DESARTHE Agnès---UNE PARTIE DE CHASSE ****

04/01/2013 15:15 par livresentete

  • DESARTHE Agnès---UNE PARTIE DE CHASSE ****

    DESARTHE Agnès---UNE PARTIE DE CHASSE ****

    04/01/2013 15:15 par livresentete

 

DESARTHE Agnès

UNE PARTIE DE CHASSE, ÉD. De l’Olivier, 2012, 152 pages

Roman d’une écriture raffinée, poétique qui relie l’homme, l’amour, le monde des hommes et l’animal. Le lien, la communication harmonieuse entre Tristan et le lapin est magique, féerique mais également réaliste car ces deux races sont en harmonie mais également éprouvées par la nature implacable de la vie. Un livre à découvrir dans un style d’écriture particulier, remarquable tel un conte de la vie animale et humaine.

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

www.livresentete.vip-blog.com

 

Pour en savoir davantage :

« Avec ce roman habité par la fureur, Agnès Desarthe nous parle d’un monde où les bêtes seraient douées de parole, la nature violente et les hommes aveuglés par leurs passions. »L’Éditeur

« C’est bien ce que je disais, bougonne le lapin, excédé. Vous séparez, Vous divisez. Vous vous croyez supérieurs pour cette raison, mais vous êtes vos propres dupes. J’ai beaucoup de tendresse pour toi, jeune homme, mais j’ai honte quand je t’écoute. J’ai honte de l’existence morcelée que tu mènes. Absence et continuité. Classification stérilisante. En catégorisant, tu assassines. Cette femme, Emma, si tout est raté avec elle, quitte-la. Et ne me parle pas d’amour. Comme si je ne savais pas ce que c’est. Votre passion guindée, votre distance, le respect qu’elle t’inspire. Foutaises. » p. 123

« Emma est plus grande que lui. Plus lourde aussi. On dirait un chef indien, se dit-il parfois. Il adore son corps. C’est son pays. Le seul territoire où il se soit senti chez lui. Il en est devenu le cartographe, l’expert. » p. 16

 

«Résumé :


Ce court roman, d’une intensité et d’une audace formelle rares, raconte l’histoire de quatre chasseurs dont l’équipée tourne mal. Il y a Farnèse,
Peretti, Dumestre, et surtout Tristan, un jeune homme qui est le principal protagoniste et narrateur de cet étonnant récit, ponctué de rencontres ou d’événements improbables (un animal qui parle, un trou monstrueux qui engloutit les hommes, le déclenchement du Déluge).Tandis que la partie de chasse progresse, Tristan voit défiler les moments-clés de son enfance et de son adolescence, ses amours, ses haines, la maladie de sa mère, dans une sorte d’autobiographie fiévreuse.
Le vrai sujet de ce livre, c’est d’abord la jeunesse, celle de Tristan mais aussi la nôtre. Disons plutôt : le deuil de la jeunesse, lorsque, comme dans un cataclysme, tout ce que nous avons désiré, aimé, rêvé, disparaît à jamais pour laisser la place à l’adulte qui va naître. Mais c’est aussi un roman où les corps – la peau, la chair, les muscles - jouent un rôle capital, un livre « matérialiste » dans lequel les personnages existent en fonction de leur capacité de résistance aux agressions qu’ils subissent, et aux traumatismes qui en sont la conséquence. www.babelio.com

 

« N'ayez crainte ! La partie de chasse ne monopolise pas - et le lapin non plus - les cent cinquante pages de ce livre déroutant, triste... et superbe.
Quatre hommes à la chasse, oui, un incident, des intempéries... Pour passer le temps en attendant les secours, on parle, on se raconte des histoires, inventées ou réelles. Celles d'une mère malade, d'un jeune garçon mûri trop tôt et à l'écart, d'une petite marchande d'allumettes, de corps de femmes, de drames, de morts d'enfants...
Ni la couverture (un lapin réaliste), ni le titre (la chasse), ni l'auteur ne me tentaient a priori. Seul 'Mangez-moi' m'avait séduite, parmi les quelques ouvrages d'Agnès Desarthe que j'ai lus.
Et pourtant, ce court roman fut une très belle découverte, une lecture riche en surprises. le récit est doux et cruel à la fois, et le personnage central, d'abord insignifiant, se révèle grand dans sa candeur, sa différence, ses cicatrices... » www.babelio.com

BLOTTIÈRE Alain---RÊVEURS

03/01/2013 15:30 par livresentete

  • BLOTTIÈRE Alain---RÊVEURS

    BLOTTIÈRE Alain---RÊVEURS

    03/01/2013 15:30 par livresentete

 

BLOTTIÈRE ALAIN

RÊVEURS, Gallimard, 2012

Roman bien écrit,  bien construit qui met en scène deux jeunes hommes de deux pays différents qui ont des vies semblables de désir de liberté, de vivre autre chose que leur quotidien désolant. Ils vivent à trois mille kilomètres l’un de l’autre, pourtant avant même de se rencontrer par hasard, ils sont inséparables par le désir de liberté, de recherche d’un autre style de vie enrichissant et stimulant.

Un texte touchant, remarquable, original par la fusion de deux personnages par l’écriture

et le temporel...

 

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

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Pour en savoir davantage :

 

« Nathan est un lycéen français vivant dans une banlieue confortable, choyé par son père, aimé par une jolie Manon. Mais pris au piège entre l'ennui du quotidien et la peur de l'inconnu. Il se réfugie dans le monde virtuel de ses jeux vidéo et celui, plus dangereux, du jeu du foulard, du «rêve indien» : pour retrouver les visions qu'il aime, il s'étrangle, il se pend. Goma est un enfant des rues du Caire. Il a grandi dans un quartier misérable et surpeuplé en compagnie d'autres gamins affamés, manquant de tout, brutalisés par la police. Pour survivre, il est ramasseur de cartons ou pousseur de balançoire. Il n'a qu'un rêve : partir. La chute de Moubarak, les manifestations de la place Tahrir, auxquelles il participe, lui donnent un temps l'espoir d'une vie meilleure. Nathan et Goma ne se connaissent pas, vivent à trois mille kilomètres l'un de l'autre. Pourtant, avant même de se rencontrer, ils sont inséparables. »

www.bouquinovore.blogspot.com

 

« Simon et Goma sont deux Rêveurs, certes, mais d'une nature bien différente… le premier, jeune bobo parisien d'une quinzaine d'années, est adepte de ce qu'on appelle « le jeu du foulard », ou encore « le rêve indien ». Avec ses amis, il se réunit à l'abri des regards, afin de s'aider à perdre connaissance au moyen de la strangulation ou de l'hyperventilation. Cette pratique provoque une réaction d'alerte du cerveau, qui déclenche alors une sorte d'éblouissement, d'extase pour l'esprit et crée une vision euphorique.

Mais très vite, Simon développe une dépendance à cette réaction extrême, qui lui permet de retrouver des sensations et des souvenirs enfouis et de fuir l'ennui que lui procure la réalité. Mais lorsque ses amis prennent conscience du danger de ce « jeu » et décident d'y mettre fin, Simon n'a plus qu'une idée en tête : trouver un moyen de répondre seul à son besoin…

Goma, quant à lui, est un jeune orphelin égyptien, vivant dans les bas-fonds du Caire et qui ne rêve que d'une chose : quitter la misère de son pays pour la richesse et la beauté de la France. À tout juste quinze an, le jeune garçon a déjà connu le supplice de la faim, la violence au quotidien, l'injustice des policiers et le contact avec la mort. Mais cet adolescent plein de vie et de hargne, porté par le mouvement révolutionnaire qui soulève l'Egypte, est prêt à tout pour s'extraire de ce monde impitoyable dans lequel il est né…

 

Un gros coup de cœur pour ce roman dramatique mais incroyablement fort ! 

Alain Blottière dépeint avec brio l'univers de ces deux adolescents en souffrance qui flirtent tous les jours avec la mort, l'un volontairement, l'autre parce qu'il est né au mauvais endroit au mauvais moment. Deux enfants que tout oppose et que le hasard de la vie va réunir, dans un moment d'une plénitude absolue, éloignée de leur quotidien torturé et oppressant.

Un texte remarquable, au-dessus duquel plane une tension permanente, qui saisit le lecteur jusqu'à la fin.

Par ailleurs, le système narratif qui fait passer de l'un à l'autre par un simple saut de paragraphe, sans modification de la ponctuation et donc en restant dans la même phrase, contribue grandement à relier les deux histoires, de manière fluide, tout au long du récit. Un roman sombre donc, mais véritablement passionnant, qui saisit le lecteur pour ne plus le lâcher ! A découvrir «  www.babelio.com

FLYNN Gillian--LES LIEUX SOMBRES

31/12/2012 22:50 par livresentete

  • FLYNN Gillian--LES LIEUX SOMBRES

    FLYNN Gillian--LES LIEUX SOMBRES

    31/12/2012 22:50 par livresentete

 

FLYNN Gillian

LES LIEUX SOMBRES, Sonatine, 2010, 478 pages

 Un  roman exceptionnel  dans le genre thriller-grands frissons de Gillian Flynn, auteure de « Sur Ma Peau » et « Les Apparences ». L’auteure avec une écriture détaillée  d’analyste en psychologie nous dévoile tous les éléments d’un événement tragique qui a coûté la vie à une mère et à deux de ses filles dans une ferme en retrait de la vie sociale du Kansas.

Libby la fille âgée de sept ans, lors des événements qui ont marqué ce drame, pour se reconstruire et recommencer à vivre, n’a pas d’autre choix que de faire la lumière sur l’affaire, quelles qu’en soient les conséquences pour elle, son père et son frère accusé de cette tragédie et emprisonné. 

L’auteure nous offre ici une intrigue d’une densité extrême, des personnages complexes, dramatiques, terriblements humains.   

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

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Pour en savoir davantage :

Résumé :

« Début des années 1980. Libby Day a sept ans lorsque sa mère et ses deux sœurs sont assassinées dans leur ferme familiale. Rescapée par miracle, la petite fille désigne le meurtrier à la police, son frère Ben, âgé de 15 ans. Ce fait divers émeut tout le pays, et la jeune Libby devient un symbole de l’innocence bafouée.
Vingt-cinq ans plus tard, alors que son frère est toujours derrière les barreaux, Libby, qui ne s’est jamais remise du drame, souffre de dépression chronique.

Encouragée par une association d’un type très particulier, elle accepte pour la première fois de revisiter les lieux sombres de son passé. C’est là, dans un Middle West désolé, dévasté par la crise économique et sociale, qu’une vérité inimaginable commence à émerger. Et Libby n’aura pas d’autre choix pour se reconstruire, et peut-être enfin recommencer à vivre, que de faire toute la lumière sur l’affaire, quelles qu’en soient les conséquences.
Bien loin des clichés et du manichéisme qui encombrent la plupart des thrillers contemporains, Gillian Flynn nous offre ici une intrigue d’une densité rare, des personnages complexes, tragiques, terriblement humains. Considérée dès son premier roman, Sur ma peau, comme l’une des voix les plus originales du thriller contemporain, elle confirme avec ce livre, où l’on retrouve son style intense et viscéral, son immense talent. » www.babelio.com

 

 

Par pyrouette, une lectrice

 

« Bien plus qu'une enquête pour découvrir le coupable, cette histoire raconte le déclin du monde agricole aux Etats-Unis dans les années 80. L'auteur alterne les chapitres avec le présent et le passé et en parallèle de la quête de Libby, nous suivons l'histoire de cette famille qui tombe dans une pauvreté extrême. Le père alcoolique a pris la fuite en voyant arriver les premières difficultés laissant sa femme et ses quatre enfants se débrouiller avec le travail de la ferme, la mère croule sous les dettes et le travail et malgré tous ses efforts et son amour n'arrive plus à assumer son rôle de mère.
Ce roman noir mérite son nom. Au fil des pages, la complexité des personnages nous captive, nous intrigue et nous tournons les pages de ce roman avec avidité pour découvrir un épilogue surprenant…. Ou pas selon votre connaissance des années 80 et des différents faits divers de cette époque. Une lecture à conseiller vivement. »

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SCHMITT Eric-Emmanuel---LES DIX ENFANTS QUE MADAME MING N'A JAMAIS EUS

24/12/2012 21:11 par livresentete

  • SCHMITT Eric-Emmanuel---LES DIX ENFANTS QUE MADAME MING N'A JAMAIS EUS

    SCHMITT Eric-Emmanuel---LES DIX ENFANTS QUE MADAME MING N'A JAMAIS EUS

    24/12/2012 21:11 par livresentete

 

SCHMITT Eric-Emmanuel

LES DIX ENFANTS QUE MADAME MING N’A JAMAIS EUS ,  Albin Michel, 2012, 114 pages

Bon roman  d’Éric-Emmanuel Schmitt dans lequel j’ai retrouvé un style d’écriture qui lui est propre et que j’apprécie spécialement, un style profond, fluide avec une texture de conte tout en douceur. Comment madame Ming s’est-elle-débrouillée pour concevoir  contre les édits de la loi chinoise,  plus d’un enfant ?  

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

 

Pour en savoir davantage :

…CE QU'EN DIT L'ÉDITEUR

«  Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l’immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de l’enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n’était pas imaginaire ? L’incroyable secret de Madame Ming rejoint celui de la Chine d’hier et d’aujourd’hui, éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius. Dans la veine d’Oscar et la dame rose, de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran ou de L’Enfant de Noé, Les dix enfants que Madame Ming n’a jamais eus est le sixième récit du Cycle de l’Invisible. » La librairie Gallimard de Montréal

 

« Les dix enfants que Madame Ming n'a jamais eus appartient au cycle de l'invisible d'Eric-Emmanuel Schmitt, cycle qui s'attache à évoquer les religions et leur influence sur notre quotidien. Ici, l'auteur, toujours par le biais de la fiction, distille les pensées deConfucius, célèbre philosophe de l'antiquité chinoise.
J'ai dévoré ce court roman en une soirée et suis sortie de cette lecture reposée, remotivée et plus légère, comme souvent après la lecture de cet auteur qui privilégie les messages positifs et encourageants.

Le narrateur, un homme d'affaires européen de passage en Chine, fait la connaissance de Madame Ming, dame pipi au Grand Hôtel à Yunhai. Il est aussitôt frappé par l'aura qui émane de cette dame qui semble deviner chacun au premier regard. « L'endroit se muait en un laboratoire d'expérimentation métaphysique et morale où chaque mortel abandonnait l'illusion de la puissance » p.12. Lorsqu'il engage la conversation avec elle, il découvre avec stupéfaction qu'elle a dix enfants ; il suspecte tout de suite la supercherie au pays de l'enfant unique, où la transgression de la règle coûte cher.

D'abord méfiant puis moqueur, il ne peut s'empêcher de revenir à elle pour qu'elle continue à décrire ses enfants, personnages hauts en couleurs, originaux, très différents les uns des autres, contrairement aux poupons que Madame Ming a fabriqués à la chaîne pendant des années. « Dans le destin des jouets, je repérais celui des hommes : seule l'imagination, produisant des fictions et forgeant des lieux rêvés, crée des originaux ; sans elle, nous serions proches, trop proches, analogues, aplatis les uns sur les autres dans les bennes de la réalité. » p. 44 le récit enthousiaste de Madame Ming fait écho aux interrogations profondes du narrateur, jusque-là volage et solitaire : pourquoi ne pas fonder une famille ?
Tout est dit dans le titre, et pourtant, on ne peut s'empêcher de s'interroger sur l'existence de ces enfants, si précisément évoqués par Madame Ming. Cela m'a fait penser au film de Tim Burton, Big Fish, dans lequel un jeune homme tourne le dos à son père parce qu'il ne croit pas un mot de toutes les aventures fabuleuses, dignes des contes de fées, qu'il dit avoir vécues. On se rend finalement compte qu'il s'agissait de deux manières d'appréhender la réalité, deux regards différents sur le monde.
C'est un roman qui, me semble-t-il, appelle une deuxième lecture, une lecture plus attentive à la recherche des symboles qui ponctuent le récit. » Une lectrice

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FERRARI Jérôme---UN DIEU UN ANIMAL,roman

17/12/2012 16:04 par livresentete

  • FERRARI Jérôme---UN DIEU UN ANIMAL,roman

    FERRARI Jérôme---UN DIEU UN ANIMAL,roman

    17/12/2012 16:04 par livresentete

 

 

FERRARI Jérôme

UN DIEU UN ANIMAL, Actes Sud, 2009, 109 pages

 

« C'est une voix off qui parle, elle s'adresse à un homme pour lui raconter sa propre vie. Une vie qui s'ennuie qui glisse vers la violence, vers la guerre et la mort. Cela pourrait être Dieu qui parle car dans ce livre il est question de miséricorde de celle que l'on cherche quand on est au cœur des massacres. Il est question de la puissance de Dieu et de son amour sans langage qui ressemble à la mort.

La description presque poétique de la mort donnée est parfois gênante car elle esthétise les images d'horreur. Cet homme qui revient vivre dans son village après avoir traversé la guerre d'Irak en tant que mercenaire, replonge dans son passé. Il essaie de renouer avec son premier amour mais privé d'avenir à cause de ce passé traumatisant, il vit avec l'insignifiance de la mort qui lui oblitère son futur. C'est un livre triste car il n'y a pas de résilience possible. »

Un lecteur…prix-orange-du-livre

« Un jeune homme a pris la décision de quitter son village natal pour aller, revêtu du treillis des mercenaires, à la rencontre du désert qu’investirent tant d’armées, sous des uniformes di - vers, après le 11 septembre 2001. De retour du checkpoint où la mort n’a pas voulu de lui, ce survivant dévasté est condamné à affronter parmi les siens une nouvelle forme d’exil. Il se met alors en demeure de retrouver la jeune fi lle de ses rêves d’adolescent, mais cette dernière semble avoir disparu sous les traits d’une jeune femme désormais vouée corps et âme à son entreprise… 
 

Requiem pour une civilisation contemporaine médusée par les sombres mirages de la guerre comme par la violence inouïe de l’horreur économique, cérémonie cruelle et profane qu’illumine l’ardente invocation d’un improbable salut, Un dieu un animal retentit des échos du chant bouleversant que fait entendre une humanité crucifi ée sur l’autel de la dépossession. 
 

Né à Paris en 1968, Jérôme Ferrari, après avoir été, durant quatre ans, professeur de philosophie au lycée international d’Alger, vit actuellement en Corse où il enseigne depuis 2007. 
Chez Actes Sud, il a publié deux romans : 
Dans le secret (2007) et Balco Atlantico (2008). 

FLYNN Gillian---SUR MA PEAU

16/12/2012 16:52 par livresentete

  • FLYNN Gillian---SUR MA PEAU

    FLYNN Gillian---SUR MA PEAU

    16/12/2012 16:52 par livresentete

 

Gillian FLYNN

SUR MA PEAU, calmann-lévy, suspense, 2007, 283 pages

 

Bon roman du genre suspense, enquête journalistique de l’auteure de APPARENCES dans un roman touchant par son sujet inquiétant, la disparition et le meurtre d’enfants. Dans le présent roman il s’agit de deux jeunes filles âgées de huit et dix ans.

L’auteure décrit l’action avec minutie, une méticulosité presque obsessionnelle en nous découvrant les éléments de ces disparitions avec parcimonie. Le monde de l’enfance est un monde précieux pour la famille, pour la société mais alors pourquoi existe-t-il des disparitions et des massacres d’enfants?

La raison principale est-elle la relation qui unit les enfants à leur famille et tout particulièrement à leur mère? Une mère mal aimée, abusée, rejetée, baffouée peut-elle  aimer son enfant, la chérir, lui donner ce qu’elle n’a pas reçu de façon heureuse et spontanée. Sans doute que non sinon dans des conditions difficiles et orageuses. Un roman qui nous confronte à notre enfance, à l’amour reçu par nos parents, nos amies de classe et notre milieu social. Un roman qui remet en question l’enfance dès le berceau et surtout quelle est la place de l’amour reçu.

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

 

Pour en savoir davantage :

Suspense crime 04/2007

   « La ville de Wind Gap dans le Missouri est sous le choc : une petite fille a disparu. Déjà l'été dernier, une enfant avait été enlevée. On l'avait retrouvée peu après, étranglée, les dents arrachées? La jeune journaliste Camille Preaker est envoyée sur les lieux pour couvrir l'affaire. Elle a grandi à Wind Gap et elle sera la mieux placée pour enquêter, selon le directeur de son journal.

   Mais pour Camille, retourner sur les lieux de son enfance, c'est réveiller des souvenirs douloureux.

   Adolescente, incapable de faire face à la folie de sa mère et traumatisée par la mort inexpliquée de sa soeur cadette, Camille a gravé sur sa peau les souffrances qu’elle n'a pu exprimer. Son corps n'est qu'un entrelacs de cicatrices?

   Le cadavre de l'enfant disparue est bientôt retrouvé et, très vite, les soupçons de la police se portent sur le frère d'une des fillettes. Il semble le coupable idéal, mais Camille a des doutes.

   Hantée par la tragédie de son enfance, elle comprend très vite qu'elle devra pourtant trouver la force de l'affronter si elle veut découvrir la vérité? »

 

Dans les tripes

   

«  roman policier qui laisse vite place à demi-mot à l'analyse psychologique des protagonistes. En tête, la journaliste qui part à la recherche d'informations sur un meurtre d'enfant dans sa contrée natale. Le remue ménage familial est prévisible puisque les vieux démons ressortent, mais les vérités resurgissent ponctuellement, insidieusement, au point de rendre l'ambiance de ce livre oppressante et pourquoi pas captivante. 
Pas une seconde d'ennui de ce fait pour un plaisir de lecture omniprésent. Sans doute les amateurs de sensations fortes seront déçus par l'enquête elle même, sacrément faiblarde, mais là n'est pas l'intérêt de ce polar, plus cérébral qu'autre chose, si bien servi d'une plume racée comme on en voit passer de temps en temps dans ce genre littéraire. »

www.critiqueslibres.com

 

WINSLOW Don---SAVAGES

15/12/2012 16:14 par livresentete

  • WINSLOW Don---SAVAGES

    WINSLOW Don---SAVAGES

    15/12/2012 16:14 par livresentete

 

WINSLOW Don

SAVAGES, Éd. DU MASQUE, 2011, 326 PAGES

 

Un roman d’action écrit dans un style inventif, spontané, correspondant au sujet et au milieu dont il est tiré. OMG veut dire OH MY GOD! So Cal signifie South California, Rack pour Irak, RAPU pour Reine agressive passive de l’univers. Alors vous imaginez un peu les multiples actions qui constituent ce roman dans un monde qui contrôle la vente de marijuana d’une qualité exceptionnelle et enlevante. Un bon roman d’action.

 

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

 

Pour en savoir davantage :

 

« résumé du livre

Ben, docteur en botanique et marketing, Chon, mercenaire féru d'armes sophistiquées, et Ophelia, une bimbo à l'intelligence brillante, produisent de l'hydro, un cannabis cultivé hors-sol, sans matières organiques. Ils vivent de leur petit commerce jusqu'au jour où la reine du Cartel de Baja veut racheter leur business... « www.evene.fr

 

Evenepar Philippe Blanchet

Don Winslow n’en est pas à une pirouette près. On l’a connu truculent et plutôt velu avec son irrésistible série Neil Carey, entamée il y a déjà 20 ans. Puis grave et concerné à travers un sidérant roman sur le marché de la drogue entre le sud des Etats-Unis et le Mexique (’La Griffe du chien’). Enfin, notre homme s’est imposé plus récemment comme un des maîtres du polar west coast avec une poignée de romans bodybuildés, bercés par les douces harmonies vocales d’une surf culture bleue turquoise (’L’Hiver de Frankie Machine’, ‘La Patrouille de l’aube’…). On pouvait dès lors imaginer que le romancier aller camper sur ce bon spot fleurant le sable chaud et les juteuses royalties.

C’est mal connaître un écrivain visiblement toujours prêt à de nouvelles acrobaties. ‘Savages’ est une totale surprise. Un formidable coup de pied dans la routine du polar américain. Si l’intrigue est des plus classiques (un trio de jeunes et sympathiques trafiquants vaguement geeks de Los Angeles se retrouve dans la ligne de mire de la mafia calexico, entendez Californie-Mexico), ce thriller hallucinant surprend dès les premières lignes par son rythme speedé et son style déstructuré.

Ses répétitions sous amphétamines. Ses abréviations SMS quasi-cabalistiques (O pour orgasme, AQ pour Al Qaida, ou ASE pour Adios Salauds d’Enfoirés !). Ses syncopes rap, tendance gangsta furioso. Ses références tous azimuts, convoquent pèle mêle dans un name dropping frénétique et warholien John Wayne, Butch Cassady, Jacques Derrida, Star Trek ou les diverses enseignes de luxe de Rodeo Drive. Bref, d’un bout à l’autre, Winslow innove et bouscule de genre. Invente un nouveau langage et un tempo inédit pour un thriller moderne, hyper-violent, sexy et romantique. Un ‘A bout de souffle’ moderne. Dopé. Numérique. Et, bien sûr, sauvage à souhait.

www.evene.fr

ÒLAFSDÒTTIR Audur Ava---L'EMBELLIE

15/12/2012 14:47 par livresentete

  • ÒLAFSDÒTTIR Audur Ava---L'EMBELLIE

    ÒLAFSDÒTTIR Audur Ava---L'EMBELLIE

    15/12/2012 14:47 par livresentete

ÒLAFSDÒTTIR Audur Ava L’EMBELLIE, Zulma, 2012, 350 pages + 47 recettes de cuisine Un roman dont j’ai apprécié le style, le rythme, le sujet et le personnage principal qui est une femme séparée qui repend sa vie en main qui agit selon ses désirs, ses besoins et sa spontanéité. Une amie lui demande de garder pendant un certain temps son fils de quatre ans atteint de surdité, d’un manque de croissance et de moyen d’expression malgré une intelligence prompte et efficace. Un roman touchant par son histoire éclatée et sa façon cordiale de faire face à la vie. Un bon roman de l’auteure de Rosa Candida. Une auteure à poursuivre sinon à connaître pour son style, son originalité et sa joie de vivre intensément. Gilles Lagrois, Auclair, Québec Pour en savoir davantage : « Dans ce roman de la maternité par hasard, tout s'ajuste exactement. L'équilibre, le jeu des échos, est toujours parfait. Pour mieux troubler son lecteur. » Nils C. Ahl, Le Monde « On retrouve dans l'Embellie le mélange de légèreté, de gravité, de drôlerie et de sensualité de Rosa candida. » Natalie Levisalles, Libération « Dans l’Embellie, Audur Ava Olafsdottir dévoile avec subtilité la couleur rose de la boue, l’ombre dorée des matins noirs, et son lecteur prend le chaud, doucement, au soleil d’une contrée nordique où le sentiment et le sourire palpitent, comme deux cœurs. Aigu et grave, ils écrivent la partition d’un livre tactile, prenant et touchant. » Claire Castillon, Paris Match « Dans les paysages crépusculaires de l’île noire, la narratrice et son mini-acolyte guettent « l’Embellie ». Fantasque et poétique, tout y est. (…) La conjoncture littéraire prédit un avenir céleste à l’immense romancière. Et une constellation de récompenses… » Olivia Mauriac, Madame Figaro « Son charme fou tient en un mot : dépaysement. » Françoise Dargent, Le Figaro « Il est aussi rare d'être touché deux fois de suite en plein cœur que de regagner le gros lot. C'est pourtant ce qui arrive avec le nouveau roman d'Audur Ava Ólafsdóttir. » Jeanne de Ménibus, Elle « Dans ce roman d’un voyage autour de l’Islande effectué par une jeune femme et l’enfant qu’une amie malade lui confie, on reconnaîtra la générosité de sentiment et la cocasserie poétique qui rendent si délectable le style Olafsdottir. » Didier Jacob, Le Nouvel Observateur « Ce jacuzzi de jeunesse plein de bulles astringentes et fantasques adoucit, embellit, donne envie de rire de tout, pour un oui, pour un non. » Emmanuelle de Boysson, Marie-Claire « Avec une ironie jamais cruelle pour raconter ses compatriotes ou la poésie des singuliers paysages islandais, l’Embellie est un bonheur. » Laurence Caracalla, Version Femina « Un roman fantasque, espiègle, grave, insolite, à l’image d’Auður Ava Ólafsdóttir. » En ce ténébreux mois de novembre, la narratrice voit son mari la quitter sans préavis et sa meilleure amie lui confier son fils de quatre ans. Qu'à cela ne tienne, elle partira pour un tour de son île noire, seule avec Tumi, étrange petit bonhomme, presque sourd, avec de grosses loupes en guise de lunettes. Avec un humour fantasque et une drôlerie décapante, l’Embellie ne cesse de nous enchanter par cette relation cocasse, de plus en plus attentive, émouvante entre la voyageuse et son minuscule passager. Ainsi que par sa façon incroyablement libre et allègre de prendre les fugaces, burlesques et parfois dramatiques péripéties de la vie, et de la vie amoureuse, sur fond de blessure originelle. Et l’on se glisse dans l’Embellie avec le même bonheur immense que dans Rosa Candida, en une sorte d’exultation complice qui ne nous

DJIAN Philippe---

05/12/2012 16:13 par livresentete

  • DJIAN Philippe---

    DJIAN Philippe---

    05/12/2012 16:13 par livresentete

DJIAN Philippe

« OH… », Gallimard, 2012, 236 pages        

 Bon roman dans le style impeccable de Djian qui nous entraîne dans une histoire de famille et d’une  femme peu commune. Une famille spéciale il faut dire, une grand-mère de soixante et quinze ans qui veut se remarier, son mari est en prison pour crime d’enfants, une femme séparée qui est victime de viols et un fils de vingt cinq ans qui a une relation avec une nouvelle amie qui a un enfant nouveau né.

Le personnage principal est la femme qui est associée dans une entreprise privée et qui est la victime de viol chez elle à deux reprises mais qui finalement réussit à gérer cette situation rocambolesque et sexuelle. Une femme qui assume sa sexualité, sa vie familliale et réussit dans sa compagnie comme femme d’affaires.

Un bon roman.Une autre vison de la vie d’une femme qui vit ce qu’elle a à vivre à sa manière sans préjugés, sainement et sans y laisser sa peau.

 Gilles Lagrois, Auclair, Québec

 Roman intéressant et impartial  de DJIAN surtout par le principal personnage féminin Michèle épouse, mère et fille qui a une vie en dents de scie, qui assume pleinement les choix qu’elle doit faire dans les changements de sa vie et dans ses différents rôles. Elle va jusqu’au bout d’elle-même et vit au jour le jour sans tenir compte des opinions des membres de sa famille sinon sa vie serait humainement insoutenable.

 Pour en savoir davantage :

 « Décembre est un mois où les hommes se saoulent…tuent, violent, se mettent en couple, reconnaissent des enfants qui ne sont pas les leurs, s’enfuient, gémissent, meurent… »

 «Oh… » raconte trente jours d’une vie sans répit, où les souvenirs, le sexe et la mort se court-circuitent tous instant. »  nrf

 « Djian réussit très bien à se mettre dans la peau d'une femme de 50 ans. On oublie que c'est un homme qui écrit. "Oh …" est un roman qui parle des vivants. La filiation, l'amour, le sexe, la mort. Djian aborde toutes ces questions charnellement, à travers la vie et les péripéties de ses personnages. »

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 “Oh”, c'est l'histoire de Michèle, presque cinquantenaire, qui vient de se faire violer chez elle par un inconnu quand le livre s'ouvre. Elle vit séparée de Richard, son mari, scénariste raté, pendant que leur fils Vincent, sans vrai emploi, vient de se mettre en ménage avec Josie, enceinte d'un dealer en prison.
Sa mère Irène, soixante-quinze ans, a des amants trois fois plus jeune qu'elle et son père est en prison depuis trente ans après avoir commis un crime affreux.
Michèle a une liaison avec Robert, le mari d'Anna sa meilleure amie et son associée dans une boîte de production qu'elles gèrent ensemble. Richard, Lui, se console dans les bras d'Hélène, une standardiste qui pourrait être sa fille.
En dernier, il y a Patrick, un voisin de Michèle, au charme duquel elle n'est pas insensible.
Nous suivons les histoires de cette galerie invraisemblable de personnages une trentaine de jours pendant les fêtes de Noël.
Le viol est donc le point de départ de cette histoire et le premier d'un nombre d'événements qui vont déstabiliser Michèle et bouleverser le semblant d'équilibre qu'elle s'est construite depuis le massacre commis par son père alors qu'elle ne sortait à peine de l'adolescence.
Depuis cette époque, la vie est passée par là, et elle s'est mariée, a fait un enfant, a monté son entreprise, s'est séparée … C'est une femme résolument moderne, forte et indépendante, qui gagne bien sa vie et entretient sa famille, tout en dirigeant son entreprise et en gérant les égos surdimensionnés des un et l'inefficacité des autres.
Alors … comment se fait-il que, après ce viol, elle va se lever, ranger les bibelots, nettoyer le sol, prendre son bain … et continuer comme si rien n'était ? La famille vient dîner le soir même, il y a une pile de dossiers sur son bureau, la vie continue. Bien sûr, Michèle se pose mille questions, cherche à comprendre, à savoir comment faire … mais la vie n'est-elle pas ainsi ? Pendant qu'on se les pose, ces questions, le téléphone continue à sonner, le chat a faim, le loyer reste à payer, il y a les fêtes et les réunions à préparer.
C'est une des choses que j'ai bien aimé dans ce livre, ce mélange de drame (non seulement le viol, mais je ne vais pas révéler d'autres clés de l'histoire) et de quotidien … on ferme les volets, on allume les lumières, on débarrasse la table, le voisin coupe son bois … tout ça rythmé par ces évènements bouleversants qui se succèdent.
Car Michèle vit un véritable tourbillon pendant ces trente de jours, et nous sommes emportés avec elle. le style d'écriture y est pour énormément d'ailleurs. le texte se lit en un seul bloc. Il n'y a ni paragraphes, ni chapitres, pas de blancs. Comme explique Djian Lui-même dans une interview des Inrocks “…dans la belle littérature, il faut commencer la première phrase du premier chapitre cinq points après la marge, alors j'ai décidé dans “Oh…” de la coller à la marge.”
Et cet effet de “bloc” est bien efficace … on est plongé directement dans l'histoire, ça démarre tout de suite, on ne peut pas décrocher car rien ne lâche jusqu'à la fin. Cette fin prend la forme d'un court épilogue, agissant comme un grand bol d'air frais après l'ambiance presque asphyxiant du reste du roman. Et cet “Oh…” final qui, pour moi, est un vrai signe d'apaisement après tant de changements et de ruptures.
Certes, le rythme est un peu oppressant, avec des flashbacks, des trahisons, des mensonges et des révélations, créant parfois un véritable malaise, mais c'est tout à fait cohérent avec ce que vit Michèle. Et le plus gênant est peut-être le fait que nous ne savons pas vraiment pourquoi elle agit de telle ou telle façon. Elle fait souvent le mauvais choix, mais Djian ne fait pas dans la psychologie, et c'est à nous de trouver les réponses (s'il y en a) en s'interrogeant. Ce qui est, avec ce thème de viol comme fil conducteur, plutôt dérangeant, il faut le dire.


C'est le premier roman de Philippe Djian que je lis, donc je ne peux pas le comparer avec ses œuvres précédents. Par contre, j'ai appris que c'est la première fois que son narrateur est en fait une narratrice, et je trouve qu'il se glisse remarquablement bien dans la tête d'une femme.

Certains l'accuseront de relever des fantasmes masculins avec l'histoire de viol et comment Michèle agit quand elle apprend l'identité de son agresseur. Mais d'après les interviews de l'auteur que j'ai lu, je n'y crois pas, je le pense plus honnête que ça.
Pour conclure, je dirais, que malgré le côté invraisemblable de certains éléments de l'histoire, elle tient bien la route. Mieux que ça, elle est percutante, choquante, renversante et superbement humaine. J'ai passé un moment de lecture très intense, parfois dérangeant, j'en suis sortie sonnée mais tellement enchantée d'avoir vécu une telle expérience littéraire » www.babelio.com

 « "Oh", c'est bien le cri que l'on se retient de pousser tout au long de cette lente et inexorable descente aux enfers que nous conte si bien Philippe Djian, qui vient de recevoir le prix Interallié.
L'héroïne en effet, approche de la cinquantaine; Elle a bien des soucis avec son ex-mari qui noue une relation avec une femme bien plus jeune que Lui et son fils qui s'amourrache d'une future maman de près de 100 kg dont l'ancien compagnon et père du bébé purge une peine en prison pour trafic de drogue.
Sa mère, la septuagénaire Irène, Lui donne aussi du fil à retordre car elle entretient un gigolo de 40 ans son cadet...
Comme si cela ne suffisait pas, elle est agressée chez elle et son voisin Patrick, sous des dehors bien tranquilles de banquier, cache en fait une personnalité inquiétante.
Et nous apprenons par la suite que le père de notre sympathique héroïne éditrice et productrice avait commis dans le passé un crime épouvantable.
Le récit est magnifiquement rendu, la situation apparaît de plus en plus inextricable.
Les personnages principaux apparaissent comme livrés à eux-mêmes, incapables d'agir sur leur destin, comme des marionnettes emportées par le vent...
Un récit fort et implacable…
on regrette seulement que le thème du viol soit abordé de manière un peu "légère", traité comme un fait banal.
Des personnages féminins intéressants, ce qui fait le point fort du récit. » www.babelio.com   une lectrice

 

Dans son nouveau roman, Philippe Djian détricote les relations d’une famille hors normes. Déroutant et envoûtant.

Par Valérie Trierweiler - Paris Match

« Attention, ceci est une oeuvre littéraire, un livre puissant. Philippe Djian revient avec « Oh… » un roman qui braconne sur des terres défendues. Certes, l’écrivain a coutume de nous conduire là où nous ne l’attendions pas. Ici encore, il fait la démonstration d’une imagination fertile qui oscille entre fantasmes et répulsions. Depuis son culte « 37° 2 le matin » – écrit il y a tout de même vingt-sept ans – et vingt oeuvres plus tard, Djian continue à nous surprendre. Dans « Oh… » (drôle de titre, non ?), on se dit d’abord qu’il y va fort. Sa narratrice, Michèle, à la veille de la cinquantaine, semble mener une vie presque normale. Elle est séparée de son mari et, comme beaucoup de femmes de sa génération, se débat entre une mère qui refuse de vieillir, et un fils, Vincent, qui peine à grandir et à s’assumer. Sans travail, il veut se mettre en ménage avec une jeune femme enceinte dont l’enfant n’est pas de lui. Le géniteur est en prison.

 Le banal commence à s’estomper. Et voilà la mère, ou plutôt la grand-mère, qui, à 75 ans, souhaite se remarier. « Je te tuerai, c’est bien simple. Pas besoin de réfléchir », lui rétorque Michèle. Les relations sont tendues, extrêmement tendues. Entre Michèle et sa mère. Entre Michèle et son fils. On apprend très vite l’existence d’un père enfermé dans un asile psychiatrique, depuis des années et des années. Un père dont Michèle ne veut plus entendre parler, un père qu’elle refuse de revoir malgré l’insistance de sa mère. Rien ne semble simple, rien ne semble apaisé.

Il faudra avancer plus loin dans le livre pour apprendre que l’homme en question a tué soixante-dix enfants dans un club Mickey, un accès de folie, il y a plus de trente ans. On comprend les réticences de Michèle. Ses années de jeunesse à vivre au ban de la société, à n’être perçue que comme « la fille du monstre », l’errance avec sa mère – sans argent, sans savoir où elles dormiraient chaque soir – ont fait d’elle une femme méfiante. On comprend ce qui lie les deux femmes ; on admet leur relation faite d’appartenance et de dépendance. De répulsion aussi. Avec le fils, les rapports ne sont pas moins tortueux, mais d’un autre ordre. Michèle ne souhaite que l’indépendance de ce rejeton âgé de 24 ans, tout en lui contestant ses choix, tout en lui niant sa liberté.

Philippe Djian explorele champ de la perversité

Michèle et son ex-mari, Richard, conservent des liens de proximité. Ils sont solidaires comme un vieux couple quand la question du sexe ne se pose plus. Ils s’entendraient même plutôt bien depuis trois ans qu’ils sont séparés. Jusqu’au jour où Richard refait sa vie. C’est toute la question du lien que Philippe Djian aborde dans « Oh… ». Du lien interfamilial d’abord. Celui dont on voudrait se détacher jusqu’à la rupture parfois, sans que ce ne soit jamais possible. Comme le père assassin que sa femme n’a jamais voulu renier quand la fille a voulu gommer son existence. Comme le fils qui veut reconnaître un enfant dont il n’est pas le père. Comme l’ex-mari rejeté mais interdit de bonheur avec une autre. Et puis, il y a cette autre histoire dans l’histoire.

Les premières pages du livre s’ouvrent sur l’agression de Michèle par un homme cagoulé. L’agression se double d’un viol et se renouvelle. Michèle n’en parle pas. Et ce nouveau voisin séduisant qui lui tourne autour. On devine la suite. Enfin, pas toute la suite. Le viol devient le centre du jeu. Oui, du jeu. Un jeu pervers qui mènera loin. Philippe Djian, comme dans certains de ses romans, explore le champ de la perversité. Entre adultes. Comme si cela ne suffisait pas, l’amant de Michèle n’est autre que le mari de sa meilleure amie et associée.

 Tout devrait nous inciter à lâcher ce texte. Et pourtant, on le lit jusqu’à la dernière ligne. On attend le prochain rebondissement. On cherche ce que signifie chacun des événements au-delà d’un simple agrément de l’histoire. On y pense encore le livre refermé. On y réfléchit. Sommes-nous passés à côté de quelque chose ? On revient quelques pages en arrière. Trente jours seulement s’écoulent dans la vie de Michèle, pendant lesquels tous les sentiments sont évoqués. Djian, une fois de plus, impose son style et s’impose comme une pièce maîtresse de la rentrée littéraire. Il est Djian, tout simplement.

 

TRUC Oliver---LE DERNIER LAPON---polar

02/12/2012 16:34 par livresentete

  • TRUC Oliver---LE DERNIER LAPON---polar

    TRUC Oliver---LE DERNIER LAPON---polar

    02/12/2012 16:34 par livresentete

TRUC Olivier

LE DERNIER LAPON, Métaillé noir, 2012, 453 pages

 

Bon roman du genre polar, enquête policière accrochante qui se déroule en Laponie qui est un pays nordique de l’Europe, ayant pour voisins la Norvège, la Suède, la Finlande et la Russie à l’est.

Ce roman m’a permis de découvrir un pays pour moi inconnu jusqu’alors car désormais je peux situer sa situation géographie, j’ai été  sensibilisé à sa population de Sami, son histoire, sa symbolique, d’où l’importance des dessins sur les tambours ancestraux, les modes de vie ancien et moderne, ses ressources naturelles d’où la résistance d’un peuple envahit de tous côtés pour ses richesses naturelles.

« Dans un tel lieu oublié, on ne pouvait devenir qu’alcoolique ou mystique. » Un pays sans nuances, Noir ou Blanc, nuit ou jour.

Roman écrit dans un style efficace, descriptif, méthodique mais également poétique compte tenu du milieu environnemental. Un bon roman.

 

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

 

Pour en savoir davantage :

 

« Dans “Le dernier lapon”, son premier roman (et quel roman ! Il y a tous les ingrédients pour faire une bonne recette, avec l’ingrédient magique, le fameux ‘truc’ justement qui fait que la recette est succulente…), l’auteur distille tous ces éléments qui font du très très bon polar : une enquête prenante, des héros attachants, des flics véreux, de la corruption, des problèmes politiques et surtout, l’insertion dans une certaine culture.

Parce que je crois que ce que j’ai préféré par dessus tout dans ce polar, c’est d’avoir voyagé intégralement dans l’univers de la Laponie et des problèmes, légendes et histoires de ses habitants : les samis.

Sans oublier bien-sûr tous les personnages que j’aimerais retrouver dans d’autres enquêtes : Klemet, trente ans d’expérience, d’origine sami mais ne pratiquant pas, Nina, jeune diplômée de l’école de police, n’ayant jamais vécu dans le grand Nord… Mais aussi les personnages secondaires, les habitants du village ou les personnes que notre couple de policier préféré rencontre tout au long de l’enquête…

La présentation de l’éditeur parle d’une plume “au style direct et vigoureux”. Je suis évidemment d’accord mais je trouve qu’il y a en plus un brin de poésie... Le livre commence le jour où le soleil refait son apparition après 40 jours de nuit totale… et pour 41 minutes seulement. Ca et les joïks des samis, leurs légendes, leur grande et petite histoire, le regard d’Aslak, le seul sami éleveur de rennes qui ne travaille pas avec les moyens modernes, le passé de nos héros, dont l’auteur ne fait que nous brosser les gros traits sans entrer dans les détails… Tout fait que O.Truc nous enchante et nous emmène loin dans le grand nord, à la recherche de ce tambour disparu…

Je l’ai déjà dit: “Le dernier lapon”est tout simplement un très bon polar

www.laouleslivresontchezeux.wordpress.com

 

Kautokeino, Laponie centrale, 10 janvier. Nuit polaire, froid glacial. Demain le soleil, disparu depuis 40 jours, va renaître. Demain entre 11h14 et 11h41, Klemet va redevenir un homme, avec une ombre. Demain le centre culturel va exposer un tambour de chaman légué par un compagnon de Paul-Emile Victor. Mais dans la nuit, le tambour est volé. Les soupçons iront des fondamentalistes protestants aux indépendantistes sami.
La mort d'un éleveur de rennes n'arrange rien à l'affaire. La Laponie, si tranquille en apparence, va se révéler terre de conflits, de colères et de mystères. Klemet, le Lapon, et sa jeune coéquipière Nina, enquêteurs de la police des rennes, se lancent dans une enquête déroutante. Mais à Kautokeino, on n'aime guère les vagues. Ils sont renvoyés à leurs patrouilles en motoneige à travers la toundra, et à la pacification des éternelles querelles entre éleveurs de rennes.


Les mystères du 72e tambour vont les rattraper. Pourquoi en 1939 l'un des guides sami a-t-il confié à l'expédition française ce tambour, de quel message était-il porteur? Que racontent les joiks traditionnels que chante le vieil oncle de Klemet ? Que vient faire en ville ce Français qui aime trop les très jeunes filles et qui a l'air de si bien connaître la géologie de la région ? A qui s'adressent les prières de la pieuse Berit ? Que cache la beauté sauvage d'Aslak, qui vit en marge du monde moderne avec sa femme à moitié folle ? Dans un paysage incroyable, des personnages attachants et forts nous plongent aux limites de l'hypermodernité et de la tradition d'un peuple luttant pour sa survie culturelle.
Un thriller magnifique et prenant, écrit par un auteur au style direct et vigoureux, qui connaît bien la région dont il parle » www.decitre.com