****CONNELLY Michael---LES NEUF DRAGONS, MAI 2011
20/08/2011 14:02 par livresentete
CONNELLY Michael
LES NEUF DRAGONS, Seuil Policiers, 2011, 403 pages.
Bon roman du genre polar de Michael Connelly dont le héros le commissaire Harry Bosch est aux prises avec une enquête sur une affaire de meurtre dans le quartier chinois qui a des suites et rebondissements sur sa fille qui vit désormais à HONG KONG avec sa mère.Le roman coule comme le courant tumultueux d’un fleuve que rien ne peut arrêter. Un plaisir de retrouver le caractère incisif mais compétent du commissaire Bosch … roman #14.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
« Au commissariat de police de Los Angeles, ce genre d'appel anonyme ne surprend personne, et surtout pas Harry Bosch : dépêché depuis peu sur une affaire de meurtre dans le quartier chinois, il soupçonne des activités de racket des triades locales.
En raccrochant, il est convaincu d'avoir vu juste. Reste à le prouver... Le principal suspect s'obstine dans son silence, et l'inspecteur Chu, son coéquipier détaché de l'Unité des Crimes Asiatiques, ne lui semble pas franchement digne de confiance. Préoccupé par l'enquête, Bosch n'a pas trouvé le temps de lire le message vidéo envoyé par sa fille la veille au soir. Elle a 13 ans et vit justement à Hong Kong, avec sa mère.
L'écran du portable s'allume sur une vision d'horreur absolue. L'appel anonyme et le message de sa fille se télescopent soudain : le pire cauchemar de sa vie vient de commencer. « source : www.decitre.fr
Les neuf dragons : Une enquête de Harry Bosch
de Michael Connelly
critiqué par Olivier-charly, le 7 juillet 2011
(Lyon - 43 ans)
Un tournant pour Harry Bosch
Ce livre est probablement une étape dans la carrière de Bosch, il est aussi très atypique dans la lignée des Bosch 'habituels'
Difficile de le résumer sans déflorer l'histoire mais, ce qui débute comme une enquête 'classique' de notre inspecteur préféré va rapidement se muer en une traque personnelle d'une part et hors de Los Angeles d'autre part.
En fait dans ce livre c'est plus l'homme que le policier que l'on découvre et la conscience hyper lucide qu'il a des ses propres failles et de ses tentatives un peu désespérées de combler le vide affectif qu'est sa vie.
Le tout sur fond d’enquête plutôt rythmée et un peu plus axée sur l'action que sur la réflexion comme dans les précédents bouquins.
L'action principale c'est donc à Kong-Kong qu'elle se situe et c'est vrai que Los Angeles qui est LE décor des Harry Bosch (et qui en fait pas mal la saveur) manque un peu au lecteur habitué à suivre Harry au coeur de la cité des Anges.
Livre charnière donc dont les aboutissants devraient chambouler pas mal la vie d'Harry et finalement pas déplaisant parce que Connelly sait se renouveler avec un héros qui perdure malgré tout depuis bientôt 20 ans et une quinzaine de romans.
Source :www.critiqueslibres.com
BROWN Dan
LE SYMBOLE PERDU, JC Lattès, 2009, 594 pages
Bon roman de Dan Brown pour qui aime l’ésotérisme, les documents anciens, la spiritualié, les intrigues religieuses mêlées aux drames politiques et assassinats au nom de la vérité. Ce roman est écrit dans le genre du roman polar, des enquêtes menées par des scientifiques, des hommes politiques, des membres de la CIA. Un bon moment de lecture pour qui aime le genre polar ésotérique.
« …la science et le mysticisme sont étroitement liées, et ne se distinguent que par leur approche. Même but…mais méthode différente. » page 374
« Chaque technologie nouvelle devient un outil pour en inventer une autre. C’est un effet boule de neige, la raison pour laquelle la science a avancé plus vite ces cinq dernières années que les cinq millénaires précédents. Accroissement exponentiel. Avec le temps, la courbe du progrès devient quasiment verticale. C’est mathématique. Les découvertes se succèdent à un rythme effréné » page 376
« Les pyramides, les mystères, la science, les arts occultes…tout y était entremêlé. » page 385
« Tu viens de peser l’âme humaine. » page 462
« Le 21 décembre 2012 » « L’homme va être témoin de son ultime renaissance. Après des millénaires d’obscurité, nos sciences, nos esprits, et même nos religions sont sur le point d’exhumer la vérité. » page 479
« L’enseignement maçonnique était ésotérique parce qu’il se voulait universel. Il se référait donc à des symboles, à des métaphores qui transcendaient les religions, les cultures et les races, afin de créer une conscience planétaire, un amour fraternel chez les hommes. » page 510
« …l’alchimie, l’astrologie, la kabbalistique, le christianisme, les rose-croix, la franc-maçonnerie, l’astronomie, la physique, la noétique… » page 516
« La langue des symboles »
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
Les francs-maçons envahissent Washington !
La trame du "Symbole perdu" de Dan Brown se déroule sur une période de douze heures à Washington, la capitale américaine, dans certains de ses lieux historiques les plus célèbres, dans un monde – semble-t-il – dirigé depuis l'ombre par des francs-maçons et leur société secrète.
Après un premier chapitre où l'on assiste à une ordination franc-maçonne, on retrouve le héros de "Da Vinci Code", le symbologiste Robert Langdon, qui répond à la demande de toute dernière minute de son ami et ancien mentor Peter Solomon, directeur de la prestigieuse et toute puissante Smithsonian Institution (qui chapeaute là-bas une vingtaine de musées) mais aussi milliardaire à-la-Kennedy, de remplacer un conférencier. Lorsqu'il arrive au Capitole pour cette invitation, il n'y a absolument personne pour l'accueillir, sauf la main ensanglantée (coupée!!) de Peter Solomon pointée vers le plafond et ses fresques (pas sans raison). Sans que l'on sache pourquoi, la CIA, sous les traits de son directeur de la sécurité, Inoue Sato, est immédiatement présente et mène l'enquête. Robert Langdon est sommé de décrypter un secret aussi ancien qu'extraordinaire... qui, d'ailleurs, en intéresse plus d'un!
Au même moment mais dans un autre endroit proche et plutôt secret, Katherine Solomon, la soeur de Peter, spécialiste d'une nouvelle "science", la noétique, se rend à son laboratoire où elle va rencontrer Mal'akh, celui par qui le Mal va arriver...
Commence alors la folle course poursuite: Langdon et K. Solomon après le secret; Inoue et Mal'akh (séparément) après Langdon et K. Solomon... Sans parler de: est-ce que Peter Solomon est toujours vivant?
Ainsi, en tant que thriller bien ficelé, "Le Symbole perdu", dès le moment où l'on zappe les points faibles (récurrents car ils étaient déjà présents dans "Da Vinci Code"), ne trahit pas les attentes et il constitue vraiment ce qu'on appelle en anglais un page-turner.
Le rythme des chapitres courts qui convient à ce type de lecture est à relever.
Ce livre a été pour moi un agréable divertissement mais pas autant que les autres. Le pattern du livre reste le même, ce qui a rendu la découverte de la réelle identité du méchant beaucoup trop facile. Je trouvais que le livre ne nous faisait pas assez découvrir les mystères des franc-maçons. J'espère que son prochain livre sera un peu meilleur et sortira un peu du moule.
Un lecteur : Exarkun (Montréal)
Trop vite, trop simple :
La lecture d'un roman du duo Giacometti-Ravenne, inventeurs du polar franc-maçon me permet de reparler de ce Dan Brown, lu il y a quelques mois déjà et qui traite lui aussi de la franc-maçonnerie, mais à Washington.
Ce Symbole perdu reste dans la lignée de tous les Dan Brown, tout va bien trop vite. A chaque fois, son héros Langdon se retrouve un peu comme dans la série "24 heures chrono" et doit réaliser mille prouesses en très peu de temps. Ce qui évidemment rend les choses peu crédibles.
Certes, le livre se lit facilement et on a du mal à le lâcher. Cependant, il faut garder son esprit critique. Dan Brown se sert à foison de théories ésotériques qu'il aborde simplement avant de passer à une autre. C'est évidemment trop simple. Mais cela permet par la suite à tous les exégètes de publier leurs interprétations des livres de Dan Brown.
De plus, dans ce roman, l'auteur se tire un peu une balle dans le pied car on devine bien vite qui se cache derrière la méchant Mal'akh.
Un lecteur, Nothingman
Source : www.critiqueslibres.com
MANKELL Henning
L’HOMME INQUIET, Seuil Policiers, 2010, 551 pages
Roman du genre polar de HENNING MANKELL très réussi avec son style détaillé, élégant, coulant, progressif comme une petite vague qui finit pour nous soulever. Le roman progresse de façon parcimonieuse par petits détails, par petits liens subtils, nous tient en haleine. L’auteur s’attaque aux détails des événements, nous en met plein la vue, nous innonde d’indices, d’hypothèses possibles. Un polar d’une grande minutie. L’auteur relate des événements historiques de la Suède, de sa situation géo-politique qui nous renseigne sur les positions de ce pays face aux puissances étrangères amies et indésirables. Un bon moment de lecture si vous aimez le genre polar.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
*** Pour en savoir davantage, quelques résumés et commentaires.
« Grand-père d’une petite Klara, Wallander a réalisé ses rêves : vivre à la campagne avec son chien.
Après avoir évoqué avec le commissaire la guerre froide et une affaire de sous-marins russes dans les eaux territoriales suédoises, le beau-père de sa fille Linda, ancien officier de marine, disparaît, puis c’est le tour de la belle-mère. Soupçons d’espionnage. Au profit de la Russie ? Des États-Unis ? Parallèlement à la police de Stockholm et aux services secrets, Wallander mène sa dernière enquête. C’est alors qu’il amorce sa propre plongée en profondeur : les années écoulées et les femmes de sa vie défilent. Et la petite Klara devient son ultime balise.
Au-delà de l’intrigue, la force et la beauté du roman résident dans le portrait riche et bouleversant de celui qui se dévoile ici sous la plume de son créateur, Henning Mankell. « source :www.seuil.com
Vous avez lu !
"Par un lecteur : Bernard Daguerre
En annonçant explicitement qu’il donne congés à son héros, l’écrivain suédois Mankell prépare ainsi un livre des adieux. Après 9 aventures, le commissaire Kurt Wallander, de la brigade criminelle d’Ystad, ville située au sud de la Suède et donnant sur la Baltique, connaît au moment d’atteindre la soixantaine, deux évènements qui vont bouleverser sa vie : la naissance d’un bébé, bientôt prénommé Klara, mis au monde par sa fille Linda, le remplit de joie ; peu après il abandonne son pistolet chargé dans le restaurant où il venait de dîner (et boire pas mal). Incapable de se souvenir des circonstances de cette lourde faute professionnelle, il s’inquiète de sa perte inexpliquée de mémoire. Ses supérieurs aussi, qui l’obligent à partir en congé.
La grande enquête qui va tenir le lecteur en haleine tout au long de son demi-millier de pages peut alors démarrer : le beau-père de Linda, Hakan, un officier de marine à la retraite disparaît inexplicablement. Disparition inquiétante d’autant que quelques jours auparavant, il s’était ouvert à Wallander d’un mystérieux incident du temps de la guerre froide, des manoeuvres inexpliquées de sous-marins soviétiques dans les eaux suédoises, événement qui continuait à le tarabuster de manière bien étrange, avait noté notre commissaire. Et pour rendre la chose encore plus complexe, la femme de Hakan disparaît à son tour. Wallander se plonge dans cette enquête, parsemée de découvertes stupéfiantes jusqu’au coup de théâtre final.
Pour écrire toute la force de ce livre, on pourrait faire un recensement de toutes ses beautés : la fluidité du récit et l’élégance de la langue, la dimension universelle des thèmes brassés, le personnage du policier construit et déconstruit dans le même élan. Commençons par Wallander : il est mal en point (diabétique, tension trop forte, alerte cardiaque, tendance à l’embonpoint…faut-il continuer ?).
Il vit seul en pleine campagne avec son chien ; son personnage de solitaire atrabilaire est adouci par la relation forte et permanente qu’il a avec sa fille, l’attention émerveillée qu’il porte à sa toute petite petite-fille. Appréhendant qu’il ne pourra bientôt plus maîtriser sa vie, il sait mobiliser les ressources de son intellect (l’utilisation originale d’un jeu de cartes par exemple) et ses multiples connaissances (un ancien des services secrets de l’ex- RDA, la femme d’un collectionneur de données militaires, tous deux assez schizophrènes) pour avancer dans sa recherche souterraine.
Non seulement Wallander enquête en dehors de toute commande de sa hiérarchie, pendant son repos forcé, puis hors de ses heures de travail, mais aussi de manière symbolique, il enquête sur les profondeurs des mystères sous-marins, comme en contre- écho à l’obscurité qui parfois voile sa conscience. Enfin et surtout cette intrigue porte des ressorts quasi universels : on aimera cette idée de la mer Baltique scène maritime de l’intrigue, sorte de mare nostrum du Nord de l’Europe ( où les protagonistes se déplacent de Copenhague aux îles de la côte suédoise, du ferry qui transporte en Allemagne ou jusqu’en Pologne, ou encore vers la lointaine Lettonie) ; on se souviendra des interrogations jamais refermées sur l’assassinat d’Olaf Palme, les réflexions désenchantées des policiers sur évolution de leur métier (déjà présentes dans les « vieux » polars de Sjöwall et Wahlöö) face aux volontés des politiques, le soliloque moral sur notre monde et ses tendances. Et, pour paraphraser Manchette, on voit bien que la victoire particulière de Wallander ne redresse pas le tort général. »
Livre vivement conseillé par BernarDaguerre…
source :www.bibliosurf.com
IAN LEVISON
UNE CANAILLE ET DEMIE, ÉD. FERYANE, 2006, 333 pages
Un bon roman du genre polar. La totale : le bon, le méchant, la jeune fille délurée, un vol de banque, une vie sous la menace et la détective désabusée. Le bon est enseignant mais rêve d’être chercheur. Le méchant sort de prison et tente une dernière fois sa chance en braquant une banque. Le sort de la vie amène le voleur chez l’enseignant qui dépourvu se voit dans l’obligation de le garder chez lui car ce dernier le menace de son révolver mais surtout de dévoiler son secret car celui-ci couche avec la fille mineure de son voisin, une étudiante.
La vie est une question de survivance. Tous les moyens sont bons, il n’y a pas de coups bas pour survivre. Une toile de la société américaine mais également de la vie qui nous mène où ne pense pas aller. Ce sont les événements qui font la vie car on n’en contrôle pas les aléas.
Le style du roman est fluide mais direct, pénétrant mais souple. Un bon moment de lecture qui peut nous donner à réfléchir sur les événements de la vie de chacun.
Gilles lagrois, Auclair, Québec
Présentation de l'éditeur
« Dans une petite ville du New Hampshire, deux hommes se font face. Dixon, l’ex-taulard et Elias, le professeur. Un pistolet automatique les sépare. Leur vision de la vie et des hommes aussi. Et leurs ambitions… Le premier rêve d’une ferme tranquille dans l’Alberta. Le second d’ascension valorisante dans l’establishment universitaire. Quand Dixon, salement blessé et chargé de quelques milliers de dollars difficiles à écouler, surprend Elias dans le plus simple appareil avec la fille de ses voisins, visiblement mineure, il lui est facile de le convaincre de le cacher dans son sous-sol, et de ne rien dire à la police… Et quand Denise, agent du FBI, vient enquêter, Elias la trouve à son goût. Dixon pourra-il faire confiance à ce séducteur du dimanche qui ne cache pas sa sympathie pour le IIIe Reich ? La morale de cette histoire fera grincer des dents... du pur Levison ! »
Des lecteurs :
Des personnages qui sortent de l’ordinaire et un brio indéniable pour régler ses comptes avec la société américaine : Iain Levison, c’est du nanan !
Iain Levison, toujours aussi en forme dans l’irrévérence, malmène ces trois-là, leur fait cracher leur vérité. Ils vont se faire peur, se causer, s’étriper, presque s’aimer, et tout nous dire sur leur belle société foutraque, qui parfois ressemble à la nôtre.
Vous avez lu ! par cynic63 , un lecteur
« Bon, et bien, il va être difficile de vous présenter ce deuxième roman de Iain Levison de manière claire et concise. Une canaille et demie est d’abord sorti dans sa traduction française en 2006, aucun éditeur américain n’en ayant au préalable voulu. Lorsque le roman fut édité en anglais, il ne s’appelait plus Tiburn, son titre original, mais Dog eats dog ; Tiburn étant cependant le titre que l’éditeur allemand avait, lui, décidé de conserver. Vous me suivez ? C’est compliqué ? Et bien, c’est à l’image de cet atypique écrivain qui, non content de nous truffer ses romans de vrais morceaux d’humour noir, a dû bien rigoler en voyant cet imbroglio éditorial dont il a été bien involontairement la cause.
Cette introduction étant faite, qu’en est-il du contenu de ce deuxième roman de l’américano-écossais ?
D’abord des personnages : A ma droite, la petite trentaine étincelante, les fringues impeccables du prof de Province qui aspire à de hautes destinées universitaires. J’ai nommé Elias White. Prétentieux, prêt à tout pour se faire remarquer par les Mandarins qui occupent les Chaires d’Histoire dans les facs américaines ou les revues spécialisées, notre bonhomme semble avoir trouvé le sujet polémique à souhait : « Et si Hitler avait raison ? ». Il lui a suffi de faire, au sens strict, les poubelles de la bibliothèque d’une Université allemande pour avoir la lumineuse idée de proposer cette thèse si politiquement incorrecte.
A ma gauche, la trentaine bien entamée, un parcours de délinquant qu’une erreur judiciaire à ses dépens lui a fait entamer, bon connaisseur de la prison où il s’est endurci tant physiquement qu’intellectuellement, car le marlou a totalement oublié de laisser ses neurones au parloir, j’ai nommé Philippe Dixon. Malin, intelligent, fin psychologue et aspirant à se retirer en Alberta alors que la majorité de ses collègues braqueurs rêveraient plutôt des seins silliconés des bimbos floridiennes ou californiennes, c’est un individu calme et non-dénué d’humour.
Au milieu, fatiguée de passer toujours après ses collègues pour les promotions pour la simple raison qu’elle n’a pas ce qu’il faut dans le pantalon, Denise Lupo. Une flic qui porte bien son nom : elle ne chasse pas forcément en meute mais lorsqu’elle a flairé sa proie, elle la file jusqu’à épuisement. Elle a bien appris ses techniques de chasse au FBI qui, ingrat, ne pense jamais à elle quand un poste intéressant se libère et ce, malgré son expérience.
Voilà donc les trois protagonistes principaux de cette tragicomédie qui va se dérouler sous le ciel de Tiburn, petite ville du New Hamsphire, lieu de résidence de White, endroit où des circonstances fâcheuses vont mener Dixon, et territoire de chasse de Denise qui remonte la piste d’un billet dont on est sûr qu’il est issu de ce même cambriolage. C’est bien Tiburn qui sera le théâtre des opérations, le lieu où ces trois destins vont se croiser, se rencontrer, se côtoyer. Jamais en même temps, ou presque, évidemment.
Dixon commet un ultime braquage en compagnie d’équipiers peu efficaces. Le résultat est un fiasco presque total. Presque car, unique survivant de l’opération, il parvient quand même à s’enfuir en compagnie d’un joli magot. L’homme étant, comme on l’a dit, intelligent, il prend bien soin de choisir sa destination, de brouiller les pistes changeant, parfois avec fermeté, de véhicule . Grâce à cette cavale hautement calculée, il échoue de nuit à Tiburn, New Hampshire. C’est là qu’il décide de se poser pour quelques temps, histoire de se refaire une santé mise en danger par une vilaine blessure par balles contractée lors de sa fuite. Observant discrètement par la fenêtre d’une maison qui lui conviendrait très bien comme lieu de villégiature, il découvre une drôle de scène : un homme est en train d’avoir des relations que la morale et la loi réprouvent avec une adolescente dans son salon à peine éclairé.
Saisissant lors du départ de la gamine que cette dernière est la fille des voisins et que son amant est un professeur, Dixon se sent en position de force : il va faire chanter l’immoral enseignant en le forçant à le loger dans le sous-sol de sa maison. Elias White, puisque c’est de lui dont il s’agit, n’a guère le choix : c’est héberger le délinquant ou risquer lui -même d’en devenir un. Un marché est donc conclu entre les deux hommes. Dans quelques jours, si tout va bien, Dixon reprendra sa route en direction de son rêve et White pourra continuer à espérer la gloire, tout en s’octroyant quelques petites séances privées avec de charmantes et insipides étudiantes obnubilées par leurs notes. Le FBI, s’étant fait une spécialité de contrecarrer les plans sinistres des mauvais Américains, entendra bien récupérer le butin et dépêcher devant la Loi les coupables. Le Dieu Dollar numérotant ses ouailles, la mission des fédéraux est dans l’ordre du réalisable.
Levison, qui a forcé le trait humoristique par rapport à son premier roman, n’épargne rien. Et à commencer une des grandes valeurs du rêve américain : le travail honnête du bon citoyen qui, à la sueur de son front, occupe sa place dans une communauté qu’il doit servir. Rien de tout ça ici. White est bien égocentrique pour cela, au contraire de son père qui lui n’a passé sa vie qu’à tenter de se faire tout petit, il voit les choses en grand. Dixon, lui, se débrouille comme il peut avec ce que le système lui a laissé comme chance, si on peut dire. Denise, elle, ainsi qu’on l’a dit plus haut, n’a pas eu le renvoi d’ascenseur qu’elle aurait pu espérer. Qu’importe, le Paraître prendra le pas sur l’Etre.
C’est par une écriture truffée de bons mots, aux dialogues acerbes autant que burlesques que Levison nous joue sa mélodie en sous-sol version Nouvelle-Angleterre. Le lecteur sourit, rigole, se marre pour mieux se retenir de vomir sur des individus qui, finalement, utilisent autant la cupidité que l’honnêteté des autres pour obtenir la meilleure place qui, estiment-ils, leur revient tout naturellement. Certains sont certes plus écoeurants que d’autres. Normal…
Par cet immoralisme apparent, ce cynisme de haut-vol, l’auteur nous en dit, une nouvelle fois, beaucoup plus que s’il frappait du poing sur la table. L’humour noir est décidément une arme de destruction massive entre les mains de Levison. »
Source : www.bibliosurf.com
CARRISI Donato
LE CHUCHOTEUR, Calmann-Lévy, 2010, 432 pages
Un très bon roman du genre thriller-grands frissons. Le sujet est touchant, bouleversant et courageux : le meurtre de petites filles. Qui ne serait pas ému à la nouvelle du meurtre de fillettes de six à treize ans ?
Le sujet s’échaîne, se complique, se dévoile, s’accélère, garde la route jusqu’à la fin; à couper le souffle. Les personnages correspondent à une société moyenne voire normale : des bons, des méchants, des tordus, des génies, des parents avec des problèmes de parents, des spécialistes au service des enquêteurs et de la police, des enfants qui subissent des sévices et en meurent.
Un grand roman dans la veine de Millenium je dirais…mais rien n’est comparable en littérature, chaque roman est unique. Si le genre roman thriller t’intéresse de nombreuses heures de plaisir et d’angoisse t’attendent.
MODUS OPÉRENTI :
« Un tueur en série évolue dans un univers de symboles. Il suit un chemin ésotérique, démarré des années plus tôt dans l’intimité de son coeur, et qu’il continue maintenant dans le monde réel.Les filletttes enlevées ne sont qu’un moyen pour atteindre un objectif, un but. » p. 138
« On part de l’hypothèse que la personne ne naît tueur en série, mais qu’on accumule passivement des expériences et des stimuli, comme une sorte d’incubation de la personnalité meurtrière, qui débouche ensuite sur la violence. »p. 138
« Le premier stade de ce procédé est celui de l’imagination » « Avant de le chercher dans la réalité, l’objet du désir est longtemps fantasmé… »p. 138
« Le deuxième stade est l’ »organisation », ou la « planification ». L’imagination mûrit et passe à la phase exécutive, qui débute immanquablement par le choix de la victime. »
p. 139
« La troisième phase était celle de la « tromperie ». Comment les victimess ont-elles été approchées? » p. 140
« Le quatrième stade. Celui du meurtre. Le tueur en série répète chaque fois un « rituel » pour donner la mort. Il peut le perfectionner avec le temps, mais il ne change pas dans les grandes lignes. C’est sa marque de fabrique.Et chaque rituel est accompagné d’un symbolisme particulier. »p.142
« Le dernier stade était celui de la « disposition des restes. p.142
« Dans le cas des tueurs en série, le lieu où les victimes sont retrouvées prime sur celui où elles ont été tuées. En effet, alors que l’homicide est un acte que le meurtrier se réserve à lui-même, tout ce qui suit devient un moyen pour partager l’expérience. À travers le cadavre de la victime, l’assasin instaure une sorte de communication avec les enquêteurs. » p. 154
« Il est vrai qu’être arrêté est souvent l’aspiration ultime d’un tueur en série. Pas parce qu’il n’arrive pas à se contrôler, mais plutôt parce qu’avec la capture il peut enfin sortir à découvert. Souvent, s’il a une personnalité narcissique, il veut être reconnu pour la grandeur de son œuvre. Et tant que son identité reste mystérieuse, il n’atteint pas son but. »p. 155
« Ce sont souvent des gens qui ont subi une discipline sévère dans leur enfance. Pour cette raison, de nombreux criminologues soutiennent qu’ils tendent à infliger à leurs victimes la même quantité de douleur et de souffrance qu’ils ont endurée. Ils nourrissement un sentiment de rage et d’hostilité qui n’est pas forcément visible aux yeux des gens qui les fréquentent habituellement. »p.156
« Les enfants sont souvent parmi nous. Parfois, il suffit de les chercher dans les adultes qu’ils sont devenus. »p.287
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
Présentation de l'éditeur
« Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.
Depuis qu'ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d'agents spéciaux ont l'impression d'être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte convainc d'appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d'enlèvement. Dans un huis clos d'un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.
Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure...
On suit le déroulement de l'enquête façon "les experts" auprès de Mila et de ses compagnons. Haletante avec de nombreux évènements rajoutant du suspense (même si certains tirés par les cheveux). Mise en garde : Préparez-vous à recevoir quelques claques sur la fin. But recherché pour un thriller, contrat rempli. »www.critiqueslibres.com
J'ai aimé ce livre malgré sa noirceur (meurtres de petites filles), l'intrigue est bien ficelée, le suspense maintenu d'un bout à l'autre. L'auteur nous tient et ne nous lâche pas. Très bon polar à mon avis. Les personnages surtout l'héroïne sont attachants. A lire
Source :www.critiqueslibres.com
»Roulements de tambour : attention, il arrive. « Le thriller le plus attendu de l’année », comme le proclame le bandeau rouge qui emballe le livre. 200 000 exemplaires écoulés en Italie, nous informe la quatrième de couverture. Mazette ! Marketing efficace : quelques semaines après sa sortie en France, Le Chuchoteur pointe dans les dix meilleures ventes de romans dans l’Hexagone.
Alors du bruit pour quoi ? Pour une histoire assez savante, qui explore une voie plutôt originale au royaume surpeuplé du thriller avec tueur en série. Soit : la découverte d’un cimetière de bras découpés. Appartenant à six très jeunes filles enlevées. Début d’un jeu de piste macabre pour l’équipe en charge de l’affaire. Une poignée de flics spécialistes, aidés par un brillant criminologue (Goran Gavila) et une inspectrice experte en libération d’enfants kidnappés (Mila Vasquez). Après les bras, les corps entiers des fillettes distillés. Chaque découverte sert de révélateur et met en évidence les pratiques immondes d’un tueur différent à chaque fois. Quel cerveau malade se cache donc derrière ce projet incroyable ?
Comment peut-il manipuler à la fois ces tueurs-relais et ces chasseurs policiers ? S’inspirant d’un assassin réel – le monstre de Foligno qui tua deux enfants au début des années 1990 – auquel il consacra une thèse, Donato Carrisi s’applique à un récit suffisamment malin pour accrocher le lecteur et le pousser au bout de ses 400 pages. On peut applaudir, même si comme souvent l’abus de rebondissements, plus ou moins crédibles, finit par épuiser. Avant ce premier roman, Carrisi donnait dans l’écriture de scénarios. Son intrigue est effectivement correctement charpentée. Ce qui ne suffit pas à faire un bon roman. Ses personnages sont aussi fouillés que ceux d’une piètre série télévisée. Disons que son équipe de traqueurs de méchants est aussi « passionnante » que celle de The Mentalist ou de Lie to me. On peut être client, ou trouver bien maigre l’épaisseur psychologique de tels personnages.
L’écriture de Carrisi est un autre problème. Juriste de formation et criminologue, il ne peut s’empêcher de ramener sa science, et à plusieurs reprises, on est convié à la lecture d’un cours magistral, du style : « Il existe quatre catégorie de tueurs en série : a) le visionnaire, b) le missionnaire, etc. ». Le reste est à l’avenant. Terriblement scolaire et plat. Rien à voir par exemple avec Giancarlo de Cataldo, ancien juriste italien lui aussi, mais auteur majeur avec notamment Romanzo criminale. Un écrivain, un vrai. Donato Carrisi pour l’instant n’est qu’un gentil faiseur. Et son Chuchoteur reste assez anecdotique » source :www:sympatico.ca/à l’ombre du polar
LA CHUTE DES GÉANTS, Robert Laffont, 2010, 998 pages, TRILOGIE
LE SCIÈCLE 1
Un roman à base historique, éclatant, magistral. Ce roman évoque une époque cruciale pour l’humanité : les années 1914 à 1920. Le mode de vie de l’Europe et de l’Amérique fut transformé par les confils, les guerres incessantes entre les pays dominants de l’Europe de cette époque : l’Angleterre, la France, l’Allemagne, la Russie et leurs pays satellites réciproques. Le principal intérêt de ce roman est la compréhension, l’intelligibilité de tous les événements importants qui ont constitué la PREMIÈRE GUERRE MONDIALE.
Dans tous ces pays il y avait des classes dominantes et des travailleurs exploités, des seigneurs, des nobles, des propriétaires d’usines qui maintenaient leurs populations dans un mode de vie précaire, pauvre, soumis aux intérêts personnels des riches.
Dans toutes les sociétés, les gouvernements, les institutions, l’intérêt personnel ou privé s’avère le premier mobile d’agression de part et d’autre.
Un roman remarquable par son style prompt et clair, l’enchaînement détaillé des événements et sa compréhension de cette époque importante de notre histoire moderne.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
Un siècle juste de l'autre côté de la rue …par un lecteur
« Je viens de terminer « Le Siècle – la Chute des Géants » de Ken Follett et, franchement, je m’avoue complètement sous le charme de ce long roman qui, malgré son millier de pages, s’est déroulé presque trop rapidement.
Je viens d’abandonner les personnages du roman par contrainte, car le deuxième tome n’est toujours pas paru. Dommage ! J’ai complètement adhéré à cette histoire du siècle où les procédés mercantiles combinés de politique aléatoire finissent par déclencher la « Grande », cette guerre dans laquelle des millions de morts finissent par s’effacer dans l’écrit au profit de quelques uns, peintures justement posées par l’auteur dans ce roman fleuve.
Ken Follett nous transporte de personnages en personnages, comme s’ils étaient des étapes obligatoires pour comprendre l’espace qui les divise et les lie à la fois. Etre mineur gallois ou militante féministe à cette époque pourrait diviser autant que le révolutionnaire russe du noble anglais de cette même période ; sauf que tous se rejoignent un moment donné par l’auteur pour faire de ce qui aurait pu être une saga traditionnelle un évènement planétaire où les uns et les autres seront chahutés par la guerre et les révolutions.
Monde complexe, mais personnages tellement humains qu’il suffit de les replacer dans ce siècle pour s’en faire des intimes.
C’est à mon sens un véritable tour de force de la part de Follet de récidiver dans le roman historique avec cette même fougue que pour les « Piliers de la Terre », avec cette même approche élitiste qui fait d’un bon roman toute sa préparation. Les personnages sont d’une peinture réaliste, les évènements sont étudiés avant d’être livrés dans l’écriture. Tout Follett est présent dans ce roman, car même l’intrigue de ses productions selon moi mineures, pavées d’espions et de complots politiques, surgissent quand c’est nécessaire.
Alors c’est vrai… il faut sa part de naïveté pour accepter Churchill dans le salon fictif d’un acteur inventé, tout comme cette crédulité de voir un des personnages imaginaires aux côtés de Lénine. Mais l’histoire fonctionne ainsi. Ces « étapes humaines » servent le lecteur. Quand elles se posent, il comprend alors que le roman n’est pas seulement celui des femmes et des hommes que Follett nous sert, mais avant tout celui de ce siècle dont la mécanique bouleverse encore nos consciences.
S’il fallait une définition de ce siècle, elle serait multiple, tant les femmes et les hommes qui le composent l’ont créé et l’ont subi. Follett l’a compris. Pour ne pas être confus, il trace des lignes entre les chapitres pour dissocier ce qui est de l’un et qui n’est pas forcément de l’autre. Et il nous promène entre Royaume-Uni, Allemagne, Russie et Etats Unis d’Amérique avant de convenir qu’en fait, l’un et l’autre ne peuvent que se rejoindre. Ils sont du siècle. Et quand on lit ce livre, on finit par voir ce siècle là juste de l’autre côté de notre propre rue.
Source :source : www.critiquesliques.com
« Auteur des best-sellers Les Piliers de la Terre et Un monde sans fin, l’écrivain gallois Ken Follett relève un nouveau défi avec La Chute des géants, le premier tome de sa nouvelle trilogie intitulée Le Siècle.
Mettant de côté pour un moment l’époque médiévale, Ken Follett s’est investi dans l’exploration minutieuse du 20e siècle, traversant en trois volumes la période la plus agitée, la plus violente et la plus complexe des temps modernes.
«J’ai vécu dans la deuxième partie du 20e siècle et la plupart de mes lecteurs en ont connu une partie. Leurs parents, leurs grands-parents et leurs arrière-grands-parents y ont vécu aussi. Donc cette histoire est celle d’où nous venons tous», commente-t-il en entrevue téléphonique, depuis son bureau du Royaume-Uni.
Dans La Chute des géants, les grandes puissances vivent leurs derniers moments d’insouciance, car bientôt, la guerre fera ses ravages. À travers le premier tome, le destin de cinq familles –américaine, russe, allemande, anglaise et galloise– se croise habilement au rythme de la Première Guerre mondiale et de la Révolution russe.
Elles traversent ces tragédies en tentant d’accomplir leur destin, au rythme de leurs propres passions, rivalités et intrigues, les jeux de pouvoir et les coups du sort.
TROIS ANS DE TRAVAIL
Ken Follett s’est complètement investi dans la rédaction de ce livre qui lui a demandé presque trois ans de travail. «En ce moment, je suis en train d’écrire le deuxième livre et c’est le plus gros et le plus ambitieux projet de ma carrière. Quand j’ai décidé de le faire, je me suis engagé dans un cycle qui me prendrait sept ans et qui compterait un million de mots. Quand j’aurai terminé, j’écrirai peut-être un petit thriller de 70 000 mots pour me relaxer... C’est beaucoup de travail, mais c’est bien payé!» dit-il, en éclatant de rire.
Avant d’écrire La Chute des géants, l’ex-journaliste du London Evening News a lu plusieurs ouvrages de référence et des biographies, examiné des photographies et des films d’époque et utilisé de nombreuses cartes. «Après avoir écrit mon premier jet, j’ai engagé huit historiens pour qu’ils vérifient les faits de façon à ce que je n’induise pas les lecteurs en erreur.»
Ce roman historique, qui se lit comme un thriller, met en scène des personnages dont on veut à tout prix connaître le destin. «C’est un gros défi de retenir l’attention des lecteurs pendant des centaines et des centaines de pages. On solutionne ce problème en engageant les émotions du lecteur dès le début», révèle l’auteur.
C’est exactement ce qui se produit dans La Chute des géants, où Ken Follett amorce son roman par l’émouvante histoire de Billy Williams, un adolescent vite initié au dur travail de mineur dans une veine de charbon du pays de Galles. «Je veux que vous ressentiez de la sympathie pour lui, que vous soyez ému par son courage quand il passe une journée entière dans le noir. Ensuite, vous aurez envie de savoir ce qui se passera...», assure-t-il.
GRAND DÉFI
Il reconnaît que c’est tout de même un sacré défi. «Je prends beaucoup de temps pour planifier mes histoires et je m’assure qu’il y a toujours une raison pour laquelle le lecteur ait envie de poursuivre sa lecture. J’aurais aussi pu présenter le destin de cinq familles différentes, en les faisant vivre en parallèle, mais je trouvais que ce ne serait pas satisfaisant. J’ai donc fait en sorte qu’elles prennent part aux grands événements historiques. J’ai aussi dû prévoir comment elles allaient se rencontrer et interagir. Comment les personnages allaient tomber en amour ou se battre les uns contre les autres. Il m’a fallu du temps pour tout mettre en place.»
Ken Follett s’identifie beaucoup à Billy Williams, son personnage préféré. «Il vient d’un milieu semblable au mien et fut relativement facile à écrire, car il y a beaucoup de moi en lui. J’aime aussi beaucoup Walter, même s’il ne me ressemble pas.»
LA BATAILLE DE LA SOMME
Il est particulièrement fier des quatre chapitres consacrés à la Bataille de la Somme, au milieu du livre. «Les lecteurs comprendront cette bataille et réaliseront ce que les officiers et les commandants des deux côtés voulaient réaliser. C’est aussi une partie très émouvante, car il y a une scène qui traite des conséquences de cette bataille, lorsqu’un télégramme arrive à Aberowen et que les gens apprennent que leur fils est mort.»
En ce moment, Ken Follett écrit la seconde partie de la trilogie, qui commencera en 1933, à Berlin, et traitera de la Guerre civile espagnole, de la Deuxième Guerre mondiale et du développement des armes nucléaires. «Je pense que le livre se terminera en 1949, avec l’explosion de la première bombe atomique soviétique, ce qui ouvre grande la porte à la Guerre froide, dont je parlerai dans le troisième livre.»source :fr.canoe.ca
Un roman à base historique, éclatant, magistral. Ce roman évoque une époque cruciale pour l’humanité : les années 1914 à 1920. Le mode de vie de l’Europe et de l’Amérique fut transformé par les confils, les guerres incessantes entre les pays dominants de l’Europe de cette époque : l’Angleterre, la France, l’Allemagne, la Russie et leurs pays satellites réciproques. Le principal intérêt de ce roman est la compréhension, l’intelligibilité de tous les événements importants qui ont constitué la PREMIÈRE GUERRE MONDIALE.
Dans tous ces pays il y avait des classes dominantes et des travailleurs exploités, des seigneurs, des nobles, des propriétaires d’usines qui maintenaient leurs populations dans un mode de vie précaire, pauvre, soumis aux intérêts personnels des riches.
Dans toutes les sociétés, les gouvernements, les institutions, l’intérêt personnel ou privé s’avère le premier mobile d’agression de part et d’autre.
Un roman remarquable par son style prompt et clair, l’enchaînement détaillé des événements et sa compréhension de cette époque importante de notre histoire moderne.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
LEMAITRE Pierre
ALEX, Albin Michel, 2011, 392 pages
Alex, de Pierre Lemaitre (***)
Un polar français très efficace, surprenant et bien mené.
« Après une floppée de lectures policières plutôt insipides, je suis tombée un peu par hasard à la bibliothèque sur ce polar, (nouveauté 2011), qui s'annonçait comme une Nième lecture nocturne.
Et bien non!
Alex, est enlevée par un inconnu qui va lui faire subir les pires horreurs... la suite ne se raconte pas, pour préserver le plaisir de la découverte des tribulations de cette jeune femme très spéciale...
Ce polar français, très efficace, bénéficie de plusieurs atouts :
- une histoire originale, toujours surprenante, assez violente tout de même (il vaut mieux prévenir les âmes sensibles), avec 3 parties bien distinctes, et pas mal de rebondissements, dont certains assez inattendus
- une fin qui ne déçoit pas!!!
- un style atypique : très direct, réaliste, précis, et finalement assez éloigné des habituels poncifs et facilités stylistiques des polars
- des personnages plutot bien esquissés : le flic sur le retour, ses collègues (le fils de bonne famille, et surtout l'avare maladif assez étonnant), et Alex, jeune femme débrouillarde, intelligente et désaxée.
Voilà, ça se lit comme du bon pain, idéal pour les insomniaques et les veilles de bébé nocturnes, ou comme lecture de vacances. « source : www.critiquesdenenettes.com
« Alex, une jeune femme de 35 ans, belle et attirante, essaie des perruques dans un magasin du boulevard de Strasbourg. Quelques heures plus tard, elle est enlevée par un inconnu qui la suivait, jetée dans une camionnette et séquestrée dans un hangar désaffecté. Le ravisseur a organisé sur place un théâtre de tortures qu'elle va subir jusqu'à l'horreur. Alex parvient à se libérer avant que la police ne la retrouve, et n'identifie son tortionnaire, suicidé sur le périphérique. Dès lors, l'énigme d'Alex et de son passé ne peut plus lâcher le lecteur, qui la découvre du point de vue de la victime et de ses bourreaux, jusqu'au terme d'une tragédie imprévisible et fatale.
Il est impossible d'en dévoiler davantage sans déflorer une intrigue d'une intelligence et d'une construction diaboliques qui touchent à la perfection. L'écrivain se révèle dans le ton et le style du récit (d'une feinte impassibilité) à l'image du commandant Verhoeven, le flic qui élucide la tragédie d'Alex, d'une attachante complexité. Pierre Lemaître, qui déclare "je ne cherche à écrire que des livres qu'Hitchcock aurait voulu filmer", porte à son comble, sans le moindre artifice ni trucage, l'art du suspense et de la peur. « source: ww.fnac.com
Roman du genre polar-thriller très bien réussi. Le style est rapide, coulant, prenant, implacable, parfois hors d’haleine; les événements se précipitent à un rythme effarant, les protagonisters sont absorbés par la vie tourbillonnante voire tornade d’Alex le personnage principal. Folie et meurtres côtoient avec la douleur, la rancoeur, la vengeance. Un bon moment de lecture pour les passionnés de ce genre.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
PICOULY Daniel
LA NUIT DE LAMPEDUSA, Albin Michel, 2011, 482 pages
« La nuit de Lampedusa réunit Bonaparte, le chevalier Saint George, Joséphine de Beauharnais, le général Berthier, et beaucoup d'autres. Le roman s'ouvre, sur le récit du général Berthier qui écrit la notice nécrologique de Bonaparte puis sur l'enterrement de Saint Georges, qui commente ses obsèques en observateur caustique : Jeanne sa maîtresse se découvre enceinte tandis que l'ennemi de toujours du Chevalier, le Mac vient demander des comptes sur sa tombe. De son coté, Bonaparte, pas encore empereur, est embourbé dans sa campagne d'Egypte tandis que Josephine occupe son temps entre amants et voyantes.
Il y a des romans historiques réussis. On y trouve un événement ou des personnages réels, une touche de romanesque, une pincée de vision personnelle, le tout lié avec un style agréable, qu'il soit recherché, décalé ou drôle. Ils respectent la réalité même si l'auteur y a ajouté une touche personnelle.
Des personnages historiques ? Oui, nous les avons avec Bonaparte, Berthier, Joséphine, Saint Georges et consorts.
La touche personnelle ? Oui, on peut sans doute appeler touche personnelle le fait de réinterpréter un réalité historique (Bonaparte s'est bien embourbé en Egypte en voulant couper la route des Indes aux armées anglaises, Josephine n'a jamais été fidèle, de même que son mari). Néanmoins Daniel Picouly, en entrecroisant les trois récits (ceux de Bonaparte, de Josephine et de Jeanne et ses acolytes) en de courts passages ne cesse de passer d'une histoire à l'autre, embourbant son récit par ces petites saynètes qui semblent bien décousues et s'enchaînent dans une alternance qui devient, au final, totalement lassante et surtout ennuyeuse à périr.
Le romanesque ? Oui, les aventures de Mac, Jeanne et ses chevaliers servants sont sans doute sensés apporter ici une touche d'aventures. Mais que de vent dans ces aventures si peu crédibles, si peu intéressantes, si vaines et creuses que l'on se demande à quoi elles servent, dans la mesure où le tout ne mène à rien. L'utilisation de personnages réels et fictifs n'apporte rien de neuf à ce que nous savons de l'Histoire, et l'amoncellement d'anecdotes fictives ne fait que plonger le tout dans un magma dépourvu de saveur.
Une vision personnelle ? Oui, c'est le moins qu'on puisse dire. Là dessus rien à dire. D'ailleurs Daniel Picouly ajoute des détails très personnels, comme ce quartier noir de Paris appelé Harleem, ou le chevalier Mac, inventeur de la restauration rapide. »www.amandameyre.com
« Un Napoléon tourmenté, une Joséphine arriviste, un Chevalier de Saint-George décédé mais vivant sous une autre "armure", une Jeanne fidèle-courageuse-sereine, un Mac des plus versatile,... une histoire qu'on aimerait véritable et inscrite définitivement dans l'Histoire,... un auteur exceptionnel. »
Source : www.fnac.com
Roman à base historique trafiqué pour le plaisir de l’auteur. On y retrouve de grands personnages, de l’humour, du fantastique, des aventures farfelues dignes de Rabelais. On craque, on s’amuse ou on n’aime pas. Je me suis bien amusé car l’humour de l’auteur à lui seul vaut le coup de s’éclater.
Avec "La nuit de Lampedusa" Daniel Picouly nous embarque dans une fresque historique débridée, jubilatoire, exubérante
.À vos risques…..un coup de dés.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
LEBLANC Perrine
L’HOMME BLANC, Polygraphe, Le Quartanier, 2010, 170 pages
D'une enfance au goulag à sa vie comme « homme blanc » dans le cirque russe, ce roman présente le portrait d'un enfant qui devient adulte dans un monde bouleversé, où les règles de la survie cohabitent avec la générosité la plus vive.
Perrine Leblanc a remporté le Grand Prix du livre de Montréal 2010 pour son roman « L'homme blanc »
Avec une écriture sans concessions, L'homme blanc de Perrine Leblanc est à la fois le roman d'un siècle de souffrances et le récit d'une quête poignante de la vérité », a affirmé M. Leroux, au nom des membres du jury.source : www.radio-canada.ca
> Grand Prix du livre de Montréal 2010
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« L’homme blanc, c’est Kolia, né dans les monts K. en Sibérie orientale, élevé dans les prisons de Staline. Là-bas, enfant encore illettré s’habituant à la faim et au froid, il fait la rencontre de Iossif, un prisonnier originaire d’Europe de l’Ouest qui le prend en charge et lui donnera le goût de l’art, du français, du monde libre. Relâché des camps à la fin de l’adolescence, Kolia découvrira l’URSS des années cinquante pour bientôt intégrer un cirque à Moscou et devenir clown. Mais le souvenir de Iossif, disparu dans des circonstances inconnues, le hante, l’accompagne, comme tout son passé qui marque sa drôle de gueule et que recouvrira la blancheur du clown muet.
Dans un style où se conjuguent sens du rythme et art du détail, Perrine Leblanc déploie ici un imaginaire riche, nourri par une passion de longue date pour la culture russe, et recrée le mouvement d’une vie qui fait parler les silences et les gestes.
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LA PRESSE
« La force de ce récit est sans doute ce personnage pathétique de clown muet marqué par son passé, loyal dans ses amitiés et fidèle à ce maître disparu qu’il recherchera jusqu’à la fin. Un très beau roman qu’imprègne l’amour de l’auteure pour la culture et l’âme russes. »
— M. Lepage, La semaine, 9 octobre 2010
« Un personnage qui nous fait rêver, qui nous fait pleurer aussi. Un roman qui m’a beaucoup touchée. Un livre sur la liberté. Je vous suggère de le lire, c’est vraiment magnifique. »
— Lorraine Pintal, Radio-Canada, Vous m’en lirez tant, 5 sept. 2010
« un roman aux rudes abords, mais dont la lecture révèle une histoire poignante, étrangement fascinante. »
— Hugo Prévost, Pieuvre.ca, 14 sept. 2010 »
source : www.lequartanier.com
« C'est un monde d'hommes ravagés, survivants, que construit Perrine Leblanc dans L'Homme blanc. Un monde étoilé autour de Kolia, au visage enlaidi de souffrance, qui s'imagine encore plus laid qu'il ne l'est. Tout L'Homme blanc, confie Perrine Leblanc, lui est tombé dessus lors d'un voyage à Bucarest, alors qu'elle observait un gentleman cambrioleur et amuseur public à l'oeuvre. Dès le début du livre, elle nous y traîne. «Dans la Zona il dirait aux autres prisonniers: J'ai volé pour la première fois à l'âge où les enfants apprennent à lire. C'était sa façon de résumer les premiers temps de son art.»
Cardamome et larcins
Kolia, enfant du goulag qui survit plus qu'il ne grandit, devient le protégé de Iossif. Un homme qui lui apprend à lire et le russe et le français. Qui lui enseigne les règles du goulag, cet implacable «code du zek»: comment manger moins que sa faim pour habituer le corps; comment échapper aux caïds; comment se garder une flamme en accordant dans sa tête des verbes; et comment sauver, carrément, son cul. Car «la mission de l'homme-machine, c'est de marcher vers le communisme, la liberté par l'éducation et le travail». Pas de place pour la chaleur ni pour le coeur. Quand Iossif disparaît, sans explications, Kolia perd ce qui, peut-être, ressemble le plus à une famille. Ne lui reste comme plaisir que le thé très fort à la cardamome. Et les larcins pickpocketés, seule liberté. «C'était moins l'objet volé qui comptait que le geste lui-même, ou sa beauté, lit-on. Un vol réussi est une victoire sur l'ordre établi par d'autres, un carré parfait.»
«L'Homme blanc, c'est un récit de vie. Fictif. Le récit d'une amitié très forte entre deux hommes. L'un des deux disparaît rapidement, mais Kolia se construit, devient un homme aussi dans l'absence de Iossif. C'est une amitié inachevée. J'allais dire "incomplète", mais non. Inachevée.» Leblanc vient de recevoir, il y a deux semaines, le Grand Prix du livre de Montréal, car le jury a aimé «l'écriture sans concessions», ce «roman d'un siècle de souffrances et le récit d'une quête poignante de la vérité».
Source : www.ledevoir.com
L’HOMME BLANC est le genre de roman qu’on aime ou qu’on délaisse. Le rythme est lent, intense, le style est ajusté, compact. Les personnages sont des marginaux, des délaissés qui doivent se reconstruire car la vie ne leur a rien donné sinon une vie à la dure sans image familiale, paternelle. L’homme blanc est un « nobody ».Un sujet intense écrit avec grand talent.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
JEAN M. AUEL
6) LE PAYS DES GROTTES SACRÉES, tome 6. 31 mars 2011, 678 pages
Avec Le Pays des grottes sacrées, l'Américaine Jean M. Auel clôt sa saga préhistorique devenue un best-seller mondial. Elle revient sur trente ans d'un véritable conte de fées.
« Des millions de fans à travers le monde l’attendaient depuis neuf ans ! Ayla, notre ancêtre à tous, est de retour dans le sixième et dernier volet de la formidable saga préhistorique « Les Enfants de la Terre ».
« La petite orpheline Cro-Magnon recueillie par des Neandertal a fait bien du chemin depuisLe Clan de l’Ours des Cavernes, le premier tome de ses aventures. Elle vient de mettre au monde une petite fille, et a été peu à peu adoptée par les membres de la Neuvième Caverne, le clan de son compagnon Jondalar. A tel point que la Zelandoni, guérisseuse et chef spirituel de la tribu, la choisit pour lui succéder un jour.
Afin de parvenir à cette fonction, Ayla suit pendant plusieurs mois la grande prêtresse. Son initiation passe notamment par la visite des nombreuses grottes ornées de la région, l’occasion pour elle de découvrir des sites magnifiquement décorés, dont elle apprend à comprendre le sens. Mais cette formation, jalonnée de rites de passage, n’a rien d’une promenade de santé, et la jeune femme devra franchir bien des obstacles avant de devenir Zelandoni. Saura-t-elle trouver un équilibre entre ses obligations de jeune mère et d’épouse et les exigences de son apprentissage «
« C'est l'épilogue des aventures d'Ayla, jeune cro-magnonne orpheline ayant trouvé refuge auprès d'une tribu de néandertaliens avant de rallier celle de son compagnon Jondalar. Une épopée qui se situe trente-cinq mille ans avant notre ère et fait voyager ce couple antédiluvien de la mer Noire à la Dordogne, de grottes en cavernes. « source :www.lexpress.fr
"Ce sixième et dernier livre de la saga des "Enfants de la terre", nourri comme les précédents d'une documentation fouillée saluée par les spécialistes, ne décevra pas les fans avides de se plonger à nouveau au coeur de la vie préhistorique." Pèlerin magazine
"Dans Le pays des grottes sacrées, le sixième et dernier tome, on retrouve [...] la recette qui a fait le succès des précédents livres : des personnages qui nous ressemblent et des descriptions fleuves, nourries de documentations solides." Ouest France
Si vous voulez en savoir plus sur LES ENFANTS DE LA TERRE, de JEAN M. AUEL
« A l’occasion de la sortie du sixième volet des Enfants de la Terre, Le Pays des grottes sacrées, Jean-Philippe Rigaud, paléontologue de renom, nous propose un dossier scientifique passionnant. Le Grand Voyage d’Ayla et de Jondalar est jalonné de descriptions historiques, Philippe Rigaud se devait d’y revenir en nous dressant un tableau des connaissances actuelles sur l’archéologie préhistorique. En abordant notamment les conséquences des glaciations, la vie préhistorique au quotidien, de la cuisine, aux arts. Et de répondre à cette question au coeur de la saga : les derniers Néandertaliens ont-ils rencontré les premiers Homo sapiens sapiens ? Philippe Rigaud nous présente également avec cartes et dessins à l’appui les sites préhistoriques traversés par les personnages, ainsi qu’un foisonnant bestiaire de l’art paléolithique. »
Source :www.bibliosurf.com
Quel bonheur comme lecteur de retrouver AYLA, JONDALAR, tous les membres de leurs familles, tous les clans qu’ils ont rencontrés et fréquentés !!! Ce dernier volet est la suite fabuleuse des ENFANTS DE LA TERRE. Ce dernier roman est aussi réussi, prenant, fascinant, palpitant que tous les autres tomes. Je suis un inconditionnel de JEAN. M. AUEL et ce fut un plaisir de lire le dénouement de cette belle aventure. Je suis un passionné d’histoire, d’anthropologie, de sociologie, de l’évolution de l’homme à travers les âges et les sociétés.
C’est une saga de romans préhistoriques exceptionnels. On y décrit l’évolution des humains de l’époque préhistorique, leurs relations entre tribus et clans, la découverte du langage, la vie de couple ou de famille, la médecine, le feu, les racines de ce que nous sommes. J’ai beaucoup aimé ces romans.
Avec cette saga je fus comblé car Jean M.Auel est une grande auteure qui a pris le temps de faire des recherches approfondies dans tous les domaines qui touchent l’évolution de la race humaine à travers le temps, les âges de notre humanité depuis son origine sur notre planète Terre. Je lui suis très reconnaissant de cette œuvre fabuleuse.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec