détenu.
« Si cet individu sort de prison, et c’est imminent, je suis sûr qu’il va commettre les crimes les plus abominables jamais perpétrés
sur cette terre. Je ne peux pas en dire plus. »
A peine moins bituré qu’à l’ordinaire, Béru prend aussitôt l’affaire en main :
« Faisez-nous confiance, Cureton !
En moins de deux jours, on va la
résolver cette énigme du sphinxter ! »
Il ne manque pas d’air, le Gros, d’autant qu’il le pollue souvent.
On lui accorde quand même l’absolution ?
D’accord ! Mais c’est bien parce qu’il nous fait marrer ! » source : www.gallica.bnf.fr


Un autre bon roman de Patrice Dard très réussi. Un roman sagace, croustillant, parfois dépravé mais toujours rempli d’humour.Béru est toujours aussi gourmand, puant mais quelle présence d’esprit et d’intuition policière. Dard nous entraîne dans une enquête qui amalgame religion, curé, prisonnier, bouffe, sexe et meurtre. Vous allez vous régaler, un excellent moment de détente à vos frais.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.

*****CHATTAM Maxime---LE COEUR DE LA TERRE, tome 3

11/06/2011 01:20 par livresentete

  • *****CHATTAM Maxime---LE COEUR DE LA TERRE, tome 3

    *****CHATTAM Maxime---LE COEUR DE LA TERRE, tome 3

    11/06/2011 01:20 par livresentete

Maxime CHATTAM,

AUTRE-MONDE tome 3, LE CŒUR DE LA TERRE, Albin Michel, 2010, 463 pages

« Après ces trois derniers best-sellers, Les Arcanes du chaos en 2006, Prédateurs en 2007, La théorie Gaïa en 2008, le romancier offre à ses lecteurs un nouveau roman L'Alliance des Trois, le 6 novembre 2008 chez Albin Michel. Cet opus constitue le premier volet d'une trilogie baptisée Autre-Monde. Maxime Chattam, spécialiste du thriller, livre une série fantastique. L'histoire se déroule de nos jours à New York. Une tempête sans précédent décime toute vie dans la cité américaine. Les êtres vivants sont tués ou transformés en mutants. Deux enfants, Matt et Tobias, survivent à cette catastrophe et parviennent à rejoindre une île où s'est installée une communauté d'enfants épargnés. Les "Pans" tentent de lutter pour leur survie. Ambre, Matt et Tobias vont former l'Alliance des Trois. Deux autres ouvrages sont prévus dans cette trilogie : Le Coeur de la Terre, Livre II et Malronce, Livre III.
L'Editeur
Tobias disparu dans les entrailles du Raupéroden, Matt et Ambre retournent à Eden, la cité des Pans, pour avertir le conseil de la ville de l'imminence d'une invasion des Cyniks, fomentée par la reine Malronce. Les Pans n'ont plus le choix, ils doivent se préparer à combattre, notamment en développant leur Altération, ce pouvoir surnaturel octroyé par le Cataclysme.

Avec L'Alliance des Trois, on découvrait un nouveau monde, avec Malronce son exploration. Le Coeur de la Terre montre les jeunes héros dans l'apprentissage de la vie en commun, de la politique, de la guerre et du rapport, nécessaire et salutaire, à la nature. Ainsi que la résolution des énigmes comme la vraie nature du Raupéroden et de la reine Malronce.

« Après ces trois derniers best-sellers, Les Arcanes du chaos en 2006, Prédateurs en 2007, La théorie Gaïa en 2008, le romancier offre à ses lecteurs un nouveau roman L'Alliance des Trois, le 6 novembre 2008 chez Albin Michel. Cet opus constitue le premier volet d'une trilogie baptisée Autre-Monde. Maxime Chattam, spécialiste du thriller, livre une série fantastique. L'histoire se déroule de nos jours à New York. Une tempête sans précédent décime toute vie dans la cité américaine. Les êtres vivants sont tués ou transformés en mutants. Deux enfants, Matt et Tobias, survivent à cette catastrophe et parviennent à rejoindre une île où s'est installée une communauté d'enfants épargnés. Les "Pans" tentent de lutter pour leur survie. Ambre, Matt et Tobias vont former l'Alliance des Trois. Deux autres ouvrages sont prévus dans cette trilogie : Le Coeur de la Terre, Livre II et Malronce, Livre III.
L'Editeur
Tobias disparu dans les entrailles du Raupéroden, Matt et Ambre retournent à Eden, la cité des Pans, pour avertir le conseil de la ville de l'imminence d'une invasion des Cyniks, fomentée par la reine Malronce. Les Pans n'ont plus le choix, ils doivent se préparer à combattre, notamment en développant leur Altération, ce pouvoir surnaturel octroyé par le Cataclysme.

Avec L'Alliance des Trois, on découvrait un nouveau monde, avec Malronce son exploration. Le Coeur de la Terre montre les jeunes héros dans l'apprentissage de la vie en commun, de la politique, de la guerre et du rapport, nécessaire et salutaire, à la nature. Ainsi que la résolution des énigmes comme la vraie nature du Raupéroden et de la reine Malronce. » source : www.booknode.com

! Ils n’ont plus le choix : il faut se battre ou mourir. De la survie d’Eden dépend celle des enfants, de leur union, l’avenir de cette étrange planète.
Pour l’Alliance des trois, l’épreuve ultime, la fin d’une longue
quête, naissance ou mort de l’espoir. Oubliez tout ce que vous savez, Autre-Monde vous attend…

“On s’accroche aux héros comme si notre vie en dépendait... Entre Sa Majesté des mouches et le cinéma de Spielberg, une série impressionnante.”
Le Figaro Magazine

« Fin d'un (premier) cycle

Enfin sorti, "Le Coeur De La Terre" nous offre, six mois après un "Malronce" qui avait laissé du baume au coeur (car encore plus réussi que le déjà très bon premier tome "L'Alliance Des Trois"), la fin du premier cycle 'Autre-Monde', imaginé par Maxime Chattam (définitivement mon second auteur préféré derrière Stephen King). Ce troisième tome, clairement annoncé, en fin de livre, comme le dernier volume du premier cycle 'Autre-Monde' (ce qui signifie donc que Maxime Chattam va nous en refaire un autre, de cycle - en tout cas, je le souhaite de tout mon coeur), est plus épais que les deux précédents : il fait 468 pages (contrairement à ce que certains sites annoncent, il fait bien 468 pages au lieu de 400).
Le plaisir est donc absolu. On retrouve avec bonheur Matt et Ambre, on se replonge dans cet univers si particulier qu'est notre Terre bouleversée par une Tempête étrange dont les séquelles sont aussi impressionnantes qu'originales.
"Le Coeur De La Terre" (superbe couverture bleutée qui ne jure pas avec celles des deux précédents tomes) est une conclusion époustouflante pour ce premier cycle. Action, suspense, émotion, humour (mais plus de place pour le suspense et l'action), et on ne parvient pas une seule seconde à lâcher le livre. J'ai personnellement lu ce livre en deux jours, dont les 300 premières pages en une seule journée, je n'arrivais pas à le lâcher, vraiment ! Si vous avez aimé les deux précédents tomes, aucun risque de ne pas aimer ce troisième, même si la dernière page laisse planer un très léger doute (mais léger) qui, dans un sens, casse un petit peu le plaisir. Si vous voulez en savoir plus, lisez le livre. Si vous l'avez lu, vous devez alors savoir de quoi je parle.
Je pense personnellement, et sans faire de révélations, que ce que Chattam laisse légèrement présager dans le final est juste histoire de faire un rebondissement de plus, mais que ce n'est pas à vraiment prendre en compte.
Toujours est-il que cette première conclusion est à la hauteur, un excellent roman, un 'page-turner', certes, mais, tout comme les autres Chattam, un très grand 'page-turner' !
Vivement la suite, vivement un autre cycle ! »www.critiqueslibres.com


La vie ou la mort. La boucle est bouclée. Les enfants Pans versus les adultes Cyniks ouvrent ouvertement le confilt et s’affrontent. La méchanceté de la Reine Malronce face à son fils Matt…..Elle s’avoue d’une vocation divine…elle les châtie pour se faire pardonner…Ambre est amour et énergie…Matt est généreux et humain…il croit en la survie…Les enfants représentent la vie, les adultes la chute, la déchéance, le mal, la mort.
Maxime Chattam dirige d’une main magique cette saga dont la magie doit surgir de chacun de soi car l’espoir est vain et la vie sur terre détruite. Il faut construire et se reconstruire car tous sont des paumés de la vie, des survivants. Les Cynik sont des adultes sans mémoire conditionnés par la Reine Malronce et les Pans sont des enfants qui doivent survivre, inventer une nouvelle société à leur mesure.
Un roman grandiose pour tous, jeunes et adultes y tirent son compte.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec.

****DARD FRÉDÉRIC---ON DEMANDE UN CADAVRE

09/06/2011 20:01 par livresentete

  • ****DARD FRÉDÉRIC---ON DEMANDE UN CADAVRE

    ****DARD FRÉDÉRIC---ON DEMANDE UN CADAVRE

    09/06/2011 20:01 par livresentete

Frédéric DARD, alias Max BEETING

ON DEMANDE UN CADAVRE, Fayard noir, alias Max BEETING
Résumé de "On Demande Un Cadavre"

« Une nuit d'hiver dans la lande anglaise, deux truands à la solde du mafioso Alfredo Seruti se rendent dans un cimetière pour y déterrer un cadavre récemment inhumé. À leur arrivée, stupeur : ils trouvent le tombeau vide. Le corps de Peter Lanshill, savant de renom mort par accident en nettoyant son arme, a disparu.
Craignant la colère de leur patron, les truands rendent visite au gardien du cimetière en se faisant passer pour deux policiers. Ils apprennent qu'une belle et élégante dame, venue la veille dans une grande voiture bleue, a demandé des renseignements sur l'emplacement de la tombe pour s'y recueillir avant de repartir.
Ils font remplir au gardien une fausse déclaration mettant en cause des visiteurs venus dans une voiture bleue pour l'agresser. Au terme de l'interrogatoire, ils le tuent et placent la fausse déclaration sous son oreiller. Ils espèrent ainsi que la police retrouvera sans peine cette voiture bleue et sa belle propriétaire? pour le plus grand avantage de leur patron.
Qui est Peter Lanshill ? Pourquoi a-t-on fait disparaître son cadavre ? C'est dans une course-poursuite opposant le mafioso Seruti aux services secrets de Sa Majesté que nous l?apprendrons.
On demande un cadavre a paru pour la première fois en 1951 aux Éditions Jacquier à Lyon dans la célèbre collection « la Loupe » sous le pseudonyme de Max Beeting. Après les récentes parutions des oeuvres de jeunesse de Frédéric Dard, les Éditions Fayard ont décidé de rééditer les titres de ces ouvrages policiers parus sous pseudonymes qui n'ont jamais été publiés jusqu'à ce jour. »
source : www.chapitre.com

Très bon roman
Un peu glauque par moment et violent aussi ce roman mais il est tellement passionnant qu’on ne l’abandonne pas avant de découvrir la fin. Un lecteur

Un bon roman  policier de Frédéric DARD sous le pseudonyme de Max BEETING. L’action se déroule comme un pavé lancé dans une mare d’eau….les actions rapides s’enchaînent parfois de façon lugubre, sinistre, sordide mais notre intérêt est maintenu par le talent de l’auteur. Un très bon roman un peu plus que policier, disons, du genre thriller, grands frissons. Pour l’époque je trouve cela remarquable.
Gilles lagrois, Auclair, Québec.

****DARD Frédéric---28 MINUTES D'ANGOISSE

08/06/2011 18:49 par livresentete

  • ****DARD Frédéric---28 MINUTES D'ANGOISSE

    ****DARD Frédéric---28 MINUTES D'ANGOISSE

    08/06/2011 18:49 par livresentete

DARD Frédéric

28 MINUTES D’ANGOISSE, Fayard noir, 1951-2006, 145 pages

• La présentation de l'éditeur
« Stefan Bookitco est un tueur. Professionnel. Le genre qui peuple les cimetières.
Ce jour-là, à New York, sa mallette sous le bras, il va «exécuter» son contrat : un chef de réseau nazi. Il ignore la raison pour laquelle ses supérieurs ont décidé la mort du bonhomme. Ça n'est pas ses oignons. Bukhauser, le chef de réseau, est liquidé proprement. Les ennuis commencent quand il faut balancer la secrétaire par la fenêtre et que ses cris alarment la population horrifiée. Toute la police de la ville se lance à sa poursuite.
Après avoir revêtu l'uniforme d'un flic, Stefan prend en otage Miss Moor, une jolie rousse. Les commanditaires du contrat savent qu'il ne faut pas laisser à Stefan la moindre chance de se faire prendre par les agents du FBI. Il en sait trop. Pour le faire taire définitivement, ils lancent à ses trousses Mallory, le plus coriace de leurs tueurs, après Stefan. Ce dernier s'éprend de la ravissante Miss Moor dont l'obstination et la fougue qu'elle déploie à aider son ravisseur ne doivent rien au hasard. Parviendra-t-il à semer la police et Mallory, le tueur fauve ?
Une folle traque qui durera jusqu'à la dernière de ces vingt-huit minutes d'angoisse...

Vingt-huit minutes d'angoisse a paru en 1951 aux éditions Jacquier à Lyon, dans la célèbre collection «la Loupe», sous le pseudonyme de Verne Goody. Après les récentes parutions des oeuvres de jeunesse de Frédéric Dard, les Éditions Fayard ont décidé de publier ses romans policiers qui, après leur première parution sous pseudonyme, n'avaient pas été réédités. »source : www.passiondulivre.com


Un bon roman policier de Frédéric Dard paru sous le pseudonyme de VERNE GOODY en 1951. Il y a longtemps que je n’avais pas lu un polar de Frédéric Dard qui est l’auteur DES AVENTURES DE SAN-ANTONIO qui a marqué toute une génération de lecteurs.
C’est avec plaisir que j’ai retrouvé le style limpide, direct, coloré de Frédéric Dard. J’ai lu les Nouvelles Aventures de San-Antonio par son fils Patrice Dard que je trouve très éclaté, moderne, sexué avec un langage criblé de néologismes, d’argot, de vieux mots français. Gilles Lagrois, Auclair, Québec.

****INDRIDASON Arnaldur---LA CITÉ DES JARRES

06/06/2011 02:35 par livresentete

  • ****INDRIDASON Arnaldur---LA CITÉ DES JARRES

    ****INDRIDASON Arnaldur---LA CITÉ DES JARRES

    06/06/2011 02:35 par livresentete

ARNALDUR INDRISASON

LA CITÉ DES JARRES, Métailié, 2005
Ce n'était rien d'autre qu'un foutu marais...

« L'inspecteur Erlendur, un vieux de la vieille à qui on ne la fait plus, est appelé sur une scène de crime et découvre le cadavre d'un vieil homme dans son appartement. Ce crime, au départ "banal", va sortir de l'ordinaire... En épluchant la vie du vieillard assassiné, il découvre un passé peu reluisant. S'agit-il d'un règlement de compte ? Erlendur tente d'en savoir plus mais l'enquête semble s'enliser ... Une odeur pestilentielle émane des marais de Reykjavic. Et cette fameuse Cité des Jarres, qu'est-ce donc ? Un polar angoissant qui vous envoute et vous entraine toujours plus loin ... » www.critiqueslibres.com
Erlendur,encore et encore !!
« Comment fait Arnaldur Indridason pour raconter dans ses romans des histoires abominables sans jamais tomber dans le sordide ou la surenchère? Dans chacun de ses polars, il dénoue les fils des tragédies qui touchent les protagonistes avec dignité,humanité,et avec une vraisemblance psychologique qui transcende le genre du polar meurtre-enquête-suspects-arrestation.
L'enquête est captivante et troublante.Les relations entre Erlendur et sa fille sont bien développées.J'aime cet aspect des romans d'Indridasson : le personnage de l'enquêteur est touchant, original,on en apprend un peu plus sur lui à chaque tome,et même si l'ensemble reste très sombre,il n'y a pas cet aspect dépressif qui rôde en permanence dans les romans de Mankell (puisque les deux auteurs sont souvent comparés)
En résumé,un polar génial » .source : www.critiqueslibres.com
Valadon

ADN en folie
« Un meurtre associé à une sombre histoire de filiation vient troubler l'existence de l'inspecteur Erlandur et de ses fidèles acolytes Sigurdur Oli et Elinborg. Un cerveau prélevé sur un cadavre vieux de 40 ans et une odeur tenace de pourriture sur la scène de crime vont conduire nos enquêteurs à remuer la fange d'une Islande s'apprêtant à entrer doucement dans le long hiver boréal. Bien des personnages vont être bousculés par un Erlandur en colère mais décidé à aller jusqu'au bout de ses intuitions et la vérité finira par éclater.

Une atmosphère très "gore" pour un polar réaliste qui nous fait découvrir la face cachée de la "tranquille" cité de Reykjavik. C'est le premier volume des célèbres enquêtes du commissaire Erlendur Sveinsson, qui n'est encore qu'inspecteur dans celui-ci, et c'est déjà un petit chef-d'oeuvre. A déguster sans se priver »...source : www.critiqueslibres.com
Un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé assassiné dans son salon la tête fendue par un lourd cendrier abandonné près du corps.

Un mot sur lequel on peut lire « Je suis Lui » laissé sur la victime et la photo de la tombe d’une petite fille éveillent la curiosité d’Erlendur. Il n’est pas question pour lui du geste d’un fou ou d’un quelconque drogué comme semble, à chaque fois, penser l’opinion islandaise qui ne veut pas croire qu’une population réduite et isolée puisse engendrer toute autre violence que celle imputable à une maladie mentale ou à une sévère addiction aux conséquences meurtrières. L’enquête révèle que trente ans auparavant il avait été poursuivi pour viol et finalement innocenté bénéficiant du peu de considération qu’un tel acte suscitait à l’époque. Le mort se révèle peu sympathique, cynique et infréquentable. Les trois mots en question fait penser à une vengeance. Effectivement, la plaignante du viol dont il a été accusé a mis au monde une petite fille, mais elle est morte à l’âge de quatre et sa mère s’est suicidée 3 ans plus tard par désespoir, la piste ne va nulle part.
Mais, impossible d’ignorer les intuitions, le commissaire Erlendur persiste.

Un très bon livre où la réflexion sur une société islandaise qui, du fait de son isolement, se croit à l’abri des travers bien connus des sociétés occidentales et malmène les à-priori. Arnaldur déclare, à ce propos, lors d’une interview réalisée par Mikaël Demets pour Evene.fr réalisée en février 2008 (traduite par Eric Boury) :
« il n'existe pas de tradition de polar en Islande. [ à cet état de fait, il y a deux raisons.] L'une tient en ce que les gens, y compris les écrivains, considéraient les histoires policières comme des mauvais romans […]. La deuxième raison, c'est que beaucoup d'Islandais ont longtemps cru en une sorte d'innocence de leur société. Très peu de choses répréhensibles se produisaient, et le peu de faits divers ne pouvaient pas donner lieu à des histoires policières. Ce qui explique qu'à [leurs] débuts, Arni Thorarinsson ou [Arnaldur ont] eu du mal à [s'] imposer [dans les milieux littéraires islandais]. »
L’attachement aux personnages, l’atmosphère sombre et particulière insufflés dans ce premier volet ne se démentiront pas dans les ouvrages suivants de la série, de quoi engendrer une tribu d’aficionados en expansion dont je fais parti. »

source : www.lechemindelaparla.over-blog.com

****PENNY Louise---EN PLEIN COEUR

27/05/2011 18:05 par livresentete

  • ****PENNY Louise---EN PLEIN COEUR

    ****PENNY Louise---EN PLEIN COEUR

    27/05/2011 18:05 par livresentete

PENNY Louise

EN PLEIN CŒUR, Flammarion, 2010, 330 pages

Résumé

« Acclamé internationalement, En plein cour nous offre une variation complexe
et habilement orchestrée sur le thème de l'indice caché et pourtant à la vue de tous.
Three Pines, dans les Cantons-de-l'Est, est un petit coin de paradis. Un matin, durant
le week-end de l'Action de grâce, Jane Neal est trouvée morte dans les bois, le cour transpercé. Le réveil est brutal pour cette communauté tranquille, car ce qui pourrait n'être qu'un bête accident de chasse laisse perplexe Armand Gamache, l'inspecteur-chef de
la Sûreté du Québec dépêché sur les lieux. Qui pourrait bien souhaiter la mort de Jane Neal, cette enseignante à la retraite, artiste à ses heures, qui a vu grandir tous les enfants du village et qui dirigeait l'association des femmes de l'église anglicane ? En détective intuitif
et expérimenté, Armand Gamache se doute qu'un serpent se cache au cour de l'éden, un être dont les zones d'ombre sont si troubles qu'il doit se résoudre au meurtre. Mais qui ?

Dans la plus pure tradition des grands maîtres de la littérature policière, Louise Penny renouvelle le genre avec brio. Intelligent, subtil et d'un humour délicieux, ce roman nous entraîne dans une histoire captivante. » source : www.renaud-bray.com


Une belle découverte littéraire. Un excellent roman du genre polar dans un style très personnel très près des auteurs Québecois et une intrigue magistrale qui nous fait découvrir une auteure de talent avec une approche totalement insolite et efficace. Le lecteur découvre bride par bride les éléments que lui dévoile l’auteure et s’incarne détective amateur tant il se sent happer par cette intrigue. Un roman à découvrir si le genre te fascine. Un très bon moment de lecture et d’intimité humaine.
Gilles Lagrois, Auclair.