Steve J. WATSON---AVANT D'ALLER DORMIR, roman polar psychologique
21/09/2013 16:37 par livresentete
WATSON S.J.
AVANT D'ALLER DORMIR, roman polar-psychologique, SONATINE, 2011, 409pages
Impressionnant, vraiment impressionnant et impressionné je suis. Un excellent roman psychologique du genre polar-mental-psychique- suspense profond d'une grande qualité d' écriture. Roman intense, dramatique, absorbant, un tourneur de pages, un livre qu'on ne peut pas lâcher, un papier collant.
L'histoire dramatique d'une femme qui devient amnésique à la suite d'une agression démentielle qui a ravagé sa vie, détruit son vécu, l'a condamnée à vivre au jour le jour car chaque matin est une journée nouvelle car hier n'existe pas. Elle oublie qui elle est, qui il est , qui les êtres qui l'entourent sont, ce qu'elle a fait, ce qu'elle a vu, ce que représente les photos et les objets...aucun souvenir sauf ceux de la journée présente...elle ne vit que le présent.
Un roman d'une grande intensité, l' histoire d'une femme dont le traumatisme devient le sort de sa vie, une victime emmurée, bloquée dans son cerveau non fonctionnel. Son seul recours est son cerveau et le souvenir disparu. Roman à ne pas manquer.À lire mais pas Avant De Dormir.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
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POUR EN SAVOIR DAVANTAGE: un résumé
"A la suite d'un accident survenu une vingtaine d'années plus tôt, Christine est aujourd'hui affectée d'un cas très rare d'amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu'elle a en fait 47 ans et qu'elle est mariée depuis vingt ans. Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime afin qu'elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence. Quand elle commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer. Très vite elle va devoir remettre en question ses rares certitudes afin de faire la vérité sur son passé? et sur son présent.
Ne le dis à personne, d'Harlan Coben, Shutter Island, de Dennis Lehane, Tokyo, de Mo Hayder? il est des livres dont la publication marque irrémédiablement le genre et hisse leur auteur au rang des incontournables du polar. Gageons que Avant d'aller dormir de S. J. Watson va tout de suite aller rejoindre ce cercle très fermé.
Avec une héroïne à laquelle on s'attache instantanément, un récit à la construction aussi machiavélique qu'époustouflante et un suspense de tous les instants, une seule question hante l'esprit du lecteur une fois la dernière page refermée : à quand le prochain Watson ?
Les éditeurs évoquent souvent « un livre qu'on ne peut pas lâcher ». Voici un livre qu'on ne peut véritablement pas lâcher !
S. J. Watson a 39 ans. Avant d'aller dormir est son premier roman. Ridley Scott en a acheté les droits d'adaptation cinématographique." L'Éditeur
Frédéric SALDMANN
LE MEILLEUR MÉDICAMENT, C'EST VOUS!, Albin Michel, 2013, 234 pages
Un livre bien fait avec de bons conseils pour une saine alimentation, des activités physiques à notre portée en toutes saisons, de bons conseils pour une vie psychologie équilibrée, florissante.
Guérir l'excès de poids:
"Il n'y a pas de secret: pour perdre du poids, il faut manger moins et mieux."
"Recommandé: Les vertus du chocolat noir à 100%. Le résultat est immédiat. "L'intégration de chocolat noir provoque un arrêt brutal de la pulsion alimentaire sans frustration et sans douleur...avaler 30 gr. de chocolat noir provoque une baisse de l'appétit immédiate. Effet coupe-faim en diminuant le stress, haute teneur en polyphénol et baisse de pression artérielle."
"Les mystérieux pouvoirs du ...safran...augmente la satiété de façon significative."
" Bien s'hydrater, boire de l'eau abondamment pendant le repas, agit comme régulateur de l'appétit. Deux grands verres d'eau avant d'apérifi, boire avant de passer à table...d'où l'habitude de servir de l'eau dans les restaurants."
" Le blanc d'oeuf, l'anti-frigale de compétition, avec 44 calories pour 100 gr., le blanc d'oeuf provoque une excellente satiété...sans le jaune."
"Les mystères du piment et du poivre. Le piment stimule la dépense énergétique et accélère le métabolisme...une augmentation de l'oxydation des graisses."
"La présencce de sel constitue une MENACE pour la santé. Le el attaque les artères. Le sel est un très bon DÉCLENCHEUR de l'appétit."
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
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Pour en savoir davantage:
"Cardiologue, nutritionniste, spécialiste de la médecine prédictive internationalement reconnu, le docteur Frédéric Saldmann, auteur de plusieurs best-sellers, dont On s’en lave les mains et Le Grand ménage, propose une méthode simple et accessible pour profiter pleinement de son capital santé : mieux utiliser notre propre corps.
À rebours d’une médicalisation excessive et systématique, notre corps est en effet sans que nous le sachions notre plus grande ressource. Il détient des capacités inouïes, infiniment plus efficaces que nombre de médicaments. Ces pouvoirs, il suffit de les activer. En découvrant les mouvements qui soignent, les vrais aliments santé, le secret du jeûne séquentiel, en oubliant les régimes, en comprimant certains points névralgiques de notre corps, en changeant de posture…
Ce livre donne les clés pour prendre sa santé en main et consolider tous les domaines qui la composent (alimentation, poids, allergies, sommeil, sexualité, vieillissement…) afin de mieux se protéger avec des moyens à notre portée, passer au travers des maladies et profiter pleinement de la vie." L'éditeur
FALCONE Mario
Né à Messine en 1952, Mario FALCONE vit aujourd,hui à Rome. Scénariste, il a signé pour la télévision italienne de grands succès parmi lesquels La guerrre est finie, Eisntein et Enzo Ferrari.
L'AUBE NOIRE est son premier roman.
L'AUBE NOIRE, roman du genre polar, Éditions de LA TABLE RONDE, 2013, 415 pages
Un premier roman du genre polar à la sicilienne très touchant, révélateur, réussi, bien bouclé. Les thèmes traités sont à l'image de la Sicile, beauté, romance , ardeur chaude avec des personnages des années 1908 dont un baron à la sexualité débordante, des policiers dévoués à leur population, des mafieux dérangeants, des femmes d'une grande beauté, des classes sociales soumises et éclatées. Une société intéressante à découvrir à une époque bouleversante du début du vingtième sciècle d'une Sicile victime d'un cataclysme désolant et destructeur.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
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Pour en savoir davantage:
Résumé:
"À l'aube du 28 décembre 1908, un tremblement de terre efface de la carte Messine, l'une des plus belles villes d'Italie. Pourtant, quatre mois plus tôt, alors que la fête de l'Assomption est célébrée avec ferveur et enthousiasme, rien ne semble pouvoir ébranler la ville. Les enfants du peuple y sont élevés dans le respect d'une aristocratie toute-puissante, qu'incarne avec morgue la famille Torielli ; quant aux clans mafieux, ils se partagent paisiblement les extorsions de fonds que nul n'ose dénoncer.
Mais un drame éclate au grand soleil de ce 15 août : une jeune fille est sauvagement assassinée. L'enquête, confiée au lieutenant de carabiniers Marco Sestili, s'annonce complexe et périlleuse, d'autant que d'autres meurtres sont commis, plongeant la population dans le désarroi. Confronté à une véritable omerta, Sestili aura fort à faire pour trouver le fil de la vérité dans un écheveau de vengeances, de corruption, d'adultères et de secrets de famille.
Jusqu'à ce que le cataclysme mette à nu l'étendue des passions humaines." L'ÉDITEUR
L'aube noire de Mario Falcone est un récit captivant qui tient à la fois du polar d'enquête classique, du récit historique et de la fresque sociale.
HANCOCK Penny
DÉSORDRE, roman, Sonatine Éditions,2013, 380 pages
Un bon polar psychologique qui nous tient en haleine du commencement à la fin par son sujet prenant, bouleversant, le kidnapping d'un jeune homme de quinze ans, dans un style d'écriture raffinée, relevée, persistante.
Sonia, une femme d'âge moyen, mariée, mère de famille, prise d'une pulsion incontrôlable, séquestre Jez, le neveu de son amie Helen. Malgré toutes les complications d'organisation familiale, physique, sociale que cette situation engendre Sonia persiste à s'approprier ce beau jeune homme qui la relie à un merveilleux souvenir d'amour d'enfance dans la personne de Seb qui est omniprésent dans sa vie mentale obsessive. Un roman du genre polar psychologique prenant qui ne nous laisse sûrement pas indifférent.
Un roman à découvrir, un premier roman d'un grande auteure à talonner, à côtoyer.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
" Je n'ai jamais eu l'intention de te faire peur, Jez. "
" C'est juste... et je le dirai aussi à Helen, c'est juste que ça pouvait paraître un peu tordu"
" Ne pense jamais ce genre de chose de moi, dis-je "
" La panoplie des images-les cygnes, les danseurs de ballet, Seb, Jez-se mélange dans ma tête."
"Vous, vous aprenez aux gens à s'exprimer par la voix. Moi, je joue de la guitare pour la même raison.
" La musique est un prolongement de lui-même, la musique jaillit de son âme et coule dans son corps."
"Elle se souvient même du cantique qu'elles avaient chanté de jour-là." Romps l'appel fatal de la tentation, gazouille-t-elle, le pâle de ses yeux se délavant alors qu'elle remonte dans le temps. Protège-nous, Seigneur et nos âmes légères. Protège-nous de ta bienveillane attention, Contre l'oisiveté et les pièges de la chair..."
" Le passé avait été effacé. Parfois, je suis prise de vertige..." " ..j.ai compris que le temps ne passe pas, il se plie."
" ...un calme incroyable m'envahit en voyant que j'ai réussi à le garder. Qu'il est à moi."
Pour en savoir davantage:
Après Les Visages de Jesse Kellerman,
Après Avant d’aller dormir de S. J. Watson,
Après Les Apparences de Gillian Flynn,
La nouvelle découverte Sonatine.
Sonia, la quarantaine, mène une vie confortable dans la jolie maison des bords de la Tamise où elle a grandi. Mais depuis que son mari, Greg, multiplie les déplacements professionnels à l’étranger et que leur fille Kit est partie à l’université, son existence lui pèse. Alors que Greg la presse de quitter Londres pour se rapprocher de lui, Sonia se sent incapable de quitter sa maison, décor d’une jeunesse pour laquelle elle éprouve la plus vive nostalgie. À l’heure du bilan, elle réalise en effet que son adolescence a été le seul moment vraiment heureux de son existence, celui où les émois et les sentiments ont été les plus forts et les plus purs. Aussi, lorsque Jez, 15 ans, le neveu d’une de ses amies, Helen, vient frapper à sa porte pour emprunter un disque, Sonia, prise d’une pulsion inexplicable, décide de ne plus le laisser partir. Elle se met alors à nourrir une étrange et inquiétante obsession pour la jeunesse de Jez, qu’elle tient séquestré.
Lorsque Helen signale la disparition du jeune garçon à la police, une enquête minutieuse commence, qui ne tarde pas à s’orienter vers un suspect inattendu. À travers ce récit conjuguant les voix de Sonia et d’Helen, Penny Hancock nous offre un portrait magnifique de deux femmes à un carrefour de leur vie, aux prises avec leurs peurs et leurs faiblesses, leurs secrets et leurs solitudes. Surtout, elle nous donne un roman où règne une tension extrême, une terrifiante histoire de folie, cruellement humaine, qui culmine dans un suspense infernal, digne du légendaire Misery, de Stephen King.
Penny Hancock vit à Londres. Désordre est son premier roman.
« Un polar qui se descend comme un escalier menant à une cave, jusqu'à l'obscurité totale d'une conscience qui, de l'extérieur, pouvait paraître « normale ». Brrr.. » Elle
« De sa première page jusqu’à sa conclusion ahurissante, ce thriller captivant vous séquestre dans son univers et ne vous lâche plus. C’est un premier roman époustouflant, remarquablement écrit et totalement envoûtant. » S. J. Watson
LEWYCKA Marina
TRADERS,HIPPIES ET HAMSTERS, roman, alto, 2013, 611 pages, littérature étrangère
Un autre roman époustouflant, renversant de Marina LEWYCKA qui nous entraîne dans une folle ronde de personnages colorés, d'événements cocasses, de situations rocambolesques remplies de péripéties invraisemblables.
Au départ une famille constituée par un couple d'une union libre rejetant et combattant le capitalisme au jour le jour en manifestant, en boycotant toute tentative d'impérialisme dans tous les événements de leur vie professionnelle et sociale; de purs engagés enragés pour défendre la contre-culture et la liberté si chère aux aînés des années post 1960 par des manifestations culturelles hostiles ou étrangères aux formes de la culture dominante.
Deux parents hippies, un fils universitaire travaillant comme trader pour une banque britannique, une fille enseignante dévouée aux enfants avec troubles graves d'apprentissage, une jeune fille adoptée trisomique.
Un roman écrit avec grand talent, d'une verve étincelante, d' une construction de chapitres aléatoires, d'un grand rafinement et contrôle. Un roman d'humour, de fantaisie, de fantasmes réalisés, d'un grand rire communicatif dans un langage direct et coloré.
Un roman à découvrir, de bons moments pour rire de soi et des autres. Nul n'y échappe, il y a de la place pour tout le monde.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
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POUR EN SAVOIR DAVANTAGE:
"Marina LEWYCKA
Marcus et Doro, deux hippies sexagénaires nostalgiques de la vie en communauté, toujours prêts à discuter de marxisme, de sexe ou de l’art d’assaisonner les lentilles, sont à la tête d’un drôle de clan. Leur fils, Serge, est ultra-capitaliste et porté sur les investissements risqués. Leur fille aînée, Clara, s’occupe chaque jour d’enfants défavorisés sans parvenir à trouver le bonheur et à fleurir enfin. Leur autre fille, Oolie, atteinte de trisomie, rêve d’amour libre et d’indépendance. La table est mise pour une randonnée familiale rocambolesque semant, dans son sillage, quelques mignonnes bêtes à poil.
Après avoir mélangé tracteurs et romance, cueillette de fraises et banditisme, conflit palestinien et rénovation intérieure, Marina Lewycka a tricoté pour notre plus grand plaisir une nouvelle histoire truculente où s’entrecroisent rongeurs, idéalistes grisonnants et financiers véreux.
www.editionsalto.com
« Un bouquin très distrayant. Le regard que l’auteur porte sur cette période - les années 1960 - est absolument délirant. […] Il y a des moments absolument délicieux même si on n’a pas connu cette époque-là. L’écriture de Marina Lewycka est très vive. C’est vivant, amusant. Sous le côté léger, il y a une véritable profondeur. C’est très juste, très vrai. »
René Homier-Roy, C’est bien meilleur le matin[ Lire l'article ]
« Marina Lewycka pourrait donner des leçons de «comment aborder le sérieux et le tragique avec une truculente dérision. »
24H
« Fidèle au poste, l'ironie délicieuse de Lewycka fait des merveilles, de même que ses personnages colorés. »
7 jours
« Des personnages colorés qui, chacun leur tour, livre leur point de vue sur les gens, les choses, les événements. Et tracent ainsi, en une mosaïque délirante, désarmante et pertinente, un portrait de la crise financière de 2008 vue de l'Angleterre. Délectable. »
La Presse
« Marina Lewycha a le don de créer des personnages tellement vrais qu’on aimerait aller prendre un café avec eux, qu’on croirait qu’ils habitent la porte d’à côté. Une lecture remplie d’humour et particulièrement accrocheuse! »
Marie Josée Turgeon, Sympatico.ca[ Lire l'article ]
« Épique! […] On rit beaucoup et souvent. »
Marie-France Bornais, Le journal de Québec
« Conteuse hors pair, Marina lewycka écrit d'un point de vue comique et maintient un équilibre parfait entre la farce et le pathos. L'écrivaine ukrainienne met à profit tout au long de son récit cet humour « so british ». Rigolomètre : 18/20. »
Suzanne Giguère, Le Devoir
« Roman réjouissant, foisonnant de gravité et d'humour, qui, sous la plume tendre et acérée de Marina Lewycka, nous fait pénétrer dans une époque libératrice, — amours affranchies, soutiens-gorges jetés aux orties, avant de s'assagir à leur place convenue! »
Dominique Blondeau, Ma page littéra
DEE JONATHAN
LA FABRIQUE DES ILLUSIONS, roman, Feux Croisés, PLON,
2012, 439 pages
Un grand roman à découvrir, un pavé à déguster, des personnages fortement typés, authentiques, vrais, touchants en particulier Molly et John dont nous suivons et poursuivons les trajectoires éclatées. Ces deux personnages nous entraînent dans leur course folle de la vie, de projet en projet, d'aventure en aventure, de la découverte de leur vie personnelle intense mais choisie et éclairée.
Molly est une femme d'une grande beauté, brillante qui assume sa vie et refuse les contraintes des autres peu importe leur rôle et la force de leurs liens personnels avec elle: elle fuit les situations qui l'oblige à agir contre sa volonté ou ses projets de vie personnelle. Molly et John se retrouveront après dix années de séparation, de rupture définitive pour conclure leur destin, leur choix de vie, leur choix de carrière.
Un roman au style direct, prenant, d'une grande implication émotive, personnelle et sociale. UN ROMAN étonnant, UN AUTEUR À DÉCOUVRIR.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
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POUR EN SAVOIR DAVANTAGE:
Résumé :
"Molly Howe est une jeune fille sublime, admirée, gâtée par la vie et adulée par ses parents, jusqu'au jour où le secret qu'elle dissimulait est exposé au grand jour, sa réputation démolie et sa présence désormais indésirable dans la petite ville de son enfance. Elle s'enfuit alors à Berkeley où elle trouve réconfort dans les bras d'un jeune étudiant en art, John Wheelwright. Il est immédiatement fou d'elle, et consumé d'amour et de fascination. Jusqu'à ce qu'elle disparaisse de nouveau.
Dix ans plus tard, John est entraîné dans une aventure aussi risquée qu'exaltante par le visionnaire et excentrique gourou de la publicité, Mal Osbourne. Son idée menace le concept même de publicité et la grande machine à slogans américaine. John ne savait pas dans quoi il s'engageait en suivant Osbourne, mais surtout il n'aurait jamais imaginé que dans son orbite graviterait la femme qui l'a laissé dévasté des années plus tôt.
Dans un exercice de haute voltige narrative, Jonathan Dee entrelace les trajectoires de ses deux personnages de manière inoubliable. Et ce faisant, il interroge les origines de l'art, explore la douleur de l'amour perdu et soupèse la conscience individuelle à l'ère du cynisme universel."
« le seul moyen de rester pure en ce monde était de vivre au cœur d'un mensonge. » Molly a vite appris à cultiver le mensonge comme un art de vivre, d'abord au sein de sa famille où le vernis de l'apparence se cultive au quotidien, puis auprès des hommes que sa route croise. John, étudiant fade et transparent, va l'apprendre à ses dépens, qui s'éprend de la jeune femme. Après un temps de vie commune, Molly décide de rompre brutalement et ne donne plus signe de vie. Dix ans s'écoulent. John est devenu un publicitaire renommé, le bras droit de Mal Osbourne, un homme à la personnalité et aux idées aussi peu conventionnelles que géniales. Molly, qui a le don de semer la destruction partout où elle passe, va alors faire retour dans la vie de John…
« La fabrique des illusions » est un roman époustouflant qui tire de sa longueur (un peu plus de 400 pages) toute sa saveur, mais aussi ses limites. Il se présente comme un objet complexe, porteur de multiples facettes, que savent souligner les mots.
Un objet attachant parce qu'il présente d'abord des individus, des êtres singuliers : l'auteur brosse le portrait d'une famille américaine, conte également une histoire d'amour au goût de démesure. Mais derrière chaque individu, c'est une société, dans ses formes extrêmes ou décalées, qui est ici pointée du doigt : en ce sens, ce roman se veut une satire du monde de la publicité et des artistes, une dénonciation d'une forme d'extrémisme religieux, avec un fil conducteur, porté par le titre : l'apparence et ses fragilités. Quelle illusion de soi donne-t-on à voir à l'endroit même où l'on s'efforce de dénoncer l'illusion des êtres et du monde ?
Avec une plume habile, et une grande finesse psychologique, l'auteur sait peindre la folie ordinaire, les failles humaines qui prennent d'abord naissance au sein des familles, les mensonges quotidiens qui savent mener jusqu'à l'absurde.
Une œuvre tout en complexité, à l'image du message qu'il porte : au final, l'auteur s'interroge sur les mots, peut-être eux-mêmes vecteurs d'illusion… habile mise en abyme de cette « fabrique des illusions » ?"www.babelio.com
Jérôme GARCIN
BLEUS HORIZONS, roman, Gallimard, 2013, 213 pages
Roman intéressant, écriture raffinée et profonde, sujet d'une amitié lors de la Première Guerre Mondiale. Deux jeunes soldats deviennent amis au début de la guerre de 1914-18. L'un, Jean, est impétueux, emballé, complètement dévoué à son rôle de soldat. L'autre , Louis, est davantage réservé mais heureux de vivre cette amitié même dans des condition difficiles. Jean est écrivain et poète complètement dévoué à son art. Louis est fort impressionné par le dynamisme de son ami et établit un fort lien d'amitié avec Jean.
Après la mort précoce de Jean, Louis tente de faire connaître le talent et l'oeuvre de son ami. Une amitié solide à découvrir dévouée à la reconnaissance de l'oeuvre et du talent d'un jeune ami écrivain. Une amitié inconditionnelle exclusive.
" Allons! Faisons les fous, car c'est notre sagesse." L'horizon chimérique
" Je relus d'une traite LES DEMANDES de Jean Dézart. Mais un adieu sec, chuchoté, dépourvu de tout romantisme" p. 119
" Le plus terrible, voyez-vous, c'était, ajoutée aux effluves d'acide carbonique et de souffre, l'odeur putride des cadavres. Celles des hommes et des chevaux. LA GUERRE PUAIT." p. 21
"On nous ordonne d'assister ... à l'exécution martiale d'un soldat qui avait tenté de déserter....le rouge des rideaux est celui du sang."
"Il nous appartient pas de pleurer. Nous devons tous rester gais et confiants."
"Très tôt, Jean chercha par quelles voies seccrètes échapper à son milieu, à sa famille. à son confort et à son bonheur précaire..." p.137
"Maman, je voudrais mourir avant toi." p. 140
" Un poète, voyez-vous c'est un enfant éternel." p. 170
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
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Pour en savoir davantage:
" Jean de La Ville de Mirmont est mort à 27 ans, en laissant derrière lui un roman et un recueil de poèmes posthume. Jérome Garcin le fait revivre à travers un roman qui explore la douleur d'un camarade de tranchée fictif. "
"Il rêvait de faire le tour du monde puis de devenir un grand écrivain; il fut rédacteur à la préfecture de Paris puis mourut, tué à l'ennemi en novembre 1914, à l'âge de 27 ans. Jean de La Ville de Mirmont est resté à quai. Son unique et mince roman, Les Dimanches de Jean Dézert, publié à compte d'auteur, se vendit à une vingtaine d'exemplaires et ses poèmes de jeunesse -magnifiques- ne furent réunis qu'après sa mort. "Allons! Faisons les fous, car c'est notre sagesse", lit-on dans ce recueil hélas méconnu, L'Horizon chimérique. Jérôme Garcin fait revivre
La Ville de Mirmont à travers un roman qui explore la douleur du jumeau survivant. C'est son camarade de tranchée fictif, Louis Gémon, qui évoque le poète disparu. Gémon, le vrai faux jumeau, mutilé de la Grande Guerre, sacrifie sa carrière et ses amours pour faire exister La Ville de Mirmont. On retrouve là l'une des obsessions de Jérôme Garcin, comme une ligne d'horizon qui se dérobe à la vue du cavalier, quand bien même il lancerait sa monture au grand galop.
"Car j'ai de grands départs inassouvis en moi", écrivait le jeune poète avant de marcher vers le front. Né à Bordeaux, la même année qu'Alain-Fournier, Jean de La Ville de Mirmont arpentait les quais et regardait partir les steamers. Il appartient à cette génération de jeunes gens qui voulaient être Rimbaud en Abyssinie mais qui, à 20 ans, étaient déjà rentrés dans le rang. Sa myopie lui interdit les voyages au bout du monde. Le voici à Paris, gratte-papier à la préfecture. Le soir, il rentre sur son île (l'île Saint-Louis), retrouve le singe qu'il a acheté quai de la Mégisserie et qui ne passera pas l'hiver, écrit des poèmes dans lesquels il brocarde les honnêtes gens, les prudents, les hommes de loi...
Revanche de l'écrivain sur le rond-de-cuir!
Son désenchantement se traduit par une forme de cynisme qui le rend banal: "Je me méfiais de ma tendresse naturelle, j'avais peur qu'on me juge trop candide, trop sentimental. Je croyais que, pour mériter le titre d'écrivain, il convient d'être un peu méprisant et cassant", confie-t-il dans la tranchée à son ami Gémon. On comprend qu'un tel destin fascine Jérôme Garcin, journaliste implacable et écrivain sensible. Nous ne saurons jamais quel homme aurait pu devenir La Ville de Mirmont. Il est enseveli par un obus le 28 novembre 1914. Garcin rappelle les mots de Mauriac, dans la préface qu'il offrit aux Dimanches de Jean Dézert: "La mort détruit, mais la vie dégrade." Qui dit mieux ? " www.lexpress.fr
VÀSQUEZ Juan Gabriel
LE BRUIT DES CHOSES QUI TOMBENT, roman, Seuil, littérature étrangère, 2012, 292 pages
Un titre envoûtant pour un roman troublant autant par son contenu que par le style de l'auteur. Une histoire dont la réalité dépasse une fois de plus la fiction.
À Bogota en Colombie: deux amis de passage, deux destinés liées davantage par le futur que par leur présent anondin.
Antonio Yammara rencontre un aviateur, Ricardo Laverde et établit une relation d'amitié avec lui par des rencontres occasionnelles en partageant avec celui-ci une activité de loisir commune, le billard.
Antonio ne se doutait pas qu'après l'élimination de celui-ci par la mafia pour contrebande de drogue en Colombie, il serait contacté par la fille de ce dernier afin de connaître davantage, en profondeur la vie de son père qu'elle a peine connu car son père à quitté sa mère à l'âge de cinq ans et sa mère est décédée de façon dramatique lors d'un accident d'avion alors qu'elle se préparait à rencontrer son mari .
Un roman qui nous entraîne dans une réalité qui nous est inconnue mais qui nous touche par son réalisme, son drame humain provoqué par la pauvreté, la recherche du confort et d'un bonheur inaccessible.
Un auteur à découvrir, un roman à explorer, une réalité à assumer. Qui a dit que la vie était facile dans un pays chaud et chaleureux !
" Je pense que nous sommes mauvais juges du moment présent, sans doute parce que, en réalité, le présent n'existe pas: tout est mémoire, la phrase que je viens d'écrire est déjà un souvenir." " ...il n'y a plus moyen de redevenir celui qu'on était." " ...ce qui compte, c'est ce qui se passe maintenant." p. 25
" Maya m'avait appris tout ce que les papiers ne révélaient pas ou, pour le dire autrement, elle les avait ordonnés de manière à leur donner un sens, à remplir certains vides grâce aux histoires qu'elle tenait de sa mère et que celle-ci avait parfois inventées." Mon père est une invention de ma mère...un roman en chair et en os, écrit par ses soins. Elle l'a fait pour moi, bien sûr." Vous voulez dire que vous ne connaissiez pas la vérité, qu' Elaine ne vous avait rien dit ? p. 242
"Ricardo s'était perdu dans le ciel, cela arrivait parfois aux pilotes, car le ciel est immense, la mer aussi, et un avion , une toute petite chose." p. 246
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
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POUR EN SAVOIR DAVANTAGE:
Résumé :
" À quarante ans, Antonio Yammara dresse le bilan de sa vie et revient sur sa relation, brève mais lourde de conséquences, avec Ricardo Laverde, un homme laconique et secret qu’il a autrefois fréquenté dans une salle de billard du centre de Bogota. Un soir alors qu’ils marchent dans la rue, deux hommes à moto abattent Laverde et blessent grièvement Antonio. Traumatisé, ce dernier voit son rapport au monde se détériorer chaque jour davantage malgré l’amour qu’il porte aux siens. Deux ans après l’attentat, il reçoit un appel téléphonique d’une femme qui dit s’appeler Maya et être la fille de Laverde. Comprenant alors que pour pouvoir se débarrasser de son angoisse il doit affronter l’énigme de Laverde et de sa mort, il va trouver Maya. Ensemble, ils remontent le fil du passé et de la mémoire, jusqu’aux années 1970 où l’un et l’autre ont grandi dans l’ombre du commerce mortifère de la drogue et la violence des cartels qui ont mené la Colombie au bord de l’abîme.
La prose lumineuse et sereine de Juan Gabriel Vásquez aborde le problème des traces laissées par l’Histoire dans la psyché d’une génération contrainte de payer pour les crimes de celle qui l’a précédée." L'éditeur
" Un grand plaisir de lecture pour un roman tout en nuance.
Le récit se situe en Colombie et fait revivre le passé d'enfants dont les parents on été mêlés au trafic de drogue.
Ce n'est pas un roman style reportage qui permet d'apprendre tout sur le quartel de Medellin ou la personnalité d'Escobar, mais à travers les questions que se pose le personnage principal on comprend peu à peu les différents drames de ce pays.
Antonio Yammara rencontre un homme qui a fait 20 ans de prison, celui-ci est victime d'un attentat au cours duquel il est lui-même grièvement blessé.
Sa vie en est totalement bouleversée et, pour s'en sortir, il veut comprendre qui était Ricardo Laverde.
Cette quête permettra à l'écrivain de nous décrire les années sombres de Colombie .
J ai apprécié toutes les réflexions sur la mémoire et les souvenirs.
La frontière entre le bien et le mal est assez difficile à tracer , à la fin du roman on ne sait toujours pas qui était vraiment Ricardo Laverde ni pourquoi exactement, il a été tué . Au fil des pages on se trouve pris dans une ambiance assez lourde et triste que je pense assez proche de la la réalité.
Le titre est très bien trouvé et à lui seul résume le roman,mais je vous laisse découvrir pourquoi.
Plusieurs fois je me suis dit que si j'avais vécu sur place , je n 'aurais pas mieux compris les différents enjeux de ce pays que les personnages du roman." www.babelio.com
DAN BROWN
INFERNO, roman, JCLattès, 2013, 564 pages
DAN BROWN nous présente un autre bon roman d'aventure, une enquête internationale bien menée par des spécialistes de l'art qui nous font connaître les musées de Venise,le musée dell'Opera del Duomo, les palais des Médicis, du palais Vitti au palais Vecchio, de grandes oeuvres d'art telles que " Pour l'amour de Dieu, Le vol d'Icare, Prométhée recevant les joyaux de la Nature, l'Apothéose de Cosme 1er de Vasari, les Portes du paradis de Ghiberti avec ses dix panneaux, la Carte de l'Enfer de Botticelli et bien d'autres.
Nous découvrons des oeuvres d'art d'une richesse artistique d'une époque importante dans l'histoire de l'humanité comme les splendeurs de l'Église Sainte-Sophie d'Istanbul.
L'espèce humaine est au bord de l'implosion, notre planète est surpeuplée, la survie de la race humaine est menacée par sa surpopulation, une croissance exponentielle illustrant la prolifération de la population humaine. Un scientifique richissime élabore le projet de diminuer la population humaine en contiminant la planète d'un virus qui éliminerait le tiers de l'humanité.
L'OMS, l'organisation mondiale de la santé tente de maîtriser la situation avec l'aide des gouvernements, de ses spécialistes, des armées et de la police de tous les pays concernés par la menace de ce projet diabolique.
"Au milieu du chemin de notre vie, je me retrouvai par une forêt obscure car la voie Droite était perdue, ainsi commençait l'INFERNO." P. 499
"Une seule forme de contagion se répandit plus vite qu'un virus. LA PEUR." p. 528
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
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POUR EN SAVOIR DAVANTAGE:
Résumé :
"Les endroits les plus sombres de l'enfer sont réservés aux indécis qui restent neutres en temps de crise morale.
Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard, se réveille en pleine nuit à l'hôpital. Désorienté, blessé à la tête, il n'a aucun souvenir des dernières trente-six heures. Pourquoi se retrouve-t-il à Florence ? D'où vient cet objet macabre que les médecins ont découvert dans ses affaires ? Quand son monde vire brutalement au cauchemar, Langdon va s'enfuir avec une jeune femme, Sienna Brooks. Rapidement, Langdon comprend qu'il est en possession d'un message codé créé par un éminent scientifique - un génie qui a voué sa vie à éviter la fin du monde, une obsession qui n'a d'égale que sa passion pour l'une des œuvres de Dante Alighieri : le grand poème épique Inferno.
Pris dans une course contre la montre,Langdon et Sienna remontent le temps à travers un dédale de lieux mythiques, explorant passages dérobés et secrets anciens, pour retrouver l'ultime création du scientifique - véritable bombe à retardement - dont personne ne sait si elle va améliorer la vie sur terre ou la détruire.
Dan Brown es l'auteur de nombreux best-sellers internationaux. Da Vinci code est aujourd'hui l'un des romans les plus vendus de tous les temps" L'éditeur
Un lecteur:
"Chers passagers, nous vous remercions d'avoir choisi la compagnie "Dan Brown" et vous invitons à éteindre vos téléphones portables, sans oublier d'attacher vos ceintures!
Dans Inferno, vous décollerez de votre fauteuil préféré mais ferez immédiatement escale à Florence et ses mystérieux palais Renaissance. Après une série d'aventures et courses-poursuites en compagnie d'une doctoresse surdouée au passé trouble, vous remonterez vers Venise, la Sérénissime pour la suite d'un jeu de pistes hors du commun avant de bifurquer vers Istanbul et la majestueuse Sainte-Sophie ...
Le retour chez vous est prévu dans environs 500 pages...
Bon voyage!!!
Bref, inutile de préciser que j'ai adoré ce nouvel opus des aventures de Robert Langdon. Tout y est : mystère, suspens, voyage dans des lieux absolument superbes, questions éthiques, symbologie et fausses pistes... Vivement le suivant!"
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