POPCORN MELODY, roman de Émilie de TURCKHEIM, 2015, 203 pages
18/01/2016 22:22 par livresentete
DE TURCKHEIM Émilie
La disparition du nombril, 2014
Une sainte, 3013
Héloïse est chauve, 2012
La femme à modeler,
Les pendus, 2008
POPCORN MELODY, roman, 2015, 203 pages, Éditions Héloïse d'Ormesson
Dans ce roman nous entrons dans un monde où l'intimité est de mise, où règne la vie de TOM le roux solitaire, poète à ses heures, un MÉTIS qui a un Bac. universitaire, jamais utilisé.TOM est épicier et écrit des haïkus en présence des clients qui l'inspirent, de courtes pensées allégoriques.Sa vie se déroule près d'un désert dans l'ouest américain, près d'un important cours d'eau pour le transport maritime des marchandises et des voyageurs.
Un roman tout en lenteur, une vie de travail en longueur de génération en génération.
Un seul gagne-pain pour la population et les travailleurs, une usine de transformation de Pop-corn.
Un monde à part, des consommateurs limités par la pauvreté, le manque de travail, somme toute des vies banales.
Un roman qui nous fait repenser la vie dans une écriture pénétrante et nonchalante.
Un roman sensible, efficace et une auteure à découvrir.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
www.livresentete.vip-blog.com
"Plus il parlait, moins le Grandpa semblait saoul. J'ai compris qu'il s'appelait OKOMI, qu'il voulait que j'écrive les paroles d'une chanson pour son groupe de musique... "
OKOMI. "J'avais écrit POPCORN MELODY sous la menace de son couteau."
"Tout le monde savait pourtant qu'à SHELLAWICK les maisons vides devenaient plus nombreuses que les maisons habitées."
"Allez SAM! Coupe-moi ¨c'grouillis d'barbe, qu'on en parle plus!"
LARRY." Creuser des trous et y mettre des morts--quel métier de dure poésie."
"Les gens ne se racontent jamais leurs rêves de fleurs...de quoi auraient-ils l'air?"
"Pop-corn Melody, la chanson qui traîne BUFFALO ROCKS dans boue...avec des crécelles et tout ç'merdier d'Indiens. T'as voulu t'battre contre le grand Buffalo? ...qu'y donne à bouffer à tout le monde..."
"...l'ennui était le souffle du temps dans nos cous.On s'ennuyait sans jamais prononcer le mot."
"Chacun à notre façon, on vendait des fleurs= la folie."
"L'amour est un voyage solitaire. Tout ce qu'on désire, on le désire SEUL"
"Voilà ce qu'on fait pour apprivoiser une chose qui nous échappe: on le couvre de noms."
"L'enjeu de mes clients, c'était de sauver leur peau et leurs souvenirs. Le spectacle qu'ils donnaient, c'était la vie."
"Le problème quand on manque de saisons, c'est de ne pas voir le temps passer."
Pour en savoir davantage:
"Tom Elliott, la trentaine, est propriétaire de la dernière supérette de Shellawick, un bled paumé du Midwest, frappé par l’alcoolisme et le chômage, situé au milieu d’un désert de cailloux noirs infesté de mouches. 50 % des habitants de Shellawick se tuent à la tâche dans l’usine de pop-corn du groupe Buffalo Rocks, magnat industriel qui domine toute la région. Depuis des années, la bourgade se meurt et les commerces de Shellawick ferment les uns après les autres. Mais le coup fatal est porté par l’ouverture d’un immense supermarché
ultramoderne juste en face du commerce de Tom. La descente aux enfers commence…
Derrière les personnages burlesques, l’improbable décor et ses deux magasins, – symboles de deux rapports totalement opposés à la consommation, à la vie, au besoin et à la satiété – Popcorn Melody jette un regard comique sur notre société et pointe du doigt l'anéantissement
de la culture et des populations amérindiennes. Avec son univers déjanté et son écriture brillante et ciselée, Émilie de Turckheim donne un coup de pied joyeusement impertinent dans notre confortable fourmilière."
Née en 1980, Émilie de Turckheim publie à vingt-quatre ansLes Amants terrestres. Son expérience de visiteuse à la prison de Fresnes lui inspire en 2008 Les Pendus. Elle reçoit un an plus tard le prix de la Vocation pour Chute libre. Eho a publiéLe Joli Mois de mai
en 2010, Héloïse est chauve en 2012, – récompensé par le Prix Bel Ami – Une sainte en 2013. LA DISPARITION DU NOMBRIL, PARU EN OCTOBRE 2014, A REMPORTE LE PRIX NIMIER 2015.
http://www.franceculture.fr/oeuvre-popcorn-melody-de-emilie-de-turckheim
MONNIN Isabelle
LES GENS DANS L'ENVELOPPE, roman, enquête, chansons, JCLattès, 2015,356 pages
Roman intéressant né d'une idée originale: écrire un roman à partir de photos achetées sur Internet. Une écriture imagée, spontanée source du modernisme: elle ose, elle invente une écriture satinée pour son roman comme elle jongle avec la vie des personnages.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
www.livresentete.vip-blog.com
"De cette famille je ne sais rien. L'enveloppe devient mon trésor."
"J'étais invisible mais j'avais le pouvoir magique de tout voir, même la transparence des gens je la voyais."
"J'ai compris qu'avoir une amie est chose qui ne s'explique pas."
"Mes seules amies sont MINETTE et PACOTILE.Nous sommes trois. C'est un pacte. Nous sommes des animaux sauvages capturés par les humains. Nous avons juré."
"La nuit lave mes colères mais pas mon chagrin. Je me lève épuisée aux mini matins."
"Je suis de celle qu'on abandonne, il est de ceux que rien n'attache."MICHELLE
"Elle cherche une phrase qui dit Bouge, fais-nous dévier...tords-toi les jambes, ce que tu veux mais bouge, ne croupissons pas dans ce toujours recommencé."
SERGE."Il dit On se revoit à la débauche."
"Elle coupe son petit phare et tout est noir, comme le reste." MICHELLE
"Fondue, disparue, elle est un morceau d'obscurité."
Michelle. Elle pense Je n'appartiens qu'à moi."
"...aucune place dont elle puisse dire Ici est ma place."
"C'est une idée fixe, bouger...une idée mais la totalité de ce qu'elle est ...une idée fixe."
SERGE.À la vieillesse, la mort est différente. À la vieillesse, on meurt par paliers."
Pour en savoir davantage:
"En juin 2012, Isabelle Monnin achète sur internet un lot de 250 photos. Des photos d'une même famille qui lui est inconnue. A partir de là, elle décide d'en faire un roman. Fascinée par ces visages et ces scènes du quotidien, à la fois bouleversants et banals, elle s'invente une histoire, créé ses personnages, les font vivre.
Sous sa plume, ils deviennent des personnes, certes romanesques mais étrangement vraies. de la petite fille, qu'elle prénommera Laurence, à la grand-mère aux lunettes noires qu'elle surnommera "Mamie Poulet", elle nous raconte leurs histoires.
Son ami, Alex Beaupain, lui propose alors d'accompagner son récit en chansons.
Une fois le roman terminé, elle décide de partir à la recherche de ces personnes. Débute alors une longue enquête au bout de laquelle les personnages de son roman prendront réellement vie...
Isabelle Monnin, romancière et journaliste, nous offre à la fois un roman, une enquête et un CD écrit et composé par Alex Beaupain (sauf Les mots bleus et La chanson d'Emilie et du grand oiseau), chantonné par Camelia Jordana, Clotilde Hesme, Françoise Fabian, Alex Beaupain et les vraies personnes du roman. Une idée très originale et captivante de bout en bout. L'auteur écrit un roman, invente des destinées.
Pour elle, toute vie mérite d'être racontée. Dès lors que l'enquête commence, qu'Isabelle Monnin mêle la fiction à la réalité, l'on découvre avec force et émotion la vie de ces gens. L'auteur, elle-même, se rend compte de la "violence" de son geste, des bousculements inhérents. Aussi bien pour eux que pour elle. Elle remue des souvenirs et remet à la lumière du jour ces photos du passé et donne vie et forme à ces instant figés sur papier glacé. Un roman touchant, émouvant et profondément humain, qui plus est porté par une écriture douce et poétique...
Quand Les gens dans l'enveloppe prennent vie..."
http://www.babelio.com/livres/Monnin-Les-gens-dans-lenveloppe
ORSENNA Erik
Erik Orsenna1, de son vrai nom Erik Arnoult, est un romancier et académicien français, né le
mars 1947 à Paris. Son pseudonyme, Orsenna, est le nom de la vieille ville du Rivage des Syrtes dans le roman de Julien Gracq2
LA GRAMMAIRE EST UNE CHANSON DOUCE, 2001
LE CHEVALIER DU SUBJONCTIF, 2003
· 1997 : Deux étés, Fayard (ISBN 2-213-59903-3)
· 1998 : Longtemps, Fayard (ISBN 2-213-60082-1)
· 2000 : Portrait d’un homme heureux : André Le Nôtre, Fayard(ISBN 2-213-60613-7)
MADAME BÂ, roman, Fayard, 2003, 500 pages
Un roman imposant tant par le personnage fabuleux de madame BÂ que par l'écriture souple, magistrale de l'auteur. Un roman qui nous fait connaître l'AFRIQUE, particulièrement le MALI, ses modes de vie, la présence imposante du fleuve SÉNÉGAL, la présence active de la FRANCE qui la traite comme une colonie de second ordre.
Le personnage de MADAME BÂ, MARGUERITE, nous surprend par sa détermination, sa vision de sa vie future et le rôle de sa vie active dans son pays. Après son mariage avec un PEUL ,gardien de troupeaux, elle prend la petite pilule rose pendant quatre ans car elle est déterminée à faire un BAC pour pouvoir avoir une arrière comme enseignante et comme représentante de son pays.
C'est une femme de pouvoir, de respect, d'autorité.
Un roman à lire si la littérature étrangère vous intéresse. Relations entre l'Afrique et la France, le MALI et la France au niveau politique, économique et éducation.
Un auteur à découvrir pour son talent et son écriture à la mesure d'un fleuve HABITÉ.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
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"Le respect se tait car il n'a rien à ajouter."
Quelqu'un qui n'aime pas n'est pas destructible...car il est mort."
" ...en AFRIQUE où tout est rare sauf le temps."
"LA FRANCE est un ogre : tu veux qu'il t'aspire et te suce et te ronge et rejette tes os quand il n'aura plus faim."
"La FRANCE est blanche, la France est froide, la France est grise, la France est sourde et muette.Calcule bien.Ça donne l'enfer."
"Plus les pays sont pauvres, plus les marchés sont riches."
"La douleur conseille. La douleur est timide. Elle a l'obstination des timides."
" Quand ton BALSWELL te serre dans ses bras, est-ce- que tu te sens envahie de rosée? Oui, parfait. Il ne faut pas en rester là. Les hommes nous veulent de vraies fontaines, MARQUERITE."
Née DYUNASI, puisque je suis née SONINKÉE."
"Et la certitude que l'ARGENT est la seule VÉRITÉ du monde."
LES BLANCS."Ils aimeraient apercevoir ...cette bizarrerie physique, cette persistance d'une barbarie: une femme coupée, l'EXCISION."
"LE PEUL. ...les trains sont de nouveaux troupeaux. Et le chauffeur les mène sans trahir les fonctions millénaires de mon peuple. Je me ferai cheminot."
"Veux-tu pour mari d'un bouvier-ferroviaire?...elle se laisse caresser, mais sans ouvrir les jambes, MARGUERITE."
"VIENS, la seule phrase utile prononcée par un homme. Le reste de leurs mots n'est que bavardage, incessant palabre de paon. VIENS, dit le mari à sa femme...il veut l'entraîner au pays du plaisir immense."
Pour en savoir davantage:
"Pour retrouver son petit-fils préféré qui a disparu en France, avalé par l’ogre du football, Madame Bâ Marguerite, née en 1947 au Mali, sur les bords du fleuve Sénégal, présente une demande de visa. Une à une, elle répond scrupuleusement à toutes les questions posées par le formulaire officiel 13-0021. Et elle raconte alors l’enfance émerveillée au bord du fleuve, l’amour que lui portait son père, l’apprentissage au contact des oiseaux…, sa passion somptueuse et douloureuse pour son trop beau mari peul, ses huit enfants et cette étrange « maladie de la boussole » qui les frappe…
Sans fard ni complaisance, c’est l’Afrique d’aujourd’hui qui apparaît au fil des pages, l’Afrique et ses violences, ses rêves cassés, ses mafias, mais aussi ses richesses éternelles de solidarité et ce formidable tissage entre les êtres.
Quinze ans après L’Exposition coloniale, Erik Orsenna explore à nouveau les relations de la France avec son ancien empire. Mais cette fois, c’est le Sud qui nous regarde."
http://www.livredepoche.com/madame-ba-erik-orsenna
ROBITAILLE Denis
COMME UN REFRAIN DANS LA VILLE, Fides, 2009, 428 pages
Montréal, Québec. Un roman de société, un roman social, altruiste car les personnages sont le point d'ancrage, l'âme du roman. Des personnages qui ressemblent à tout le monde, chacun DE NOUS pourrait en faire partie avec son histoire personnelle.
ÉMILIE, une conseillère sociale pour anciens prisonniers, MARC, un musicien qui survit dans le métro de Montréal, RÉGIS, suivi par le service correctionnel, CLAIRE, femme de vision sociale qui veut une salle communautaire pour son quartier.
Un roman touchant qui rejoint l'âme ouverte aux autres par la musique, par les paroles des chansons, par l'altruisme de ceux qui aiment ceux qui ont besoin d'aide, d'amour, de réconfort.
Un réseau social qui se crée, réussi par les efforts de CLAIRE , LA COMPRÉHENSION, L'OUVERTURE POUR DES PERSONNES DANS LE BESOIN. Dis qui tu es, exprime ton besoin, manifeste tes sentiments, tes pensées. TU N'ES PAS SEUL.CHACUN VIS SA SOLITUDE INTÉRIEURE.
Un roman qui m'a touché profondément et rempli ma solitude d'une vision humaine.
Un grand auteur Québécois à découvrir et un roman qui fait réfléchir aux conditions de l'homme de notre siècle.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
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"GAIL.Cette femme aux cheveux gris en bataille l'avait recueillie et invitée dans son univers où elle rend aux corps leur liberté."
RÉGIS."Nulle part où aller, j'arrive de nulle part. La prison, dehors comme en dedans."
"Faire un vol, c'est comme faire l'amour. Après, le corps tout entier se sent mieux."
"Leur tendresse et leur désir deviendraient une fois de plus les ancres de leurs navires incertains."
"Il va me pousser des ailes! Ce gars-là, ne sera pas un perdant."
"T'es pas occupée à sauver le monde?"LAURENCE, sa fille
"C'est tellement ça dont j'ai besoin! La vie peut sortir forte du chaos et de la douleur!"
RÉGIS. "Cette tension, il la connaît. C'était elle des jours où au PEN , quelqu'un allait mourir.Qui,quand, où?"
"LAURENCE...elle avait beaucoup de tendresse à offrir.Aux autres, jamais à sa mère."
" Croire en la vie, par dessus tout."
"Comme les perruches, il devait crier pour rappeler son existence."
"Il faut que les rêveurs resserrent les rangs."
POUR EN SAVOIR DAVANTAGE:
"Comme un refrain qui traverse la ville, un homme sorti de prison se bat pour conserver sa liberté, la femme chargée de le surveiller apprend à porter un enfant, un musicien erre d'une station de métro à l'autre en quête de l'écoute des passants, une mère tente désespérément de renouer avec sa fille tandis qu'elle lutte pour construire une maison aux personnes oubliées. Refrains d'amour et de colère, de doute et d'amitié, qui emporteront chacun vers un ailleurs inattendu.
Comme un refrain dans la ville nous fait partager le quotidien d'hommes et de femmes d'aujourd'hui qui s'accrochent à la vie dans l'espoir de lui redonner un sens malgré les échecs et les difficultés rencontrées. Ils ont en commun de vouloir s'en sortir. Mais leur passé les rattrape et freine leur élan. S'engage alors une lutte dans laquelle chacun sera amené à se dépasser."
Denis Robitaille est l'auteur d'un roman jeunesse, La Gaillarde(Éditions Pierre Tisseyre, 1999) et d'un roman, Une nuit, un capitaine(Éditions Fides, 2005). Cette fois, il propose une fiction inspirée de gens qu'il a côtoyés dans leur engagement social et l'univers carcéral.
http://www.editionsfides.com/fr/product/editions-fides/litterature/romans-recits-nouvelles/comme-un-refrain-dans-la-ville
Le nouveau roman de l’auteur résidant à Sainte-Catherine-de-la-Jacques Cartier met en scène quatre personnages principaux: un homme sorti de prison, une femme chargée de le surveiller, un musicien de la rue (ou du métro) et une mère qui tente de renouer avec sa fille.
«Ce qui m’a inspiré pour ce roman, c’est de savoir ce qui anime les gens et les pousse à avancer dans la vie, précise Denis Robitaille. Ils vivent chacun un tournant dans leur vie. Je propose le regard qu’ils portent sur le monde. Ce sont des gens qui se cherchent dans cette ville.»
Comme un refrain dans la ville amène le lecteur à partager le quotidien de tous ces personnages qui s’accrochent à la vie dans l’espoir de lui donner un sens. Ils ont en commun de vouloir s’en sortir. L’univers de Robitaille est très urbain. Pour ceux qui aiment la musique, le roman contient de nombreuses références musicales de Daniel Bélanger à Léo Ferré, en passant par Félix Leclerc. «Lorsque je faisais du bénévolat à Donnacona, je jouais de la musique», note l’auteur. Pour qui aime Beau Dommage, le monde de Denis Robitaille n’est pas sans rappeler celui du groupe de Michel Rivard et cie.
SALEM CARLOS
UN JAMBON CALIBRE 45, roman, Actes Sud, 2013, 340 pages
Un roman d'action difficile à classer, toujours touchant parfois déconcertant un peu comme le personnage principal qui suit la vague de la vie, subit sa vie.Un Argentin désargenté qui trouve un endroit où crècher à Madrid, un apart partagé par deux jeunes femmes espagoles super canon. La vie va lui prouver que dans la vie rien n'est vraiment gratuit, tout a une explication, une raison d'être, tout a son prix.
NICOLÀS, Argentin, 29 ans. SERRANO, homme de main de la pègre dit Torgnole atomique,LIDIA, une amie intime en double , NOELIA, jeune avocate et son associée NINA, jeunes femmes de carrière et modernes, dans la vingtaine HOT.
Roman d'action, érotique, humoristique, satirique, éclaté. Un roman qui dénonce un grand talent d'écriture et de dramaturgie franchissable.
Un auteur à découvrir et un roman SALACE à déguster pour son audace,son ouverture, ses saveurs sociales.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
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"NOELIA. Elle avait au moins l'âge de NINA et rien à lui envier. Des cheveux d'un roux indiscutable mais pas le feu explosif et vulgaire des poupées toutes roses. Les yeux, peut-être bleus, peut-être verts, peut-être inoubliables."
"NICOLÀS. J'immoblilisai l'image, pour graver dans ma mémoire les traits de la femme qui pouvait me sauver la vie."
"...mais les profs semblaient fascinés par le mystère de NOELIA. Pourtant, il n'y avait pas de mystère."
"ON N'A JAMAIS ÉCHAPPÉ AUX CLASSES SOCIALES."
"Celui qui a écrit ça doit avoir la tête pleine de fantômes. Elle me regarda dans les yeux.--- C'est moi qui l'ai écrit."
" Elles sont émues par les rebelles, mais elles cherchent à les domestiquer."
"Les tueurs à gages avaient un coeur, les victimes pouvaient être tolérantes et collaborer."
"Tu exiges la sincérité, mais quand je te pose une question, tu t'en tires par une pirouette."
"La vérité passe par le con. Il n'y en a pas deux pareils et on rêve toujours DE celui qu'on ne connaît pas. Il n'a pas de mémoire, on le lave et tout est OUBLIÉ."
MARSÒ. Maroc. Il ne devait pas avoir dix ans, mais il savait déjà que cette jungle n'accorde jamais de seconde chance. NI DE PREMIÈRE."
POUR EN SAVOIR DAVANTAGE
:
"Quand on commence un roman de Carlos Salem, il faut s’attendre à être surpris tant son univers légèrement décalé mais superbement imagé va nous surprendre et nous ravir. Ce jambon là ne dépareille pas dans l’œuvre d’un auteur bien particulier.
Nicolas Sotanovsky est un immigré argentin qui déambule dans Madrid, un jeune écrivain en panne d’inspiration, dont le principal problème pour le moment est de trouver un endroit pour dormir. Après une rencontre avec le Maigrichon, on lui propose de squatter chez Noelia, une jeune femme rousse qui s’est absentée.
Rien d’extraordinaire à cela, si ce n’est qu’un malabar gonflé aux hormones et ayant la sympathie d’un taureau en furie débarque à grands renforts de menaces. Ses mains sont comme des battoirs, et son surnom est tout trouvé : Jambon, voire même un jambon de calibre 45, vu la taille de ses doigts. Et imaginez, il s’appelle Serrano !
La mission que Nicolas doit remplir sous peine de mort, la sienne, est de trouver Noelia pour Jambon et son patron La Momie. Il a pour cela un week-end, pour retrouver une jeune femme qu’il n’a jamais vue, et Jambon le suivra pendant toute sa recherche, comme son ombre. Et pendant la semaine que va durer cette recherche, Nicolas va rencontrer nombre de personnages hauts en couleurs et connaître de nombreuses péripéties.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que quand on connaît Carlos Salem, on n’est pas étonné par ce roman, ce qui ne sera pas le cas de celui ou celle qui ne connaît pas le bonhomme. Car si on peut rapprocher ce roman d’un road book, on est très loin d’un roman noir ou d’un roman d’action. Ici tout est fluide et l’intrigue se déroule selon la vie de notre écrivain, c'est-à-dire comme un long fleuve tranquille.
Enfin presque : car quand un gros balaise vous tape dessus, ou quand vous essuyez des salves de tirs sans même savoir pourquoi, on s’aperçoit que la vie d’un écrivain n’est pas de tout repos. Reste que l’ensemble est comme d’habitude très imagé, parfois cru, parfois poétique, à mi chemin entre explicite et implicite, mais toujours écrit avec humour et dérision. Car il est difficile de ne pas voir en Nicolas quelques traits de Carlos lui-même.
D’ailleurs, on retrouve à nouveau dans ce roman les thématiques qui peuplent les romans de Carlos Salem : la fuite (de la réalité, de soi même), la quête d’un idéal, aussi futile soit-il, la logique illogique de la vie, le sexe, l’amour, le temps, les choix d’une vie … Bref, tout ce qui fait que ce roman est par moment aussi une source de réflexion.
Et puis, il y a des scènes d’une justesse, d’une fulgurance, d’une beauté esthétique incroyable, avec des phrases sorties de nulle part, des images d’une poésie folle, qui font que l’on fond (Tiens, ça rime !) à la lecture. En fait, l’écriture de Carlos Salem agit comme une drogue : quand on y a gouté, on ne peut plus s’en passer. C’est mon cas. Et chapeau pour ce roman qui m’a beaucoup touché !
http://black-novel.over-blog.com/article-un-jambon-calibre-45-de-carlos-salem-actes-sud-
ÉNARD Mathias
BOUSSOLE, Actes Sud, 2015, 378 pages, prix Goncourt 2015
Un roman d'une écriture d'une qualité exceptionnelle d'historien dont le sujet principal est L'ORIENTALISME. Un roman qui traite de l'histoire exhaussée de la civilisation orientale, de son influence marquante sur les grands musiciens des 18e et 19e siècles, Mozart, Liszt, Berlioz, Beethoven, Debussy, Bartòk et bien d'autres.
Un grand roman pour amateurs et spécialistes de l'histoire orientale, des grands musiciens classiques. On y démontre l'influence marquante de l'Orient sur l'Autriche et l'Allemangne à ces époques d'effervescence. Un roman sur la culture et l'architecture ottomane, l'empire turc ancien, clinquant et démesuré.
Petits diplomates, rencontre d'érudits de tous pays pour saluer l'Orientalisme arabe, de jeunes chercheurs, images de nabab, de bienfaiteurs tout-puissant.
"Tout était déjà joué à DAMAS dans ses largesses et sa démesure."
"...les morts célèbres et les oubliés, oublié comme tous ceux qui se sont consacrés corps et âme aux liens entre l'EST et l'OUEST."
"Le sort du monde arabe. L'historique et le monde artistique et politique. Tous ceux qui visitèrent la façade de l'ORIENT, d'Algésiras à Istambul, ou de l'Inde à l Cochinchine."
"Que la révolution dans la musique aux X1Xe et XXe siècles devait tout à l'ORIENT."
Un grand roman ORIENTALISTE et un grand auteur à découvrir dans le genre.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
www.livresentete.vip-blog.com
POUR EN SAVOIR DAVANTAGE:
"Quelques vers du Poison de Baudelaire suffisent à expliquer la forme de l’épais nouveau livre à fumerolles de Mathias Enard : «L’opium agrandit ce qui n’a pas de bornes,/ Allonge l’illimité,/ Approfondit le temps, creuse la volupté,/ Et de plaisirs noirs et mornes/ Remplit l’âme au-delà de sa capacité.» Boussole est la confession d’un mangeur d’opium intellectuel. Le narrateur est un universitaire orientaliste, musicologue autrichien, Franz Ritter. Il habite Vienne, ancienne «porte de l’Orient». On ferait plus vite le tour de ce qu’il ignore que de ce qu’il sait. C’est affolant, comme une boussole qui aurait perdu le nord à force d’indiquer tantôt la bibliothèque, tantôt le musée. Henry Miller disait que «s’orienter, c’est tout perdre». Ritter cherche à ne rien perdre, nous voilà donc désorientés avec lui, de Vienne en Orient.
Atteint d’une maladie grave, sentant la mort venir, il fume l’opium comme un autre orientaliste, le Français Faugier, le lui a appris jadis à Istanbul. Faugier est un «sachant» lui-même monstrueux, une sorte de cuistre noceur et suicidaire, comme la plupart des personnages du livre - un groupe d’universitaires et/ou diplomates en Orient, plus ou moins globe-trotters et solitaires. Ils étalent sans cesse leur culture - comme Brichot, le cuistre du salon Verdurin -, parlant au débotté de n’importe quel sujet au lit, dans un cocktail ou autour d’un feu de camp archéologique, comme s’ils l’avaient potassé pour donner une conférence de type «Connaissances du monde» : leurs dialogues et leurs présences ne sont trop souvent que prétextes à anecdotes et informations. Ils ont aussi cette familiarité un peu vieux jeu des intellectuels qui cherchent à se dévergonder : des gens pour qui érudition rime avec arpion. Faugier a une caractéristique amusante :«Il était d’une grossièreté constante dans toutes les langues, même en anglais.»
Quant à la femme que Ritter aime, Sarah, c’est la super fille de l’air : toujours éloignée, toujours intelligente, toujours supérieure, toujours puits de science et de liberté. C’est le genre de personne qui, face à la tombe de Dalida au cimetière Montmartre, vous fait un topo sur la chanteuse, Alexandrie, Le Caire et les relations diplomatiques entre la France et l’Egypte depuis 1750, avant de disparaître dans les traces de son parfum en chantant Bambino. Ritter, le cuistre sentimental, ne peut y résister ; le lecteur, si : il est moins abstrait. Sarah a écrit, entre autres, un article sur Balzac et l’Orient. Naturellement elle est belle, sensuelle et polyglotte. Le plus rare des dialectes ne lui est pas étranger. Son pied est oriental : posé à plat, il fait un pont sous lequel l’eau peut passer - et il en passe. Aux dernières nouvelles, elle serait à Bornéo, enquêtant sur une tribu. Ritter est horrifié par ce qu’elle découvre. Il a pourtant dû lire Lévi-Strauss, ou même Redmond O’Hanlon. Mais Sarah, son magistral complexe incarné, ne s’élève que pour l’abaisser. Ils ont eu leur nuit d’amour à Téhéran.
http://next.liberation.fr/livres/2015/10/07/mathias-enard-deroutante-boussole
SAMSON Pierre
LA MAISON DES PLUIES, ÉD.Les herbes rouges, 2013, 263 pages,
Un roman de voyageur, de solitaire; je me suis laissé emporter par BENJAMIN PARADIS, ce personnage attachant de linguiste qui livre à ses étudiants universitaires ainsi qu'à ses amis les connaissances linguistiques qu'il a dégotées à travers le monde par ses voyages et des rencontres enrichissantes d'humains d'une centaine de pays visités.
Un roman d'un personnage authentique qui se dévoile et se livre de façon spontanée aux lecteurs. Un auteur Québécois à découvrir pour son écriture raffinée, des découvertes linguistiques qu'il nous permet aussi de faire.
Pour apprendre à connaître quelqu'un par sa langue c'est aussi faire part d'ouverture, d'altruisme, d'acceptation de l'autre.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
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"Perdre une langue, c'est tamiser la lumière de l'esprit."
"Un visage est un roman. Les Ös de Sibérie, Les Aïnous du Japon."
"...ceux et celles qui attendent le meilleur d'eux en viennent à jeter l'éponge, l'enthousiasme usé jusqu'à la corde par leur constance dans la paresse."
"...le brillant professeur incarne un rival potentiel et le YÉTI nordique saura défendre son territoire contre une invasion du gentleman à diplômes et au physique de pugiliste high end."
"La mémoire,dans nos sociétés, se dématérialise, à l'instar des relations entre êtres humains."
"Et, l'acte de lire contribue à un certain raffinement dans l'art du retour en arrière."
"...notre passé nous attend donc au coin d'une rue pour nous sauter dessus sans prévenir."
"Sa mère, elle compte pour rien en société, mais à la maison, c'est elle qui porte la culotte."
"En effet, il baragouine une vingtaine d'idiomes sur les cinq continents."
"Quelque part, BENJAMIN suspecte qu'il porte malheur à ses semblables et aux peuples qu'il étudie."
"BÉATRICE, Après le concert, tu me diras si je joue à l'orgue comme je me débrouille au lit."
"Quand vous êtes minoritaires...vous êtes coupables avant même de faire un geste, l'innocence, la candeur vous sont interdits."
POUR EN SAVOIR DAVANTAGE:
"Il avoue être perfectionniste, «un peu maniaque», et c'est une des raisons expliquant pourquoi l'auteur Pierre Samson était heureux, lundi, d'avoir vu son roman La maison des pluies être choisi par le jury du Grand Prix du livre de Montréal.
Celui qui dit lire, relire, relire et relire encore chacune de ses oeuvres jusqu'à ce qu'il soit satisfait - ou du moins aussi satisfait qu'il puisse l'être - était honoré, ému même, que certains de ses pairs aient applaudi son travail.
La maison des pluies raconte l'histoire d'un linguiste d'une quarantaine d'années qui a parcouru le monde pour faire des recherches sur les langues en voie de disparition. Il apprend par hasard qu'un jeune homme qui affirme être son fils a commencé à suivre sa trace. Le jeune homme ne veut pas le rencontrer mais souhaite plutôt revivre les épisodes de sa vie passée. Le protagoniste, qui veut rencontrer son fils, part donc à sa recherche et revit sa vie par les yeux et le parcours de son fils.
Le choix du métier de linguiste, pour son personnage principal, étonne peu lorsque l'on connaît l'amour de l'écrivain pour ce «mystère insondable» que sont la langue et les mots.
«Toujours, les mots sont là pour m'étonner et, j'espère, pour étonner les lecteurs. Les mots, c'est le squelette de toute une culture, donc j'ai mis plein de détails et d'information sur l'importance des différentes façons de parler à travers le monde, pour démontrer à quel point la langue, c'est quelque chose de précieux et en danger», a-t-il expliqué.
Pierre Samson avait parcouru des dizaines de milliers de kilomètres pour venir cueillir son prix, lui qui, il y a six mois, partait s'installer au Japon pour trois ans. L'écrivain avait déjà fait un séjour à Tokyo en 2011, qui l'avait inspiré pour une petite partie de La maison des pluies. Il ne s'attend toutefois pas à ce que sa prochaine oeuvre, qu'il prévoit déposer chez son éditeur en 2015, soit teintée de la culture japonaise.
http://www.lapresse.ca/arts/livres/201311/18/01-4711947-pierre-samson-remporte-le-grand-prix-du-livre-de-montreal.php
HUSTVEDT Siri
UN MONDE FLAMBOYANT,roman, Actes Sud, 2014, 400 pages
Un roman! Quel roman! Une vie! Quelle vie! Une femme! Quelle femme!
Un roman, une vie selon des règles bien définies, celle d'une femme, entière, visionnaire face à la réalité de la vie, des êtres qui l'entourent et qui composent sa vie. Celle qu'elle a volontairement, de plein choix, choisie et assumée. Mais une femme, une artiste confrontée à la vie artistique américaine en majorité masculine. Donc une rivalité artistique, genre que le plus fort l'emporte, selon la qualité de son oeuvre et non de ses appuis majoritaires.
Femme lumineuse mais complexe, en recherche de son identité,femme-homme.Le succès, le pouvoir est dû au sexe ou au talent?
Femme complexe, très imaginative, créatrice, genre hyperactive cérébrale, tout est ressenti, analysé. Un personnage qui fait me repenser en tant que personne.
Elle est une expressionniste d'abstrait.
Ne pas dire les choses, les faire sentir et les vivre.
Une auteure à découvrir, un roman voué à l'art, à l'artiste.
Gilles Lagrois, Auclair,Québec
www.livres.entete.vip-blog.com
"La vie consiste à traverser un champ de mines sur la pointe des pieds. On ne sait jamais ce qui va arriver."
"Il y a encore d'autres rêves et il faut qu'ils sortent de l'ombre."
"Non existant, impossibles les objets imaginaires habitent tout le temps mes pensées mais, en art, ils passent du dedans au dehors, mots et images franchissent la frontière."
"L'empathie est une forme essentielle de la connaissance. Edmond Husserl."
"Des femmes se sont fait passer pour des hommes afin d'hériter de la fortune parternelle...des femmes se sont transformées en hommes."
"L'artiste devait être un jeune homme, un enfant terrrible."
"La culture dans la grande ville est une affaire privée et une grande partie de son financement réside entre les mains de riches femmes blanches ."
"C'étaient des tempêtes qu'il y avait en HARRY, toutes sortes de tourbillons et tornades qui allaient chacun son chemin destructeur. Sa souffrance était profonde, et elle ne datait pas de l'âge adulte."
HARRIET ÉTAIT TIMIDE ET SOLITAIRE, GRANDE, 1,90 m."
Un grand roman, une auteure à découvrir pour sa qualité d'écriture.
POUR EN SAVOIR DAVANTAGE:
" Rencontre. Dans l’ambitieux «Un monde flamboyant», l’écrivaine américaine raconte le destin de l’artiste Harriet Burden qui, pour réussir, se cache derrière trois hommes de paille. Une satire brillante du snobisme et du sexisme du monde de l’art.
Isabelle Falconnier
Le 1er avril 1998 à Manhattan, Siri Hustvedt et son mari, le romancier Paul Auster, fêtaient en bonne compagnie, dont celle de David Bowie et de Jeff Koons, la sortie de la biographie, signée du romancier William Boyd, d’un artiste nommé Nat Tate. Nat Tate, racontait William Boyd, était le grand oublié de la vague abstraite-impressionniste américaine, un Pollock ou un De Kooning maudit qui avait détruit toutes ses œuvres avant de se tuer en sautant du ferry de Staten Island. La soirée, autant que le livre, devait contribuer à faire sortir Nat Tate des limbes où il était injustement tombé.
Sauf que Nat Tate n’a jamais existé et que Boyd, Bowie et l’éditrice de la revue Modern Painters, Karen Wright, avaient fabriqué un canular artistique aussi plausible que très réussi. Seize ans plus tard, c’est un canular artistique tout aussi réussi, mais d’une portée beaucoup plus profonde, qui est au cœur du nouveau livre de la romancière et essayiste américaine Siri Hustvedt, par ailleurs amie de Karen Wright. Entre-temps, sortant année après année de l’ombre encombrante de son génie de mari, elle a bâti une œuvre subtile, généreuse, humaniste, évoquant les liens entre amour et amitié (Tout ce que j’aimais), les secrets de famille et la mémoire de l’immigration (Elégie pour un Américain) ou la transmission féminine (Un été sans les hommes), tout en devenant une experte reconnue dans le domaine des neurosciences.
Au cœur d’Un monde flamboyant, Harriet Burden, dite Harry, jeune artiste vive et ambitieuse qui tombe amoureuse puis épouse Felix Lord, marchand d’art new-yorkais de vingt ans son aîné. Elle met ses ambitions personnelles en sourdine pour épauler son mari, organiser les réceptions d’artistes, de critiques d’art et de galeristes dans leur appartement de Park Avenue, tout en élevant leurs deux enfants. A la mort soudaine de Felix, après que deux galeries ont poliment refusé de l’exposer, elle tourne le dos à Manhattan, ce «globule incestueux, friqué et tournoyant», s’installe à Brooklyn dans un vaste entrepôt, et fomente le plus exceptionnel des coups montés: ses créations, elle les fera exposer au nom d’un, deux puis trois autres artistes lui servant d’hommes de paille. Tous mâles: la condition sine qua non, soupçonne puis prouve Harriet, de reconnaissance.
«Harriet est une artiste en colère. Après avoir été malmenée par le monde de l’art, elle veut le prendre à son propre jeu», confie Siri Hustvedt. Un monde flamboyant, écrit par une femme dont un critique allemand a un jour soutenu que son premier livre avait été écrit par son mari, est ainsi un roman dont l’intérêt plonge aussi profondément dans les enjeux du féminisme que dans ceux de la reconnaissance publique des artistes."
http://www.hebdo.ch/hebdo/culture/detail/siri-hustvedt-la-femme-derri%C3%A8re-le-masque
GIRAUD Marc
LE KAMA-SUTRA DES DEMOISELLES, Robert Laffont, 2005, 278 pages
Livre en zoologie qui se lit comme un roman tant les animaux y sont importants, présents, vivants. Nous apprenons à connaître intimement tous les animaux que nous côtoyons saison après saison autant en France qu'au Québec car nous retrouvons nos animaux familiers sur ces deux continents à quelque différence près.
Un livre de référence et de contemplation imposant surtout pour les habitants des banlieues et de la campagne.
Je viens d'apercevoir une perdrix, gallinacé ou gélinotte huppée, devant ma maison d'Auclair, au Québec. On est le 14 décembre 2015, c'est un réel plaisir, une joie solitaire. Il est 15:45. C'est mon petit Jack Russell qui a sonné l'alarme.Merci mon ami.
Un livre de chevet pour tous les amateurs de la nature et des animaux, des êtres vivants
encore présents autour de nous.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
www.livresentete.vip-blog.com
"Apprivoisés par des femmes.
Des femmes ont adopté des louveteaux dont les parents avaient été tués, et elles les auraient nourris au sein comme leurs propres enfants.
Allaitement d'animaux en Amazonie, en Océanie, en Tasmanie,en Afrique ou en Sibérie: agneaux,cochons, singes, faons."
"Avec le chien, il faudrait suivre les mêmes règles: les hommes devraient manger en premier, ne pas partager et faire manger le chien ensuite...le chef de meute..cela ne doit pas être lui."
"Le chat qui parle humain."
"L'homme domestique. Aimer les animaux, c'est d'abord les respecter et agir pour leur bien-être et non pour se faire plaisir."
"La blatte, 350 millions d'années. Les blattes peuvent congeler puis décongeler sans dommage."
"Le grillon possède des tympans sur les pattes."
"La non-Intervention est l'un des principes fondamentaux du JARDIN NATUREL."
"Les cultivateurs de l'agriculture INTENSIVE et leurs ENFANTS connaissent désormais des problèmes neurologiques, des cancers ou des malformations génitales que n'ont pas les urbains. Les PESTICIDES figurent au premier rang des accusés, et c'est fatal. Les pesticides et les OGM ne correspondent pas à un besoin vital mais de débouchés commerciaux."
"La peste soit des pesticides. Consommateur #1, les USA et le #2 , la FRANCE par quantité de produis épandue par hectare."
"Chaque mésange qui nourrit ses petits élimine plus de 300 chenilles diverses par jour, quarante becquées journalières. On parle d'appétit d'oiseau."
"Les rats jouent un rôle d'éboueurs...à PARIS ils élimineraient 800 tonnes de déchets par jours."
"Les bovins semblent aimer le contact et lécher. La production de lait est bien meilleure avec quelqu'un comme gentil et avec de la musique douce. Une vache dominante mène le troupeau."
"Le mouton reconnaît les siens. Le troupeau est mené par la brebis la plus âgée,chacun se reconnaît. "
"Neuf animaux sur dix sont élevés industriellement grâce à l'automation. L'éleveur ne sait plus manipuler ses bêtes. On adapte l'animal aux lois du marché, et non le contraire."
POUR EN SAVOIR DAVANTAGE:
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LE KAMA-SUTRA DES DEMOISELLES |
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Inutile de partir en safari: le monde animal que nous côtoyons recèle des trésors extraordinaires. Il suffit de savoir regarder... |
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" Nul besoin d'aller dans des pays lointains pour découvrir des animaux fabuleux: ils vivent ici, tout près de nous, et nous ne le soupçonnons pas. Dans notre maison, en ville ou dans les jardins, en bord de chemin, en forêt ou devant une mare, partout ou nous pouvons nous promener et regarder, se cache un bestiaire aux histoires fantastiques. Les escargots font de la musique, les chevreuils se saoulent, les mésanges se parfument, les chiens éduquent les enfants, les chevaux parlent avec les oreilles et les grillons entendent avec les pattes... En nous emmenant dans les différents lieux que nous parcourons quotidiennement, Marc Giraud répond aussi aux nombreuses questions que se pose le promeneur curieux de la nature: comment attirer des oiseaux dans le jardin? que disent leurs chants? pourquoi la mouche tient-elle au plafond? comment se forment les ronds de sorcières, ces petits champignons que l'on rencontre dans les forêts et dans les champs? comment approcher les animaux sauvages? est-il dangereux de toucher un crapaud? comment décrypter le langage corporel du chat, du chien ou du cheval? Une visite guidée instructive, vivante et surprenante... ou comment apprendre en s'amusant. " www.laffont.fr |
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VIAN Boris
J'IRAI CRACHER SUR VOS TOMBES, 1946,1973, 208 pages
Un bon roman du genre polar de VIAN dans une ériture directe,éclatée qui relate l'histoire d'un jeune homme à la peau pâle bien bâti dont la mère est mulâtresse. Son frère NOIR a été exécuté par les BLANCS et LEE ANDERSON a un projet obsessionnel de vengeance en tête.
Un langage cru, des scènes de relations sexuelles très explicites. Un roman explosif qui nous décrit habilement la situation de victimes des NOIRS américains aux prises avec le pouvoir économique et social des BLANCS.
Un grand roman d'époque qui un trace un portrait réaliste de la société américaine après la fin de la deuxième guerre mondiale post 1945. Un auteur authentique à découvrir. Un roman grands frissons, une sexualité dégagée,affranchie.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
www.livresentete.vip-blog.com
"Vous êtes bizarre, dit-elle. Je déteste les NOIRS."
"Dites-leur qu'on leur ramènera leurs fillettes à domicile. Elles sont d'âge à se débrouiller toutes seules."
"LOU... je n'ai pas touché à votre soeur autrement que pour la dessoûler.
-Vous n'avez pas vu sa tête quand elle est redescendue."
"Mais, heureusement que j'avais ces deux filles car j'étais dans une forme sensationnelle...je faisais de l'athlétisme et je prenais des muscles de boxeur."
"Regarde mes cheveux et regarde mes lèvres. Je suis NOIR, LEE. Je ne peux pas y échapper. Toi! Notre père. C'était presque un BLANC, pour la couleur."
"...puisque le temps n'est pas encore venu où la justice régnera sur cette terre pour les hommes NOIRS."
"Il n'y a qu'une chose qui compte. C'est de se VENGER."
POUR EN SAVOIR DAVANTAGE:
"Buckton, sud des Etats-Unis, nous sommes en pleine ségrégation raciale. Dans cette petite ville débarque un jour Lee Anderson, une lettre de recommandation et un dollar en poche. Ayant tout laissé derrière lui, il devient gérant d'une petite librairie et s'apprête à changer de vie.
Il s'ennuie un peu et décide d'aller voir dans le bar d'en face. Là, il fait la connaissance de quelques adolescentes, les Bobby-soxers, et leurs amis. Finalement, ils passent le plus clair de leur temps ensemble, près de la rivière à se baigner, boire et faire l'amour.
Mais derrière cette belle apparence se cache un homme, avide de vengeance, pour les punir de ce qu'ils ont fait au "gosse"...
Encore une lecture qui ne peut nous laisser de marbre...
A la fois dérangeant, troublant, parfois écoeurant, intrigant, violent, cru... les qualificatifs ne manquent pas pour décrire ce roman de Boris Vian.
L'auteur raconte, dans les moindres détails, les scènes de sexe en passant par la violence et la haine qui habite son anti-héros. Porté par ce mystérieux personnage, le roman sait nous dévoiler progressivement l'intimité de cet homme blessé et animé d'une soif de vengeance. Vengeance qui ira crescendo au fil des pages et qui se terminera par un final assez époustouflant.
L'écriture est acérée et âpre, avec des dialogues incisifs et percutants et des scènes à l'aune d'un titre provocateur.
Un bon roman de-Vian ..."
www.babelio.com
"J'irai cracher sur vos tombes est un roman policier de Boris Vian, publié sous lepseudonyme de Vernon Sullivan, paru pour la première fois en 1946 aux éditions du Scorpion. Ce livre, comme plusieurs autres, a été d'abord édité sous le nom de « Vernon Sullivan » dont Vian se présentait comme le traducteur.
L'histoire, comme les autres histoires de Vian sous le pseudonyme de Sullivan, se déroule dans le Sud des États-Unis et met en scène les difficultés des Noirs américains dans leur vie quotidienne face aux Blancs.
Lee Anderson, un homme né d'une mère mulâtresse, mais qui a la peau très claire, voire blanche, quitte sa ville natale après la mort de son frère qui a été lynché parce qu'il était amoureux d'une Blanche.
Arrivé dans cette autre ville, Lee, qui a franchi la ligne (se faire passer pour un blanc), devient libraire et entre dans la petite bande locale de jeunes en manque d'alcool, mais sexuellement très actifs. Son but est de venger la mort de son frère.