LE GRAND COEUR, roman de Jean-Christophe RUFIN, 2012, 497 pages

01/09/2014 19:00 par livresentete

  • LE GRAND COEUR, roman de Jean-Christophe RUFIN, 2012, 497 pages

    LE GRAND COEUR, roman de Jean-Christophe RUFIN, 2012, 497 pages

    01/09/2014 19:00 par livresentete

 

RUFIN  Jean-Christophe

  LE GRAND COEUR, roman,  Gallimard, 2012, 497 pages

 Un  roman remarquable par la qualité de l'écriture de l'auteur et l'ampleur du personnage principal, JACQUES COEUR,  un personnage marquant à son époque par les rôles multiples et imposants qu'il a  joués toute sa vie durant: argentier du roi CHARLES V11, marchand et négociant avec les pays européens limitrophes  et surtout par sa percée en Asie en y recherchant des produits essentiels, de luxe, d'art,  comme la  soie, les pierres précieuses, des essences rares, des chefs d'oeuvre d'art et d'artisanat culturel inconnu.

Le négociant a permis une percée commerciale avec l'Asie de plus significative.

L'auteur tel un historien nous fait revivre les événements importants de la vie de Jacques COEUR qui a ouvert et permis un commerce outremer avec tous les pays d'Europe et d'Asie. Son concept du commerce ouvert  a permis une évolution commerciale démesurée et a déclenché des échanges jusque-là insoupçonnés.

Sa fortune illimitée lui a permis de bâtir et d'acheter des châteaux, des domaines immenses  et de financer les guerres du roi de France.   Un grand personnage et un auteur de talent à découvrir sinon à adopter.

 

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

www.livresentete.vip-blog.com

 

" L'argent est du songe pur. Le contempler c'est faire défiler devant soi l'interminable procession des choses de ce monde."  

" La paix ce n'est pas la suspension de la guerre. La paix, c'est l'industrie des hommes, c'est le mouvement des marchandises, c'est l'essor des villes et des foires."

" Personne dans la famille, ne paraissait attendre de moi autre chose que de faire couler à flots les richesses."         

" L'argent, les titres, rien de tout cela ne comptait pour moi."

" Ce qu'un petit garçon de fourreur avait imaginé, à deux rues de là, était devenu cette bulle de pierre posée sur le bord de l'ancien oppidium."

" Par delà la naissance, l'honneur, la noblesse, la foi, toutes choses qui sont inventées par l'homme, il y a ces humbles nécessités que sont la nourriture, la vêture, le couvert, qui sont obligations de la nature et devant lesquelles les humains sont égaux."

 

Pour en savoir davantage:

                                          " Jean-Christophe Rufin fait revivre Jacques Coeur, argentier de Charles VII. Une saga réussie sur le pouvoir."

" Jean-Christophe Rufin vient de retrouver sa verve et son panache, celui du grand romancier populaire qui, de L'Abyssin à Rouge Brésil, enchanta ses lecteurs. Son nouveau roman est à la fois une odyssée chevaleresque et une brillante réflexion sur le pouvoir
Le Grand Coeur est donc le roman de l'ambition. Non celle, vulgaire et trop peu romanesque, qui conduit à tout faire pour devenir riche et puissant, mais celle, beaucoup plus subtile, qui mène l'homme de peu à devenir meilleur. Jacques Coeur est né bourgeois dans une France que l'on ne disait pas encore "d'en bas".

C'est lui qui raconte, au crépuscule de sa vie, comment il s'arracha à la condition qui était la sienne, devint monnayeur, voyagea en Orient, gagna la confiance du jeune Charles VII, aida ce dernier à faire d'un champ de bataille un royaume, réorganisa l'économie d'un pays ruiné par une guerre qui durait depuis cent ans, tourna le regard vers l'Italie et Constantinople...  

Coeur fut longtemps calomnié, pris pour un intrigant devenu argentier du roi pour mieux entasser une fortune et saigner le royaume. La réalité? Il préfigure la Renaissance. Avec un demi-siècle d'avance, il s'engage dans le mécénat, réorganise les finances par le commerce en favorisant la production, développe le goût du luxe non pour ce que l'on appellerait le "bling-bling" du pouvoir mais parce que ce luxe résulte de ce que l'esprit humain apprend à créer pour restituer à nos vies confinées les richesses naturelles dont nous sommes coupés.

 Il devint l'amant d'Agnès Sorel, la favorite du roi, et le banquier de la Couronne. De ces deux affronts, le second fut le plus grave. Charles VII le bannira, dissimulant sa trahison sous les apparences d'une faveur. Cet aspect (les relations de pouvoir entre le petit roi de Bourges et son grand argentier) est le plus passionnant de ce saisissant roman d'aventure. "

www.lexpress.fr

LES HÉRITIERS DU FLEUVE, tome 2/4, de Louise TREMBLAY-D'ESSIAMBRE, 2013, 349 pages

26/08/2014 20:01 par livresentete

  • LES HÉRITIERS DU FLEUVE, tome 2/4, de Louise TREMBLAY-D'ESSIAMBRE, 2013, 349 pages

    LES HÉRITIERS DU FLEUVE, tome 2/4, de Louise TREMBLAY-D'ESSIAMBRE, 2013, 349 pages

    26/08/2014 20:01 par livresentete

D'ESSIAMBRE, Louise TREMBLAY

LES HÉRITIERS DU FLEUVE, tome 2/4, 1898-1914, Guy Saint-Jean, 2013, 349 pages

Ce nouveau tome de l’irrésistible saga Les Héritiers du fleuve nous transporte dans un monde de vents et de marées, d’émotions et d’intimité comme seule Louise Tremblay-D’Essiambre sait en créer.

Le compte-rendu par la collaboratrice littéraire Lucienne Couture

Nous voici à l’aube d’un siècle nouveau, témoins d’une ère où modernité et tradition s’affrontent. Tandis qu’Alexandrine et Clovis tentent de se remettre d’un deuil épouvantable, Albert et Victoire vivront l’envers de la tragédie qui frappe Emma, Matthieu et leurs enfants. De leur côté, James et Lysbeth doivent affronter la peur et la maladie, alors même qu’un amour impossible se transforme en une amitié sincère et salvatrice.

Drames, joies, infortunes et espoirs fous ponctuent les jours de ces gens d’une autre époque, mais qui pourtant nous ressemblent. Comment parviendront-ils à s’accrocher à leur bonheur fragile ? Où trouveront-ils la force de surmonter les épreuves qui les guettent ?

Emma avec sa grossesse risquée, elle  est prise pour demeurer au lit  jusqu’à l’accouchement.

Lionel retourne au Collège et s’inquiet pour sa mère. Sa mère lui a remis une lettre que Lionel pourra lire plus tard car Emma a donnée sa fille Béatrice à Victoire. Lionel s’enfuit à Montréal pour aller visiter James O’Connor. La fille d’Alexandrine désire devenir religieuse et cela cause  toute une émotion à sa mère. Albert est obligé de vendre la forge qui va l’acheter ? Lionel est devenu médecin ou prêtre, pour le savoir il faut lire la saga historique.

La belle pâtissière Victoire devient enceinte à 51 ans, qui est le père ? à suivre…

« Le bruit des sabots sur la terre durcie de la cour se perdit peu à peu au bout du sentier, puis au bout du rang, et bientôt, seule la voix de Mamie qui fredonnait à la cuisine apporta une petite note de vie en s’associant au croassement des corneilles. Haut perchées dans les arbres, elles annonçaient à plein bec les froidures à venir. »

www. http://info-culture.biz/

LE FILS EMPRUNTÉ, roman, polar de Jacques SAVOIE, 2013, 328 pages

25/08/2014 15:36 par livresentete

  • LE FILS EMPRUNTÉ, roman, polar de Jacques SAVOIE, 2013, 328 pages

    LE FILS EMPRUNTÉ, roman, polar de Jacques SAVOIE, 2013, 328 pages

    25/08/2014 15:36 par livresentete

 

SAVOIE Jacques

LE FILS EMPRUNTÉ, roman, polar, une enquête de Jérôme Marceau, Libre Expression, 2013, 328 pages

Un bon roman du genre enquête policière à la québécoise. Le commissaire Jérôme Marceau est un noir d'origine Haïtienne qui est maintenant à la tête des homicides. C'est un enquêteur du genre spontané, intuitif, instinctif qui garde pour lui des éléments d'enquête jusqu'au moment où il juge qu'il sûr et certain de sa démarche alors seulement il fait appel à des collègues de confiance.

Un roman qui nous en apprend beaucoup sur le vaudou, la participation des gouvernants haïtiens sur la contrebande de la cocaïne à Miami, U.S.A., qui transite de la Colombie à Port-au Prince avec la complicité du régime au pouvoir.     

Marceau est prénommé l'Aileron car il a un bras handicapé qui a la forme d'une aileron de requin. Marceau est un homme déterminé, maître de lui-même et insensible aux émotions de son entourage.

Un bon roman qui nous fait découvrir un monde souterrain de Montréal inconnu et un auteur à découvrir.   

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

www.livresentete.vip-blog.com

Pour en savoir davantage:

" La vengeance est au cour de cette enquête policière complexe, intense et humaine.


Jérôme Marceau est maintenant à la tête des homicides, et le quarante-sixième meurtre de l'année vient d'être commis sur le territoire du SPVM. Dans un hangar souterrain jouxtant le tunnel ferroviaire sous le mont Royal, un amas de cendres et des cerceaux d'acier ont été retrouvés. Seraient-ce les traces d'un suicide ? Jérôme croit qu'il s'agirait plutôt du supplice du collier, une sorte de vengeance populaire qui consiste à passer un pneu autour du cou de la victime, à y verser de l'essence et à y mettre le feu. À part les quelques dents retrouvées, Jérôme a bien peu d'arguments à offrir pour défendre sa thèse. Ce qui ne l'empêche pas de s'obstiner.

Sur le plan personnel, Jérôme traverse une période difficile. Après la disparition de sa mère, il a comblé le vide en se rapprochant de Gabriel Lefebvre, le jeune homme tourmenté qu'il avait rencontré au cours de sa précédente enquête.

L'opiniâtreté de Jérôme Marceau à poursuivre ses recherches ainsi que la mission qu'il s'est donnée de neutraliser les élans de violence de Gabriel finissent par se confondre. Cette situation réveillera en Jérôme une soif de représailles aussi vive que celle de son « fils emprunté »

www.renaud-bray.com


Norbert Spehner
La Presse

Après le suicide de sa patronne impliquée dans un scandale (Une mort honorable), Jérôme Marceau est devenu le patron du Bureau des Homicides, une nomination qui ne fait pas que des heureux.

À peine en poste, il doit enquêter sur un meurtre pour le moins horrible : la victime a subi le supplice du collier. On lui a mis un pneu rempli d'essence autour du cou et on y a mis le feu.

Ainsi débute Le fils emprunté, troisième polar de Jacques Savoie mettant en scène son flic métis, au bras atrophié et que plus personne n'ose appeler «Aileron» depuis qu'il est le chef. Marceau soupçonne d'abord certains membres de la communauté sud-africaine d'être à l'origine du meurtre. Mais quand une deuxième victime est tuée dans des conditions similaires, ses recherches se tournent plutôt vers la communauté haïtienne où une guerre de clans oppose certains adeptes du vaudou.

Jérôme Marceau est loin de se douter de ce qu'il découvrira dans cette affaire riche en rebondissements et qu'il mènera à terme malgré une vie personnelle tourmentée. Un des bons crus québécois de l'année. www.lapresse.ca

LE GRAND CAHIER, roman de Agota KRISTOF, 1986, 167 pages

15/08/2014 01:59 par livresentete

KRISTOF Agota

 LE GRAND CAHIER,roman, Seuil,  POINTS, 1986, 167 pages

 Un roman brillant, surprenant,surnaturel, déconcertant. Un  roman qui nous accroche par ses invraisemblances, ses démesures.   

" C’est brillant, bien mieux qu’époustouflant, machiavélique, cruel à tous les niveaux : les personnages, l’auteur lui-même, l’histoire. C’est surtout le premier roman d’une grande Dame de la littérature qui a bouleversé à jamais le paysage littéraire."

C'est l'histoire de deux frères jumeaux abandonnés à leur sort à une grand-mère sans coeurs, avaricieuse, sans hygiène corporel, sans principes, sans aucune démonstration affective envers quiconque.  

Les jumeaux prennent tout au premier niveau et d'une façon extrême. Quand ils décident de jeûner, ils jeûnent comme des parias, quand ils décident de s'endurcir à la douleur, les coups sont impitoyables, quand ils décident d'étudier, ils le font comme des érudits. Les jumeaux vivent en accord avec des principes de survie extrême, ils vont jusqu'au bout de toutes décisions leur permettant de survivre à toute situation d'urgence et de menace.

Un grand roman et une auteure de talent à découvrir pour son style d'écriture audacieuse ,sa forme de penser hors normes.

 

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

www.livresentete.vip-blog.com

 

Pour en savoir davantage:

                                           "Nous arrivons de la Grande Ville. Nous avons voyagé toute la nuit. Notre Mère a les yeux rouges. Elle porte un grand carton et nous deux chacun une petite valise avec des vêtements, plus le grand dictionnaire de notre Père que nous nous passons quand nous avons les bras fatigués.

 Ainsi commence Le Grand Cahier d’Agota Kristof, par l’arrivée de deux jumeaux chez leur Grand-Mère. Ils quittent la Grande Ville pour aller dans la Petite Ville à cause de la guerre. D’emblée on remarque la particularité des noms attribués aux personnages et aux lieux : la Grande Ville et la Petite Ville ne s’appelleront jamais autrement. Nous ne saurons rien de ces lieux et ne pourrons jamais les situer dans notre réalité.

La Grand-Mère, la Mère, le Père n’auront pas non plus de prénom dans ce Grand Cahier. Soit qu’ils n’ont pas d’importance pour deux jeunes enfants par les yeux desquels nous voyons ce qui est, et seulement ce qui est ; soit qu’un nom ne soit pas suffisant pour exprimer l’essence d’un élément d’une histoire, d’une vie, un lieu. On ne connaîtra pas le prénom des deux jumeaux de tout l’ouvrage contrairement à ce qu’annonce la quatrième de couv. C’est bien plus tard que l’on apprendra que les deux enfants s’appellent Claus et Lucas. On ne se nomme jamais soit même, et l’on ne peut se voir et se décrire dans un récit qui ne concerne que ce qui nous entoure et ce que nous faisons.

La narration se fait donc par le biais d’un nous in-scindable : c’est apparemment le principe de pensée de ces deux jumeaux qui ne font qu’un et se complètent dans tout ce qu’ils peuvent entreprendre, que ce soit le travail qu’ils accomplissent durement pour aider leur grand-mère dès leur arrivée, même si elle les appelle « fils de chienne », ou bien lorsqu’ils volent, ou encore défendent une petite voisine qui se fait attaquer. Ils écrivent ensemble ce qu’ils vivent, dans un Grand Cahier pour l’écriture duquel ils se sont fixés des règles :

Pour décider si c’est « Bien » ou « Pas Bien », nous avons une règle très simple : la composition doit être vraie. Nous devons décrire ce qui est, ce que nous voyons, ce que nous entendons, ce que nous faisons.

Plus loin :

Il est interdit d’écrire : « La Petite Ville est belle », car la Petite Ville peut être belle pour nous et laide pour quelqu’un d’autre.

Cette règle étant établie par les narrateurs, le récit se dégage de toute tentative émotionnelle. Ce cahier des charges narratif n’est autre qu’une mise en abîme des propres souhaits d’Agota Kristof : Le Grand Cahier, pourrait être interprété comme un simple exercice de style si seulement on oubliait tout ce qu’il contient de cruauté, de tragique, et de crudité. Les jumeaux ne montrent aucune émotion parce qu’ils doivent « décrire ce qui est ». Soit.

Charge au lecteur de ressentir tout ce que le livre laisse passer. Charge au lecteur de suivre pas à pas, méthodiquement, ce qu’est la vie de deux jeunes garçons dans un pays en guerre en encaissant chaque fois davantage de chocs. C’est un incroyable roman qui s’acharne à laisser travailler les sens du lecteur, à ne lui laisser que ce dont il pourrait être témoin, sans donner les clés des coulisses, sans ouvrir inutilement la porte des pensées du/des narrateurs.

Tantôt assassins, tantôt sauveurs, tantôt menteurs pour un bien, menteurs pour un mal : toutes les actions des jumeaux sont arbitraires et ne seront pas expliquées dans ce tome, car la moindre explication ferait appel à la raison, la déraison, qu’importe ! Une once de sentiment d’emblée bannie du récit.

Jusqu’à l’ultime chapitre où l’impossible arrive, on saura tout des deux garçons et ils resteront un mystère à part entière. Qui sont-ils vraiment pour résister à toute empathie ? Pour s’entraîner à souffrir ? Pour s’entraîner, en somme, à ne jamais rien ressentir ? Pourquoi cet ultime affront qu’ils s’infligent l’un à l’autre en laissant en nous une déchirure si profonde, si incompréhensible ? Enfin, comment Agota Kristof a-t-elle réussi à faire en sorte qu’on s’attache à ces deux monstres ?"

 http://www.pariscilaculture.fr/

L'AMOUR EST ÉTERNEL tant qu'il dure, roman de Franz-Olivier GIESBERT, 2014, 353 pages

10/08/2014 23:24 par livresentete

 

GIESBERT Franz-Olivier

L'AMOUR EST ÉTERNEL TANT QU'IL DURE, roman, Flammarion, 2014, 353 pages

 Un roman brillant,  d'une écriture flamboyante dont l'unique propos est l'amour, les relations sexuelles à tout âge avec tout sujet apte à recevoir, à donner  un plaisir sexuel. Des relations sexuelles explicites et bien détaillées comme celui d'un homme Malien de soixante ans, père de vint-trois enfants, mari de quatre femmes dont la plus jeune a à peine treize ans, un homme marié avec un jeune homme de dix-huit ans, d'un homme croyant recevoir une fellation d'une jeune femme alors qu'en réalité il s'agit d'un beau travesti, d'une femme Alzhermer déconnectée de soixante ans  avec un jeune homme de trente ans, d'une femme mariée a un homme aîné  riche mais qui est  persuadée par le fils de celui-ci de dix-huit ans  à devenir son jouet sexuel et bien d'autres scènes d'amour dans toutes sortes de conditions invraisemblement impensables et hallucinantes. Pour adulte averti, touché par le sexe et ses fantaisies.

 

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

www.livresentete.vip-blog.com

 

" Il faisait partie de ces hommes qui ont besoin d'éprouver des sentiments pour copuler"

" C'est ça,  l'amour, je crois: ne plus se poser de questions, être content ce qu'on a,   vivre les jours comme ils viennent ...à la fois le confort, la détente,  la tranquilité."

" Le monde n'est pas une fabrique et les animaux ne sont pas des produits à l'usage de nos besoins."  Schopenhauer

" Il y a une humanité chez les animaux comme il y a une animalité chez les humains."

" Il s'aime trop pour pouvoir t'aimer un peu."

" Les amours d'aujourd'hui sont les désamours de demain."

" Ce sont toujours les femmes qui rompent; elles ont en elles les couilles que  les mâles portent à l'extérieur."

 

Pour en savoir davantage:

                                          " L'amour est éternel tant qu'il dure, de Franz-Olivier
Giesbert est publié aux éditions Flammarion. – Note : ***

Résumé :  "Dans ce roman, l'amour court, meurt,
renaît, élève ou démolit, sautant sans cesse d'un être à l'autre. Il brasse les
classes sociales, traverse les océans, ne respecte ni codes ni frontières.
C'est un démiurge qui transgresse tout. Un bonheur qui a la bougeotte. Une
ronde qui forme une chaîne toujours renouvelée, joyeuse et vacharde à la fois.

J'ai essayé de suivre sa course dans ce roman où
s'entremêlent amours et désamours. Et si plusieurs de ces histoires sont
vraies, toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé
serait, cela va de soi, totalement fortuite.
" F.-O. G

 

 

          Franz- Olivier Giesberg, connu aussi sous le dyminutif de F.O.G. qui a écrit des romans plus ou moins estimés ( par ses confrères de la presse écrite qui veulent souvent rester en bons terme) n'est pas le journaliste- romancier le plus doué, mais pas le pire non plus, donnant L'Immortel ou le très grand amour des romans avec quelques faiblesses dans l''écriture mais qui se laissait lire sans problème.
Dans son nouveau roman, ou plutot son receuil de nouvelles, ca se gate un peu, , Franz-Olivier Giesbert a l'ambition de décliner l'amour sous toutes ses formes: forcé, dilettante, passionné, éphémère, homosexuel et même zoophilique dans une séquence quand même assez ridicule...l'ensemble est quand même assez indigeste, manque de liant littéraire et est particulièrement difficile à lire jusqu'au bout lorsque comme moi on le lit entre deux chefs d'oeuvre de la littérature anglo saxonne...un lecteur de www.babelio.com

 

 

Ce livre exprime tout sauf ce qu'est l'amour. C'est plutôt un condensé d'histoires sexuelles glauques et finalement un abécédaire de tout ce qui peut tuer le véritable amour. FOG est sauvé par la qualité de son écriture mais je ne peux m'empêcher de penser qu'il a une conception particulièrement tordue de ce qu'est l'amour qu'il réduit à un rapport de force construit quasi exclusivement autour du sexe dans ses dimensions les plus extrêmes. Un lecteur de

  www.babelio.com

LES HÉRITIERS DU FLEUVE, roman, tome 1/4, de Louise TREMBLAY D'ESSIAMBRE, 2013, 347 pages

05/08/2014 13:49 par livresentete

  • LES HÉRITIERS DU FLEUVE, roman, tome 1/4, de Louise TREMBLAY D'ESSIAMBRE, 2013, 347 pages

    LES HÉRITIERS DU FLEUVE, roman, tome 1/4, de Louise TREMBLAY D'ESSIAMBRE, 2013, 347 pages

    05/08/2014 13:49 par livresentete

 

Louise TREMBLAY-D'ESSIAMBRE

LES HÉRITIERS DU FLEUVE, Guy Saint-Jean, roman, tome 1/4, 1887-1893, 2013, 347 pages

 Roman d'époque d'une écriture sobre, descriptive, détaillée qui nous met bien dans l'atmosphère des événements de l'époque de la vie à la fin du  XIXème siècle au Québec.C'est l'époque de la vie de mes grands-parents mais située sur le bord du Fleuve Saint-Laurent des deux rives, celle du nord, celle du sud.

Dans ce roman nous suivons l'évolution de jeunes familles qui s'installent, s'organisent une nouvelle vie, une famille neuve et un métier qui leur permettra de vivre et de survivre au gré des saisons.

Nous suivons progressivement l'évolution familiale et sociale de chaque famille selon le métier du chef de famille: forgeron, marin, cultivateur. Nous découvrons les rôles indissociables de la femme, mère de famille nombreuse, administratrice, collaboratrice, soutien indispensable à la réussite familiale.

 Un roman qui nous dépeint de façon magistrale la vie tant sur le bord du fleuve qu'à Québec et Montréal à la fin de ce siècle.

Un roman d'archives épique pour les générations passées et futures.

 Gilles Lagrois, Auclair, Québec

www.livresentete.vip-blog.com

 Pour en savoir davantage:

                                                " D’une rive à l’autre du Saint-Laurent, des familles attachantes aux destins entrecroisés voguent entre amitiés et rivalités, drames déchirants et bonheurs intenses.

Nous voici au XIXe siècle, sur les rives du Saint- Laurent, là où le fleuve se mêle à la mer. Deux rives: celle du nord, aride, majestueuse, faite de falaises et de plages; celle du sud, tout en vallons, en prés verdoyants et en terres fertiles. Des couples et leur famille: Alexandrine et Clovis, Albert et Victoire, Emma et Matthieu, ainsi que James O’Connor, Irlandais immigré, seul membre de sa famille ayant survécu à la traversée.

Ces personnages sont plus grands que nature, plus vrais que la rudesse de l’hiver, plus émouvants que les larmes et les sourires qui se succèdent au rythme des marées." www.louisetremblaydessiambre.com

" D’une rive à l’autre du Saint-Laurent, des familles attachantes aux destins entrecroisés voguent entre amitiés et rivalités, drames déchirants et bonheurs intenses.

Les héritiers du fleuve nous plonge au cœur de ce Québec de la fin du XIXe siècle. Grâce à l’écriture vive, colorée et unique de Louise Tremblay-D’Essiambre, le lecteur s’attache dès les premières pages à ces personnages plus grands que nature, plus vrais que la rudesse de l’hiver, plus émouvants que les larmes et les sourires qui se succèdent au rythme des marées.

Les héritiers du fleuve nous transporte sur les rives du Saint-Laurent, qu’on utilisait à l’époque comme un large boulevard. Ce majestueux cours d’eau, où les goélettes, appelées voitures d’eau, étaient le lien entre villes et villages.

Cette fois-ci, ce sont trois femmes qui sont avec elle, fin prêtes à prendre place dans son imaginaire, pour ensuite prendre vie par la magie de sa plume. Elle les écoute, qu’ont-elles à dire de cette époque où la femme n’a ni droits ni âme. Ou si peuSûrement beaucoup de choses, puisque les voilà vedettes de la nouvelle saga. Les trois femmes, nous dévoile l’auteure, connaîtront un parcours marqué par la passion et les tempêtes. Puis, une rencontre changera le cours de l’aventure…

Le grand fleuve relie tous les personnages entre eux, toutes ces familles aux destins entrecroisés guidés par l’honneur et la fierté, tandis que les amitiés et les intrigues se nouent au gré du vent du large. Lorsque Alexandrine, Emma et Victoire, trois amies d’enfance, trois jeunes femmes aux destinées différentes feront la connaissance de James O’Connor, un jeune Irlandais immigré, seul membre de sa famille ayant survécu à la traversée, qui habite Montréal, leur vie et celle de leur petite communauté sera chamboulée…" www.info-culture.biz.

LA VIE DEVANT SOI,roman de Romain GARY ( Émile AJAR ), 1975, 273 pages

03/08/2014 16:32 par livresentete

  • LA VIE DEVANT SOI,roman de Romain GARY ( Émile AJAR ), 1975, 273 pages

    LA VIE DEVANT SOI,roman de Romain GARY ( Émile AJAR ), 1975, 273 pages

    03/08/2014 16:32 par livresentete

GARY Romain ( Émile AJAR )

LA VIE DEVANT SOI, roman, Mercure de France, 1975, 273 pages

Un roman très touchant, un auteur doué, stupéfiant  que je viens de découvrir. Une histoire attendrissante, émouvante. La vie de Madame  Rosa, pute à la retraite et gardienne d'enfants abandonnés de putes, et de Momo enfant orphelin d'une mère assassinée par son mari psychotique.

Les deux sont inséparables par leur destinée liée et cruciale.

Un roman qui nous concerne car la vie nous concerne tous sans jugement social et un auteur de grand talent qui nous prend à témoin de personnes qui n'ont que l'amour et la vie à partager dans des conditions rudimentaires, extrêmes.

 

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

www.livresentete.vip-blog.com

 

" On n'explique pas aux aveugles comment on voit."

"... et on ne peut pas leur en vouloir car plus c'est petit et moins ça compte."

 " ... l'état de manque c'est quand on a rien et personne."

" ... le cul, c'est ce qu'il y a de plus sacré chez l'homme."

" Le jour où ma mère s'était pas fait avorter, c'était du génocide."

" ... je n'avais qu'une envie, c'était de m'asseoir à côté de Madame Rosa parce qu'elle et moi, au moins. c'était la même merde."

" On est obligé de choisir ce qui nous plaît le plus comme manque d'attention dans le monnde et les gens prennnent toujours ce qu'il y a de mieux dans le genre et le plus chèrement payé ..."

" Toutes les victimes sont fautives."

 

Pour en savoir davantage:

                                            Résumé

Madame Rosa, une vieille femme juive, qui a connu Auschwitz et qui, autrefois, se défendait avec son cul (selon le terme utilisé par Momo pour signifier prostitution) rue Blondel à Paris, a ouvert « une pension sans famille pour les gosses qui sont nés de travers », autrement dit une pension clandestine où les dames qui se défendent avec leur cul laissent leurs rejetons pendant quelques mois pour les protéger (de l'Assistance publique ou des représailles des proxénètes). Momo, jeune musulman d'une dizaine d’années, raconte sa vie chez madame Rosa et son amour pour la seule « mère » qui lui reste, cette ancienne prostituée, devenue grosse et laide et qu'il aime de tout son cœur. Le jeune homme accompagnera la vieille femme jusqu'à la fin de sa vie.

Incipit

« La première chose que je peux vous dire c'est qu'on habitait au sixième à pied et que pour Madame Rosa, avec tous ces kilos qu'elle portait sur elle et seulement deux jambes, c'était une vraie source de vie quotidienne, avec tous les soucis et les peines. Elle nous le rappelait chaque fois qu'elle ne se plaignait pas d'autre part, car elle était également juive. Sa santé n'était pas bonne non plus et je peux vous dire aussi dès le début que c'était une femme qui aurait mérité un ascenseur. »  fr.wikipedia.org

Résumé :

" Signé Ajar, ce roman reçut le prix Goncourt en 1975. 
Histoire d'amour d'un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive: Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que "ça ne pardonne pas" et parce qu'il n'est "pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur". Le petit garçon l'aidera à se cacher dans son "trou juif", elle n'ira pas mourir à l'hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré "des peuples à disposer d'eux-mêmes" qui n'est pas respecté par l'Ordre des médecins. Il lui tiendra compagnie jusqu'à ce qu'elle meure et même au-delà de la mort." www.babelio.com

 

" ...  un moment fabuleux avec cet écrit de Romain Gary. Un livre plein de la poésie enfantine de Momo qui en est le narrateur principal. Au travers de sa voix et de son langage coloré, des sujets graves sont abordés comme ceux de la prostitution, des traumatismes d'Auschwitz, l'absence de sécurité sociale chez les immigrés, etc. Ce livre, c'est la confrontation des générations, la vieillesse, l'euthanasie dans la société, et le regard qu'un enfant porte sur le monde adulte et la société. C'est Momo, enfant de la prostitution, qui nous parle de tout cela, de son vécu, et surtout de Madame Rosa la seule qui ait tout fait pour lui. L'humour est dans chaque ligne." www.babelio.com

FAUT-IL TUER LES PETITS GARÇONS QUI ONT LES MAINS SUR LES HANCHES ?, roman de SAN-ANTONIO, alias Frédéric DARD, 1984, 323 pages

01/08/2014 21:04 par livresentete

  • FAUT-IL TUER LES PETITS GARÇONS QUI ONT LES MAINS SUR LES HANCHES ?, roman de SAN-ANTONIO, alias Frédéric DARD, 1984, 323 pages

    FAUT-IL TUER LES PETITS GARÇONS QUI ONT LES MAINS SUR LES HANCHES ?, roman de SAN-ANTONIO, alias Frédéric DARD, 1984, 323 pages

    01/08/2014 21:04 par livresentete

 

SAN-ANTONIO

FAUT-IL TUER LES PETITS GARÇONS QUI ONT LES MAINS SUR LES HANCHES ?, Fleuve Noir, 1984, 323 pages

 

Un roman agréable, efficace d'un écrivain d'une écriture juste,habile qui crée en nous une complicité et une participation au roman. Nous sommes impliqués en tant que lecteur et témoin des événements, donc sans accès et mensonge.

Un roman, non pas un polar,  mais un roman progressif comme une confidence sincère. Un roman et un auteur à découvrir pour qui recherche la sincérité et la découverte de l'humain. Un roman sans éclat mais poignant comme la vie peut être inégale et foncièrement gratuite.

 

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

www.livresentete.vip-blog.com

 

Pour en savoir davantage:

                                      " L'oeuvre de San-Antonio est sans conteste un monument de la littérature contemporaine.
... Profitons de la verve tonifiante de San-Antonio, de ce grand petit garçon qui pour notre bonheur et notre honneur a su désavouer les pédants, les minus, les minables..."
Renée BOVIATSIS, L'humanisme de San-Antonio, LA PENSÉE UNIVERSELLE

www.fleuve-editions.fr

 

 

Une giffle !

Frédéric Dard, alias San Antonio, a écrit 3 catégories de romans :
- les romans noirs "classiques" très bien écrits et dont les personnages marquent le lecteur par leur intensité,
- la série très connue dont le héros est San Antonio écrits sous le pseudonyme de San Antonio qui est un véritable hymne à l'humour et au jeux avec la langue française,
- des romans écrits sous le pseudonyme de San Antonio mais dont le contenu n'a rien à voir avec le héros éponyme et dont le style est à mi-chemin de ceux des 2 catégories précédentes.

Ce roman appartient à la troisième catégorie et se caractérise par sa noirceur voire parfois sa désespérance. Le style est magnifique et nombreuses sont les fulgurances.

Cette histoire est celle d'un romancier (quadragénaire ou quinquagénaire) à succès, Charles Dejallieu, (qui ressemble par bien des aspects à Frédéric DARD) qui est à un moment assez désabusé de sa vie. Il est en train d'écrire un roman sur un petit garçon (qui s'avère être proche de Frédéric DARD également dans sa jeunesse) et se pose plein de questions sur le sens de sa vie. Sa belle-fille Dora (fille d'une première union de sa femme), âgée d'une douzaine d'années, est enlevée par des "pseudo journalistes" venus l'interviewer quelques jours auparavant.

Ici, comme l'explique Frédéric DARD dans sa préface, l'histoire rejoint la fiction. Juste quand il était en train d'écrire les premiers instants consécutifs à cet enlèvement (l'angoisse de l'attente, la demande de rançon, ...), Frédéric Dard a connu la même angoisse : sa propre fille Joséphine a été enlevée par un cameraman faisant partie d'une équipe de journalistes venus l'interviewer ! Frédéric DARD a donc, bien évidemment, interrompu la rédaction de son roman pour se consacrer à la libération de sa fille (horrifié de la coïncidence...).

Fort heureusement, Joséphine a été retrouvée au bout de 48h et son ravisseur capturé.

Environ 1 an plus tard, Frédéric DARD, "appelé" par ses personnages a repris la rédaction de son roman (la césure entre les 2 parties est marquée par quelques mots pudiques de l'auteur).

La suite du roman est puissante et prend à la gorge par la violence des émotions qu'elle dégage...

Un roman très marquant écrit dans une langue superbe.

w.critiqueslibres.com

LES CLEFS DU POUVOIR SONT DANS LA BOÎTE À GANTS, roman, intense, de SAN-ANTONIO, 1982, 418 pages

25/07/2014 19:25 par livresentete

  • LES CLEFS DU POUVOIR SONT DANS LA BOÎTE À GANTS, roman, intense, de SAN-ANTONIO, 1982, 418 pages

    LES CLEFS DU POUVOIR SONT DANS LA BOÎTE À GANTS, roman, intense, de SAN-ANTONIO, 1982, 418 pages

    25/07/2014 19:25 par livresentete

 

SAN-ANTONIO

LES CLEFS DU POUVOIR SONT DANS LA BOÎTE À GANTS, 1981, 418 pages, Éd. Fleuve Noir

 Un grand roman, un écrivain de grand talent, un livre étourdissant par le style harassant, habile, pénétrant de l'auteur, une histoire dramatique qui  mène   l' humain du sommet de son génie jusqu'aux profondeurs de sa folie accablante, démesurée.

Un roman qui nous fait connaître les hommes dans tous les régistres possibles de ses capacités et de ses extrêmes limites. Un roman bouleversant par  son amour implacable et sa capaccité de vaincre les intempéries de la vie. Une écriture directe, flamboyante, colorée et profonde. Rien ne lui échappe, un sourire, une souffrance, un calin.

 

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

www.livresentete.vip-blog.com

 

" ...un livre s'écrit tout seul et qu'il va là où il veut aller, comme il le veut. Il fait son cheminn, pareil à l'eau qui coule."

" Ce dont les enfants ont le plus besoin, c'est de mobiliser l'attention.... ils

exigent qu'on les admire"

" Elle accepte leur malédiction. Elle accepte l'enfer. L'enfer avec ce princier, avec ce charmant, ce doux maudit qui torture si diaboliquement."

" Les violées ont-elles droit encore à l'honorabilité ? "

" Et ce ton éguillard de mâle suffisant qui promet sa bite comme si c'était du Vivaldi."

" J'étais une adversaire dangereuse car je savais frapper là où cela vous faisait le plus mal. Séduire le bourreau, c'est le rêve de tous les suppliciés.  Le bourreau est fou de vous,"   

 

Pour en savoir davantage:

                                          La politique vue par San-Antonio, c'est pas jojo.

Horace Tumelat Président du R.A.S. est un politicien tumultueux qui pourrait être le prochain Président de la République (l'action se passe pendant la campagne de 1981), mais celui-ci doit composer avec sa vie privée et celle de son entourage: son secrétaire Eric Plante trainé dans la boue à cause de son inexpérience politique (Plante est un ancien photographe) et de ses moeurs (homosexualité) par la journaliste-pamphlétaire Eve Mirace (nom de famille Miracle), son ancienne secrétaire-maîtresse Ginette Alcazar qui a tenté il y a un an de tuer la jeune maîtresse-fiancée de Tumelat, Noëlle Reglisson 17 ans (celle-ci garde de l'agression des brûlures au visage) en mettant le feu à l'endroit où il se rencontraient se meurt d'un cancer et sa femme qui n'est pas décidée à divorcer à renoncer à son amant pour reprendre sa place de légitime... (l'intrigue étant trop complexe pour être résumée en quelque lignes, je renvoie directement au livre).

Si ce roman est la suite de "Y a-t-il un Français dans la salle?" (j'ai vu l'adaptation cinématographique de Mocky avec notamment Victor Lanoux dans le rôle de Tumelat et Jacques Dutronc dans celui d'Eric Plante). Dans sa préface, l'auteur précise qu'il n'est pas nécessaire de lire le roman précédant pour aborder la lecture de celui-ci et c'est vrai car si l'action se déroule un an après les faits du premier roman, San-Antonio ne laisse jamais le lecteur en plan et plusieurs fois dans le récit rappelle les faits qui se sont passés l'année précédente (et avoir vu le film m'a confirmé que l'adaptation était fidèle). 

Pour ceux qui pensent que San-Antonio n'est qu'un auteur de polars où l'humour, la gaudriole, la violence cohabitent avec une certaine folie absurde et un langage inventif, certes il l'est aussi, mais c'est aussi un Grand Ecrivain qui dresse dans ce livre un portait au vitriol de la politique du pouvoir, des médias, de la société et si le livre n'est pas signé Frédéric Dard (San-Antonio étant le pseudonyme qu'il utilise pour les aventures du commissaire éponyme, mais pas Azelma, Victor Hugo si tu nous regardes, mais il signe de son vrai nom des romans plus sérieux réalistes dramatiques et écrits en français plus "classique", "le Monte-charge", "les scélérats", notamment) c'est que depuis "Y a-t-il un Français dans la salle?", il a décidé de signer tout ses romans San-Antonio et de "fusionner" ses deux styles. On pense souvent à Céline (l'auteur pas la chanteuse, Alain Chabat si tu nous lis) pour sa critique corrosive de la société et l'humour vachard, mais un Céline qui croirait encore à quelque chose, un Céline qui n'aurait pas perdu (toutes) ses illusions. 5 étoiles parce qu'on ne peut pas mettre plus." www.critiqueslibres.com

LES PERROQUETS DE LA PLACE D'AREZZO, roman d'Éric-Emmanuel SCHMITT, 2013, 730 pages

17/07/2014 16:59 par livresentete

  • LES PERROQUETS DE LA PLACE D'AREZZO, roman d'Éric-Emmanuel SCHMITT, 2013, 730 pages

    LES PERROQUETS DE LA PLACE D'AREZZO, roman d'Éric-Emmanuel SCHMITT, 2013, 730 pages

    17/07/2014 16:59 par livresentete

SCHMITT Éric-Emmanuel 

LES PERROQUETS DE LA PLACE D'AREZZO, roman, Albin Michel, 2013, 730 pages

Un roman encyclopédique adroit, alerte, délectable, écrit avec la souplesse et l' art incontestable de E.E. Schmitt dans le contexte mythique de la ville de Bruxelles.

Un roman sur l'art d'aimer, d'apprendre à aimer, l'art de faire l'amour mais surtout apprendre à faire l'amour avec délicatesse, en se donnant et non en prenant possession de l'autre. L'amour conjugé à tous les temps: l'amour que l'on découvre et expérimente à l'adolescence, entre un jeune homme de dix-sept ans et une jeune femme de ving-deux ans, deux femmes et un homme mature, entre deux femmes lesbiennes, deux hommes homosexuels, une femme mature et un homme marié de culture étrangère, une rivalité entre un  père, le fils et une belle maîtresse ambitieuse et bien d'autres à découvrir, à savourer autour de l'histoire et la présence magique des perroquets de la place d'AREZZO.

Nous découvrons l'art d'aimer sous toutes ses formes, peu importe l'âge, les conditions sociales différentes, les convictions religieuses, les ambitions personnelles, les expériences de vie individuelles. Un roman d'une grande agilité, une prise de conscience qu'il existe plusieurs façons d'aimer, d'être aimé. Un grand roman sur la vie amoureuse qui nous touche et nous éclaire par ses réalités.

Gilles Lagrois, Auclair, Québec

www.livresentete.vip-blog.com

Pour en savoir davantage: résumé

                                          "  Autour de la place d'Arezzo, où les grands platanes ont été envahis par les perruches et les perroquets, vit une des populations les plus huppées de Bruxelles. S'y croisent, dans un voisinage élégant et contrasté, le fonctionnaire et l'étudiant, le bourgeois et l'artiste, la poule de luxe et la veuve résignée, mais aussi la fleuriste et l'irrésistible jardinier municipal. Des couples, des solitaires, humbles ou orgueilleux, conquérants ou vaincus, comme partout dans le monde. 
Tous gouvernés par leurs passions, leurs désirs, leurs fantasmes amoureux et sexuels. Jusqu'au jour où leur parvient une lettre, anonyme, identique, mystérieuse, qu'une colombe, et non point un corbeau, leur aurait adressée. Comme une bombe à retardement. "Ce mot simplement pour te signaler que je t'aime. Signé: tu sais qui". Et chacun de s'enflammer, de rêver, d'y voir une promesse, un bonheur attendu, une blague, une menace. 
On peut imaginer, pour le meilleur et pour le pire, le fatal enchaînement d'espoirs, de déceptions, d'embrouilles et de drames qui s’annoncent" www.decitre.fr

" Une formidable encyclopédie de l'amour et des désirs. Elle est signée Éric-Emmanuel Schmitt, qui propose une ronde folle et farce, où les corbeaux sont des colombes et les perroquets, de drôles d'oiseaux. 

Nous sommes à Bruxelles, sur la place d'Arezzo. Un beau matin, tous les riverains reçoivent une lettre anonyme, la même. Elle dit ceci: "Ce mot simplement pour te signaler que je t'aime. Signé: tu sais qui." Le problème, c'est évidemment l'identité du fameux "tu sais qui". Car les couples qui vivent sur la place d'Arezzo, en apparence bien sages, cachent évidemment de terribles secrets. Certains seront ravis de recevoir cette lettre, d'autres moins. On trouve ainsi parmi les destinataires un homme politique à la sexualité déliée et aux innombrables maîtresses (mais laquelle de ces sottes a donc cru qu'il lui promettait un avenir?), un écrivain qui chante la fidélité depuis vingt ans (et découvre que la lettre s'adresse... à sa femme), un couple adepte de libertinage, un abstinent, des homos, des ados, une cougar, une attachée de presse qui couche avec tout le monde, un jardinier sexy amoureux transi d'une femme forte... 

L'amour est conditionnel: je t'aime si...

Éric-Emmanuel Schmitt observe les réactions des êtres humains face à la déclaration d'amour, en un temps (le nôtre) où les injonctions consistent à réussir sa vie sexuelle et être performant. Mais l'obligation d'orgasme empoisonne parfois les relations amoureuses... Ce beau roman, tour à tour léger, drôle et sombre, pose une question: en amour, la sexualité est-elle une aide ou un empêchement? La réponse, on le verra, diffère selon les risques que chacun accepte de prendre face à l'autre. D'un côté, les passionnés; de l'autre, les amoureux. Deux mouvements contradictoires, si l'on accepte de considérer que la passion est une façon de ne plus être soi tandis que l'amour est une manière de partir à la découverte de l'autre. Et si nous rompions avec le modèle classique de la relation amoureuse? L'amour est conditionnel: je t'aime si (si tu ne me trompes pas, si tu m'aimes aussi, et autres variantes relevant plus ou moins d'une balance avantages-inconvénients). Mais il n'est pas impossible que ce soit ce conditionnel, précisément, qui nous empêche d'aller jusqu'à l'amour, le vrai. 

www.lexpress.fr