LA NUIT EN VÉRITÉ, roman de Véronique OLMI, 2013, 308 pages

11/07/2014 21:45 par livresentete

  • LA NUIT EN VÉRITÉ, roman de Véronique OLMI, 2013, 308 pages

    LA NUIT EN VÉRITÉ, roman de Véronique OLMI, 2013, 308 pages

    11/07/2014 21:45 par livresentete

OLMI Véronique

 LA NUIT EN VÉRITÉ, roman, Albin Michel. 2013, 308 pages

 

Roman traînant mais intense,  d'une écriture fébrile adaptée au sujet. Une analyse sociologique d'un adolescent de douze ans avec un nom prédestiné à la moquerie, Enzo Popov, fils d'une jeune femme de dix-sept ans d'origine Russe, de père inconnu.   

Comment résister, survivre en FRANCE, à Paris   avec un nom qui se prête facilement à la raillerie surtout quand en plus Enzo vivait avec un surpoids malgré son jeune âge.

Un rejet naturel. Insécurité, moquerie, mère bonne chez un couple français bourgeois bien nanti. Tout en faisait des marginaux sociaux dans un pays de liberté,  d'égalité, de fraternité.

Une mère qui vit dans une dimension de survie quotidienne, un ado harassé, brisé, opprimé, excédé  par les moqueries et surtout les agressions   des étudiants   de son collège. Un roman émouvant par son sujet, l'isolement forcé d'humains hors normes. Un roman et une auteure à découvrir pour la qualité de sa vison sociale et son écriture.  

Un roman magnifique, touchant par son réalisme, son actualité mondiale, planétaire.

 

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

www.livresentete.vip-blog.com

 

" ... tout le monde se contente de ce que tu peux donner, la vie est un grand troc."

" C'était son combat à lui."

" ...ce n'était pas le noir qui était chic, c'était l'indifférence."

" Une salle de classe dans laquelle il y avait trop de monde et pas assez de passion, trop d'ennui et aucune joie. C'était le pays de l'apprentissage et de la bêtise, avec ses satisfactions de groupe, avec ses convictions faciles, ses amitées de caste...car la marge était le lieu effrayant entre tous, le lieu  redouté et banni de la différence."

" Il était plongé au coeur d'un désarroi dont il ne s'était jamais affranchi et il voulait crier à l'aide."

" C'était de ça qu'il avait peur: du silence de sa mère, du grand mystère qu'elle trimbalait et dont il faisait partie."

" ,,,il voulait des souvenirs, des explications et des photos, il voulait le roman d'une famille."

 

Pour en savoir davantage:

 

"  Enzo et Liouba Popov vivent dans un grand appartement dont ils ont la jouissance près du jardin du Palais Royal. Les propriétaires ne sont jamais là, Liouba y est femme de ménage.

Enzo est en 6e au collège où il est le bouc émissaire de ses camarades. Trop différent, trop gros, trop silencieux. Il a la hantise du lundi matin et son refuge ce sont les livres qu'il dévore et, la nuit, les histoires

qu'il s'invente.

Quand le harcèlement scolaire devient lynchage, la vie d'Enzo bascule, la fièvre et le délire lui font entrevoir ses origines russes, des Russes blancs venus combattre en 14 avec les soldats français puis envoyés en Creuse dans un camp militaire.

Un roman magnifique, ample, ondulant, qui évoque une relation forte et fragile entre une mère très jeune et un gamin sensible, victime de la méchanceté scolaire. Leur vie à deux, leurs non-dits, leur délicatesse, leur indignation, leur solitude sont évoqués avec une grâce, une émotion et une justesse rares." www.libfly.com

MARINA, roman grands frissons de Carlos Ruiz ZAFON, 1999. 2011

06/07/2014 12:54 par livresentete

  • MARINA, roman grands frissons de Carlos Ruiz ZAFON, 1999. 2011

    MARINA, roman grands frissons de Carlos Ruiz ZAFON, 1999. 2011

    06/07/2014 12:54 par livresentete

ZAFON Carlos Ruiz

MARINA, Robert LAFFONT, 2011, 303 pages

 Roman très réussi, texte bien articulé ainsi qu’une intrigue menée de main de maître. L’amitié peut devenir de l’amour mais l’amour sans confiance et confidence disparaît comme une brise printanière. Personnages nés dans des conditions précaires, inhabituelles, enfants rejetés par des êtres impuissant car victimes de leur propre vie de misère et de détresse. La misère et le malheur engendrent des êtres dépourvus d’humanité car la survie a tout anéanti en eux même le moindre espoir de bonheur.

C.R. ZAFON a réussi un roman brillant par son style mordant, une intrigue bouleversante par son réalisme et sa démence qui nous déstabilisent. 

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

www.livresentete.vip-blog.com

 Pour en savoir davantage:

Résumé

" Dans la Barcelone des années 1980, Oscar, quinze ans, a l'habitude de fuir le pensionnat où il est interne. Au cours de l'une de ses escapades, il fait la connaissance de Marina. Fascinée par l'énigme d'une tombe anonyme, Marina entraîne son jeune compagnon dans un cimetière oublié de tous. Qui est la femme venant s'y recueillir ? Et que signifie le papillon noir qui surplombe la pierre tombale ? S'égarant dans les entrailles d'une terrifiante cité souterraine, s'enfonçant dans les coulisses d'un inquiétant théâtre désaffecté, Oscar et Marina réveillent les protagonistes d'une tragédie vieille de plusieurs décennies.

Quatrième de couverture :
Interne au pensionnat, Oscar aime faire le mur, errer dans les rue désertes, les pinèdes, les villas d'un quartier laissé à l'abandon. Il suffira d'un chat et d'une montre en or pour qu'il bascule au pays des merveilles. Un royaume hanté par des amours mortes, un savant fou et les fantômes de Gaudi. Une Barcelone de rêve et de cauchemar, de théâtre et de cimetière, souterraine et baroque, d'où seul s'évadera le souvenir de son guide : l'inoubliable Marina..." www.babelio.com

 

 

OEDIPE REINE, roman SEXUEL explicite de Marcela LACUB, 2014

02/07/2014 14:27 par livresentete

  • OEDIPE REINE, roman SEXUEL explicite de Marcela LACUB, 2014

    OEDIPE REINE, roman SEXUEL explicite de Marcela LACUB, 2014

    02/07/2014 14:27 par livresentete

 

LACUB Marcela

OEDIPE REINE, roman, Stock, 2014,139 pages

 Roman bien écrit dont le sujet est la vengeance d'une femme pour la maltraitance d'un homme dans leurs relations sexuelles. Un roman et une éducation sexuelle très explicite.

 

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

www.livresentête.vip-blog.com

 

Pour en savoir davantage:   

 

 OEdipe reine s’affiche d’emblée du côté de la farce, d’une fantaisie sombre, une sorte de conte sadien à travers lequel Iacub signe un manifeste sur la jouissance féminine, et ce qu’elle fait de mieux, un essai sur la sexualité dans la société.

Une femme a été maltraitée par un homme qui n’a pas su la faire jouir à cause de sa brutalité, et lui a fait croire qu’il l’aimait alors qu’il ne l’aimait pas. Elle souffre d’avoir été manipulée comme une sotte alors qu’elle est intelligente, et décide de se venger. Elle fait un héritage, devient très riche, et l’homme en question, intéressé par l’argent, essaie de la reconquérir. De quoi accomplir sa vengeance : l’amener à coucher avec sa propre fille, à lui faire subir ce qu’il a fait subir à des centaines de femmes. La machination est parfois trop scabreuse, même si l’on saisit le message qui l’anime – ce type d’hommes, qui brutalisent les femmes, aimeraient-ils que leur propre fille soit brutalisée de même ? Non : la fin sera tragique pour cet homme, malmené et violenté à son tour par la situation lorsqu’il se rend compte qu’il vient d’agresser son enfant.

BRUNETTI ET LE MAUVAIS AUGURE, roman policier de Donna LEON, 2013, 285 pages

25/06/2014 22:27 par livresentete

  • BRUNETTI ET LE MAUVAIS AUGURE, roman policier de Donna LEON, 2013, 285 pages

    BRUNETTI ET LE MAUVAIS AUGURE, roman policier de Donna LEON, 2013, 285 pages

    25/06/2014 22:27 par livresentete

 

LEON Donna

BRUNETTI ET LE MAUVAIS AUGURE, roman, calmann-lévy, 285 pages,  2013

 Roman  pénétrant qui coule comme assis dans une gondole sur  les canaux de Venise par une température  torride. Roman  policier italien à la vénitienne. Personnages colorés, sociétés traditionnelles, la communication bouche-à-oreille très efficace et utilisée.

Un roman accrocheur par le tempérament du commissaire Brunetti. On visite Venise en même temps car il faut bien situer les lieux d'action et les moyens de transport pour y parvenir.

 

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

www.livresentete.vip-blog.com   

 

Pour en savoir davantage:

 

"Pas de repos pour le commissaire Brunetti en cet été caniculaire. Pendant que sa famille profite de la fraîcheur des montagnes, Brusca, son ami d’enfance, vient lui demander son aide. Il y aurait des cas de corruption au tribunal de Venise et une juge y serait mêlée. Pour Brunetti, c’est une occasion de plus de s’opposer à sa hiérarchie, peu pressée d’enquêter au sein du système judiciaire de la Sérénissime. Evidemment, des notables sont impliqués dans cette affaire, mais aussi dans l’enquête officieuse qu’il mène en parallèle avec l’inspecteur Vianello. La tante de ce dernier, vieille dame crédule, obsédée par les horoscopes, divinations et prédictions en tous genres, retire de grosses sommes d’argent : est-elle victime d’un gourou peu scrupuleux qui lui extorque des fonds ?
   Quand un greffier est assassiné, les maigres espoirs qu’avait encore Brunetti de profiter de vacances bien méritées sont définitivement anéantis…" L'éditeur
 

Née dans le New Jersey, Donna LEON vit depuis plus de vingt ans à VENISE, où se situent toutes ses intrigues. Les enquêtes du commissaire BRUNETTI ont conquis des millions de lecteurs à travers le monde et ont toutes été publiées en France aux Éditons Calmann-Lévy.

UN AUTRE PAYS, roman de James BALDWIN, Gallimard,1964, 575 pages

21/06/2014 14:10 par livresentete

  • UN AUTRE PAYS, roman de James BALDWIN, Gallimard,1964, 575 pages

    UN AUTRE PAYS, roman de James BALDWIN, Gallimard,1964, 575 pages

    21/06/2014 14:10 par livresentete

BALDWIN James

UN AUTRE PAYS, Folio # 2644, Gallimard 1964, 574 pages

 Un bon roman que je dirais sociologique-racial américain d'une écriture précise, analytique, assurée. Un autre pays mais également "autres moeurs" car New-York est une mégalopole cosmopolite, multiculturelle. Les principaux personnages sont de race Noirs, Blancs, italiens, français. Personnages attachants bien que complexes, résistants à la culture globale américaine. La plupart des personnages consomment la cigarette, l'alcool, la drogue sous forme de marijuana. La sexualité est également un élément clef parfois conflictuel. Un roman où la difficulté de vivre ensemble est présente mais où domine l'amitié.

Un roman, un voyage, une inclusion dans la vie du quotidien américain. On pose une  question, on la vit dans sa réalité. L'action principale se déroule à New-York,  au Village, 7ième avenue, Times Square.

Un grand roman, un auteur à découvrir pour son écriture vibrante, réaliste, sans parti pris.

 

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

www.livresentete.vip-blog.com

 

Rufus Scott est un Noir qui aime profiter de la vie, d'en jouir pleinement. Le racisme: leurs yeux n'avaient plus que la vitalité que confère la hargne, hostilité de part et d'autre. Son ami Vivaldo est un blanc, un Italien.

 

" Seulement on nous a tellement appris à mentir sur tant de choses que nous savons à peine où nous en sommes."

" Rufus, c'est pas un déshonneur d'être un Noir."

" Son corps était gouverrné par des lois qu'il ne comprenait pas."

" ... quelle force intérieure l'avait poussé dans un tel abîme de souffrance."

"Qu'il était pénible de se mépriser. Un Éric différent que l'humiliation accablait. Et il était impossible de ne pas se mépriser."

"Comment peut-on vivre quand on ne peut pas aimer ? Et comment peut-on vivre si l'on aime."

" Le monde entier n'était qu'un immense bordel."

" Nous sommes dans l'une de ces vastes jungles de ce monde."

" ... l'amour et la haine sont très proches l'un de l'autre."

" Vous êtes trop sérieux ici. Sérieux, froids et laids."

" Ce sont les hommes qui font une époque. Nous sommes condamnés."

" Les hommes sont si désemparés quand ils souffrent."

 

Pour en savoir davantage:

 

Rufus Scott « hurlait de son instrument la musique de ses vingt ans ». Il s’est jeté dans l’eau  noire et glacée du fleuve. « Un nègre, disait son père, vit toute son existence sur un rythme, il meurt sur ce rythme, il baise sur ce rythme. » Ida Scott cherche son frère. Et se présente chezCass et Richard Silenski, romancier qui déçoit sa femme. Elle sait qu’il ne sera jamais un grand écrivain contrairement à Vivaldo dont il est jaloux. Tous les trois l’ont vu la veille de sa mort pour fêter la signature du roman de Richard.

 Eric, exilé en France depuis deux ans, est acteur et vit avec Yves. Il rentre au pays pour un rôle. Lui aussi est un ami de Rufus ou plutôt, « Rufus avait osé le connaître ». Ellis est un producteur de télévision, il veut adapter le dernier roman de Richard. Il veut aussi aider Ida qui se lance dans la chanson et à la recherche du malheur qui poursuivait son frère.

Comment personne n’a pu soulager sa solitude ? Après ses turpitudes avec Leona (ils se battaient sans cesse), devenue épave, internée (elle se baladait nue dans les rues en cherchant son bébé), puis renvoyée dans son Sud natal, Rufus avait disparu des semaines. En ce temps-là, Vivaldo traînait avec Jane, plus âgée, toujours saoule, elle lui occupait trop l’esprit et le corps pour qu’il se rende compte de quelque chose.

« L’amour est un domaine dont il ignorait absolument tout »  jusqu’à ce qu’il retrouve Ida. Elle n’a jamais aimé de Blanc. Elle l’apostrophe souvent : « Vous autres, vous ne saviez rien de Rufus ». Pourtant « il a subi les mêmes souffrances, absolument les mêmes. » www.legrigriinternational.com

ANABIOSE, roman, psychologique de Claudine DUMONT, 2013, 163 pages, XYZ, Québec

16/06/2014 23:11 par livresentete

  • ANABIOSE, roman, psychologique de Claudine DUMONT, 2013, 163 pages, XYZ, Québec

    ANABIOSE, roman, psychologique de Claudine DUMONT, 2013, 163 pages, XYZ, Québec

    16/06/2014 23:11 par livresentete

DUMONT Claudine

ANABIOSE, roman, roman, XYZ Éditeur, 2013, 162 pages

Un roman remarquable, une histoire époustouflante, originale, profonde. Deux personnages principaux, des intervenants invisibles. Un style d'écriture renversant, méticulleux, méthodique.

Une jeune femme est kidnappée,  se retrouve en cellule seule pendant un mois. Elle a un matelas, un drain pour pisser, un ou deux pichets d'eau contenant une médication supervisée, pas de nourriture, un plafonnier servant davantage à l'espionner qu'à l'éclairer. Une vie intérieure forcée, intense, sans aucun moyen environnemental, de vue sur le monde extérieur. Un être isolé et contraint.

Au bout d'un mois elle se réveille avec un homme inconscient sur un matelas dans sa cellule. Cet homme a également été kidnappé et ne connaît pas ni raison ni le comment de cette transaction.

Il s'établit graduellement une relation à construire entre Emma et Julien, deux inconnus emprisonnés, immobilisés, contrôlés jour et nuit. Une relation de survivance forcée. Chacun s'occupe des blessures de l'autre à tour de rôle.  C'est une question de survivre ou de dégénérer. Chacun trouve un ou des moyens pour survivre même dans une situation désespérée sans aucune vision de leur réalité. L'instinct naturel prend le dessus, le contrôle de la vie, de leur survie.

Ils se réveillent parfois sourd, parfois aveugle, parfois muet. Ils sont contrôlés par une puissance inconnue. Deux personnages, deux êtres à la merci d'une entité inconnue, sans doute une organisation puissante, élaborée qui gère leurs codes humains. Une entité qui gère leur vie en faisant des expériences sur le comportement humain, sur des insoumis, des hors norme, hors la loi.

Leur but, changer le comportement humain de l'intérieur en les séquestrant, en les isolant, en les immobilisant, en le reformant selon des objectifs comportementaux précis. Il ne faut pas résister, il faut se résoudre à de nouvelles normes de vie sociale: une boucle sans fin jusqu'à la soumission et transformation. Nul n'y peut rien. Se soumettre ou vivre dans un isolement total.

Ils ne veulent pas les éliminer, ils veulent les soumettre, les rééduquer. Point barre. La folie demeure une alternative dans un isolement total. Un Big Brother du siècle nouveau.

Un grand roman à découvrir dans un style d'écriture raffiné. Une auteure  avec un  talent incontesté.

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

www.livresentete.vip-blog.com

"Ils ne peuvent pas m'enlever ce que je ressens."

" Même dans l'impossible, même dans l'insoutenable, il y a des points de repère, de la routine."

" Il n'y a personne qui sait que j'ai disparu de la circulation.Ils nous ont choisis"

 " Je suis passé au toilettage cette nuit."

" Ils m'ont choisi parce que je suis assez insignifiant pour disparaître sans laisser de trace.Lui aussi."

" C'est un stérilet hormonal. C'est ce qui empêche mes menstruations. Une intervention chirurgicale non autorisée. "

" Je suis dans une boîte. Je ne peux pas bouger. Et je hurle. Mes cordes vocales sont foutues. Dans un cercueil de métal."  

Pour en savoir davantage:

" Premier roman de Claudine Dumont, cette grande passionnée de littérature, de psychanalyse et de photographie qui enseigne le français au secondaire, Anabiose est l’œuvre d’une auteure qui n’a pas fini de nous en mettre plein la vue. Portée par un style narratif fragmentaire, la voix de son protagoniste propulse le lecteur dans la conscience torturée d’une jeune femme aux abois qui a été kidnappée et emprisonnée par deux hommes en noir.

«Je me suis levée. Je n’en pouvais plus d’être couchée. Je fais quelques étirements. Je bois au pichet. Des gestes automatiques. Cela me fait penser à ma vie d’avant. Celle où j’avais un chez-moi, un boulot. Celle où tous mes gestes étaient automatiques. Entre ma vie d’avant, dans une boîte en carton, et ma vie de maintenant, dans une pièce grise, je me demande s’il y a vraiment une différence».

Emma, 26 ans, est assistante téléphonique le jour et prisonnière de son brouillard d’alcool le soir. Pour se désennuyer, elle s’envoie sa dose de téquila quotidienne dans le gosier et espère ainsi échapper à l’emprise du temps jusqu’au soir où deux hommes en noir entrent chez elle et la kidnappent. À son réveil, elle se retrouve dans une prison en béton, avec pour seuls éléments de décor un matelas et un globe au plafond.

Les jours passent et se ressemblent. Emma se réveille, se questionne, se lève, s’étire, dessine, dort, se réveille à nouveau et tente de comprendre ce qui a bien pu lui arriver. Dans cette nouvelle prison à l’intérieur de laquelle Emma est encore plus retranchée du monde, les hommes en noirs, ceux qu’elle surnomme «Ils», lui donnent à son insu de l’eau fraîche et veillent à son entretien corporel. Ils? Eux? Qui sont ces hommes en noir et pourquoi l’ont-ils choisie, elle?

Un beau jour, un deuxième matelas s’ajoute au décor de sa cellule et Emma constate qu’un homme d’âge mûr endormi l’occupe, un bras posé derrière la tête. À son réveil, elle est forcée d’interagir avec ce Julien, qui n’accepte pas du tout sa nouvelle condition de prisonnier. Ensemble, ils tenteront de faire la lumière sur leur kidnapping et, qui sait, essayer de s’en sortir. Mais pourront-ils s’échapper de leur prison? Et, la question qui demeure en suspens dans leur tête: qu’ont-ils en commun?

Avec ce court roman d’à peine 160 pages, Claudine Dumont s’attaque à l’existentialisme et à la condition humaine avec une intrigue qui rejoint en quelque sorte le Huis clos de Jean-Paul Sartre, mais avec la tension effrayante qui a propulsé les films Décadence (2004) de James Wan et Cube (1997) de Vincenzo Natali au rang des grands incontournables.

Violence extrême en moins, Claudine Dumont a aussi misé sur un style d’écriture fragmentaire pour rendre compte de la conscience torturée de son protagoniste. Avec des phrases majoritairement courtes parfois composées d’un mot, d’un verbe ou d’un déterminant, Anabiose est ce type de roman où la pensée est alimentée par la peur la plus pure. À défaut de réellement servir l’intrigue, ce style d’écriture parfois alourdissant finit par faire moins d’ombrage au récit et on se plaît, au final, à vouloir connaître coûte que coûte le sort ultime d’Emma et de Julien.

Pour un premier roman, Anabiose de Claudine Dumont offre un tandem de personnages mystérieux mais complexes, une intrigue haletante soutenue par une narration découpée au couteau, avec un coup de théâtre final qui confirme à lui seul le talent de l’auteure."

www.labibleurbaine.com

LA ROUTE BLEUE, récit initiatique de Kenneth WHITE, Grasset, 1983, 218 pages

15/06/2014 18:28 par livresentete

  • LA ROUTE BLEUE, récit initiatique de Kenneth WHITE, Grasset, 1983, 218 pages

    LA ROUTE BLEUE, récit initiatique de Kenneth WHITE, Grasset, 1983, 218 pages

    15/06/2014 18:28 par livresentete

WHITE Kenneth

LA ROUTE BLEUE ,récit,  Grasset, 1983, 218 pages

Quelle belle surprise que d'avoir trouvé ce récit d'un voyageur étranger venu explorer le Nord-Est du Québec jusqu'au Labrador en 1983 !

Ce voyageur venu de France et grand explorateur à la quête d'un endroit presque inexploré, vierge ou sauvage,  a choisi d'explorer le Nord-Est du Québec à la recherche d'une  région avec une âme authentique habitée par un peuple avec des racines, un mode de vie en harmonie avec la nature, sa faune, sa géographie.

Cet explorateur fait l'éloge d'une nature admirable, grandiose: une nature à contempler, à s'imprégner, à faire sienne en méditant sur sa beauté, sa réalité, sa population d'origine.

Son but est d'entreprendre un voyage qui le mènera jusqu'au Labrador qui est une région nordique rude, austère habitée par des Amérindiens, des Innus, des Esquimaux-Inuits, des travailleurs pour des compagnières forestières et minières multi nationales attirées et surtout intéressées par ses ressources naturelles.

Ken White rencontre des autochtones dans les régions de Mingan, du Lac-Saint-Jean, du Saguenay, Havre-Saint-Pierre, de Sept-Iles, de Schefferville, Ungava, Labrador et bien d'autres. Il sait que les premiers Européens qui se présentèrent au Labrodor furent les Vikings venus du Groenland puis les farouches baleiniers  Basques de Bayonne suivi par les Bretons. Ces explorations ont commencé en l'an mil et se sont intensifiées aux seizième et dix-septième siècles.  

Un récit INITIATIQUE qui nous met en communion avec une nature vierge presque inacccesible aux dimensions transcendantes.

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

www.livresentete.vip-blog.com

Pour en savoir davantage:

" Dans La Route Bleue, récit de voyage, journal de bord, livre d’une aventure intérieure, le Labrador existe d’abord dans le souvenir de Kenneth White, par les images d’un livre d’enfance. Puis, et peut-être depuis toujours : l’envie d’aller voir.  

« C’est un endroit, non ? Et si c’est un endroit, ça veut dire qu’on peut y aller, il me semble. » Soit. Partons.


« Je quitte la ville de Québec. Route 175 Nord. J’aime cette pure notation mathématique placée entre deux mots lourds de sens. Le calculable et l’incalculable. » Partons pour découvrir qu’ici comme ailleurs, la civilisation, avec ses Livres et ses codes, est capable de changer le nom d’un lac. Peut-être ce lac avait-il été nommé le lac des Vagues bleues par des gens qui le connaissaient bien. Et puis des missionnaires sont passés par là. Le lac est devenu le lac Saint Jean. « Rien à voir avec la réalité perçue dans toute sa beauté. »

 

Les missionnaires ont toujours été les ennemis des nomades, rappelle K. White. Qui poursuit sa route avec ses compagnons fantômes : Coleridge, Thoreau, Melville, Bashô, Jacques Cartier et les explorateurs du XVIème siècle. Avec également les indiens et ceux qui se donnent le nom algonkin d’Innut, les êtres humains.

 

Kenneth White s’immerge facilement dans la vie locale. Il rencontre beaucoup de gens, discute, est invité à un mariage. Autant d’occasions de comparer les écarts entre civilisations, et les ravages de la modernité : « Chaque fois qu’un espace vide se présente quelque part, au lieu d’y voir une occasion d’approfondir notre sens de la vie, nous nous empressons de le remplir de bruit, de jouet, de culture. » Et de décrire aussi « le soleil blanc du Labrador qui brille maintenant à travers les nuages gris. »


Et la route bleue. Mais qu’est-ce qu’une route bleue ? Pour Kenneth White, c’est le bleu du grand ciel, le bleu du fleuve (le Saint Laurent), le bleu de la glace. Les silences bleus du Labrador. Mais « la route bleue, c’est peut-être tout simplement le chemin du possible. » Aller aussi loin que possible, « jusqu’au bout de soi-même, jusqu’à un territoire où le temps se convertit en espace, où les choses apparaissent dans toute leur nudité et où le vent souffle, anonyme. »

 

De toute façon un seul adage : « quand tu arrives au bout de la route, continue à marcher. » Pour « s’ouvrir à l’univers », pour « écouter le monde. » Un vrai livre de voyage, une vraie littérature du dehors."

www.croiseedesroutes.com

MENSONGES ET AUTRES TROMPERIES, nouvelles de François JOBIN, La courte échelle, 134 pages, 2013, Québec

14/06/2014 16:54 par livresentete

  • MENSONGES ET AUTRES TROMPERIES, nouvelles de François JOBIN, La courte échelle, 134 pages, 2013, Québec

    MENSONGES ET AUTRES TROMPERIES, nouvelles de François JOBIN, La courte échelle, 134 pages, 2013, Québec

    14/06/2014 16:54 par livresentete

JOBIN François

 MENSONGES ET AUTRES TROMPERIES, nouvelles, 134 pages, La courte échelle, 2013, Québec

 Neuf  nouvelles inspirées de la culture québécoise sur des sujets d'époques différentes:

 Un beau mensonge, Le tunnel, Le dieu des poulets, L'escorte, Écarlate, La fin du monde, Encore une histoire de mensonges, Une affaire de famille, L'amateur.

Une écriture agréable, intéressante enrichie d'expressions, de mots québécois, de clichés du terroir. Des contes qui touchent notre présent, notre passé, qui relatent nos façons de penser, de faire, de vivre. Des personnages de tous les âges qui auraient pu avoir existé tant leur réalité nous touchent ou évoquent en nous des souvenirs possibles.

Des contes et un auteur à découvrir pour combler notre imaginaire culturel québécois.

 

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

www.livresentete.vip-blog.com

 

Pour en savoir davantage:

 "Le mensonge mène à tout, même à des vérités inattendues. Histoires de famille inavouables, enfants pas si candides, escorte masculine ou dévote pseudo-vertueuse : dans Mensonges et autres tromperies, neuf personnages en quête d’existence trichent avec les règles, quand ils ne se jouent tout simplement pas du lecteur. Sous la plume allègre de François Jobin, tantôt rieuse, tantôt grave, leurs petits mondes apparemment sans histoire se révèlent, grâce à l’imposture, le faux et la fabulation, scintiller de mille feux."

 

"François Jobin a mené de front une carrière d’écrivain et de réalisateur à la télévision. Sur les plateaux, il a signé plus de 1 200 émissions, de Génies en Herbe àNord-Sud. De son ordinateur sont sortis trois romans, Max ou le sens de la vieLa deuxième vie de Louis Thibert (Québec-Amérique) et Une vie de toutes pièces (VLB). Il écrit aussi des nouvelles et tâte du théâtre. Il se consacre désormais à l’écriture en espérant avoir du temps devant lui. Mourir ne fait pas partie de son plan de carrière." L'éditeur

 

" Inutile de se raconter des fables: tout recueil de nouvelles, quel que soit le talent de l'auteur qui en garnit les pages, présente des inégalités au fil des récits.

Le sympathique ouvrage de François Jobin - qui s'est donné pour fil conducteur le thème du mensonge, décliné sous des formes diverses - n'échappe pas à la règle.

Sur le plateau, plusieurs morceaux de choix, souvent modelés à partir d'ingrédients hétéroclites: souvenirs d'enfance (L'amateurLe dieu des poulets), humour décapant (Écarlate,L'escorte), émotion poignante (La fin du monde).

D'une nouvelle à l'autre, la manivelle du mensonge se met alors à tourner, et on fabule, on dupe, on omet. On ment à tout le monde, y compris à soi-même, au nom de l'amour ou de la mort.

En revanche, le lecteur pourrait avoir la sensation de rester sur sa faim, certaines chutes semblant pécher par manque d'impact - parce que trop prévisibles?

Aussi, la qualité narrative qui, elle, fait preuve de constance de la première à la dernière ligne, vole parfois au secours de trames parfois un tantinet simplistes. Mais nul doute que chacun, dans ces neuf histoires, verra scintiller la tromperie dans laquelle il s'est déjà complu... ou se complaît encore."

www.lapresse.ca

" L'auteur manie habilement le verbe. Il varie le niveau de langage et déstabilise le lecteur en faisant passer les personnages d'un français impeccable à un français parfois plus que familier. Certains de ces personnages ont un vocabulaire recherché (« galéjade » ou « baroqueux »), tandis que d'autres utilisent des mots anglais (« heavy » ou « highway ») ou des anglicismes dont l'auteur a francisé l'orthographe (« ticheurte » au lieu de tee-shirt et « britiche », pour « British »). 
Lorsque le lecteur commence un nouveau chapitre, il a davantage l'impression de « casser » des souliers neufs que de porter de bonnes vieilles pantoufles. 
Il faut dire que les neuf nouvelles de ce recueil ne sont pas toutes destinées aux cœurs tendres. le cynisme du narrateur des premières histoires peut provoquer un certain malaise. Peut-être parce qu'il est impossible pour le lecteur de déterminer quels éléments du récit sont des vérités crues et lesquels sont des mensonges éhontés. Peut-être aussi parce que certains types de mensonge scandalisent, alors que d‘autres font sourire. Quoiqu'il en soit, les lecteurs n'appréciant pas l'humour noir ont tout intérêt à poursuivre leur lecture, car la deuxième moitié de ce recueil de nouvelles leur fera découvrir un narrateur sensible, dont l'humour peut également être empreint de tendresse et de poésie." Une lectrice

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N'ÉTEINS PAS LA LUMIÈRE, roman, thriller de Bernard MINIER, 2014

12/06/2014 13:27 par livresentete

  • N'ÉTEINS PAS LA LUMIÈRE, roman, thriller de Bernard MINIER, 2014

    N'ÉTEINS PAS LA LUMIÈRE, roman, thriller de Bernard MINIER, 2014

    12/06/2014 13:27 par livresentete

 

MINIER Bernard

N'ÉTEINS PAS LA LUMIÈRE, roman, thriller, XO Éditions, 2014, 610 pages

 

Un autre roman du genre thriller de Bernard MINIER très réussi tant par le drame complexe du contenu  que par son écriture contractée qui nous engourdi à sa lecture. L' inspecteur Servaz bien qu'en congé ne lâche pas prise et suit ses intuitions de dépisteur battant.

Le roman démarre lentement nous dévoilant des personnages à double personnalité qui parfois font des confidences pour mieux nous cacher les faits véritables dont ils sont les responsables.

Un monde trouble, tourmenté, raffiné dans ses abominations.

Un roman à la hauteur de son auteur éblouissant qui nous entraîne dans un monde obscur, ténébreux, sombre.

À remarquer, la chambre 117.

 

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

www.livresentete.vip-blog.com

 

" L'enfance: elle ne dure pas longtemps mais on n'en guérit jamais. Il est toujours là, l'enfant blessé en nous, pas vrai ?"

 

"Penser à Christine Steinmeyer- à ce qu'il allait lui faire subir dans les jours à venir- lui  mettait les nerfs à vif. Elle n`avait pas idée de ce qui l'attendait.

Et dire qu'il était payé pour ça: à toutes les époques, sous tous les régimes, il y avait du travail pour des gens comme lui. Des praticiens doués et zélés. Des experts en confession. Il était capable d'arracher des aveux à n'importe qui, avec n'importe quoi, dans n'importe quelles circonstances."

" ... le monde est un enfer pour les plus vulnérables, elle était beaucoup moins encline à laisser aux autres le bénéfice du doute. Elle se rendait compte qu'elle devenait de plus en plus vulgaire, agresssive. Intolérante. Bienvenue dans la jungle, ma vieille."

" Léo m'interroge systématiquement sur mes journées: il veut savoir exactement ce que j'ai fait, ce que nous nous sommes dit. Encore et encore. C'est épuisant."

 

Pour en savoir davantage:

 

« Tu l’as lais­sée mourir... »

Christine Steinmeyer croyait que la mis­sive trou­vée le soir de Noël dans sa boîte aux let­tres ne lui était pas des­ti­née. Mais l’homme qui l’inter­pelle en direct à la radio, dans son émission, semble per­suadé du contraire... Bientôt, les inci­dents se mul­ti­plient, comme si quelqu’un avait pris le contrôle de son exis­tence. Tout ce qui fai­sait tenir Christine debout s’effon­dre. Avant que l’hor­reur fasse irrup­tion.

Martin Servaz, de son côté, a reçu par la poste la clé d’une cham­bre d’hôtel. Une cham­bre où une artiste plas­ti­cienne s’est donné la mort un an plus tôt. Quelqu’un veut le voir repren­dre du ser­vice... ce qu’il va faire, à l’insu de sa hié­rar­chie et de ses col­lè­gues.

Et si nos pro­ches n’étaient pas ce que nous croyons  ? Et si dans l’obs­cu­rité cer­tains secrets refu­saient de mou­rir  ? Non, n’éteignez pas la lumière, ou alors pré­pa­rez-vous au pire...

Après les grands succès de Glacé et du Cercle, Bernard Minier revient avec un thril­ler sur la mani­pu­la­tion et l’emprise, en explo­rant nos cau­che­mars les plus inti­mes, nos pho­bies et nos obses­sions...

Quand la manipulation mentale est élevée au rang d'œuvre d'art démoniaque...

        Avec ses deux premiers polars, Glacé et Le Cercle, Bernard Minier a réussi l’exploit – plutôt rare – d’agglomérer autour de lui un « cercle » de lecteurs qui ne rateraient pour rien au monde son troisième livre. C’est mon cas !

      Outre la qualité de son écriture, peut-être est-ce dû au personnage de Martin Servaz, flic cultivé, brillant et fragile, qui aime la littérature, la poésie et la musique classique et  a une fascination toute particulière pour Gustav Malher ;  Servaz, un être certes imaginaire, mais que j’imagine bien avoir une proximité de goûts et la même vision du monde que son créateur. Vrai ou faux, cela lui donne une profondeur rarement atteinte dans la très longue liste des personnages récurrents de flics enquêteurs dans le polar français.  

      Dans N’éteins pas la lumière, nous retrouvons Martin Servaz dans un centre de repos et de soins pour flics dépressionnaires. Car depuis qu’il a acquis la quasi-certitude que Marianne, la femme de sa vie, est morte assassinée par Hirtmann (voir son premier roman : Glacé), il soufre d’une dépression sévère dont il a du mal à sortir... jusqu’au moment où il reçoit une invitation anonyme à se rendre dans une chambre d’un grand hôtel de la région, le lendemain. Sa curiosité sera plus forte que la dépression, et il va se trouver alors embarqué dans une enquête non officielle pour laquelle il va se passionner, et le lecteur avec lui.  

      Nous allons découvrir avec lui une histoire dans laquelle la manipulation mentale est élevée par son initiateur (ou initiatrice) inconnu(e) au rang d’œuvre d’art démoniaque. Il ne s’agit pas de la classique manipulation mentale des pervers narcissiques, ceux qui tentent d’assurer leur emprise psychologique sur leur conjoint(e) sans raison particulière, juste « pour le plaisir » de dominer. Là, le (ou la) coupable, qui ne sera connu(e) que vers la fin du roman, a une motivation bien précise, mais qui reste jusqu’à la fin inconnue du lecteur. Servaz va faire partie du jeu terrible et complexe qui est mis en place. Quel est le rôle qui lui est dévolu ? C’est un des enjeux de l’intrigue.  

      Dans la chambre 117 de l’hôtel où il va se rendre s’est suicidée un an plus tôt une jeune artiste plasticienne, Célia Jabonka. Son suicide, d’après le médecin légiste, ne fait aucun doute, mais le flic se demande tout de même si ce suicide ne cache pas autre chose. Pendant qu’il tente de comprendre ce qui s’est passé, une autre jeune femme, Christine Steinmeyer, reçoit dans sa boîte aux lettres une première lettre qui semble écrite par une jeune femme inconnue, lettre dans laquelle elle annonce son suicide prochain. Elle prévient la police un peu tard, et à partir de là, sa vie bascule, se détraque, peu à peu, puis devient un enfer. Un enfer dans lequel quelqu’un cherche à l’enfoncer... mais qui, et pourquoi ? Elle n’en a aucune idée.

www. http://unpolar.hautetfort.com/

LA QUATRIÈME MAIN, roman émouvant de John IRVING

06/06/2014 17:27 par livresentete

  • LA QUATRIÈME MAIN, roman émouvant de John IRVING

    LA QUATRIÈME MAIN, roman émouvant de John IRVING

    06/06/2014 17:27 par livresentete

 

IRVING John

LA QUATRIÈME MAIN, roman, SEUIL, 2002, 374 pages

 Roman touchant, l'auteur met l'emphase sur les relations humaines, la compréhension de chacun en fonction des événements qu'ils subissent ou souhaitent changer. Son écriture est dosée, imprégnée de compréhension, d'intériorité, de valeurs personnelles.  Un changement de style d'écriture adaptée aux personnages, aux situations de vie sociale et personnelle, un style d'écriture plus émouvant.

Un roman attendrissant, frappant à découvrir.

 

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

www.livresentete.vip-blog.com

 

Pour en savoir davantage:

 "L’histoire est pour le moins tordue : au cours d’un reportage en Inde, Patrick Wallingford, 35 ans, journaliste pour une chaîne de télévision new-yorkaise, se fait dévorer la main gauche, en direct (c’est plus croustillant!), par un lion. Les images de ce drame à la fois grotesque et tragique font le tour du monde et de retour chez lui, Wallingford est devenu le héros-au-moignon. Au-delà de son employeur qui le propulse au rang de présentateur-vedette, il y a encore mieux… ou pire!

En effet, une jeune femme convainc son mari de léguer sa main à l’amputé en cas de décès prématuré. Évidemment, le mari meurt et son membre est sur le point d’être implanté chez Wallingford. À deux conditions : un droit de visite pour la main à l’endroit de la veuve éplorée et… un bébé! Vous voyez déjà le portrait?! Et les personnages réalistes mais Ô combien caustiques défilent ainsi pendant que le lecteur se laisse emporter par la douce folie du grand John Irving.

Le dernier roman de l’auteur du Monde selon Garp ne laisse pas indifférent, comme toujours. Toutefois, les grands fidèles parmi les fidèles seront peut-être désorientés, ou même un peu déçus, parce que l’écrivain est plus attendrissant et moins dramatique qu’à son ordinaire. Mais peut-être est-ce justement le temps pour les non-initiés de plonger dans l’univers de John Irving, qui a fait de l’amour, de la douleur et de l’abîme des thèmes récurrents qui sous sa plume, sont toujours aussi poignants et même très cocasses."

http://fr.canoe.ca/divertissement/livres/critique