GOLDEN Arthur---GEISHA

01/03/2012 20:03 par livresentete

  • GOLDEN Arthur---GEISHA

    GOLDEN Arthur---GEISHA

    01/03/2012 20:03 par livresentete

 

GOLDEN ARTHUR

GEISHA, J.C. Lattès, 1999, 2006

 

J’ai beaucoup apprécié la lecture de ce roman car je connaissais peu de choses sur la vie des geishas et que le personnage est tellement réel que j’ai lu ce livre avec avidité.

J’ignorais la dualité entre les geishas, la méchanceté de certaines face à des rivales, la complexité et le rôle des différents membres qui gravitent auteur d’elles.

 

« Ce livre nous fait plonger dans un univers totalement différent du nôtre et nous fait découvrir la vraie définition du mot geisha, totalement différente de celle que l'on croit : « prostituée japonaise ».

 

résumé du livre

« Sous la forme des mémoires d'une célèbre geisha de Kyoto, un grand roman sur un univers secret et étonnant, où les apparences font loi, où les femmes sont faites pour charmer, où la virginité d'une jeune fille se vend aux enchères et où l'amour doit être méprisé comme une illusion. Une petite fille de neuf ans, aux superbes yeux gris bleu, tels ceux de sa mère qui se meurt, est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de geishas : ainsi commence l'histoire de Sayuri dans le Japon des années 30.

www.evene.fr

 

« J'ai trouvé ce roman fantastique. Grâce à lui, on découvre l'univers très fermé des Geishas (que je ne connaissais pas). Dans ce livre, l'auteur n'exprime pas seulement le fonctionnement de la société japonnaise et la vie d'une Geisha, mais aussi cette vie de femme objet qui est faite de joie et de beaucoup de souffrances.

Je trouve que c'est important de savoir que, malgré le prestige d'être une grande Geisha, d'être admirée et demandée, les Geishas n'en demeurent pas moins des femmes qui aspirent à d'autres espoirs, que leur condition de Geisha leur interdit.

C'est vraiment un très grand livre, mais n'oublions pas qu'il repose sur des bases réelles. Les geishas ont existé et certaines existent encore aujourd'hui. « www.guidelecture.com

Aylinn

Gilles LAGROIS, Auclair, Québec

ARSAND Daniel---UN CERTAIN MOIS D'AVRIL À ADANA

01/03/2012 13:59 par livresentete

  • ARSAND Daniel---UN CERTAIN MOIS D'AVRIL À ADANA

    ARSAND Daniel---UN CERTAIN MOIS D'AVRIL À ADANA

    01/03/2012 13:59 par livresentete

ARSAND Daniel

UN CERTAIN MOIS D’AVRIL, Flammarion 2011, 369 pages

 

Vous voulez connaître les événements qui entourent le génocide des Arméniens au début du XXième siècle, ce roman en relate les faits, les raisons religieuses et sociales, les causes, les cruautés, les personnages principaux.

Écrit dans un style à la fois poétique et éditorial ce roman nous touche, nous bouleverse

car nul n’est épargné tellement la haine est grande et les autorités inactives, immobiles, indolentes  face au véritable carnage des Arméniens.

Roman touchant, réaliste décrivant un peuple jadis puissant jouissant d’une grande culture, d’un certain empire économique aux prises avec la haine et l’extermination voire  un véritable massacre.

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

   

·Par PatrickLedot

 

« Des anciens marmonnent qu'il n'est pas un agneau qui ne désire être un loup. C'est écrit dans le ciel. » La sentence tombe dès le début du roman de Daniel Arsand, plus encore, elle se fige pour l'éternité. Commence alors le récit de la haine ensevelie entre Turcs et Arméniens dont nous connaissons l'issue tragique. « Qui mutera le loup en agneau ? » Là est la problématique de ce magnifique et terrible roman. La montée en puissance de l'intolérance et de la violence, tout le destin d'une ville, Adana, vouée à sa perte réinventés par l'auteur à travers ses personnages dans une langue, comme à l'habitude, très belle. « Plus de roses ni de colombes dans le ciel. Ce qui était de pierre se changeait en paille ».www.babelio.com

 

 

« Avril 1909. Nous sommes en Turquie, à Adana, au sud du pays. Adana, ses champs de coton, la plaine de Cilicie, le fleuve Saros, la mer Méditerranée à trente kilomètres de là. Qui aurait pu prévoir que des massacres ravageraient cette terre ? Quelle folie saisit les étudiants turcs, ces fanatiques du parti Union et Progrès ? Aucune union en vérité, aucun progrès. Vahan Papazian, fuyant Constantinople, retrouve sa famille et vit dans la crainte du quotidien, de cette atmosphère qui progressivement, de soupçons en preuves irréfutables, tourne au cauchemar. L'horreur s'installe, le génocide arménien est à l'œuvre. Face à cela, au milieu des autres personnages forts du roman, Vahan incarne la figure du messager, de l'ami, celui qui serait le plus à même de réconcilier les deux civilisations.

Un roman splendide qui questionne l'intolérance et sa fureur »

www.livre.fnac.com

« Adana, ville de Cilicie en Turquie. Avril 1909. Les Turcs et les Arméniens s'opposent mais où se situent les différences : "Le trottinement d'une bête abolit la vision, ou l'en détourna. De même qu'un chuintement dans les feuillages, une brise, un oiseau. L'animal invisible est plus qu'un animal - un univers qui chuchote ses mystères. Mais qui peut les interpréter ? Hovhannès découvrit un ru, y but son eau amère. On aurait pu prendre cette haute carcasse virile qu'était l'apprenti charpentier pour celle d'Isfandiar. Dans la nuit, qui est turc, qui est arménien, qui est qui ? Il but, il but, puis pissa sur l'obscurité à ses pieds."
Daniel Arsand nous conduit au cœur de cette ville quelques jours avant les massacres pour y découvrir les habitants dans leur vie quotidienne.

L'ancien royaume arménien était aboli depuis près de cinq siècles. L'Empire ottoman agonisait selon certains qui affirmaient : "Les Turcs, et en particulier les membres du parti Union et Progrès, qui s'imposait, qui réduisait peu à peu le sultan à un fantoche, en affirmant donc que les Turcs haïssaient les chrétiens les accusaient de vouloir reconquérir leur puissance d'autrefois."

Ce roman présente différents parcours de vie. Les chapitres très courts passent d'un personnage à un autre, d'une famille à une autre. Les vies se croisent et s'entrecroisent comme dans tous les lieux où différentes communautés cohabitent. Peu à peu, nous sentons, comme les personnages, que la haine monte et va éclater au grand jour dans un massacre prévisible mais auquel l'on ne veut pas croire tant l'on pressent qu'il sera horrible. Diran Mélikian le poète, Atom Papazian l'orfèvre, Vahan Papazian le neveu qui revient de Constantinople chargé d'un lourd secret, Yessayi Zénopian le médecin qui va brutalement changer le cours de sa vie, Toros Véramian, l'avocat… nous permettent de mieux saisir les perceptions individuelles de chacun, leurs analyses de la situation qui se prépare et avec eux d'entrevoir les rivalités politiques et de pouvoir. Parfois le conflit naît de rumeurs, parfois de faits réels comme un viol, parfois de deux jeunes qui s'aiment mais le jeune homme est Turc et la jeune fille Arménienne, une honte pour les deux familles.

L'explosion de la haine larvée commence par petites touches comme un volcan qui gronde et qui lance des gerbes de feu avant le ravage final. L'inquiétude monte et les phrases très courtes de Daniel Arsand claquent comme les coups de pistolet des premiers combats.

L'amitié forte résiste aussi malgré les raisons de se haïr et les solidarités vont émerger au milieu des atrocités des massacres : L'officier de gendarmerie de Nadjarli, Toplama Oghlou, sauva la vie de cent trente-cinq saisonniers en les cachant dans sa vaste demeure. Son père parla en arménien à un Arménien. Façon de lui prouver son respect. L'officier distribua à ses protégés des figues sèches, des jarres de lait de brebis, de la viande boucanée. Il se réjouit de les voir dévorer et boire. À l'aube il demanda à ses fils d'accomplir l'impossible pour que ces hommes soient encore vivants demain, après-demain et au-delà. Ses fils promirent et tinrent parole.
L'instinct de vie émerge malgré l'horreur.

La construction du roman par éclats qui passent d'un personnage à l'autre, d'une famille à l'autre, l'écriture poétique par moments, elliptique et saccadée à d'autres, créent une très belle harmonie pour rendre toutes les émotions, de l'espoir à la crainte, de la peur à la terreur pour revivre ce moment terrible de l'histoire turque et arménienne que certains auraient aimé pouvoir gommer pour ne pas avoir à affronter la honte de ce qu'ils ont osé faire.

Un moment très fort qui ne peut laisser le lecteur indifférent. L'écriture fluide nous porte jusqu'au terme de ce texte que nous ne pouvons lâcher une fois commencé. »

 

Adana, ville de Cilicie en Turquie. Avril 1909. Les Turcs et les Arméniens s'opposent mais où se situent les différences : "Le trottinement d'une bête abolit la vision, ou l'en détourna. De même qu'un chuintement dans les feuillages, une brise, un oiseau. L'animal invisible est plus qu'un animal - un univers qui chuchote ses mystères. Mais qui peut les interpréter ? Hovhannès découvrit un ru, y but son eau amère. On aurait pu prendre cette haute carcasse virile qu'était l'apprenti charpentier pour celle d'Isfandiar. Dans la nuit, qui est turc, qui est arménien, qui est qui ? Il but, il but, puis pissa sur l'obscurité à ses pieds."
Daniel Arsand nous conduit au cœur de cette ville quelques jours avant les massacres pour y découvrir les habitants dans leur vie quotidienne.

L'ancien royaume arménien était aboli depuis près de cinq siècles. L'Empire ottoman agonisait selon certains qui affirmaient : "Les Turcs, et en particulier les membres du parti Union et Progrès, qui s'imposait, qui réduisait peu à peu le sultan à un fantoche, en affirmant donc que les Turcs haïssaient les chrétiens les accusaient de vouloir reconquérir leur puissance d'autrefois."

Ce roman présente différents parcours de vie. Les chapitres très courts passent d'un personnage à un autre, d'une famille à une autre. Les vies se croisent et s'entrecroisent comme dans tous les lieux où différentes communautés cohabitent. Peu à peu, nous sentons, comme les personnages, que la haine monte et va éclater au grand jour dans un massacre prévisible mais auquel l'on ne veut pas croire tant l'on pressent qu'il sera horrible. Diran Mélikian le poète, Atom Papazian l'orfèvre, Vahan Papazian le neveu qui revient de Constantinople chargé d'un lourd secret, Yessayi Zénopian le médecin qui va brutalement changer le cours de sa vie, Toros Véramian, l'avocat… nous permettent de mieux saisir les perceptions individuelles de chacun, leurs analyses de la situation qui se prépare et avec eux d'entrevoir les rivalités politiques et de pouvoir. Parfois le conflit naît de rumeurs, parfois de faits réels comme un viol, parfois de deux jeunes qui s'aiment mais le jeune homme est Turc et la jeune fille Arménienne, une honte pour les deux familles.

L'explosion de la haine larvée commence par petites touches comme un volcan qui gronde et qui lance des gerbes de feu avant le ravage final. L'inquiétude monte et les phrases très courtes de Daniel Arsand claquent comme les coups de pistolet des premiers combats.

L'amitié forte résiste aussi malgré les raisons de se haïr et les solidarités vont émerger au milieu des atrocités des massacres : L'officier de gendarmerie de Nadjarli, Toplama Oghlou, sauva la vie de cent trente-cinq saisonniers en les cachant dans sa vaste demeure. Son père parla en arménien à un Arménien. Façon de lui prouver son respect. L'officier distribua à ses protégés des figues sèches, des jarres de lait de brebis, de la viande boucanée. Il se réjouit de les voir dévorer et boire. À l'aube il demanda à ses fils d'accomplir l'impossible pour que ces hommes soient encore vivants demain, après-demain et au-delà. Ses fils promirent et tinrent parole.
L'instinct de vie émerge malgré l'horreur.

La construction du roman par éclats qui passent d'un personnage à l'autre, d'une famille à l'autre, l'écriture poétique par moments, elliptique et saccadée à d'autres, créent une très belle harmonie pour rendre toutes les émotions, de l'espoir à la crainte, de la peur à la terreur pour revivre ce moment terrible de l'histoire turque et arménienne que certains auraient aimé pouvoir gommer pour ne pas avoir à affronter la honte de ce qu'ils ont osé faire.

Un moment très fort qui ne peut laisser le lecteur indifférent. L'écriture fluide nous porte jusqu'au terme de ce texte que nous ne pouvons lâcher une fois commencé. »

www.encres-vagabondes.com       Brigitte Aubonnet (29/08/11)

VIGAND Philippe---LÉGUME VERT

28/02/2012 18:19 par livresentete

  • VIGAND Philippe---LÉGUME VERT

    VIGAND Philippe---LÉGUME VERT

    28/02/2012 18:19 par livresentete

VIGAND Philippe

LÉGUME VERT, 2011, Éd. Anne Carrière

 

Résumé

« Atteint du locked-in syndrom depuis 20 ans, l'auteur est paralysé des pieds à la tête. Privé de l'usage de la parole, il s'exprime par battements de paupière. Il dicte ses récits qui sont à la fois drôles ou savoureux, grinçants ou émouvants. Il n'est pas du genre à s'apitoyer sur son sort car il garde ses forces pour épingler ses travers ... et les nôtres.

Quatrième de couverture

«Ce livre est une sorte de journal de bord d'un type qu'on prend trop souvent pour un légume et qui ne trouve pas ça très flatteur. Et puis, en ces temps de fièvre écolo, le type se dit que, finalement, il consent à être un légume. Pourvu qu'il soit vert. Parce que c'est bon pour la santé.»

Atteint du locked-in syndrom (ou syndrome de l'enfermement) depuis vingt ans, Philippe Vigand est paralysé des pieds à la tête. Privé de l'usage de la parole, il ne peut s'exprimer que par battements de paupières.

Le handicap est (très) lourd, mais le cerveau intact, l'esprit vif, le regard aigu, l'humour corrosif... Et cela donne un livre tonique et décapant. »www.laprocure.com

« Mon avis :www.un-point-de-vue.fr

« C’est une grande admiration pour ce Monsieur Philippe Vigand que je porte après avoir terminé son bouquin. Je ne peux qu’admirer sa force de caractère et son courage, car oui, même s’il déteste que l’on ait pitié de lui où que l’on s’apitoie sur son « sort », je trouve qu’il faut avoir une grande force de caractère et un amour inconditionné pour la vie pour pouvoir avoir une telle dérision de son handicape.  Et j’avoue que j’ai déjà eu un jour à me poser la question de savoir comment il fallait regarder une personne lourdement handicapée, quelle attitude adoptée, je pense que c’est une réaction humaine mais certainement maladroite et son livre nous éclaire un peu.

C’est une belle leçon de vie qu’il nous donne et les situations décrites sont parfois tristes où déroutantes mais il les décrit avec tellement d’humour qu’il arrive à nous faire réfléchir sur la vie.

Philippe Vigand consent à être un « légume » pourvu qu’il soit vert parce que c’est bon pour la santé. »www.un-point-de-vue.fr

 

« Le narrateur n'a plus que sa tête, ses yeux et ses paupières qui fonctionnent. Prisonnier de son corps, il met tout en oeuvre (et sa famille aussi) pour que la vie continue, il relève tous les défis et Dieu sait qu'il y en a énormément dans son état. Avec beaucoup d'ironie, il nous raconte sa vie de tous les jours, ses déboires qu'il tourne en dérision, ses peurs, sa rage de vivre et son amour pour les siens.
C'est une admirable leçon de courage et de volonté. En plus on a sincèrement l'impression qu'il se délecte de chaque instant.
Très vite lu, ce livre nous fait découvrir que le handicap même s'il est mal vu en France n'est pas forcément une exclusion pour peu qu'on soit bien entouré et surtout aimé très fort. » www.babelio.com.....un lecteur

« Très belle leçon de vie d'un homme atteint depuis 20 ans d'un célèbre syndrome, bien que rare ; même syndrome que l'auteur de "le scaphandre et le papillon".
Comment faire comprendre que l'on est vivant, avec toute sa tête, lorsque plus rien ne bouge à part les paupières ?
Comment dire toutes les complications de la vie courante avec ce handicap ?
Ce légume (qui préfère être un Légume vert car s'il est vert, il est encore vivant !) se raconte avec humour. »www.babelio.com

Gilles LAGROIS, Auclair, Québec

PENNY Louise---LE MOIS LE PLUS CRUEL

28/02/2012 17:51 par livresentete

  • PENNY Louise---LE MOIS LE PLUS CRUEL

    PENNY Louise---LE MOIS LE PLUS CRUEL

    28/02/2012 17:51 par livresentete

LE MOIS LE PLUS CRUEL, Flammarion, 2011

LE MOIS LE PLUS CRUEL

Louise Penny, chez Flammarion Québec, 432 pages
« Depuis que la série Armand Gamache enquête est traduite en français chez Flammarion Québec, la cote de popularité de la Canadienne Louise Penny ne cesse de grimper de roman en roman. Une belle preuve d'amour, car, d'ordinaire, seul le premier volet de toute nouvelle série mise en marché suscite pareil engouement. Avec Le mois le plus cruel, l'inspecteur-chef Armand Gamache se rend ainsi pour la troisième fois à Three Pines, un sympathique village des Cantons-de-l'Est qui est hélas loin d'être aussi paisible qu'il n'en a l'air puisqu'une autre de ses habitantes y trouvera la mort. Un thriller si bien mené qu'on attend déjà avec impatience le quatrième volet, promis pour janvier. »www.canoe.com

 

LOUISE PENNY

Flammarion Québec

2011, 431 pages

EN RÉSUMÉ:

« Durant le week-end de Pâques, le village de Three Pines s'anime le temps d'une grande chasse aux oeufs.  Lorsqu'une étrangère ayant le don de communiquer avec les esprits s'installe au gîte d'Olivier, sa présence éveille la curiosité.  Une soirée de spiritisme est organisée dans la vieille maison abandonnée des Hadley.  La séance destinée à libérer la demeure du mal qu'elle recèle est tragiquement interrompue par la mort d'une participante.  Morte de peur, vraiment ?  C'est ce qu'Armand Gamache, l'inspecteur-chef de la Sûreté du Québec, va devoir découvrir en revenant dans les Cantons-de-l'Est avec son équipe.  Alors que le printemps explose de vie, le mal, lui, reste tapi dans l'ombre et Gamache le sait mieux que quiconque.

MON HUMBLE AVIS:

« Un roman que j'ai lu lors de la rentrée scolaire ..... car j'ai un coup de coeur très particulier pour les livres de Louise Penny .... alors je me suis dit que ce troisième titre traduit en français m'aiderais à passer au travers du stress de la rentrée...

Mais je me suis grandement trompée !!!

J'aurais mieux fait de garder ce roman d'atmosphère pour une longue soirée d'automne bien installée au coin du feu avec une tasse de thé réconfortante ..... pour bien apprécier l'oeuvre de cette auteure je crois qu'il faut être dans un état d'esprit prédisposée .... si on s'attend à un roman policier et de suspens qui va de rebondissements en rebondissements nous risquons d'être déçu .... si nous le lisons au travers d'un quotidien étourdissant et seulement quelques pages par ci par là .... la magie opère moins à mon avis ....

Je crois que la  première partie du volume m'a moins plu pour la seule et unique raison que je n'étais pas dans de bonnes prédispositions pour en savourer toute la richesse des dialogues, de la description des si beaux paysages entourant le petit village de Three Pines .... par contre la deuxième partie du roman m'a touché et emballé autant que les deux premiers volumes !! Lu à la campagne durant un week-end pluvieux .... confortablement installé près de la fenêtre donnant sur la forêt avoisinante ..... toute en couleur !!  Et là j'ai pu enfin retrouver avec plaisir chaque personnage du roman comme de bons vieux amis .... retrouver les mêmes lieux de prédilection: le gîte, le bistro, la maison des Hadley, le village, le parc, la librairie.... et je me suis laissé imprégner à nouveau complètement par l'atmosphère du roman et j'ai pu savourer chaque mots jusqu'à la fin !!!  Un livre que je relirai sûrement un long week-end de congé bien installée à la campagne !!

Nous retrouvons les forts sympathiques aubergistes Olivier et Gabri, le couple d'artistes Clara et Peter, la célèbre poétesse Ruth Zardo, Myrna la libraire colorée, Armand Gamache toujours aussi charmant et débonnaire .... nous ferons aussi  plus ample connaissance avec sa femme, et bien sûr toute l'équipe d'enquêteurs .... l'agente Nicholétant toujours de l'équipe mais pour encore combien de temps ?? Seul Armand Gamache le sait !!

L'histoire se déroule le long week-end de Pâques .... et commence par une fort sympathique chasse à l'oeuf dans le parc du village:

"Tout autour, des villageois se promenaient avec leurs paniers d'oeufs colorés, à la recherche de la cachette parfaite.  Assise sur un banc au milieu du parc, Ruth Zardo, lançait des oeufs à l'aveuglette, mais visait parfois pour atteindre quelqu'un à la nuque ou au postérieur.  "Elle vise incroyablement juste pour une vieille aussi folle", se dit Clara" p. 9

Le printemps est à leur porte et tout semble aller pour le mieux au coeur du village et de la communauté... jusqu'à l'arrivée de Jeanne Chauvet ... cette médium venu en week-endde repos au gîte d'Olivier.  Lequel lui demande tout innocament  d'animer une soirée de spiritisme à l'Auberge.  En ce vendredi saint plusieurs villageois se réunissent  pour tenter de parler aux esprits ..... et décident  de récidiver à nouveau dans la vieil maison des Hadley.... cette maison aux mûrs délabrés et  à l'âme aussi noire qu'un corbeau .... qui les faient tous déjà frémir d'avance .... était l'endroit rêver pour évoquer les esprits !!  Vraiment ??  Ce soir là peu d'esprits étaient au rendez-vous mais la mort elle y était... emportant de peur une dame du village .... oui oui elle serait morte de peur ... jusqu'à preuve du contraire bien sûr !!

Armand Gamache et son équipe sont alors dépêchés sur les lieux et nous assistons encore une fois au talent et  à la magie de la plume de Louise Penny .... elle manie les mots et le verbe tout en suspens pour nous faire languir jusqu'à la fin ..... La trame de cette histoire se brode tout autour du village, de la maison des Hadley et aussi sur l'île de  Montréal où les journalistes font la vie dure à Armand Gamache  encore suite à l'Affaire Arnot ..... justement nous assisterons à quelques dénouements de ce côté !!

Un roman policier mais traité encore une fois tout en douceur ..... tout en atmosphère printanière au sein d'un charmant village des Cantons-de-l'Est .... une lecture bonbon ..... mais qui nous fait réfléchir sur l'âme humaine .... au côté tordu de certain être humain et au coté torturé de certain autre !!

Un roman tout en poésie et en indices policières ..... tout en oeuvres d'arts et en autopsie .... tout en atmosphère chaleureuse et en trahison .... tout en ambiance festive et en suspicion .... un beau mélange comme je les aimes mais à condition d'avoir du temps devant soi pour une lecture de qualité !!  Un roman qui se déguste comme un bon thé ambré .... aux saveurs délicates et corsées à la fois. »www.lecarnetjulie.canalblog.com

Gilles  LAGROIS, Auclair, Québec

PENNY Louise---SOUS LA GLACE

28/02/2012 17:03 par livresentete

  • PENNY Louise---SOUS LA GLACE

    PENNY Louise---SOUS LA GLACE

    28/02/2012 17:03 par livresentete

Sous la glace - Louise Penny

 »Je conseille ce polar à toute personne qui appréhende le noir. Cette histoire est de toutes les couleurs, sauf noir. Installez au centre d’une brochette de villageoises typées, de l’acariâtre poétesse à l’imperturbable spirite en passant par la peintre inquiète, un inspecteur bienveillant aux perceptions aiguisées, et vous avez une partie du tableau. Le décor ? Un village enseveli sous une épaisse neige étouffant le bruit de la rumeur, générant une sensation malsaine d’intimité entre de potentiels meurtriers.

Pendant que les cheminées des chaumières fument paisiblement, l’équipe Gamache est au travail. Le quartier général est temporairement installé au cœur du village, pas question de quitter Three Pines pour retourner à la maison discuter du cas avec la douce moitié. Cela devra se faire au téléphone. Il n’est pas si difficile de faire parler les uns et les autres quand tous se connaissent et aiment l’inspecteur pour l’avoir connu dans une enquête précédente. Faut dire qu’il n’est pas difficile à aimer, Armand Gamache, il est l’amabilité sur deux pattes. C’est à presque donner l’envie d’être mêlé à une histoire de meurtre ! En plus, c’est un bon vivant. Remarquez, il faut être un bon vivant pour se pencher sur les morts sans perdre le moral. Sous des dehors paternels, il dirige des hommes et des femmes avec la fermeté de celui qui doute de tout, excepté de lui-même. Tant mieux, car se présente à lui un défi de taille, une jeune femme est morte électrocutée pendant une partie de curling sur la glace. Fait intéressant pour nourrir l’intrigue, quasiment tout le village participait ou assistait à cette partie de curling annuelle.

L’omniprésence de la blancheur immaculée des tempêtes de neige à répétition atténue les relents de morbidité. Sous d’épaisses couches d’apparence trompeuse se découvre une forte misère morale et physique sur laquelle on ne s’attardera pas trop, ménageant l’ambiance de joyeuse bonhommie, collant à la peau de l'inspecteur.

Partie gagnée par l’auteure, je me suis surprise à butiner d’un coupable à l’autre, ce qui est l’idée j’imagine. Ils ont tous u n motif étampé sur le front, mais ils ne peuvent être tous coupables ! Mes soupçons se sont vite portés sur le ou la coupable « X » mais bien sûr, je l’ai abandonné en cours de route. Je n’aurais pas dû. J’ai été frappé jusqu’à quel point l’histoire est prétexte au jeu de la devinette. Louise Penny en manie habilement les ficelles. Je l’imagine nous regarder malicieusement avancer sur l’échiquier des doutes, case après case. Il m’est arrivé d’entendre certaines phrases ou expressions en anglais dans ma tête, me dégageant difficilement de la touche « british » élégante et pince sans rire.

Quel contraste entre le traitement candide et le côté emberlificoté du meurtre. Je me demande encore si j’ai vraiment compris le mode d’emploi du « comment ». Peut-être pourrais-je un jour y répondre mais pas avant d’avoir consulté des spécialistes en la matière !

Je ne renie pas le plaisir que j’ai retiré à découvrir cette histoire racontée dans la sensualité et l’humour, même si j’avoue m’être parfois impatientée du rythme lent, aussi lent qu’un Gamache fumant la pipe auprès de l’âtre tout en faisant rouler ses indices comme des billes. Je tardais qu’il les jette sur la table, qu’on les voit enfin. Je me laisserais probablement tenter par une autre histoire de madame Penny, en m’assurant cependant de me trouver dans l’humeur approprié d’avoir le goût de prendre mon temps.

J'apporte à votre attention que Louise Penny a un site web digne d’une visite.

Sous la glace, Louise Penny, Roman policier, Flammarion Québec, 383 pages, janvier 2011,

Gilles LAGROIS, Auclair, Québec

SELLIG Oliver---SKODA

28/02/2012 16:44 par livresentete

  • SELLIG Oliver---SKODA

    SELLIG Oliver---SKODA

    28/02/2012 16:44 par livresentete

SILLIG Olivier

SKODA, Libella, Paris, 2011,101 pages

« Olivier Sillig vit en Suisse. Il a publié, entre autres ouvrages, Bzeurd, aux éditions de l’Atalante (Folio, 2000).

« “Et tu t’appelles comment ?” Stjepan ne sait même pas si c’est un garçon ou une fille ; ce n’est pas le moment de regarder. Cette fois, il part. Mais il réfléchit à ce problème : garçon ou fille. La voiture qu’ils ont abandonnée, ça lui revient tout à coup, c’était une Skoda. Stjepan n’est pas très certain que Skoda soit un vrai prénom, mais ça sonne comme. Et ça peut aller aussi bien pour un garçon que pour une fille. “Salut Skoda !” »

Quelque part dans un pays incertain, un jeune militaire reprend conscience, après un raid aérien, au milieu des cadavres de ses camarades d’armes. Apercevant une voiture percutée par le même obus, il détruit ses papiers, troque son uniforme contre des vêtements civils. Si les occupants du véhicule sont morts, un bébé respire encore. Sauver une vie, n’est-ce pas une manière de résister à la violence ?

 Exprimée dans une sorte de sobriété détachée, la pensée d’Olivier Sillig est toute tournée vers la souffrance intime de l’être : l’homme est un lieu de souffrance. Son usage : souffrir ou faire souffrir. Ce n’est pas un dilemme, c’est une réalité complexe. Parce qu’il doit abolir tout ce qui le relie au passé, la marche qui mène Stjepan à son destin est une marche à reculons, et son périple un voyage au bout de la négation et du désespoir. A la fois court et dense, construit comme une véritable tragédie, Skoda rend compte de l’absurdité du monde, de l’abjection de la violence et de la beauté généreuse, quoique brève, de la vie. »www.fnac.com

Gilles LAGROIS, Auclair, Québec

***DESROCHERS Jean-Simon---LE SABLIER DES SOLITUDES,roman

19/12/2011 16:34 par livresentete

  • ***DESROCHERS Jean-Simon---LE SABLIER DES SOLITUDES,roman

    ***DESROCHERS Jean-Simon---LE SABLIER DES SOLITUDES,roman

    19/12/2011 16:34 par livresentete

DESROCHERS Jean-Simon, auteur Québécois

LE SABLIER DES SOLITUDES, Éd. Les herbes rouges, 2011, 358 pages
Texte de quatrième de couverture :

« Début janvier. À la tombée du jour, sur une route provinciale, la poudrerie gêne la visibilité. Emportés par une rafale, une dizaine de véhicules entrent en collision. Le spectaculaire carambolage qui s'ensuit plonge ses victimes dans l'air glacial. Treize solitudes regardent s'écouler les minutes dans cet étrange sablier où ils sont tombés.

Militaire, étudiant, masseuse, peintre, ministre, fillette, ingénieur,camionneur: ils ressemblent à un peu tout le monde et viennent d'un peu partout, sans lien apparent sinon cet accident,aussi brutal qu'imprévisible. Certains en mourront, quelques-uns en sortiront brisés, d'autres tenteront de reprendre en main leur existence. Aucun n'aura vécu ce carambolage sans y avoir laissé ou reconquis une part de lui-même.

Dans le style dépouillé au rythme enlevant qui a séduit les lecteurs de La canicule des pauvres, Jean-Simon DesRochers réussit le défi d'un roman choral à la fois tendre et impitoyable, où la vie normale ne l'est pas toujours, où la mort offre une raison simple de s'accrocher à la vie. » Éd. Les herbes rouges 

FINALISTE, PRIX LITTÉRAIRE DES COLLÉGIENS 2012
FINALISTE, PRIX LITTÉRAIRES DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL 2011
LISTE PRÉLIMINAIRE, PRIX DES LIBRAIRES DU QUÉBEC 2012
Sélectionné parmi le top 10 des meilleurs livres québécois, journal La Presse
Pour en savoir davantage :
Chantal Guy, La Presse :
« Une route en janvier. Treize personnages dans la solitude de leurs véhicules. Un carambolage qui fusionnera pour un instant les destins et les corps. Après le choc de son premier roman audacieux, La canicule des pauvres, Jean-Simon DesRochers, encore une fois, frappe fort avec Le sablier des solitudes. Portrait d'un maniaque littéraire.
Personne n'a vu venir le bolide Jean-Simon DesRochers en 2009, qui a bien failli passer inaperçu. Son premier roman «choral», La canicule des pauvres, avait de quoi faire peur: une brique de 700 pages, contenant 150 chapitres et 26 personnages. La pilule a fini par passer comme du bonbon et, pour son deuxième roman, c'est maintenant l'embouteillage d'entrevues. On pourrait croire qu'il s'est calmé avec Le sablier des solitudes, qui n'a «que» 13 personnages, mais ce serait oublier le vaste projet dans lequel ce roman s'insère, l'écrivain étant dans une démarche qu'il veut «plus vaste qu'un livre», quelque chose comme une «mythologie littéraire». Il en est déjà à l'écriture de son quatrième roman, en plus d'élaborer les plans d'autres bouquins, qui devraient tous répondre les uns aux autres dans un va-et-vient de personnages. «J'ai un débit qui dépasse la capacité de mon éditeur à sortir les livres, et, de toute façon, je ne veux pas en sortir un tous les ans», dit-il. Après tout, il lui reste à terminer son doctorat sur l'imagination - «qui sera illisible» - tout en s'occupant de sa petite famille »
« Ainsi, pour Le sablier des solitudes, il a soigneusement dessiné la disposition des voitures dans le carambolage au coeur de son roman construit comme un sablier, un accident qui impliquera des personnages aussi différents qu'une soldate en permission, un ministre masochiste, une fillette dépressive, un ancien bourreau texan, une artiste, un adepte de porno, un conducteur d'autobus conspirationniste... Bref, un événement commun aux interprétations multiples. Tout à fait dans son genre. » La Presse
La vie matérielle
« Jean-Simon DesRochers a lui-même vécu un carambolage quand il avait 16 ans. La conscience aiguë, après le choc initial, des collisions successives, transformant les carcasses en tombeaux. Les quatre passagers des voitures qui l'entouraient ont été tués. «D'un point de vue humain, tout ce que tu peux retenir d'une telle expérience, c'est que tu n'es qu'un élément parmi énormément de choses. C'est fondamental dans mon univers. Philosophiquement, je suis un matérialiste, un observateur, et je m'assume comme tel.»
D'où la réalité crue de ses romans, qui mêlent joyeusement éros et thanatos. «Je pratique une écriture du corps, et la sexualité nous ramène à des états du corps qui sont sans pensées. Il n'y a rien de sacralisé dans ce que je fais, tout est sur un même pied d'égalité. Et je ne tombe pas dans la morale, car on ne parle plus ce langage-là. Le cynisme a fait des ravages quant à la capacité d'apprécier la justesse d'une leçon. Faire la leçon aujourd'hui, ça ne passe plus de messages. C'est au lecteur de se faire une morale.»
Jean-Simon DesRochers est loin de prendre ses lecteurs pour des imbéciles, et ce ne sont pas les prix pour lesquels il est en lice qui vont changer les choses. «Que j'écrive pour 2 ou 20 000 lecteurs, je ne vais pas changer ma démarche ni ce que je suis. Moi, je veux avoir la satisfaction de dire, à 70 ou 80 ans, en regardant mes livres: voici ce que j'ai apporté à la littérature, qui en retiendra ce qu'elle voudra.»
En l'écoutant énumérer ses nombreux projets, on lui souhaite de vivre vieux... »La Presse

****DUBOIS Jean-Paul---JE PENSE À AUTRE CHOSE

09/12/2011 14:49 par livresentete

  • ****DUBOIS Jean-Paul---JE PENSE À AUTRE CHOSE

    ****DUBOIS Jean-Paul---JE PENSE À AUTRE CHOSE

    09/12/2011 14:49 par livresentete

JEAN-PAUL DUBOIS

JE PENSE A AUTRE CHOSE.LE SEUIL, 1997, 265 pages

Un roman très réaliste mais à la fois cynique  de Jean-Paul Dubois car même si le bonheur est à notre portée, les événements et les accidents peuvent venir soudainement bouleverser  nos vies. Le style est limpide, franc, pénétrant.
Très bonnes réflexions sur l’homme, la vie, les accidents de parcours qui gèrent souvent nos destinées. L’homme confiant, l’homme heureux, l’homme fragile dont la vie  prend une tangente inattendue car ce sont les événements qui dictent notre destin.
Les descriptions de ses séjours au Québec sont très vraisemblabes et justes. L’auteur a une bonne connaissance du Québec, de Montréal et de ses habitudes de vie. 

« Peut-être, finalement, se résignait-on, après avoir été de jeunes amants, à devenir des vieux amis. » p.100
« Cette bite m’aura tracassé toute ma vie. Jamais je n’aurai été en paix avec elle. Mais y a-t-il eu, un jour, un homme, sur cette terre, qui ait pu vivre en paix  avec son pénis ? »
p. 110
« Mais dans un couple il ne suffit pas de parler, encore faut-il s’entendre. » p. 128
« La perfusion. Mon nom sur le flacon. L’aiguille. La veine qui se défile. Norma et sa télévision.Si ce n’était mon travail, j’aurais l’impression de revivre indéfiniment la même journée. L’hôpital est une manufacture d’habitudes. »
« Je m’endormis lentement, en priant pour que ce singulier enchaînement s’opérât durant la nuit. » p. 150
«  En d’autres termes, acceptez que l’on vous aime et laissez-vous aimer. » p. 171

Gilles Lagrois, Auclair, Québec
 
Pour en savoir davantage :

Résumé de l’éditeur :
« Je voudrais me laisser aller, ne plus avoir peur, ne pas me préoccuper du jugement des autres.
Je voudrais me débarrasser de toute pudeur, de toute réserve, et faire une chose que l'on ne peut espérer raisonnablement accomplir qu'une seule fois durant son existence : dire la vérité " Ainsi commence la confession de Paul Klein, mari délaissé, amant fatigué, météorologue désabusé et interné volontaire dans un hôpital psychiatrique de Jérusalem.
Dans sa cellule, persuadé d'être la victime d'un complot familial, Klein fouille son passé, évoque les tourments de sa sexualité, l'amour maladroit qu'il a éprouvé pour deux femmes, et sonde la haine sournoise que lui a toujours vouée Simon, son frère jumeau.
Ce double machiavélique a-t-il détruit sa vie ? Une fois de plus, chez Jean-Paul Dubois, les paranoïaques ont raison de se faire du souci. « L’éditeur

« Paul Klein est interné parce que, pense-t-il, "ses proches se sont ligués pour l'enterrer vivant". Lorsque son psychiatre lui demande dans quel état d'esprit il se trouve, Paul répond : "celui d'un homme qui est en train de refaire l'itinéraire de sa vie... j'arpente à la façon d'un géomètre, je mesure le chemin parcouru". Tout est là. Tout est dit. Paul se souvient. Huit mois auparavant, ce météorologiste se rend à Jérusalem pour rencontrer son frère jumeau Simon qu'il a perdu de vue voilà vingt ans. C'est le début de la descente aux enfers. Ce récit captivant pénètre au cœur de la folie, de la paranoïa ; explore, fouille les esprits torturés, traduisant la chute dans la démence, la jouissance d'une cure de sommeil. Un ouvrage drôle, désabusé, machiavélique. »source : www.fnac.com

Ma critique, par un lecteur :
« Ce livre est un va-et-vient permanent entre le passé et le présent.
Paul nous raconte avec humour sa vie actuelle, à l’hôpital, ses relations avec les infirmières, les autres patients et son psychiatre.
Il nous raconte avec beaucoup plus de nostalgie son passé de jeune homme et sa vie d’avant.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Paul, victime lucide. Il analyse son passé: ses relations avec ses parents, sa judéité, sa gémellité, la haine que son frère lui voue, son échec familial.
Paul est déprimé, conscient qu’il coule, mais il refuse toutes les aides de ceux qu’il aime et qui l’aiment. C’est difficile à admettre…

Ce roman est très bien écrit. Le style est simple et fluide, il se lit très bien.
Une certaine dose d’humour, malgré la gravité du sujet…
J’ai refermé ce livre avec émotion, ne sachant pas vraiment si Paul est définitivement paranoïaque, ou s’il dit vrai…que de rendez-vous manqués…
Que serait devenue sa vie si… »source: www.clubdesrats.net
 

****FERGUS Jim---MARIE-BLANCHE

08/12/2011 16:20 par livresentete

  • ****FERGUS Jim---MARIE-BLANCHE

    ****FERGUS Jim---MARIE-BLANCHE

    08/12/2011 16:20 par livresentete

FERGUS Jim

MARIE-BLANCHE, le Cherche midi, 2011, 606 pages

Beau roman biographie de la mère de l’auteur; MARIE-BLANCHE FERGUS.
Histoire poignante et troublante de trois femmes au destin meurtri par les abus d’un oncle pervers, amoral.La grand-mère a été abusée par Gabriel, le frère de son mari qui par la suite à abusé l’enfant qu’était Renée, la mère de Marie-Blanche. L’autorité indiscutable de l’homme riche et noble de la société française du X1Xe siècle fait des victimes peu importe l’âge. Seule les apparences doivent être sauvés, les abus honteux sont cachés, protégés par tous pour sauver l’honneur de la famille de la dynastie bourgeoise.
On est et devient ce qu’on a vécu même si on a été forcé et trompé.

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

« Couchez avec toutes les femmes que vous voudrez, je m’en fiche. Je m’aperçois que, si vous m’avez gardée ici, c’est parce que vous aviez besoin d’une maîtresse pour remplacer Alinda…et qui soit à votre taille! «
« À vivrre dans cette famille, on la perd vite, son innocence. Il suffit de vous regarder faire -- vous, ma mère, mon père, tous. C’est vous qui m’avez pervertie. Vous abîmez ce que vous touchez. Vous détruisez tout le monde autour de vous. Vous n’avez jamais aimé ma mère, moi non plus. Vous n’aimez personne, en fait, personne d’autre que vous. »
« Ne me touchez pas! Vous êtes trop vieux pour moi! Un vieux, un sale vieux! Vous finissez par m’écoeurer, mon … mon oncle! Un vieil homme répugnant, voilà ce que vous êtes! » page 322
« L’argent, l’argent, pensa Renée – c’est lui qui gouverne notre famille, fonde les mariages, les brise ou les cimente—et nous nous conformons à ses ordres sans hésiter. »
Page 369
« - Vous êtes devenue glaciale, brutale, dit-elle d’une voix grave et triste. Et cynique avant l’heure. Peut-être avez-vous raison de penser qu’il vous a abîmée. Et rendue insensible à l’amour. » page 387
« La vie mondaine, dans cette ville, me rappelle le chenil où papa aller acheter ses chiens de « pure race ». Quelques-unes des familles les plus en vue de Chicago servent de matrice, acceptant à l’occasion d’être associées à un étalon ou à une bonne femelle, provenant d’une branche voisine de Saint Louis ou de Cincinnati. » page 402
« Votre mère sait d’expérience—elle l’a appris à ses dépens—que si elle vous ouvre sa porte, vous en profiterez pour recommencer à boire.
« Vous boiriez aussi, si c’était la vôtre. » page 411
« Bien des gens ne réalisent pas leurs rêves, madame. Bien des gens empruntent des chemins très différents de ce qu’ils avaient prévus. » page 412
« Si je suis folle, dans ce cas vous êtes aveugle. Il faudrait qu’une fois dans votre vie, vous sachiez ce qu’est de ne pas avoir à manger. Vous auriez sans doute un peu plus de compassion pour les pauvres. »
« Qui permet à la bourgeoisie d’abrutir les masses populaires. Vous vous voilez bêtement la face. Avez-vous déjà oublié les paysans de Bretagne? »
Page 499

Pour en savoir davantage :

Résumé de l’éditeur :
« Une inoubliable fresque familiale à travers un siècle et trois continents : l'auteur de Mille femmes blanches confirme son exceptionnel talent de conteur et nous offre un chef-d'oeuvre.

1995, région des Grands Lacs. Jim Fergus rend visite à sa grand-mère, Renée, 96 ans. Fille d'aristocrates français désargentés, mariée trois fois, celle-ci a connu un destin hors du commun, qui l'a menée de son petit village natal de la région de Senlis jusqu'aux États-Unis, en passant par les sables de l'Égypte. D'un caractère entier, froide et tyrannique, elle a brisé la vie de sa famille, en particulier celle de sa propre fille, Marie-Blanche, la mère de Jim. Pour essayer de la comprendre, et peut-être de lui pardonner, celui-ci va tenter de retracer son parcours.

En parallèle, à travers le journal intime de sa mère, l'écrivain nous fait entrer dans l'intimité de celle-ci. Internée en 1966 dans un asile de Lausanne, Marie-Blanche se souvient de sa vie, commencée comme un conte de fées mais qui prit peu à peu des allures de tragédie.

Jim Fergus s'inspire ici de son histoire personnelle pour nous offrir une saga familiale bouleversante. À la façon de Dalva, de Jim Harrison, il inscrit l'intime dans l'Histoire et nous présente d'inoubliables portraits de femmes dans la tourmente. On retrouve surtout dans cette fresque qui s'étend sur un siècle et trois continents toute la puissance romanesque de l'auteur de Mille femmes blanches associée à une force d'émotion rare. « par l’éditeur

« Marie Blanche nous conte l'histoire non d'une (comme le titre l'indiquait) mais de deux femmes au destin hors du commun : Rénée, née en 1899, elle est la fille d'un comte français et se montrera toute sa vie d'une détermination sans faille pour obtenir ce qu'elle veut et Marie-Blanche, sa fille, personnage troublé qui peinera à trouver sa voix dans le monde. Ces deux récits nous entraînent sur trois continents : l'Afrique (avec l'Egypte), l'Europe (la France et l'Angleterre) et enfin l'Amérique (avec les Etats-Unis).
Le récit s'articule donc autour de deux personnages : Renée et Marie-Blanche, et alterne leur différentes voix dans la narration des différents chapitres. Si le récit de Renée est chronologique, celui de Marie Blanche l'est beaucoup moins (encore une façon pour l'auteur de nous montrer le parcours chaotique et illogique de ce personnage) avec des retours en arrière qui arrivent souvent au détour des pages et qui nous apportent beaucoup d'indications sur les deux personnages.

Dans ce roman on voyage certes; on découvre beaucoup de paysages, de villes différentes et c'est vrai que c'est très agréable, mais ce qui m'a le plus plu dans Marie-Blanche, ce sont plutôt les rapports humains et le destin de ces deux femmes qui sont liées l'une à l'autre et qui sont incapables de se comprendre. De plus savoir que ce roman, certes romancé, est l'histoire de la mère et de la grand-mère de l'auteur m'a particulièrement émue et lui donne une dimension toute particulière. Pour tout dire, je suis arrivée à la fin de ma lecture avec les larmes aux yeux et une grosse boule d'angoisse coincée dans la gorge.

Les deux histoires m'ont touché. De plus, même si je ne me suis pas vraiment identifiée aux différents personnages, ils sont très bien travaillés et très captivants. On est tout de suite happé par ces deux femmes et on ne peut s'empêcher de tourner les pages pour savoir ce qu'il va leur arriver. Renée m'a fascinée, être aussi déterminée, forte et intraitable au point de rejeter sa famille quand elle n'est pas à la hauteur de ses espérances m'a vraiment choqué.
Marie Blanche m'a émue. Je n'ai pas compris la plupart de ses choix mais son personnage, faible et voué à l'échec presque depuis la naissance ne peut qu'inspirer non pas de la pitié mais beaucoup de compassion. En ce qui concerne les personnages secondaires, tous m'ont plu même si certains sont absolument détestables (je pense notamment à l'oncle de Renée). Ils ont tous leur personnalité propre et leur rôle à jouer dans le récit. Certains m'ont beaucoup ému (notamment le père de Renée) et je pense qu'ils ont vraiment aidé à rendre le récit plus vivant, plus captivant et surtout à rendre les deux personnages principaux plus attachants.

Enfin coup de coeur absolu pour la plume de Jim Fergus que je découvrais avec ce roman. L'auteur a un style léger, travaillé et tellement agréable à lire. Les mots coulaient tout seul dans ma tête et me berçaient complétement. C'est une grande nouveauté pour moi, je ne crois pas avoir jamais été aussi touché par un style auparavant. En tout cas j'ai véritablement apprécié toute la finesse et la délicatesse du récit et j'ai maintenant hâte de découvrir d'autres romans de cet auteur.


Jim Fergus nous offre un roman bouleversant, dur et marquant porté par une plume magnifique. Marie Blanche est une pure merveille et je vous le recommande chaudement. »
source : www. l-odyssee-litteraire-d-evy.over-blog.com

****INDRIDASON Arnaldur---HYPOTHERMIE

02/12/2011 02:28 par livresentete

  • ****INDRIDASON Arnaldur---HYPOTHERMIE

    ****INDRIDASON Arnaldur---HYPOTHERMIE

    02/12/2011 02:28 par livresentete

INDRIDASON Arnaldur

HYPOTHERMIE, Éd. À vue d’œil, 2010, 457 pages
Un remarquable polar d’Indridason….pas de sang, pas de scène d’horreur, seulement une bonne enquête de police menée avec brio. Le ryhme est lent mais l’enquête avance avec nous à mesure que les doutes de l’inspecteur Erlendur se concrétisent. Un roman d’une grande intelligence, d’une psychologie attentive et raffinée. Un être troublé dans sa vie personnelle mais tellement concentré sur son enquête par une attention et une attitude totalement dévouées à sa recherche de la vérité. Il n’accepte pas le doute, il vérifie tout et démystifie le coupable.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec


Pour en savoir davantage :


"Maria, une femme d’une cinquantaine d’années, est retrouvée pendue dans la salle à manger de sa maison d’été sur les bords du lac du Thingvellir. Karen, sa meilleure amie, venue passer le week end loin de ses soucis professionnels, va faire cette macabre découverte et appeler la police. Finalement, c’est le commissaire Erlendur qui va hériter de l’affaire et suite à l’autopsie, conclure au suicide.

Mais Karen, qui ne croit pas une seule seconde à cette thèse, va lui donner une cassette audio contenant l’enregistrement d’une séance chez un médium que Maria avait consulté à cause du message qu’elle pensait avoir reçu de sa mère décédée deux ans plus tôt d’un cancer et dans le but si possible entrer en contact avec elle. Erlendur l’ayant promis, l’écoute et dubitatif, décide de poursuivre l’enquête à son propre compte, sans doute par empathie pour la victime avec qui il s’est trouvé des points communs.
Bien évidemment, je ne vous dirai pas comment fini l’histoire ou plutôt les histoires car en plus de son enquête secrète, Erlendur mène une enquête officielle tout en se démenant avec ses interrogations existentielles et les différents membres de sa famille, principalement sa fille Eva Lind. Comme à son habitude, Arnaldur Indridason pose toujours, en même temps qu’une énigme policière, une question sur un thème sérieux, ici celle de la validité des histoires de fantômes dont les Islandais, souvent, n’excluent pas l’existence, ainsi que celle du deuil, sujet récurrent dans son œuvre.
Hypothermie, 6ème enquête du commissaire, est à la hauteur des précédentes. C’est avec délice que l’on se plonge dans ce polar à l’atmosphère particulière dont le héros principal est presque comme un ami, quelqu’un que l’on a plaisir à retrouver et à écouter nous raconter ses questionnements, ses doutes et ses problèmes. Lui qui a un esprit cartésien se fait des cheveux blancs face aux penchants ésotériques de la « suicidée » et à sa volonté sans faille de croire en la vie après la mort.
Arnaldur Indridason fait partie de cette vague d’écrivains incontournables, venus du Nord. Auteur de best-sellers internationaux comme "La Cité des Jarres", "La Femme en vert", "L’homme du lac" ou encore "Hiver arctique", il a été nommé à maintes reprises écrivain le plus populaire d’Islande et ses livres font partie du Top 10 des livres les plus empruntés à la Bibliothèque municipale de Reykjavik. "

« critiques & avis
LA CRITIQUE EVENE

par Mikaël Demets
« On connaissait l'entêtement du commissaire Erlendur, le personnage récurrent d'Arnaldur Indridason, tourmenté par la disparition de son petit frère alors qu'il n'était qu'un enfant. Cette fois, le policier semble totalement lâcher prise avec la réalité. Sans ses habituels collègues, au mépris du règlement, il s'embarque dans une enquête que rien ne justifie, juste guidé par une lubie insaisissable, et quelques présomptions injustifiables.
La découverte d'une femme pendue sert de déclencheur à un voyage étrange, autant centré sur la victime que sur le commissaire lui-même, obnubilé par les disparitions, tiraillé par son besoin de réponses. Terre hostile, aride et cruelle, l'Islande sert de décor à cette quête vaporeuse ; la beauté de ses paysages et de ses lacs glacés semble dissimuler une menace indéfinissable, impossible à cerner. Arnaldur Indridason construit une fois encore son intrigue comme un retour dans le passé, et joue sur l'atmosphère fantastique de l'île nordique pour mieux brouiller le récit : la prégnance des croyances ancestrales perdure encore dans l'Islande moderne ; la vie et la mort paraissent cohabiter étroitement.
En construisant sa trame autour des rencontres de son personnage, l'auteur de 'La Cité des jarres' laisse la part belle aux dialogues, donnant à son roman un rythme chancelant. Plus que les indices, ce sont les hommes et les femmes que croise Erlendur qui s'avèrent essentiels, l'aidant à nourrir ses obsessions, ses peurs, ses traumatismes, et à progresser dans la pénombre, en espérant, un jour, arriver à la lumière. «