****GLATTAUER Daniel---QUAND SOUFFLE LE VENT DU NORD

26/11/2011 23:45 par livresentete

  • ****GLATTAUER Daniel---QUAND SOUFFLE LE VENT DU NORD

    ****GLATTAUER Daniel---QUAND SOUFFLE LE VENT DU NORD

    26/11/2011 23:45 par livresentete

GLATTAUER Daniel

QUAND SOUFFLE LE VENT DU NORD, Grasset, 2010, 348 pages

Roman amoureux épistolaire original d’une grande qualité d’écriture. Ça semble invraisemblable de tomber amoureux par …courriel, mais dans ce cas-ci le dialogue est profond et révélateur de deux solitudes qui se rencontrent. Chacun imagine et découvre l’autre par l’écriture et la rencontre virtuelle. Un défi, un risque, un leurre, qui ne risque rien, n’a rien.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec

Pour en savoir davantage :
« « Quand Souffle le Vent du Nord » nous conte l’histoire d’Emmi et de Léo. Ou plus exactement celle de leur rencontre… virtuelle. En effet, un jour, Emmi désire résilier son abonnement à une revue et à cause d’une erreur dans l’adresse email, son message atterrit chez Léo. Ils ne se connaissent pas mais commencent à échanger des emails. Si au début, les messages teintés d’humour et de sarcasme, étaient sporadiques et innocents, petit à petit la donne change… Jusqu’à devenir accros. Jusqu’à ne plus pouvoir se passer l’un de l’autre, sans se rencontrer pour autant…

C’est donc un roman épistolaire, construit uniquement sur ces échanges d’emails, une romance des temps modernes, une utopie amoureuse faite de mots.

Que dire ? J’ai eu le sourire rivé aux lèvres une grande partie de ma lecture, j’ai aussi beaucoup ri et, comme dans toute romance (attention, The Midinette is back ), j’ai eu le cœur qui bat, qui bat, qui bat. QUI BAT ! Je voulais être Emmi, je voulais être la destinataire de ces messages, je VOULAIS que Léo soit le MIEN et pas le sien !

Les emails sont tour à tour (attention, lecteurs, adjectifs en cascade à suivre ) émouvants, drôles, déchirants, sarcastiques (mes préférés !), désabusés, ardents, désopilants, intenses, parfois puérils, pleins d’esprit, véhéments, tendres, cyniques, piquants et surtout plein de malice (vous ai-je déjà dit que j’adore la malice !).

J’ai lu les 150 premières pages d’une traite (jusque 03.00 alors que je me levais à 06.00 !), ensuite, j’ai trouvé que ça tournait un peu en rond (1 pas en avant puis 2 pas en arrière), avec quelques longueurs même s’il était toujours très savoureux de lire la plume de l’un et de l’autre. Puis dans les 100 dernières pages j’ai retrouvé le plaisir des débuts.

Leur correspondance pourrait d’ailleurs être résumée comme ce petit poème qui me plaisait beaucoup quand j’étais ado (je cite de mémoire, ce n’est peut-être pas exactement ces mots-là)

« Je sais que tu crois avoir compris
ce que tu penses que je t’ai dit
mais je ne suis pas sûre que tu réalises
que ce que tu as entendu
n’est pas ce que j’ai voulu dire »

En plus de ces longueurs et de ces atermoiements, il faut aussi avouer qu’Emmi est parfois arrogante, prétentieuse, énervante, voire horripilante dans son jeu de « Oui mais Non » mais elle a quelques circonstances atténuantes…

Alors, si vous avez envie de découvrir la naissance du sentiment amoureux, le désir poussé à son paroxysme, l’émotion croissante et le désir grandissant ; si vous avez envie d’une lecture agréable et légère, ce roman est fait pour vous !


Et une fois n’est pas coutume, une petite citation, qui m’a beaucoup plu… tellement plu d’ailleurs que je l’ai retenue :
« Ecrire, c’est comme embrasser, mais sans les lèvres.
Ecrire, c’est embrasser avec l’esprit. »
Source : www.plumedecajou.overblog.com



Correspondance virtuelle
Un jour de janvier, Leo Leike, enseignant en psychologie du langage, reçoit par erreur un mail de désabonnement d'une inconnue, Emmi Rothner. Il lui répond, elle s'excuse, le quiproquo se répète grâce à la malice de l'informatique. La discussion s'engage rapidement entre eux et, peu à peu, les deux correspondants en viennent à aborder des sujets plus personnels parmi les banalités de la vie quotidienne : les déboires sentimentaux de Leo, le mariage apparemment heureux d'Emmi, leur vie passée...
L'échange se fait passionnel, les deux épistoliers s'imaginent, s'idéalisent, se cherchent, se lancent des défis, s'inventent des rendez-vous, ne peuvent se lâcher... En viendront-ils à se rencontrer ??

Ce roman "néo-épistolaire" est une belle surprise, pas un chef-d'œuvre, mais l'un de ces romans extrêmement sympathiques qui nous fait tourner les pages sans s'en apercevoir.
Le suspense est bien présent (quel tour va prendre leur relation ?), l'humour et l'ironie sous-tendent très souvent ce faux dialogue, les mails se font tantôt courts et incisifs, tantôt longs et remplis de réflexion sur les relations homme-femme, les relations à distance etc.
Pas mal pour un premier roman !
Plaisant et original
Ce livre est un petit bijou, l'idée d'échange de mails entre deux inconnus qui s'attachent progressivement l'un à l'autre est très original. Il se lit vite, car on suit avec beaucoup d'intérêt cette histoire, et certain mails sont souvent très courts. On trouve de très belles phrases parfois dans ces échanges, l'auteur réussit même à introduire un soupçon de suspense. C'est drôle, émouvant, plein de tendresse et moderne. Un roman d'amour d'aujourd'hui qui saura plaire à ceux qui ne sont pas des fans de ce style. Un livre qui se dévore...
Laurent63 - AMBERT - 36 ans - 6 novembre 2011
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Deux boîtes mail à découvert...
Une correspondance moderne avec une montée des sentiments vers la passion; le tout sous couvert de l'anonymat. A lire.
Isatis - - 29 ans - 26 septembre 2011
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à lire sans modération
Roman épistolaire formidable qui renouvelle ce genre littéraire.
Comment dire.... c'est un roman frais, drôle, enlevé et surtout moderne qui nous scotche à chaque page.
En retraçant la correspondance entre deux personnes à travers des émails, l'auteur nous plonge dans une histoire invraisemblable mais surtout très attachante.
J'ai tourné les pages du roman avec hâte et passion, tellement je voulais connaitre la suite.
J'ai relu ce livre trois fois , depuis sa sortie, et j'ai eu, à chaque lecture, un plaisir indescriptible.

Cette aventure connaitra une suite, certes plus sombre au début, mais j'y reviendrai.

Je recommande évidemment la lecture de cet opus.
Hervé28 - chartres - 42 ans - 9 septembre 2011
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Par écrit, c'est mieux dit
On fouille sur critiques libres pour trouver LE roman qui saura satisfaire notre soif de lecture, on parcourt le net à la recherche de LA perle, celle qui nous tiendra en apnée pendant 400 pages au point de faire passer Umberto Pelizzari pour un vague poisson rouge.
Du coup on a tendance à oublier parfois de faire juste confiance à une amie qui vous chuchote dans l'oreillette "essaie ce bouquin là, j'ai beaucoup aimé".

Alors je ne vous parle pas là du chef d'oeuvre du siècle, ni même de la décennie, mais d'un moment de lecture plein de finesse, d'humour, de vérités bonnes à dire, de joutes écrites, et surtout de sentiments. Oui j'ose le mot, des sentiments qui passent entre deux personnes qui peuvent, par la force des mots, se séduire. Tout est crédible et c'est là le tour de force.
Inutile d'en rajouter, j'ai beaucoup beaucoup aimé.
El grillo - Saint Prix - 37 ans - 21 juillet 2011
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Très étonnant!
J'ai été agréablement surprise à la lecture de ce livre qui se lit "sans faim". Difficile de le lâcher tant le suspense et une certaine sensualité s'en dégagent. L'écriture est totalement originale et d'actualité donc du coup, on se reconnait dans certains passages. Très bon moment de lecture!
Luluganmo - - 29 ans - 5 juillet 2011
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Captivant!
J'ai apprécié ce bouquin. Je l'ai lu très rapidement et j'ai aimé les deux personnages qui sont parfois agaçants et parfois touchants. Le style est simple mais efficace! On ne s'ennuie pas. De plus, comme c'est écrit sous forme d'échange de mails, on avance dans l'histoire un peu sans s'en rendre compte.

A découvrir pour se détendre!
Lalie2548 - - 26 ans - 15 mai 2011
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Courriels du coeur
Notre style épistolaire a changé. Avec les SMS et les e-mails sont apparues de nouvelles formes d'échanges pouvant se dérouler entre inconnus. Léo et Emmi échangent des courriels au fil desquels se noue une relation sentimentale d'un genre assez nouveau. Ceux qui ont déjà connu ce type de situation via des sites de rencontres, des blogs ou des forums de discussion retrouveront ici toute la force et le mystère de liens que l'on ne peut se contenter de qualifier de "virtuels".
Ce roman se lit très rapidement : avec la mise en page aérée qui convient à des dialogues via internet, on tourne très vite les pages d'un récit qui contient aussi une bonne part de rebondissements et de suspense.

Source : www.critiqueslibres.com

****STOCKETT Kathryn---LA COULEUR DES SENTIMENTS

24/11/2011 19:26 par livresentete

  • ****STOCKETT Kathryn---LA COULEUR DES SENTIMENTS

    ****STOCKETT Kathryn---LA COULEUR DES SENTIMENTS

    24/11/2011 19:26 par livresentete

STOCKETT Kathryn

LA COULEUR DES SENTIMENTS, Éd Jacqueline Chambon, Actes Sud, 2010, 525 pages

Quel roman ! Un roman flamboyant, flambeau bien haut….un sujet délicat mais incontournable, la ségrégation raciale aux États-Unis. Ce qui m’a surpris c’est que l’action se situe entre 1962-1964 ce qui nous renvoie à l’époque de John Kennedy et Martin Luther King.
Les Blancs explotaient ouvertement les domestiques et bonnes noires sinon les humilier, les faire sentir inférieurs et quantité négligable dans ce monde de blancs exploteurs et abuseurs.
Un excellent roman écrit dans un style souple, descriptif, profond. Chaque personnage a sa couleur propre, sa vie propre.
Un roman à découvrir, à lire sans faute si l’humain vous touche.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec

« N’était-ce-pas le sujet du livre ? Amener les femmes à comprendre. Nous sommes simplement deux personnes. Il n’y a pas tant de choses qui nous séparent. Pas autant que je l’aurais cru.
« Il n’est pas de sujet plus risqué pour un écrivain du Sud que l’affection qui unit une personne noire et une blanche dans le monde inégalitaire de la ségrégation. Car la malhonnêteté sur laquelle est fondue une société rend toute émotion suspecte, rend impossible de savoir si ce qui s’est échangé entre deux personnes était un sentiment loyal, de la pitié ou du pragmatisme. » page 525

Pour en savoir davantage :

Présentation de l’éditeur
« Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée.
Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui ‘la élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot.
Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié ; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.
Passionnant, drôle, émouvant, La couleur des sentiments a conquis l’Amérique avec ses personnages inoubliables. Vendu à plus de deux millions d’exemplaires, ce premier roman, véritable phénomène culturel outre-Atlantique, est un pur bonheur de lecture. »

La couleur des sentiments de Kathryn Stockett, aux éditions Jacqueline Chambon
Traduit par Pierre Girard


« Je ne vais pas y aller par quatre chemins : j’ai adoré ! Ce sera sans doute une de mes plus belles et plus touchantes lectures de l’année 2010.
J’ai tellement aimé que je ne sais pas par où commencer. Mais il faut tout de même que je me lance alors, allons-y !
Très vite, nous sommes plongés dans l’ambiance des années 60 aux Etats-Unis, en pleine ségrégation. Les « deux mondes » dans lesquels évoluent les personnages m’ont paru très réalistes et très vite, la description des faits, des actions, des paroles des blancs envers les noirs m’a choquée. Comme souvent, on sait que ça existe mais on n’y prête pas attention, ce n’est pas chez nous que cela se passe.
Mais malgré ce contexte très sérieux et très lourd, j’ai trouvé ce roman écrit avec beaucoup d’humour. Le récit est bourré d’humanité et d’émotion.
Emotion provoquée par notre trio de choc : Aibileen, Minny et Skeeter. Deux bonnes noires et une blanche. Il y a une alternance des narrateurs, très bien indiquée qui, à mon sens, rend le récit plus complet car nous avons plusieurs points de vue et les personnages n’en sont que plus attachants. Ce sont d’ailleurs des personnages qui vous collent à la peau. Ils ont fait partie intégrante de ma vie durant les quelques jours de ma lecture. Ils m’ont habitée, j’étais toujours pressée de me retrouver le nez dans mon livre pour poursuivre les aventures de ces femmes plus courageuses les unes que les autres.
Bref, ce livre est un énorme coup de cœur. Je pense qu’il va faire le tour de ma famille, tant je suis persuadée qu’il plaira à mes proches. Je ne peux qu’en conseiller la lecture et je vous assure, vous sortirez grandi de ce récit bouleversant ! »
Chronique réalisée par Livresque….source : www.chroniquesdelarentréelittéraire.com

****CHAINAS Antoine---VERSUS

19/11/2011 17:48 par livresentete

  • ****CHAINAS Antoine---VERSUS

    ****CHAINAS Antoine---VERSUS

    19/11/2011 17:48 par livresentete

CHAINAS ANTOINE

VERSUS, Gallimard, 2008, 538 pages

« Ce monumental polar risque de faire date, de marquer une époque, et surtout de pousser d’un cran supplémentaire la littérature policière dans la plus totale noirceur. Avec, au coeur d’un monstrueux labyrinthe jonché de crimes pédophiles, la figure obscène d’un flic perdu, misogyne, raciste, intolérant, haineux. En un peu plus de 500 pages convulsives, Antoine Chainas signe un roman noir extrême, parfois même révoltant, et pourtant gorgé d’humanité. Une totale réussite. »

source : www.fnac.com

Pour en savoir davantage;
• « A l’heure où sort le journal de Jean-Patrick Manchette, fondateur du néo-polar, l’heure est au bilan des courants du roman noir français. Et c’est ce moment qu’a choisi la série noire pour balancer sa petite bombe romanesque avec Versus d’Antoine Chainas, auteur de son deuxième roman dans la célèbre collection ébène. Nazutti n’est pas ce que l’on peut rappeler un policier droit dans ses bottes et le doigt sur la couture.
• Le doigt, il se l’est plutôt coincé dans l’entre porte du crime et depuis il n’a de cesse de réclamer réparation mais jamais pardon. Major à la brigade des mineurs, il côtoie la lie des pédophiles, pervers et tueurs d’enfants, ce qui n’a de cesse d’attiser sa haine originelle pour ces individus. Il a recours à des moyens et pratiques borderline. Ces pérégrinations dans le monde de la déviance sexuelle ont épuisé plus d’un coéquipier. Andreotti est ce nouveau fusible. Idéaliste du code pénal et de la procédure policière, cet aveuglement de bleu lui a couté quelques années de placard après avoir accusé la police municipale d’avoir tué un SDF.
• Dès le 1er jour de sa reprise, le voici jeté dans la fosse aux lions. Un tueur de pédophiles sème les cadavres et voici resurgir pour Nazutti des affaires classées, une mère dont la fille a été tuée et 20 ans après et harcelée par courrier et le Lounge, un lupanar pratiquant tous les jeux SM que la bonne moeur n’oserait même pas imaginer dans les pires cauchemars. Voilà le décor planté et bien planté par Antoine Chainas dans ce magnifique roman sombre, dérangeant. L’auteur ne manque pas de réussir la psychologie de ses personnages, même s’il part d’une base déjà connue : le flic limite, désabusé, revenu de tout et le jeune bleu plein de bons sentiments. Mais il serait réducteur de s’arrêter là.


• Antoine Chainas trouve sa singularité, son style dans le souci de décrypter les traits marqués de ses personnages, dans la description technico-maniaque des déviances les plus extrêmes. IL baigne et fait baigner dans l’immondice de l’âme. Il surprend, dérange, voire insupporte avec une emprise on ne peut plus forte sur son lecteur qui se s’étonne à aimer lire de telles pages. Sans être une révolution dans le polar, le deuxième roman d’Antoine Chainas a l’effet d’un bon direct que l’on prend en pleine face et face auquel on ne peut rien faire contre. »
• J’ai lu par Jean-Marc Laherrère


« Cela faisait très longtemps que je n’avais pas pris une telle claque. Nazutti est incandescent. Une boule de haine et de violence. Tous ceux qui l’approchent se brûlent. Personnages comme lecteur (et l’auteur ?). Ceci n’est pas un jugement de valeur. Je ne prétends pas que cela rend la livre meilleur ou pire que d’autres. C’est une constatation. Force est de reconnaître qu’il faut un talent immense pour arriver à un tel résultat.
Le lecteur peut soit fuir un tel livre comme la peste, soit resté scotché, fasciné, happé. Et hanté. Car on ne peut plus oublier Nazutti. Avec lui on plonge au plus sombre, au plus crade de l’âme humaine. Avec lui on explore l’envers d’une ville touristique de la côte méditerranéenne. Il est à la fois le repoussoir, le concentré de toutes les haines et généralités imbéciles, et une sorte de force, d’intégrité dure comme le silex qui fascine.
Autour de ce personnage inoubliable se tresse une intrigue beaucoup plus élaborée et serrée que dans le premier roman de Chainas ; et le portrait sans concession d’une société sans âme ni valeurs, uniquement basée sur l’apparence, la futilité, la consommation effrénée et le fric. Avec ce second roman, Antoine Chainas s’affirme comme une des voix les plus puissantes et les plus originales du polar français. A défaut d’être une des plus aimables ! »
Source : www.bibliosurf.com
Voir en ligne : http://actu-du-noir.over-blog.com/

****JARRY Isabelle---LA VOIX DES ÊTRES AIMÉS

05/11/2011 18:47 par livresentete

  • ****JARRY Isabelle---LA VOIX DES ÊTRES AIMÉS

    ****JARRY Isabelle---LA VOIX DES ÊTRES AIMÉS

    05/11/2011 18:47 par livresentete

JARRY ISABELLE

LA VOIX DES ÊTRES AIMÉS, Stock, 2011, 298 pages

Un très bon roman d’Isabelle Jarry. Un roman d’une grande profondeur, d’une grande connaissance de l’humain je dirais universel. Avec une écriture intense, touchante, profonde et sensuelle elle nous relate deux amours qui ont marqué sa vie.
Qui échappe à l’amour ? Qui peut échapper à l’amour…de l’autre et de soi ? Même l’âge et le sexe n’y changent rien. On est profondément soi- même et seul reponsable de nos sentiments. Nous sommes responsables de nos amours. Un grand roman par son universalité, son ouverture sur l’autre et l’acceptation de soi. Elle aime sans juger, sans se juger elle-même, fait preuve d’ouverture envers l’autre.
Il y a longtemps que je n’avais pas lu un roman de cette qualité d’écriture et d’intrigue. Une auteure à découvrir.

Pour en savoir davantage :
Résumé du livre
« Au début de l'été, Céleste retrouve Paul qu'elle n'a pas vu depuis quinze ans.
Il était son professeur de philosophie, elle a été sa jeune maîtresse pendant trois ans.
Paul est très malade. Se sachant condamné, il demande à Céleste de venir passer quelques jours avec lui à la campagne. Il lui demande aussi de lui raconter une histoire d'amour. Céleste lui fait le récit d'une aventure qu'elle a eue au Vietnam, des années auparavant, avec un pêcheur du nom de Hoàng. À travers cette romance que Céleste dévoile lentement, c'est leur histoire d'amour passionnée que Paul revit.
Dans la vacance et le silence des jours d'été, les deux personnages partagent un huis clos rempli des fantômes de leur amour passé. L'histoire de Céleste et Hoàng croise celle de Paul et Céleste, elle s'y compare et s'y mélange dans un jeu de miroirs où chacun cherche son lien perdu.
Dans une tension entretenue par la pression qu'exerce la maladie, la conscience du temps très court qui leur est accordé et l'intimité de plus en plus grande qui s'installe entre eux, les deux personnages sont rattrapés par l'intensité du sentiment qui les a unis. Séduction, langage de l'amour, dépendance, ruptures, passion physique, danger et excès, différence d'âge, fossé culturel, c'est autour de ces thèmes que tournent Céleste et Paul, lui en philosophe spinoziste, elle en amoureuse exaltée. « source : www.evene.fr
«
L’amour revisité au soir de la vie : tout simplement magnifique….
Paul et Céleste se sont connus et aimés passionnément il y a quinze ans ; ils se retrouvent réunis dans une maison de campagne alors que Paul est en train de mourir. Ils vont vivre plusieurs jours ensemble, l’occasion de parler de la vie et de l’amour, de leur amour.
Paul est un autre homme, diminué et fatigué par la maladie et n’est plus le professeur de philosophie séduisant et assuré qui avait séduit son étudiante, Céleste. Cette dernière n’a rien perdu de sa beauté et de sa sensualité, qui s’exprime si bien dans la chaleur des belles journées d’été. Elle devient en quelque sorte son garde-malade ; elle le soigne, le caresse de ses mains tendres et l’apaise quand la douleur revient et crispe son corps.
Entre deux crises, ils parviennent à évoquer le temps heureux de leur amour, le plaisir des corps retrouvés, l’intensité de leurs étreintes mais reviennent également sur leur rupture, déclenchée par Céleste qui ne souhaitait plus d’une relation avec un homme marié. Elle souffrira beaucoup de sa décision étant tiraillée par le désir de vivre sa vie sans dépendre d’un homme non disponible et l’envie de retrouver celui qui la rend si vivante et présente au monde.
La narration de leur histoire s’entremêle avec celle que Céleste a vécue ensuite avec un pêcheur au Vietnam, une façon de parler d’elle et de revisiter l’amour vécu avec Paul dans une sorte de miroir. Celui-là écoute avec curiosité et indulgence, car il comprend que c’est aussi de lui dont elle parle. Il est sous le charme de cette femme, qui lui donne à vivre ses derniers instants dans une paix retrouvée ; dans cette intimité, chacun se livre, remet les choses en ordre et ressent un soulagement à pouvoir exprimer ce qui ne pouvait être dit dans l’instant.
Ils prennent tous deux la mesure quinze ans après de la beauté de leur relation et la force qui s’en dégageait. Trouvent-ils dans ces retrouvailles juste du plaisir à raconter, à réinterroger le passé ou cherchent-ils à marquer d’un point final une histoire abandonnée en cours de route des années plus tôt ? Chacun trouvera sans doute sa propre réponse, dans la résonnance de son expérience personnelle.

Ce très beau texte d’Isabelle Jarry est écrit avec sensibilité et émotion, l’amour et la mort se côtoyant à chaque page. Il y a comme une sorte d’urgence à parler et à se raconter, à réparer et à vivre ce qui n’a peut-être jamais été vécu. Paul et Céleste forment un duo attachant et nous montrent que des années plus tard, il n’est jamais trop tard pour se parler en dépit des orages qui, sur le moment, nous ont laissés foudroyés et transis de froid. Ce livre est l’exemple d’une réconciliation au soir de la vie, dans une générosité et de tendresse qui nous vont droit au cœur !source : www.critiqueslibres.com

****MURONG XUECUN---OUBLIER CHENGDU

31/10/2011 14:32 par livresentete

  • ****MURONG XUECUN---OUBLIER CHENGDU

    ****MURONG XUECUN---OUBLIER CHENGDU

    31/10/2011 14:32 par livresentete

XUECUN Murong

OUBLIER CHENGDU, Éd. De l’Olivier, 2006, 381 pages

Roman réaliste sur la Chine moderne. Le thème central est le travail, l’argent et la réussite personnelle. Chen Zhong est directeur commercial, joueur de mah-jong, est amoureux de sa femme mais dragueur invétéré. Pour accéder à la réussite il doit utiliser des moyens non moralement acceptables : la corruption, l’intimidation, le chantage, les
influences efficaces de son ami Wang Lin, commissaire de police corrompu.
Le sexe joue un rôle important dans le monde des affaires et de la réussite personnelle. Chen Zhong devient un salaud car il veut gravir l’échelle sociale et obtenir la direction générale de son entreprise mais il n’est pas seul à jouer ce jeu, la concurrence est féroce, ça joue dur dans le monde des affaires car on peut y laisser sa réputation, ses gains et même risquer sa vie.
La Chine rejoint les règles du jeu de l’Occident pour accéder à la richesse, la reconnaissance d’un monde sans foi ni loi. Un bon roman écrit dans un style efficace, direct, intense.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec

Pour en savoir davantage :

« Murong Xuecun fait partie des chefs de file d'une nouvelle littérature chinoise dont on peut résumer ainsi les deux caractéristiques majeures : ses thématiques sont résolument urbaines, contemporaines et sociales, et ses auteurs ont une façon bien spécifique d'accéder à la notoriété, celle du web, la plus simple et efficace sans doute dans un pays qui pratique encore la censure. La cyber-littérature en Chine a de l'avenir.
Oublier Chengdu, publié en 2002 sur l'un des sites littéraires les plus importants du pays, a immédiatement connu un succès impressionnant et engendré nombre de discussions sur le nihilisme des grandes villes, la désincarnation des foules ou les ambitions monétaires vides de sens des nouveaux travailleurs chinois.

Oublier Chengdu raconte tout ça à la fois. Avec le développement du pays, son entrée dans le cercle des pays développés et la croissance subite de ses cités, la Chine se découvre de nouveaux horizons. Et s'adapte. Chez Chen Zong, 28 ans, directeur commercial d'une boîte modeste et personnage principal du roman, la promotion sociale, comme chez beaucoup, passe par l'argent. Pour en gagner toujours plus, tout est bon : trahisons, magouilles et autres compromis avec soi-même.
Ce qui n'arrange pas les choses dans son cas, c'est sa femme : une tendre épouse qu'il aime mais dont il ne se contente pas et qu'il trompe dès que l'occasion s'en présente. Argent et femmes sont les seules ambitions de Chen Zong. Rien à côté pour contrebalancer ces envies dévorantes : pas d'idéaux, pas d'avenir. La modernité expose ses limites. Le réveil risque d'être brutal. Devenu veule, opportuniste, égoïste et prêt à tout pour se satisfaire, Chen Zong va finalement se trouver confronté à ses pires cauchemars.
L'auteur, Murong Xuecun n'est pas un optimiste. Il se décrit comme un pessimiste sans ambitions. On peut sans doute chercher chez son personnage ses propres facettes de bon vivant. Il se présente aussi comme un touche à tout, dilettante qui écrit avant tout pour s'amuser, sans s'attendre à entrer dans la famille des belles lettres chinoises.
Il n'empêche qu'il restitue parfaitement le climat étouffant qu'il veut décrire, mêlant dans une même ville des gens de tous horizons, sans histoire, sans passé, sans repères ni perspectives. La perte de sens fait le vide de leurs existences.
Murong Xuecun témoigne en romançant les évolutions de la société à laquelle il appartient. Son succès est sans doute la meilleure preuve, s'il en fallait une, de la vérité de son texte. Internet, le meilleur vecteur de la pub littéraire aujourd'hui ? En tous cas, un bon moyen pour faire émerger ces nouvelles plumes qui viennent chatouiller là où la Chine s'égare.
Julie Coutu, source : www.chronicart.com

« Chen Zhong, vingt-huit ans, marié, cadre supérieur. Il dépense des sommes folles au jeu de mah-jong, séduit à tour de bras, rêve de devenir directeur général, profite de dessous-de-table. Il est un de ces enfants-rois, cynique, égoïste, insouciant, fruit du capitalisme chinois. Mais sa vie va basculer : sa femme, son entreprise, ses amis vont lui demander des comptes. Il va petit-à-petit perdre pied et finira par perdre la vie, au fond d’une ruelle sombre, comme un chien.
Chengdu sert de toile de fond : par petites touches, l’auteur évoque les changements, négatifs, qui l’ont affecté. C’est un roman très sombre, même si le héros est attachant : malgré sa prise de conscience tardive, je n’ai pu m’empêcher d’espérer qu’il allait s’en sortir. Il représente bien une certaine réalité chinoise : la course effrénée à l’argent a détruit les relations entre individus, la jeune génération ne semble qu’avoir pour seul repère la réussite à tout prix. Elle m’évoque un fait divers récent (Marianne du 6 août 2011) : un jeune étudiant d’un conservatoire chinois a renversé par inattention une jeune paysanne avec son véhicule. Voyant qu’elle relevait son numéro d’immatriculation, il est descendu de voiture et l’a tuée. Il n’a pas exprimé le moindre remord et a été soutenu par nombre de ces camarades.
Cette histoire pourrait se dérouler dans n’importe quel pays occidental, mais elle est d’autant plus violente ici que les changements de comportements en Chine sont récents, très rapides (après 1980) et multiples : enfants uniques, ouverture au capitalisme, industrialisation, développement des grandes agglomérations…
La société chinoise ne semble pas savoir quelle place donner à ces jeunes gens. Et ça fait froid dans le dos… »source : www.passion-bouquins.com
L’auteur :Murong Xuecun, est un écrivain chinois né en 1974.

****DELACOURT Grégoire---L'ÉCRIVAIN DE LA FAMILLE

28/10/2011 01:33 par livresentete

  • ****DELACOURT Grégoire---L'ÉCRIVAIN DE LA FAMILLE

    ****DELACOURT Grégoire---L'ÉCRIVAIN DE LA FAMILLE

    28/10/2011 01:33 par livresentete

DELACOURT Grégoire

L’ÉCRIVAIN DE LA FAMILLE, JCLattès, 2011,264 pages

Roman très sympathique par son histoire qui pourrait être ordinaire, ses personnages qui pourraient être ordinaires mais rendus touchants par le talent de Grégoire Delacourt.Genre d’histoire, de vie, de personnes qu’on pourrait connaître, côtoyer tellement c’est vraisemblable mais la vie leur réserve aussi des surprises. Tu prends ta vie en main sinon c’est la vie qui va te prendre en main et te rendre les surprises qui vont avec.
Les chapitres sont courts, le débit du récit est rapide, les événements s’enchaînent, les personnages s’attachent et se séparent aussi rapidement que les changements de température ou de saison. Somme toute, un premier roman réussi dans un style franc et spontané.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec

Pour en savoir davantage :

« Je venais d'avoir le bac de justesse.
Ma soeur avait quatorze ans, elle écoutait Sheila chanter Hôtel de la plage avec les B Devotion, allongée sur son lit. Il y avait des posters de Richard Gere et de Thierry Lhermitte sur les murs. Elle croyait au prince charmant. Elle avait peur de coucher avec un garçon, à moins qu'il ne fût le prince. Elle m'avait demandé si ça avait été bien ma première fois et j'avais répondu, d'une voix douce, oui, oui, je crois que c'était bien, et elle avait eu envie qu'on dise ça d'elle un jour, juste ça, oui, oui, c'était bien.
Et puis notre frère était entré dans la chambre, il nous avait couverts de ses ailes et nos enfances avaient disparu. A sept ans, Edouard écrit son premier poème, quatre rimes pauvres qui vont le porter aux nues et faire de lui l'écrivain de la famille. Mais le destin que les autres vous choisissent n'est jamais tout à fait le bon. Avec grâce et délicatesse, Grégoire Delacourt nous conte une histoire simple, familiale, drôle et bouleversante. « Source : www.decitre.fr 


Éditeur : Lattès 2011
Il est des destins que l’on choisit pour vous. Médecin ou avocat
de père en fils, voilà un métier prestigieux. Mais quand on fait
de vous l’écrivain de la famille, c’est une autre histoire. 
 
• « Edouard est un petit garçon du nord. Un jour, quatre rimes font de lui l'écrivain d la famille. Ce petit poème écrit à 7 ans éblouit ses parents, qui sans le savoir, font ainsi peser sur ses épaules ce « devoir », celui d'être L'écrivain de la famille, celui qui écrit, qui se fera publier et qui sait jouer des mots. Edouard va en effet écrire une histoire, celle de sa vie, de ses parents. Une histoire qu'il écrit dans sa tête, au gré des misères de la vie, du désarroi ou des petites joies de chaque jour. L'échec de ses parents se muera en l'espoir de réussite pour les enfants. Edouard, sa sœur et le petit frère, sont comme des fagots, ballotés au gré du vent de leur existence.
Il y a comme une petite musique agréable, nostalgique, un peu mélancolique, mais attachante, qui se dégage de ses pages. Les années 80, encore une fois, les souvenirs de ses années que j'ai en commun avec l'auteur, rehaussent le plaisir de la lecture. C'est un peu bête à écrire comme ça, mais j'ai ressenti de l'amour à chaque page, l'amour qu'Edouard n'a pas toujours su dire à son père, l'amour pour ce petit frère particulier, et pour toutes ces espérances, l'amour pour la vie, malgré ses poids morts. » Source : www.babelio.com


« Un livre émouvant, sur le destin que nous trace le désir des parents. Edouard enfant écrit de petits poèmes charmants et déjà tout le monde pense autour de lui qu'il aura une vie d'écrivain.
En bon fils, bon mari, au milieu de la tourmente de sa vie, il va essayer de l'écrire son livre. La séparation des parents, la mort des uns, le chagrin des autres, la vieillesse, la solitude vont sans cesse lui rappeler ce projet, ce fantasme familial. On est comme dans une mise en abîme on a l'impression de lire un livre en train de se faire et qui raconte l'histoire d'un livre en train de se faire....
Grégoire Delacourt est né en 1960, il passe les années 80, 90 au peigne de fin de sa jeunesse, quand on est dans cette tranche d'âge le dialogue s'instaure immédiatement, on retrouve ce que l'on a soit même aimé et craint dans ces années-là. Attention, larmes assurées, un livre cathartique.
Une lectrice…source : www.babelio.com

****GIACOMETTI&RAVENNE---LUX TENEBRAE

26/10/2011 15:20 par livresentete

  • ****GIACOMETTI&RAVENNE---LUX TENEBRAE

    ****GIACOMETTI&RAVENNE---LUX TENEBRAE

    26/10/2011 15:20 par livresentete

GIACOMETTI RAVENNE

LUX TENEBRAE, thriller, Fleuve noir, 2010, 411 pages

Bon roman du genre thriller-ésotérique-maçonnique. L’action de ce roman se déroule sur deux temps : au présent, de nos jours et en l’an 1368 avant J.C., du temps des Pharaons, de l’Égypte ancienne sous le règne de AKHENATON.
Si vous aimez l’histoire de l’Égypte ancienne, l’action fébrile des romans- policier avec grands frissons, la science religieuse et les croyances des francs-maçons, vous allez vous régaler car le commissaire franc-maçon Antoine Marcas mène une enquête rocambolesque sur le sujet de la réincarnation selon le mode d’emploi égyptien, remplie de péripéties invraisemblables, extraordinaires.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec

Pour en savoir davantage :

« La mort, commissaire. La mort n'est qu'une porte. Ce qu'il y a derrière, voilà le mystère ultime. C'est la seule question qui obsède l'homme depuis l'aube de l'humanité. Et cette porte, vous allez l'ouvrir, Marcas...

Été 2010. Le commissaire et franc-maçon Antoine Marcas est déclaré mort, après avoir succombé à une blessure par balle.
Mais l'histoire ne fait que commencer.
Car par-delà sa propre mort, Marcas va mener la quête la plus incroyable qui lui ait été donné de vivre depuis son initiation maçonnique. Une expérience absolue qui a vu le jour il y a plus de trois mille ans...

De l'Égypte d'Akhénaton aux Expériences de Mort Imminente en passant par l'origine cachée de la franc-maçonnerie, découvrez le nouveau Giacometti et Ravenne : un thriller initiatique au coeur des ténèbres. »
source :www.fleuvenoir.fr
La mort de Marcas

« Le bouquin lui-même est entouré d'une bandelette avec la mention Et si la mort n'existait plus ?Comme d'habitude, les auteurs - membres de la Ligue de l'Imaginaire - nous font voyager dans le temps puisque les faits sur lesquels enquête Marcas aujourd'hui ont pour origine des évènements qui se sont produits dans la vallée du Nil en 1368 avant Jésus-Christ, particulièrement dans l'entourage du pharaon Akhénaton, celui qui imposera la culte du disque solaire Aton. La méthode est éprouvée et ces sauts temporels vous donnent envie de tourner les pages (les Américains qualifient ce type de livre de turnpager).

Mais puisqu'il était question d'Egypte va-t-on voir le commissaire Marcas démêler l'écheveau des "Rites égyptiens" (il y a là matière à enquête!) ? Pas du tout puisque l'enquête démarre sur une affaire de trafic d'antiquités qui va basculer lorsque Marcas sera abattu et déclaré décédé. Mais cette mort est-elle une fin? Marcas ne va-t-il pas revenir à la vie? Avec quels souvenirs de ce passage dans l'au-delà, de cette expérience de mort imminente (near death experience) ?

Et la Franc-Maçonnerie dans tout cela ? En début de livre notre commissaire s'en va assister à une Tenue et fait part de l'ambiance des agapes. Certains s'y retrouveront lorsqu'il évoquera l'existence de frères casse-burnes. Plus fondamentalement, les auteurs opèrent des rapprochements entre ces voyages dans la mort et les voyages initiatiques. Et ils vont jusqu'à formuler une hypothèse (romanesque certes, mais bien tournée) quant à l'origine de la Franc-Maçonnerie.

Est-ce un grand cru marcassien ? Les fans déçus par le trop court et inachevé In Nomine devraient ici trouver leur salaire. Notons quand même qu'In Nomine n'a pas été tout à fait inutile puisqu'il a contribué à établir le portrait du frère obèse et à traçer les lignes de son Rucher, un service de collecte d'informations créé par des Francs-Maçons (il s'agit bien d'une invention littéraire). A propos du frère obèse, on relèvera que les auteurs lui font lire un mensuel spécialisé dont la couverture racoleuse à souhait porte la mention Où se cachent les journalistes francs-maçons?

Un bouquin à amener en vacances ou à s'offrir en cadeau solsticial, en hommage à Aton.source :www.hiram.be

« Pour le commissaire franc-maçon Antoine Marcas, ce n'était qu'une petite perquisition sans danger dans une association soupçonnée de trafic d'antiquités égyptiennes, alors pourquoi ne pas profiter de son séjour pour rendre une visite à ses frères, dans une loge d'Avignon? Mais le jour venu, tout foire et Marcas se retrouve avec une balle dans la tête. Arrivé de l'autre côté du miroir, il va rencontrer une femme d'une beauté émouvante qui se plaint de ne pouvoir trouver le repos éternel puisqu'elle a été assassinée.

Mais, comme souvent dans les œuvres de Giacometti et Ravenne, l'action nous plonge dans l'histoire, et ici c'est à l'époque du pharaon Aménophis IV et aux origines du monothéisme que le roman nous transporte.

Comme à l'accoutumée chez ces auteurs, on assiste à un contrepoint serré entre le passé et le présent, et l'expérience aux frontières de la mort du pharaon qui le conduira à réformer la religion égyptienne se révèle extrêmement proche de celle de Marcas. Sans le savoir, Akhenaton sera, conduit par les circonstances, à l'origine de la fraternité maçonnique.

Bien sûr, ce livre n'est qu'un polar et n'a pas d'autre prétention que de nous divertir. Aux antipodes de certains auteurs qui prétendent nous livrer des secrets "avérés", Giacometti et Ravenne se sont amusés à imaginer l'histoire, et comme disent les Italiens, si ce n'est pas vrai, c'est bien inventé! »
Source :www.critiqueslibres.com

CONNOLLY Jphn----L'EMPREINTES DES AMANTS ***

21/10/2011 21:57 par livresentete

  • CONNOLLY Jphn----L'EMPREINTES DES AMANTS ***

    CONNOLLY Jphn----L'EMPREINTES DES AMANTS ***

    21/10/2011 21:57 par livresentete

CONNOLLY John

L’EMPREINTE DES AMANTS, presses de la cité, 2009, 345 pages

Bon roman du genre-thriller si vous aimez le genre ésotérique, les morts vivants, superstitions, enquête très bien menée. Des meurtres spontanés dont on découvre de fil en aiguile les raisons et les liens…Si le genre vous plaît, on trempe dans son jus jusqu’à la fin.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec

Pour en savoir davantage :

« L'enquête la plus personnelle de Charlie " Bird" Parker, au coeur de ses origines.
Charlie Parker n'a que quinze ans lorsque son père, policier, se donne la mort après avoir abattu un couple d'adolescents dans une voiture. Cette tragédie, jamais expliquée, n'a cessé de hanter Bird Ayant perdu sa licence de détective privé, il décide d'employer son temps libre à faire la lumière sur son histoire familiale, et se rend dans l'Etat de New York, sur les lieux de son adolescence, afin d'interroger les anciens collègues de son père.
En fouillant dans son passé, Charlie va réveiller certains fantômes qui sont tout sauf bien intentionnés... « source : www.decitre.fr

« Je découvre Parker avec le dernier en date et je suis clairement encouragé à lire les précédents tant l'intrigue est intéressante et ce Parker charismatique. Alors même si le paranormal n'est pas trop ma came (et y a une place non négligeable) et que le style plutôt classique ne m'a pas totalement emballé, le tout donne une lecture accrocheuse qui donne un bon goût de reviens-y. »
un lecteur…www.critiqueslibres.com

Du paranormal chez Charlie Parker
« Un nouveau roman original de la part de Connolly.
Charlie "Bird" Parker a perdu sa licence de privé. Il travaille dans un bar et pendant son temps libre enquête sur le suicide de son père, survenu après avoir tué un couple de jeune gens.
C'est là que le paranormal survient.
Après son précédent roman - Les anges de la nuit - où on découvre la "jeunesse" de son ami Louis, c'est au tour de Parker de découvrir d’où il vient vraiment, et là, grosse surprise.....
A vous de le découvrir à votre tour.......
Je recommande sa lecture, ainsi que tout les autres romans avec Parker, et si possible lisez-les dans l'ordre de parution. On retrouve beaucoup de personnages dans ses romans, et notamment le Collectionneur........ » www.critiqueslibres.com
Free_s4

****CLAVEL Bernard---LE SOLEIL DES MORTS, roman historique

14/10/2011 14:52 par livresentete

  • ****CLAVEL Bernard---LE SOLEIL DES MORTS, roman historique

    ****CLAVEL Bernard---LE SOLEIL DES MORTS, roman historique

    14/10/2011 14:52 par livresentete

BERNARD CLAVEL

LE SOLEIL DES MORTS, 1998, Albin Michel, 592 pages

Un grand roman de Bernard Clavell dans un style brillant, éclatant, poli. J’en ai beaucoup appris sur les deux guerres mondiales, leurs tenants et aboutissants, les conditions effroyables des soldats, le manque de ressources, le peu de valeur de la vie humaine en temps de guerre. Roman touchant, d’un grand réalisme, d’une grande sincérité. Roman du genre historique très réussi par un maître du genre.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec

Pour en savoir davantage : par l’éditeur
Auteur(s) : Bernard Clavel
« Charles Lambert est une force de la nature. Il a l'âme et le cœur vaillants, et comme les chênes de sa forêt natale du Jura, il ne plie jamais. À l’aube du XXe siècle, cet orphelin n’a pour trésor que les souvenirs de sa grand-mère, et pour avenir son engagement dans l’armée de métier. C’est là, au milieu de ses compagnons de mauvaise fortune, au travers des conflits effroyables qui jalonnent cette époque, qu’il sera totalement lui-même : courageux jusqu’à l’aveuglement, opiniâtre jusqu’à la mort, impitoyable pour tous et pour lui-même afin d’exorciser ses terreurs d’enfant.

Figure anonyme et pourtant emblématique du petit peuple de France, il a la noblesse et la générosité de ceux qui, sans faire de bruit, défendent des valeurs immémoriales. Il fallait le talent puissant et singulier de Bernard Clavel pour chanter cette gloire des humbles qu’il a fréquentés de si près. Clavel le passionné, l’insoumis et l’homme de cœur qui, sous ce Soleil des morts, nous fait crier aux horreurs de la guerre, respirer l’air pur des rives de la Loue, sourire au bonheur simple de l’amour comme de l’amitié, et traverser cinquante ans de notre histoire avec un authentique et fraternel compagnon.

Un livre d’homme, tout entier illuminé par un merveilleux visage de femme : celui de Pauline, la compagne d’une longue existence que Bernard Clavel, en faisant revivre le souvenir intime, vibrant et en même temps universel, de celui qui fut son oncle, a rendue inoubliable. » source :www.albin-michel.fr

« Une vie, droite.

On me l’avait passé en parlant du chef d’oeuvre de Bernard Clavel. Un bien beau Clavel, c’est vrai. Tout l’univers de Clavel est là, dans ce gros ouvrage. La ruralité du début du 20ème siècle, le Jura, des âmes droites, la guerre, la grande et les autres, …
L’histoire commence en 1887. Charles Lambert, que B. Clavel va passer à la loupe au fil des 592 pages jusqu’à la fin dudit Lambert, enfant élevé par sa grand-mère, voit son instituteur proposer sa mise en apprentissage afin d’aider sa grand-mère à subvenir aux besoins.
On verra successivement Charles Lambert se déployer tel une chrysalide, rosser un malfaisant et se comporter tel qu’on voudrait que nos enfants …, voir arriver la guerre de 1914 avec l’espoir de venger son grand-père tué par les allemands pendant la précédente guerre, connaître l’amour pour sa femme, la carrière militaire dans les colonies, la vie rangée de celui qui cherche à s’élever au dessus de sa condition, les heurts et malheurs d’une vie qui se respecte, le chaos d’une nouvelle guerre et les suites pas toujours belles de la dite guerre.
Nous sommes dans un Clavel. Les bons ne font pas semblant d’être bons. Ils le sont jusqu’à leur extinction. Les méchants finissent en général mal, comme on aimerait que ça arrive dans la vraie vie. Ce n’est pas gnan-gnan pour autant. Grace, entre autres, à la belle écriture de Clavel, qui pourrait, parfois, nous faire prendre des vessies pour des lanternes
C’est qu’il écrit bien le B. Clavel. Que ce soit dans les descriptions de la Nature, le traitement psychologique de ses héros (très cohérent, toujours), les scènes de guerre (très crédibles, bien horribles, comme en vrai quoi !), un certain anticléricalisme rigolard et le sentiment amoureux entre êtres droits, Charles et Pauline. Tout Clavel est dans le respect de cette droiture entre les êtres.
»source : www.critiqueslibres.com

****CHATTAM Maxime---LE REQUIEM DES ABYSSES

06/10/2011 14:41 par livresentete

  • ****CHATTAM Maxime---LE REQUIEM DES ABYSSES

    ****CHATTAM Maxime---LE REQUIEM DES ABYSSES

    06/10/2011 14:41 par livresentete

CHATTAM Maxime

LE REQUIEM DES ABYSSES, roman, Albin Michel, 454 pages

Roman du genre thriller très réussi avec le style remarquable de Chattam qui nous tient en haleine par des détails, des éléments de science et de criminologie très pertinents.J’ai beaucoup apprécié la progression des drames et l’intensité des éléments de preuve apportés par l’auteur Guy de Timée qui s’implique corps et âme dans ses enquêtes. J’ai trouvé excessif certaines descriptions de scène de carnage surtout sur des familles entières.
On retrouve Chattam en grand contrôle de ce roman avec son style intense de dramaturge exceptionnel.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec

Pour en savoir davantage :

« Pour oublier le criminel qui a terrorisé Paris lors de l’Exposition universelle de 1900 et se remettre de leurs aventures, l’écrivain Guy de Timée et Faustine, la belle catin, se sont réfugiés au château d’Elseneur dans le Vexin. Mais là, dans une ferme isolée, une famille est assassinée selon une mise en scène macabre, alors que l’ombre d’une créature étrange rode dans les champs environnants…
Guy, dans sa soif de comprendre le Mal, de le définir dans ses romans, replonge dans ses vieux démons, endossant à nouveau ce rôle de criminologue, qui le conduit peu à peu, comme un profiler avant la lettre, à dresser le portrait du monstre. Pendant ce temps, à Paris, les momies se réveillent, les médiums périssent étrangement et les rumeurs les plus folles se répandent dans les cercles occultes… »source : www.livre.fnac.com

"Le Requiem Des Abysses" est la suite directe de "Léviatemps". Comme l'auteur l'a dit sur son blog perso, et comme il le dit en avant-propos, ne lisez pas ce livre si vous n'avez pas lu "Léviatemps", car vous n'aurez que la moitié du plaisir de la lecture (ça, c'est moi qui le rajoute).

C'en est vraiment la suite directe, ça se passe en 1900, on y retrouve Guy De Timée, écrivain amateur de crimes (pour un roman noir qu'il peine à écrire) et Faustine, prostituée énigmatique dont Guy est épris. Tous deux, après les évènements tragiques et violents du premier tome, se sont retirés dans un château du Vexin, Elseneur, château appartenant à Maximilien Hencks, chasseur professionnel et relation de Guy (le nom du château, et du gardien du château - Yorick - font évidemment penser à une fameuse pièce de Shakespeare), non loin de Magny-en-Vexin et La Roche-Guyon.

Un jour, une famille entière est massacrée, horriblement, selon une sorte de rituel fou et sanguinaire. Guy, interloqué par ce crime atroce, décide d'enquêter, au grand dam de Faustine, qui aspire à un peu de répit, de repos, de calme. Rapidement, Guy estime que le tueur, qu'il appelle Croquemitaine d'après des indices trouvés sur la scène du crime, n'est pas banal.
Parallèlement, à Paris, entre momies disparaissant des musées et spirites se faisant étrangement tuer, il se passe aussi d'étranges choses, de bien sinistres choses.
Pour Guy et Faustine (mais surtout Guy), rescapés de la folie d'Hubris, qu'ils ont tué, l'enfer n'est pas fini...

Point positif de ce roman : il est nettement, mais alors nettement meilleur que "Léviatemps", c'est même le meilleur Chattam depuis "La Promesse Des Ténèbres", voir depuis "Les Arcanes Du Chaos". Le suspense est à son comble, les personnages, attachants, existent, on prend plaisir à retrouver Guy et Faustine (un lien entre eux et le couple Joshua/Juliette de "L'Âme Du Mal" existe, saurez-vous le trouver ? - un autre lien avec ce roman existe, via le nom du médecin, Faulsôme, qui fait penser à celui de la légiste, Folstom). Niveau glauque, on est servi, les crimes sont atroces, les descriptions aussi, l'ambiance est au rendez-vous. » source : www.critiqueslibres.com