LE BIZARRE INCIDENT DU CHIEN PENDANT LA NUIT, de Mark HADDON, Nil ÉDITIONS, 2004, 349 pages
12/08/2015 17:27 par livresentete
HADDON Mark :
LE BIZARRE INCIDENT DU CHIEN PENDANT LA NUIT, Pocket Jeunesse, 2004, 349 pages, dossier littéraire et pédagogique.
"Quelle fraîcheur! Quel sujet passionnant et surtout quel personnage intriguant mais combien attachant que cet autiste de 15 ans. Il se connaît bien, se dévoile, sait se protéger des autres mais surtout il nous apprend à le connaître."
Un roman dont le personnage principal est un jeune homme de 15 ans, 3 mois et 2 jours qui est atypique par sa personnalité et son comportement social dû à son état d'être qui est autistique, ce qui n'est pas mentionné dans le livre mais qui nous semble évident.
Ce personnage nous porte à réfléchir sur nos propres comportements, manies, fixations, monomanies.L'autiste est un être qui se marque par le désintérêt total à l'égard de l'entourage, le besoin impérieux de se repérer constamment dans l'espace, des gestes stéréotypés, des troubles du langage et l'INADAPTATION DANS LA COMMUNICATION. L'enfant émet parfois un jargon qui a la mélodie du langage mais qui pour nous n'a aucune signification évidente.
Ce personnage nous amène à réfléchir à nos modes de communiation par l'utilisation d'images, de dictons, d'expressions courantes.
La franchise est la nature première du personnage et même son seul niveau de communication avec les autres même ses parents, ses voisins, ses éducateurs. Il n'utilise pas les images et les expressions sociales communes, courantes dans son mode de communication verbale.
Un roman touchant et un personnage qui se révèle une source d'inspiration par sa franchise, son honnêteté mais surtout par sa spontanéité, sa droiture.. Il ne peut pas mentir. Il dit toujours ce qui pense, ressent et comprend.
Il est une source d'inspiration et de remise en question de soi et de notre vison de l'autre, un être totalement différent.
Un livre déconcertant mais troublant et un auteur de talent à découvrir.
Gilles lagrois. Auclaair, Québec
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"Il était 0h7. Le chien était allongé dans l'herbe au milieu de la pelouse, devant chez Mme SHEARS. Il avait les yeux fermés...Il était mort.J'ai caressé WELLINGTON et je me suis demandé qui l'avait tué, et pourquoi."
"Maintenant, quand je ne comprends pas ce que quelqu'un dit, je lui demande ou bien je m'en vais."
"Lâche ce chien a-t-elle crié. Non de Dieu. tu vas lâcher ce chien? J'ai déposé le chien sur la pelouse et j'ai reculé de deux mêtres. Elle s'est remise à hurler. Je me suis bouché les oreilles, j'ai fermé les yeux et je me suis laissé tomber en avant...C'était agréable."
"Le policier a dit: "Il va bien falloir que tu me racontes. "Le policier m'a pris par le bras et m'a relevé. Ça ne m'a pas plu qu'il me touche comme ça. Alors je l'ai frappé. Puis il m'a dit: "Je t'arrête pour outrage à un agent."
"Je trouve les gens déconcertants. Pour deux raisons essentielles.La première raison essentielle est qu'ils parlent beaucoup sans se servir de mots. Si on lève un sourcil, ça peut signifier plusieurs choses. La seconde raison essentielle est les gens parlent souvent par métaphores. "Il fait une tempête de chien." " Elle est à la fleur de l'âge." Ça ne fait que m'embrouiller."
!Je n'aime rien de jaune et de brun. J'aime le rouge et la couleur métal. Quare voitures jaunes veut dire une Mauvaise Journée. Cinq voitures rouges veut dire une Super Bonne Journée."
"Dans ce rêve, Je peux aller où je veux, je sais que personne ne va me parler, me toucher ou me poser une question."
"Ma mémoire est comme un film. C'est pour ça que je suis très fort pour me souvenir des choses."
Pour en savoir davantage:
Résumé :
"Qui a tué Wellington, le grand caniche noir de Mme Shears, la voisine? Christopher Boone, "quinze ans, trois mois et deux jours", décide de mener l'enquête. Christopher aime les listes, les plans, la vérité. Il comprend les mathématiques et la théorie de la relativité. Mais Christopher ne s'est jamais aventuré plus loin que le bout de la rue. Il ne supporte pas qu'on le touche, et trouve les autres êtres humains... déconcertants. Quand son père lui demande d'arrêter ses investigations, Christopher refuse d'obéir. Au risque de bouleverser le délicat équilibre de l'univers qu'il s'est construit...
"...drôle et insolite. Le Point
"Mark HADDON signe un joli ett attachant roman sur la différence..."
Mark Haddon a écrit et illustré de nombreux livres pour enfants. Il est également l'auteur de scénarios pour la télévision et le cinéma. Le bizarre incident du chien pendant la nuit, son premier roman, a connu un succès retentissant et immédiat en Grande-Bretagne, puis dans le monde entier. Il a valu à son auteur de remporter le prestigieux Whitbread Prize en 2003, et ses droits ont été acquis par Brad Pitt en vue d'une adaptation cinématographique. Mark Haddon vit à Oxford avec sa femme et leurs deux enfants." L'éditeur
ELLORY R.J.
LES NEUF CERCLES, roman, 2013, Sonatine, 573 pages,
titre original: THE DEVIL AND THE RIVER, ORION BOOKS
Un autre roman réussi, brillant du genre roman thriller, grands frissons du maître R.J. ELLORY. Avec son écriture serrée, minutieuse, brillante il nous étourdit avec un grand roman du genre angoisse, nous comprime par sa minutie, sa lenteur, sa psychologie profonde de l'humain et de ses capacités insoupçonnées .
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
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"Quand la pluie arriva, elle rencontra le visage de la jeune fille. Juste son visage. C'est du moins ce qu'il sembla au début. Puis ce fut sa main-petite et blanche, ausi délicate que de la porcelaine."
"Mais GAINES avait fait la guerre. Il avait vu LES NEUF CERCLES."
" UNE JEUNE FILLE MORTE. PEUT-ÊTRE NOYÉE, PEUT-ÊTRE ASSASSINÉE, ET ENTERRÉE DANS LA VASE."
"Le souvenir des morts est le plus lourd des fardeaux."
"Ses cheveux étaient un amas dense de mèches irrégulières---on aurait dit une photo monochrome d'une statue érodée par le temps.C'était une image surréaliste et perturbante."
"Elle avait 16 ans, mais c'était une fille sérieuse.Je lui faisais confiance. Elle n'a pas été agressée sexuellement. Je crois qu'elle avait les mains et les pieds ligotés. Où est son coeur? Elle n'en avait pas."
"Parce que vous croyez que j'ai fait à NANCY DENTON quelque chose que je n'aurais pas dû faire ..."
" ...la conscriptionn, c'étaient des BLANCS, qui envoyaient des NOIRS se battre Contre des JAUNES pour protéger la terre qu'ils avaient volée à des ROUGES."
"MATTHIAS est le seul que j'ai rencontré, il m'a tout à fait l'air d'un tas de merde dans un costume bien fait."
Pour en savoir davantage:
Résumé :
"1974. De retour du Vietnam, John Gaines a accepté le poste de shérif de Whytesburg, Mississippi. Une petite ville tranquille jusqu’au jour où l’on découvre, enterré sur les berges de la rivière, le cadavre d’une adolescente. La surprise est de taille : celle-ci n’est autre que Nancy Denton, une jeune fille mystérieusement disparue vingt ans plus tôt, dont le corps a été préservé par la boue. L’autopsie révèle que son cœur a disparu, remplacé par un panier contenant la dépouille d’un serpent. Traumatisé par le Vietnam, cette guerre atroce dont « seuls les morts ont vu la fin », John doit à nouveau faire face à l’horreur. Il va ainsi repartir au combat, un combat singulier, cette fois, tant il est vrai qu’un seul corps peut être plus perturbant encore que des centaines. Un combat mené pour une adolescente assassinée et une mère de famille déchirée, un combat contre les secrets et les vérités cachées de sa petite ville tranquille. Si mener une enquête vingt ans après le crime semble une entreprise périlleuse, cela n’est rien à côté de ce qui attend John : une nouvelle traversée des neuf cercles de l’enfer." SONATINE, éditeur
"Un nouveau roman de R.J. Ellory est toujours un événement. Une fois de plus, celui-ci est à la croisée des genres, entre roman noir et thriller, pour un résultat qui ne ressemble pas à ses précédents romans et qui est pourtant du Ellory pur jus.
L'auteur n'a pas son pareil pour nous plonger dans une part de l'Amérique et fouiller à ce point la psychologie humaine. A ce stade, c'en devient un art !
1974, sud des États-Unis. Un pays qui peine à se remettre de la guerre au Vietnam et une région où tensions raciales et ségrégation sont encore totalement ancrées dans les moeurs.
John Gaines, shérif de son état, est surtout un jeune vétéran de cette guerre lointaine qui a renvoyé des hommes détruits à la maison.
Avec ces personnages qui souffrent de stress post-traumatique (même si le terme n'était pas encore usité à l'époque), et ce récit sur la difficulté de survivre (à la perte de l'être cher ou bien à la violence du monde), Ellory construit pas à pas une intrigue forte, une vraie enquête policière avec de puissantes thématiques (sur la culpabilité du survivant ou encore la persévérance…).
Autant son précédent et magnifique roman (Mauvaise étoile) faisait briller quelques lueurs dans l'obscurité, autant Les neuf cercles (The devil and the river en VO, j'aime beaucoup le titre original) est un récit profondément ténébreux.
La mort y rode à chaque page, pas un chapitre sans que la Fossoyeuse n'y fasse planer son ombre.
Cette ambiance pesante en devient quasi-hypnotique, tant l'auteur prend le temps de sonder l'âme humaine à travers ces 575 pages. Très vite, nous ne sommes plus simplement là à suivre le personnage de Gaines, nous devenons Gaines ! Nous plonger avec un tel réalisme au plus profond de ses pensées, de ses meurtrissures psychologiques, est l'une des grandes réussites de ce roman. Un tel degré de rapprochement, alors que le récit est écrit à la troisième personne, démontre une fois de plus que l'auteur fait preuve d'un talent hors normes."
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D'ORMESSON Jean
CASIMIR MÈNE LA GRANDE VIE, roman, Gallimard, 1997, 201 pages
Un roman éblouissant autant par le style que par l'histoire formidable du GROUPE. Ce roman a comme sujet principal, l'ALTRUISME, qui est un élément important dans la vie de l'auteur.l'acceptation de l'autre, des différences. JE SUIS QUI JE SUIS.
Ce roman nous entraîne ailleurs. dans le passé de notre civilisation, dans d'autres époques de l'humanité, d'autres siècles.d'autres continents.
L'auteur imagine un GROUPE qui a comme but premier de rendre service aux humains dans le besoin, de vivre autrement en ignorant le pouvoir, la violence, l'argent.
L'important, l'objectif est d'améliorer le sort des humains, des êtres dans le besoin, de régler les conflits sans violence, sans éclat, sans soumission,
L'imagination joue un rôle capital dans la résolution des problèmes. Résoudre l'obstacle, la difficulté autrement qu'en éliminant la confrontation par l'imagination, la subtilité, la plaisanterie, LE PLAISIR.
Une fable pour adultes qui nous fait comprendre que nous pouvons régler les conflits sans éliminer l'indésirable.
Un grand roman, un auteur de talent par son écriture et sa vison de l'humain.
Gilles Lagrois, Auclair. Québec
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"L'irascible vieillard faisait de son mieux pour m'aider. Il croyait se rappeler que les jeunes gens ont à faire des études."
"Mon grand-père appartient à une famille très ancienne. Une famille qui traverse les siècles, les régimes, les guerres, les révolutions."
"Des jours entiers et des nuits, mon grand-père me racontait la famille.L'histoire était remontée comme une horlogerie suisse."
"Mon grand-père aimait le passé. Moi..le préférais les filles, et les baiser.Je venais d'avoir seize ans. "
"Ce que je voulais faire ? Rien du tout, tête de lard. Mon avenir me faisait horreur."
" Mes parents s'étaient tués ensemble, en voiture. J'étais derrière, dans la voiture, attaché à mon siège. J'avais huit mois."
"La psychologie m'assommait, la logique m'assommait, la morale m'assommait."
"Mon grand-père c'était la fureur contre son temps. La vertu d'indignation. Tout l'indignait."
"ÉRIC et LAILA entrèrent dans la société bourgeoise par la cuisine du même nom."
"Ce qui nous unissait c'était l'amitié. C'était aussi le mécontentement...sentiment dominant de notre temps. Les gens ne sont pas heureux. Ils se plaignent. Ils ont peur."
" Ils créent des problèmes qui n'existent pas au lieu de résoudre ceux qui existent."
"Le GROUPE est une organisation révolutionnaire secrète. Il lutte pour plus de justice contre une société sans principes."
"Le GROUPE n'a ni statuts, ni chef, ni règles, ni appareil directeur, ni organisation administrative. Il est indépendant de toute attache. Il respecte les opinions et croyances diverses."
" Le GROUPE était né par accident. Il se développait par erreur. Il était devenu une association de bienfaiteurs par la force des choses... une milice privée, un commando parallèle."
Pour en savoir davantage:
Une aventure qui occulte la réflexion
Casimir, orphelin, est élevé par son grand-père. Casimir aime bien cet être charmant, irascible, gueulard, râleur et indigné. Leur cohabitation se déroule très bien, car Casimir n'est pas non plus à sa place dans la société :
" De temps en temps, à la maison, un imbécile bénévole me demandait ce que je voulais faire lorsque je serai grand. J'étais déjà assez grand : j'avais un mètre quatre-vingt-neuf. Je le regardais avec fureur. Ce que je voulais faire? Rien du tout, tête de lard. J'avais plutôt envie de mourir. Et, à défaut, de baiser. Baiser est la plus jolie des façons de mourir.
Mon avenir me faisait horreur. Il tourmentait mon grand-père."
Malgré cet extrait, il ne faut pas croire que le livre tourne en récit de débauche. Certains amis : un membre de l'Académie, Éric, un jeune trotskiste, et sa compagne Leila, se joignent régulièrement à l'irascible vieillard et à Casimir lors de soirées de discussions animées. Le groupe est indigné de l'injustice qui prévaut dans la société, et décide de fonder... le Groupe, dans le but de combattre les iniquités.
Leur action se limite d'abord à quelques protestations, mais elle évolue en coups d'éclat de casseurs socialement responsables, jusqu'à se transformer en activités d'une petite armée organisée. Le Groupe cherche toujours à faire triompher la justice et la vérité, sans s'affilier à aucune politique, quitte à réparer leurs erreurs lorsqu'ils commettent des bourdes. Sur son lit de mort, l'irascible vieillard exprime sa dernière volonté à Casimir :
" - Tu l'écriras, me dit d'une voix basse l'implacable vieillard. Tu emmerderas tout le monde et tu écriras l'histoire du Groupe. Ce sera un succès énorme. La vérité et la justice en sortiront renforcées et je saurai, d'où je serai, que je n'ai pas vécu pour rien."
" - Et une fois que je les ai écrites, grand-père, qu'est-ce que je fais de mes deux cent pages?
- Tu les envoies à un connard. À un confrère du Membre [de l'Académie, tel Jean d'Ormesson]. À un de ces penseurs qui font les mariolles dans la littérature. N'importe lequel fera l'affaire."
Le début du livre me captivait, j'aimais la complicité entre les deux êtres rebelles que deux générations séparent, une sorte de "La vie devant soi" destroy. Toutefois, après la fondation du Groupe, le livre se transforme en roman d'aventure rocambolesque. Il y a toujours discussions sur les injustices du monde, mais l'intrigue se concentre sur la planification des prochaines actions.
On assiste au glissement d'un groupuscule intellectuel en bande de casseurs, puis en armée de mercenaires, mais la réflexion sur ce sujet est bien dissimulée dans le récit des actions du groupe. Le ton demeure satirique, de nombreux passages font sourire et réfléchir, mais l'aventure me semblait occulter le second degré.
http://www.critiqueslibres.com/
PELLETIER Chantal
TIREZ SUR LE CAVISTE, Éditions La Branche, 2007, 78 pages
TIREZ SUR LE CAVISTE est un livre du genre conte pour adultes, moralisateur avec humour, sans méchanceté, sans hargne, juste une réalité moralisante, un fait qui passe inaperçu, qui nous échappe facilement. Un monde éclaté mais discret qui porte la devise: TEL EST PRIS QUI VOULAIT PRENDRE. Un délice, un dessert bien mérite pour lecteur affligé.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
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"Le céleri rémoulade était dégueulasse, et ma femme vraiment trop mauvaise cuisinière, je n'en pouvais plus, j'ai tiré. elle est tombée, net, sans crier..."
"VIVIANE et moi, on jouait les prolongations depuis un bon moment, sans aucun espoir de marquer un penalty."
"Désormais, VIVIANE n'aurait plus ni regret ni ennui, c'était bien mieux comme ça."
"Bien reposé, j'aurais tout mon temps le lendemain matin aux aurores pour rendre un dernier hommage à ma femme et décidai de lui laisser une dernière nuit tranquille.
CIAO, BELLA."
"...pour souhaiter bon anniversaire à JÉSUS, auquel plus grand monde ne croyait, crise de foie pour crise de foi, ça coûte surtout en électricité."
Pour en savoir davantage:
""Le céleri rémoulade était dégueulasse et ma femme vraiment
trop mauvaise cuisinière. Je n'en pouvais plus, j'ai tiré"...
Du bon côté du flingue, il y a "le patron", gros viticulteur bourguignon,
la cinquantaine bien sonnée. Il lui reste deux passions dans la vie :
son rouge maison et les nourritures terrestres qui vont avec.
Sur ce dernier point, monsieur est particulièrement pointilleux;
d'où son geste tardif, regrettable mais assumé.
Viviane prend le chemin d'une cuve de macération.
Officiellement, elle est partie au Rwanda s'occuper d'un orphelinat.
Et le patron commence à se nourrir au resto du coin.
Ça va cinq minute.
Heureusement ou pas, il croise Aline, une paumée moitié SDF,
qui a le bon goût d'être excellente cuisinière.
Les voilà qui cohabitent, en tout bien tout honneur.
Car mademoiselle est lesbienne et le patron pas porté sur la gaudriole.
Tout est pour le mieux... jusqu'au artichauts à la barigoule. Ratés.
Les feuilles noircies, pas les bons champignons et en plus sans lard fumé.
Fureur de monsieur, qui sort son feu pour la deuxième fois en un mois.
Pas de chance. Car Aline est bonne cuisinière mais aussi une bonne tueuse,
et pas seulement de volaille ou de gibier." chantalpelletier.free.fr
KING Stephen
ÇA, roman, thriller, tome 1, Albin Michel. 1988, 799 pages
ÇA est un roman du genre thriller, grand frissons écrit dans un style flamboyant par un maître incontestable dans le genre horreur, STEPHEN KING.
1957 " ÇA, qui était accroupi, prêt à bondir, une créature prête à manger ...de petits garçons."
" Un clown se tenait dans l'égoût..comme dans un cirque, ou à la télé. Un mélange de Bozo et Clarabelle.M. BOB GRAY connu sous le nom de GRIPPE-SOU,le clown cabriolant"
"D'un seul coup de patte griffue, sa raison avait été détruite. DAVE GARDENER ..ne vit qu'un petit garçon en ciré jaune qui hurlait et se tordait dans le caniveau.""
"Le type en tenue de clown. Celui avec les ballons."
"La mort de son frère GEORGE. C'est tellement énorme et tellement horrible."
"...une telle peur qu'à la fin de l'histoire quand quelque chose venue des ténèbres jaillit des boiseries pour venir prendre des forces en vous dévorant, bien sûr."
"Les faire, revenir, le leur montrer..oui. cela pourrait tuer l'un d'entre eux. Ou même tous."
"Un diable avec les yeux aussi brillants que de vieilles pièces de monnaie. Un vieux diable hirsute, la bouche pleine de dents sanguignolentes.
Six enfants morts en 1957 et neuf enfants morts mutilés vingt-sept ans plus tard, en 1984. Des meurtres restés sans solution.
Gilles Lagrrois, Auclair, Québec
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Pour en savoir davantage:
"Dans la petite ville de Derry, de tragiques événements semblent se répéter dans le temps : Meurtres d’enfants, disparitions, incendies... Soudainement, après avoir cessé pendant des années, ces événements recommencent et de enfants sont tués ou enlevés. Mike Hanlon, le bibliothécaire, téléphone à ses amis d’enfance, leur rappelant la promesse qui les liait. Il les appelle pour de nouveau combattre Ça, créature démoniaque, se métamorphosant tantôt en Clown haineux, en oiseau ou encore en monstre de cauchemar. Il y a 30 ans, Ça a tué le jeune frère de l’un d’entre-eux. Ils pensaient s’en être débarrassés, ils vont devoir recommencer à lutter. Sauf que cette fois-ci, ils sont adultes, et cela joue en leur défaveur..."
http://www.stephenking999.com/
Résumé :
Tout avait commencé juste avant les vacances d'été quand le petit Browers avait gravé ses initiales au couteau sur le ventre de son copain Ben Hascom.
Tout s'était terminé deux mois plus tard dans les égouts par la poursuite infernale d'une créature étrange, incarnation même du mal. Mais aujourd'hui tout recommence. Les enfants terrorisés sont devenus des adultes. Le présent retrouve le passé, le destin reprend ses droits, l'horreur resurgit.
Chacun retrouvera dans ce roman à la construction saisissante ses propres souvenirs, ses angoisses et ses terreurs d'enfant, la peur de grandir dans un monde de violence.
" Encore un magistral Stephen King. Toutes les formes de peur passent dans ce roman.
"Ça" extrait tout ce qui fait peur à ceux qui l'affrontent et ils sont terrifiés (nous aussi).
Le roman est aussi une peinture sans complaisance, sans masque d'une Amérique moyenne, raciste, homophobe, lâche. La violence d'un monde enfantin, dont les brutalités passent sous le radar des adultes indifférents, m'a frappé
La trame est très bien construite : dans une sorte de spirale, les personnages adultes, puis enfants, puis adultes ... se rapprochent de nouveau de "Ça". Car ce qui est arrivé lors de l'enfance se dévoile au fur et à mesure. Les adultes redécouvrent leur enfance.
La grande force du roman est d'être celui d'une profonde amitié qui traverse les années, voir les décennies."
"Peut-être que ces histoires de bons et mauvais amis, cela n'existe pas ; peut-être n'y a-t-il que des amis, un point c'est tout, c'est-à-dire des gens qui sont à vos côtés quand ça va mal et qui vous aident à ne pas vous sentir trop seul. Peut-être vaut-il toujours la peine d'avoir peur pour eux, d'espérer pour eux, de vivre pour eux. Peut-être aussi vaut-il la peine de mourir pour eux, s'il faut en venir là. Bons amis, mauvais amis, non. Rien que des personnes avec lesquelles on a envie de se trouver ; des personnes qui bâtissent leur demeure dans votre coeur."
Cette amitié est le rayon de lumière de cette histoire, car il y a dans cette ville de Derry une très grande place occupée par la haine."
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MUSSO Guillaume
PARCE QUE JE T'AIME , roman, 2007, 296 pages
Musso a le don de mélanger la réalité et le fantastique pour mieux nous faire comprendre et vivre ce qui nous arrive. Rien n'est jamais définitif. Il suffit seulement parfois d'y croire. Imagine, crois en toi. Donne-toi une chance, ouvre ton coeur et libère tes pensées positives. Crois en la vie et la vie croira en toi.
Gilles Lagrois,Auclair, Québec
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"Cette douleur, je ne veux pas la surmonter, car c'est la seule chose qui me retient en vie. C'est tout ce qui me reste d'elle, tu comprends."
"Connor. Ce soir, il sentait en lui sa vieille pulsion autodestructrice refaire surface."
"Parfois, les choses arrivent simplement parce que c'est l'heure."
"COMME AVANT.Avant que MARK ne perde sa fille.Avant qu'ALYSON n'écrase LAYLA. Avant qu'EVIE ne perde sa mère. C'est tellement étrange d'avoir remonté le temps et de revoir le VIEUX NEW YORK."
" Ils avaient affronté leurs démons, revivant mentalement les moments décisifs de leur existence, essayant tous les trois de prendre du recul sur leur parcours...pour se préparer à...la MORT."
"Une sorte de jeu de rôle thérapeutique imaginé par CONNOR pour soigner les trois personnes."
" Le corps "débranché", l'esprit connecté à une sorte de réalité virtuelle."
"Parfois, la réussite d'une vie tenait à pas grand-chose: une rencontre, une décision, une chance, un fil..."
Pour en savoir davantage:
"Layla cinq ans disparaît, ce qui provoque la séparation de ses parents. Cinq ans plus tard elle est retrouvée au même endroit. Qui l'a enlevée ? Elle sait lire, qui lui a appris ? A t-elle été maltraitée ?
Dès les premières lignes, Musso nous transporte dans l'histoire. On veut tellement savoir ce qui s'est passé qu'on n'arrive pas à lâcher le livre des mains.
On suit la vie de trois personnes à qui il leur est arrivé des choses qui les ont rendus malheureux. Mark, le père qui a perdu sa fille, Evie une jeune fille de 15 ans qui est dans la rue qui veut se venger d'une personne. de qui et pourquoi ? Et Alyson 26 ans qui a perdu son père et qui fait la une de la presse à scandale. Il y a cinq, elle a fait une chose terrible qui la hante jusqu'à aujourd'hui. Et on va découvrir qu'ils ont un point en commun.
On file l'histoire, on découvre les flashbacks des trois personnes, pour comprendre ce qu'il leur est arrivé. Avec les flashbacks de Mark, on va découvrir de Connor son meilleur ami depuis l'enfance. Connor est lié à tout ça puisque qu'il connaît aussi Evie et Alyson. Après cinq ans, quand Layla est retrouvée, sa mère ne veut pas la voir maintenant. Pourquoi ?
Mark avec Layla, Evie et Alyson vont se retrouver dans le même avion, mais ce voyage va changer la vie à tous."
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R.J. ELLORY
MAUVAISE ÉTOILE, roman, thriller, Sonatine, 2013, 534 pages
MAUVAISE ÉTOILE est un roman du genre thriller, cinq étoiles*****, un roman très réussi autant par son écriture saisissante que par la qualité de la dramatique du roman.Une oeuvre à couper le souffle ...aux endurcis.
Jamais un roman du genre grands frissons ne m'a autant bouleversé, ne m'a procuré autant de peur, de tristesse, de soulagment à la fin de sa lecture. Un MUST du genre thriller écrit par la main d'un maître avec une maîtrise démesurée de l'écriture.
"Comme si quelque étrange MAUVAISE ÉTOILE les avait suivis depuis Hesperia et les avait finalement rattapés."
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
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" DIGGER,15 ans, était confronté aux menaces et à la violence, tout comme CLAY, 13 ans, mais il pouvait être le genre de type à y avoir recours de lui-même. Ça lui permettait de prendre le dessus."
"CLAY...le frère chétif, celui qui avait toujours besoin d'être défendu et protégé, par son frère..."
"DIGGER. Être intelligent, c'est pas juste savoir comment se sortir des emmerdes...c'est jamais s'attirer d'emmerdes."
"CLAY avait l'impression que son frère et lui appartenaient à la lie des indésirables, une tribu d'inadaptés."
" EARL SHERIDAN.Mais trois semaines plus tard il la coinçait dans la cuisine et lui plantait un couteau à désosser dans le coeur."
"La douleur est l'enclume sur laquelle on forge sa personnalité."
"Digger et Clay, ils étaient frères, mais ils étaient différents. Père différent, sang différent, héritage différent."
"BAILEY REDMAN. 15 ans. Elle était la fille d'une prostituée et d'un vendeur de chaussures. Elle n'avait pas conscience de CLAY LUCKMAN, d'EARL SHERIDAN, de DIGGER DANZIGER...que leurs chemins se croiseraient."
"DIGGER aspirait désormais à être comme EARL."
"DIGGER, ELLIOT. Il ne se sentait pas coupable...il avait peut-être un peu honte. C'était en la poignardant qu'il avait été le plus excité."
"L'oeuvre du diable. C'était mieux que la religion. C'était une révélation, un exorcisme."
"C'est un truc animal. Un truc animal qui s'empare d'eux et ils pètent les plombs."
"DIGGER. La dissociation mentale où les parties rationnelles de l'esprit se déconnectaient...une impulsion. Le bruit et la fureur. Le contrôle. Le pouvoir. Le droit de vie et de mort. Il avait dû le faire. N'avait pu s'en empêcher. Il crevait d'envie de tuer. Il n'avait jamais été aussi heureux de sa vie."
Pour en savoir davantage:
Résumé :
"Texas, 1964. Après l'assassinat de leur mère, Elliott et Clarence passent de maisons de correction en établissements pénitentiaires pour mineurs. Le jour où Earl Sheridan les prend en otages, les deux adolescents se trouvent embarqués dans un périple meurtrier. Alors que Sheridan sème la terreur sur leur route, une sanglante et terrible partie se met en place entre les trois protagonistes. On retrouve dans Mauvaise étoile tout l'art de l'auteur de Seul le silence : une écriture à la fois poétique et réaliste, des personnages d'une humanité complexe et déchirante aux prises avec leur face sombre, une intrigue qui tient le lecteur captif jusqu'à la dernière page.
Un récit très noir, palpitant, frénétique ... qui nous subjugue par la profondeur de son intrigue. Avantages.
R.J. Ellory se hisse à nouveau au-dessus du commun des auteurs de polars pour nous livrer un road movie haletant. Paris Match.
"Elliott et Clarence, unis dans la fraternité comme dans la douleur.
Un passé familial tourmenté et c'est le guide des établissements pour jeunes délinquants qu'ils se proposent de feuilleter, n'attendant rien de la vie si ce n'est une nouvelle incarcération visant à expier leurs dernières fautes, avant de remettre le couvert.
Earl Sheridan, celui par qui tout commence et tout finit.
Un modèle de bestialité pour Elliott, un allumé de la cafetière pour son jeune frangin.
Ils vont tracer la route, un moment. le temps de se faire un nom dans le petit monde feutré du serial killer. le temps de se trouver une ligne de conduite pour ses deux jeunes acolytes. le temps de fuir pour sauver sa peau, à défaut de la faire à qui oserait s'immiscer entre un tout jeune fugitif et son noir destin...
Ellory nous la joue tour operator pour ce road-movie nerveux et sanguinolent à travers l'Amérique des sixties.
Un voyage d'une violence inouïe où animalité et quête de rédemption se taillent la part du lion.
Deux frangins, deux trajectoires, deux destinées estampillées poisse de compet' ascendant chaos."
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BAYAMACK-TAM Emmanuelle
JE VIENS, roman, P.O.L.éditeur, 2015, 461 pages
Un début dans la vie (Charonne), la fille noire adoptée
Les temps difficiles (Nelly) la grand-mère, actrice célèbre
Les arts décoratifs (Gladys) la mère mariée à son demi frère
Les vies de trois femmes vues et détaillées par l'auteure qui nous relate la personnalité de chacune, leur vision et leur rôle au sein d'une famille dysfonctionnelle et riche.
Une écriture riche, parfois éclatée, une auteure à découvrir.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
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"L'un des grands avantages de la négligence parentale, c'est qu'elle habitue les enfants à se tenir pour négligeables. Une fois adultes, ils auront pris le pli et seront d'un commerce aisé, faciles à satisfaire, contents d'un rien.
À l'inverse, ceux qu'on aura élevés dans le sentiment trompeur qu'ils sont quelque chose multiplieront à l'infini les exigences affectives, s'offusqueront au moindre manquement et n'auront de cesse qu'ils ne vous pourrissent l'existence.Faites le test.
Je reconnais tout de suite un adulte dont l'enfance est passée inaperçue, la mienne ayant commencé par un abandon brutal."
"Je m'en fous: ce que je cherche à susciter, ce n'est pas le désir, mais l'acceptation intégrale, la reconnaissance de ce que je suis, bizarreries comprises." Charonne
"Si j'avais su qu'on peut être jeune à soixante et dix ans et vieux à trente ans."
"On se retournait sur nous, la mère et la fille unies dans la même grâce et le même éclat hors du commun." NELLY ET GLADYS. MÈRE ET FILLE.
CHARONNE. Petite fille adoptée à cinq ans.
"Elle ne va quand même pas avoir tout notre argent? Non mais tu te rends compte! En plus ils n'en ont qu'une: elle aura tout."
"Elle a ça dans le sang: on ne pourra pas lutter. Les Noires, c'est comme ça,ça aime la bite. Plus elles en ont, plus elles sont contentes!"
"CHARONNE. Cette enfant ne voit ni le mal ni la laideur."
"De toute façon , les gens comme CHARLIE se suffisent à eux-mêmes: ils s'aiment et s'aimer leur épargne la plupart des souffrances liées à l'amour comme l'inquiétude, la jalousie, la frustration..."
Pour en savoir davantage:
" Je viens est un roman comique. Il mouline les sujets qui fâchent, le racisme qui a la vie dure, la vieillesse qui est un naufrage, et les familles que l’on hait. Il illustre une fois de plus les lois ineptes de l’existence et leurs multiples variantes : l’amour n’est pas aimé, le bon sens est la chose du monde la moins partagée, les adultes sont plus immatures que les enfants, les riches se reproduisent entre eux et prospèrent sur le dos des pauvres, etc. Il vérifie aussi la grande leçon baudelairienne, à savoir que le monde ne marche que sur le malentendu.
Charonne, personnage récurrent des romans d’Emmanuelle Bayamack-Tam et narratrice de la première partie est précisément celle qui vient chambouler cet ordre des choses – qui est aussi un crime contre l’humanité. Abandonnée deux fois (par ses parents biologiques puis par ses parents adoptifs), grosse, noire (ou perçue comme telle), Charonne est mal partie dans la vie mais elle va imposer sa vitalité irrépressible et la force agissante de son amour – quand bien même cet amour n’est ni reconnu ni apprécié (cf. les lois ineptes de l’existence).
Mais pour accablante qu’elle soit, la réalité devrait pouvoir s’écrire sans acrimonie, dans une langue qui serait celle de la farce ou du vaudeville – avec lequel cette histoire a beaucoup à voir.
Je viens est un roman fétichiste, investi par les objets, ceux que l’on achète, collectionne, inventorie, transmet.
Ce livre est une maison, Bleak House dickensienne dans laquelle chaque narratrice (elles sont trois) s’aménage une chambre à soi. Certains éléments décoratifs ont été chinés virtuellement (l’ottomane, les papiers peints vintage…), d’autres encore appartiennent à l’espace du dedans, souvenirs fabriqués, malentendus et haines tenaces, tout aussi concrets que les autres.
Les personnages finissent eux aussi par être gagnés par la matière, se réifier et se figer comme si la maison tenait les habitants sous ses sortilèges : l’enfant est un objet que l’on ramène en boutique parce qu’il ne fait pas l’affaire ; la grand-mère se vitrifie sous son maquillage d’un autre âge, ses laques et ses parfums." http://www.pol-editeur.com/
JARDIN Alexandre
LAISSEZ-NOUS FAIRE! ON A DÉJÀ COMMENCÉ, Robert Laffont, 2015,206 pages
Un livre fort intéressant sur la politique en France, les différentes façons dont les derniers gouvernements et présidents ont manipulé les FRANÇAIS pour surtout se mettre eux-mêmes en évidence au lieu de promouvoir le bien-être de tous les Français en particulier celui des travailleurs.
L'auteur divisent les gouvernants en deux classes bien distinctes LES DISEUX et LES FAIZEUX. Un groupe surgit pour inciter les Français à s'organiser par eux-mêmes à moindre frais, les BLEU BLANC ZÈBRE qui prônent de passer aux actes en passant outre les rouages des différentes classes des "mini-Colbert" que sont les fonctionnaires de l'État.
"Signez et laissez-nous faire. Laissez vraiment faire ceux qui savent faire: LES FAIZEUX disposés à construire l'avenir de notre pays!"
Un livre remarquable, un auteur talentueux qui incite les FRANÇAIS à s'organiser par eux-mêmes POUR OBTENIR LES CHANGEMENTS SOUHAITÉS.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
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"Le premier facteur d'instabililté pour notre peuple, c'est l'EGO de nos élus."
"À chaque initiative gouvernementale, le peuple encaisse avec désarroi, la fonction publique surtout."
" Ce NOUS qui est la clef de la vraie puissance."
"Tous les ZÈBRES sont financièremnet autonomes et oeuvrent déjà pour le pays."
"BLEU BLANC ZÈBRE est la maison des FAIZEUX de tout poil!"
"Nous demanderons non des postes mais de l'ACTION CONCRÈTE; non des facilités mais des difficultés à traiter...contre d'amples transferts de compétence...des opérations réellement efficaces, respectés par la RUE."
"La CLASSE POLITIQUE doit donc accepter de faire ALLIANCE avec la société civile."
"Le rôle d'un élu est de donner sens et vie à l'ÉGALITÉ..qu'il ne peut succomber aux tentations de l'ÉGO."
"La question clef demeurera toujours: qui fait QUOI, OÙ, COMMENT et QUAND?"
"L'homme d'ÉTAT dissout son ÉGO, efface son moi et ne pense qu'aux AUTRES. Il range son nombril au magasin des accessoires."
"L'ultime recours, désormais, c'est NOUS; les CITOYENS GARANTS DE L'INTÉRÊT PUBLIC."
"Notre classe politico-administrative perpétue son contrôle très tatillon sur la société, ce qui fait moins d'elle la SOLUTION que le PROBLÈME."
"Or les FAIZEUX ne promettent rien, ils agissent,"
Pour en savoir davantage:
« Toute ma vie, j'ai eu peur de me perdre dans ma passion pour la France. Alors j'ai longtemps porté un masque de romancier. Je corrigeais le réel par écrit au lieu de le remanier. Je publiais pour ne pas agir politiquement, par confort et, disons-le, couardise.
Pour jeter le masque, manquait le moment ou la nécessité publique serait plus forte que mes trouilles privées. L'instant ou je ne supporterais plus de vivre une époque droguée au déni permanent et shootée à l'ironie. Manquait le choc qui me conduirait non à vouloir prendre le pouvoir mais à en donner à ma société si féconde et créative.
Dans mon coeur, il n'a jamais été question que de cela : aider les simples citoyens à prendre le contrôle de leur vie. Rassembler les "Faizeux", ceux qui font en sortant du cadre et fabriquent déjà des solutions concrètes pour réparer la nation. Pour recommencer l'époque et que la joie redevienne un mot français ! » A.J.
Dans un livre revigorant qui tient à la fois du récit intime, du pamphlet et du manifeste, Alexandre Jardin dévoile son combat avec le mouvement Bleu Blanc Zèbre pour une société civile adulte et solidaire, déterminée à devenir son propre recours face au discrédit des partis et à la tentation des extrêmes.
Éditions Robert Laffont
COBEN Harlan
SIX ANS DÉJÀ, belfond Noir, 2014, 367 pages
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